Les aventures du capitaine Alatriste (brève de lecture)

Série d’Arturo-Rerez-ReverteArturo Biographie de l’auteur Arturo Pérez-Reverte est né à Carthagène, Espagne, en 1951. Il a été grand reporter et correspondant de guerre pendant vingt et un ans. Ses romans sont des succès mondiaux, et plusieurs d’entre eux ont été portés à l’écran. Il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture et sa passion pour la mer et la navigation. Il est membre de la Real Academia Espanola de las Letras. « Les Alatriste » : 8 tomes au moins sont parus en France :

1996 Le Capitaine Alatriste

1997 Les Bûchers de Bocanegra

1998 Le Soleil de Breda

2000  L’Or du roi

2003 Le Gentilhomme au pourpoint jaune

2006 Corsaires du levant

2012 Le Pont des assassins

2014 La patience du franc-tireur

Je n’ai lu personnellement que 6 tomes parus en France des Aventures du Capitaine Alatriste et j’ai adoré ce foisonnement baroque dans l’épopée. Un mot à leur propos : narration des aventures hautes en couleur d’un nobliau désargenté, genre de mercenaire, et de son page lors ce campagnes en Flandres par l’armée espagnole vers 1750. Cape et épée et…..délicieux de vie, de rebondissements, traîtres, complots, éxécutions, fastes de la cour d’Espagne. Un délice. Pour « Corsaires du levant », même si ce n’est pas déplaisant, j’ai quand même eu l’impression que l’auteur commençait à exploiter la veine un peu trop. Il faudrait que j’essaie les deux derniers de cette série . Autres livres : je vais mettre un mot du « Peintre des batailles » en com., auteur Arturo-Perez-Reverte.

Le regard (poésie)

Bientôt l’automne approche ;

Le froid va durcir les roches.                                        2013-07-19 été 2013 vosges 001

Mais la nature s’offre un répit,

La rivière coule encore en son lit.

——————————————

Le jour vient de poindre,

C’est la paix alentour.

Le pays, beau, comme à peindre,

Dort toujours son sommeil lourd.

—————————————–

Lire la suite « Le regard (poésie) »

Auteurs et marque-pages

marque-page

Je souhaite faire ici quelques réflexions sans aucune prétention car, je l’avoue, je n’ai pas grande expérience en la matière. À la mienne, modeste, je joins ici celle d’ « anciens ».

L’auteur peu connu souhaite généralement gratifier l’acheteur d’un livre, ou simplement remercier la personne avec qui il a eu un échange intéressant, d’un petit plus qui, de surcroît, aidera celle-ci à se rappeler de ce moment… et de cet auteur qu’il n’avait pas prévu de croiser. Le marque-page peut encore jouer ce rôle, même si c’est un grand classique.

Il peut-être utilisé comme accroche face au quidam pressé qui a parfois naturellement tendance à passer devant votre stand sans même jeter un regard. Il pourra retenir un peu celui ou celle qui vous objecte : « je ne sais pas, je ne vous connais pas. » Quand vous lui aurez remis l’objet, il ne pourra plus, au moins  la prochaine fois si elle se présente, arguer de la sorte car vous aurez pris soin de glisser sur ledit signet quelques renseignements sur votre personne et/ou vos productions.

Il paraît même que parfois certaines de ces personnes pressée Lire la suite « Auteurs et marque-pages »

Quoi de neuf chez moi- auteur et amateur de littérature ?

nez rouge (2)

À vrai dire, rien d’encore fondamental, mais des pistes, parfois intéressantes :

– Je suis surpris de la rapidité avec laquelle je me suis familiarisé avec ma liseuse et de l’agrément que je trouve à la lecture par ce biais, sans compter les économies que ce moyen de lecture-là  engendre. personnellement je ne trouve pas ce mode d’approche moins intéressant que le fait d’aborder un texte par la version livre.

– Je vais probablement mettre un bémol à ma participation aux salons du livre où, au moins en Île de France et peut-être de par l’énorme offre de loisirs et de sollicitations qui s’y trouve, on place peu d’ouvrages. Je vais me concentrer davantage sur les dédicaces dans les espaces culturels des grandes surfaces, plus « productifs » si l’on veut avant tout être lu, tout en gardant néanmoins quelques salons, incomparables pour les échanges conviviaux entre auteurs, éditeurs et parfois avec le public, lorsqu’il s’y intéresse aux livres.

– De bon espoirs de participer à un salon du livre dans mon Nord natal et chéri en tant qu’invité par l’organisation, ce qui pour moi serait une première. Je serai bientôt fixé.

– Cela fait quasiment deux mois que je suis en passe de signer un contrat d’édition pour mon dernier travail, encore une longue novella (roman très court) consacrée au thème de la filiation et de la quête d’identité. La concrétisation tarde un peu, je vous préviendrai en temps voulu. Lire la suite « Quoi de neuf chez moi- auteur et amateur de littérature ? »

Les lecteurs et « Chemins croisés » (mai 2014, ed. de la Rémanence)

chemin15

Ce récit autobiographique est un livre-hommage qui retrace 60 années d’amitié « cht’immi », une amitié qui se forma au milieu des années 50. Une bonne moitié du livre dépeint la vie lente d’une enfance des années 60 dans les grandes plaines du Nord : chevaux, battages, mœurs d’une époque où la télé n’existait pas encore. Il revient sur tous les bonheurs partagés, y compris dans l’espièglerie de cet âge.

Découvrez ici le 15 premières pages http://www.editionsdelaremanence.fr/img/10008235-001/file/Extrait%20Chemins%20croisés.pdf

QUELQUES AVIS , avec à la fin quelques uns plus mitigés et l’un deux,  beaucoup moins positif.

De B. : « J’ai aimé lire ton texte qui me permet d’en connaître plus sur toi (eh oui je suis curieuse comme une vieille chouette on se refait pas) et qui est émouvant dans le genre « les champs d’honneur » de Rouaud ou « je me souviens » de Pérec.

Je pense qu’il y a là, entre les souvenirs des années 60 et l’évocation sensible d’une belle amitié, une jolie matière. »

De M.P. : « Bonjour Claude. Je suis émue, très émue et j’ai même pleuré à la fin du livre. Quel merveilleux livre, si bien écrit, si fluide, si vrai ! J’ai été très touchée par le début,l’école, cette amitié profonde qui Lire la suite « Les lecteurs et « Chemins croisés » (mai 2014, ed. de la Rémanence) »

Chaud-froid de canards (poésie)

Canard colvert

Ce poème « aux colverts » est le seizième élément d’une série (collection) intitulée  » La mare », en lecture libre sur atramenta.net          http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

CHAUD-FROID DE CANARDS

 

À l’orée du printemps,

Légèrement à l’abri d’un pourtour arboré,

La mare un peu se détend.

—————————————-

Elle cache, vergogneuse,

Sa surface marron, vert profond

Qui parfois stagne, encore hideuse,

Reste du temps où l’hiver se morfond.

—————————————–

Le soleil fugitif fait alterner les saisons.

—————————————–

Il reparaît et, enjoué, le vent-compagnon

Pousse sur l’eau ses risées, en vaguelettes,

Lui donnant pour peu un joyeux air de fête.

—————————————–

À nouveau il fuit, hésitant.

Le froid revient un instant,

Me chasse, mécontent.

—————————————–

Mais voilà qui n’émeut guère,

Côte à côte, magnifiques, de beauté imposants,

Hiératiques, en leur royaume bien régnant,

Monsieur et Madam’ Colvert,

Accroche-toi, Anna ! d’Isabel Wolff (note de lecture)

accroche-toi Anna

Un peu de chick-lit’ pour changer ; je n’ai pas d’a priori. 

Biographie de l’auteur
Isabel Wolff est née dans le Warwickshire et a étudié la littérature anglaise à Cambridge. Elle se consacre à l’écriture avec le succès que l’on connaît et a écrit entre autres Rose à la rescousse (2003), Misérable Miranda (200.1) et Les Amours de Laura Quick (2006) publiés aux éditions Lattes. Elle vit aujourd’hui à Londres avec sa famille.

J’avais déjà lu d’elle Misérable Miranda, une lecture légère, « de vacances » et pleine d’humour.
Je viens de terminer Accroche-toi, Anna !

Présentation de l’éditeur :
Après la mort subite de sa mère, Anna comprend que le bonheur est compté. Troquant alors la finance contre les philodendrons et le capital contre les capucines, elle quitte la City pour réaliser son rêve : devenir architecte paysagiste, en hommage à sa mère qui avait la main verte. Mais, à la veille de ces lendemains qui chantent, elle fait la connaissance de Xan. Cette rencontre transforme son univers plus qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer – notamment grâce à l’arrivée d’une petite Milly, neuf mois plus tard. Entre un nouveau métier et une première maternité, Anna lutte pour trouver son équilibre. Mais lorsqu’elle déterre un vieux secret de famille, il semble que le passé et le présent ne soient plus ce qu’ils étaient…

Ma lecture : Un livre que j’ai trouvé surtout, je crois l’avoir dit, d’abord remarquablement humain. Oui, c’est le mot qui me vient en premier à l’esprit. Avouerais-je qu’une scène m’a même tiré une larme, tant les sentiments sont justes et justement rapportés ?
Un livre plus profond que le précédent lu par moi, sous des apparences de peu. Beaucoup de rebondissements de l’intrigue, distrayante.
Seul regret, la fin, un trentaine de pages sur 485, est par trop cousue de fil blanc.
Globalement, je le conseillerais.

La diffusion des « petits auteurs »

ecrire

J’entends par ce dernier terme la cohorte des auteurs anonymes, de grand ou de moindre talent, atteints par le virus de l’écriture et qui n’ont pas eu jusque là l’heur de percer dans les médias de notre société avant tout commerciale, dans le cadre d’un commerce lui-même en crise aujourd’hui, et ce au sein d’un secteur pas mieux loti : l’édition.

Ces jours-ci, à l’occasion du salon du livre de Paris, ont éclos des articles et manifestations attirant l’attention sur la grande difficulté de la condition d’auteur. Étaient d’abord visés les auteurs « institutionnels », peu ou prou reconnus.

Que dire des quasi anonymes ?

S’ils arrivent à trouver un petit éditeur, ­ ce qui n’est déjà pas une mince affaire quand ils souhaitent être édités à compte d’éditeur et ne pas investir leurs deniers dans la production de leurs livres, ­ celui-ci n’a guère les moyens de se payer une diffusion vraiment efficace et ne peut concurrencer les gros diffuseurs auprès des libraires. Lire la suite « La diffusion des « petits auteurs » »

« Saisons poétiques en train »- éditions Hugues Facorat (nouvel extrait)

facorat logo  Hommage littéraire au train, ce livre, mon huitième et dernier édité pour le moment, est paru en décembre 2014, disponible ici (avec visuel):  http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734 Il comprend 80 poèmes « de train » (vers libres) et 20 tout petits textes en prose sur le même thème. Des extraits et descriptifs sont déjà lisibles sur ce blog dans la page dédiée ou dans la catégorie »Plus sur mes livres ».  Voici un nouveau passage tiré de l’ultime partie, faisant suite aux quatre saisons, et dont l’intitulé est Fin de partie, derniers voyages en train :

DE MON TRAIN

La tache rouge des coquelicots flamboie dans le soleil matinal et vient parer le lumineux du vert des herbes folles. Ce paradoxe de nature vient, étrangement, humaniser la voie ferrée.

C’est le départ. La vitesse fait défiler le rail d’à-côté, qui se réduit à la rectitude tenace d’un long éclat blanc.

Par la fenêtre, le spectacle extérieur s’anime alors, au premier plan, tandis qu’un peu plus loin il retrouve sa rassurante fixité. Lire la suite « « Saisons poétiques en train »- éditions Hugues Facorat (nouvel extrait) »