Dernier livre édité (n°9) : Deux, Pair et manque (roman court)

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Il est arrivé, né le 29 octobre 2015 ! Lui, c’est mon 9 ème livre, moitié fiction, moitié autobio,  pour autant qu’on puisse quantifier… (j’adore les genres mixtes).

Son pitch :

L’existence de Bertrand Duportet, jusqu’ici tranquille, va connaître quelques turbulences : son couple bat de l’aile, sa situation professionnelle est de plus en plus inconfortable, et une révélation à la fois bouleversante et inattendue sur les circonstances de sa naissance vient de lui être faite. Entre anxiété, questionnement et sentiment de solitude, Bertrand traverse une profonde crise existentielle.
Qui est l’auteur du petit mot trouvé dans les affaires d’Anne, son épouse ? Pourquoi celle-ci se montre-t-elle aussi distante envers lui ?

Quel lourd secret occulte ses origines ? Qui est son vrai père ? Et pourquoi son entourage n’approuve-t-il pas sa volonté d’élucider la question ?
Dans sa quête d’identité et sa tentative désespérée de reconstituer le passé, cet homme, momentanément égaré, va trouver une belle raison d’avancer.

Un roman autobiographique  de 126 pages à 13 euros.
ISBN 9791093510460

Disponible aux éditions Langlois Cécile

Plus ici : https://www.facebook.com/Deux-pair-et-manque-452867461584…/…

 Petit extrait : 

Ch 9

Tout cela (= ses recherches) l’occupe à présent beaucoup, ainsi que les moments partagés avec Viviane [sa nouvelle compagne]. De voyages en sorties, de lecture en écriture, il a progressivement mis son obsession entre parenthèses, au point de finir par pratiquement l’oublier. Tant et si bien qu’un beau jour, Viviane finit par le lui faire remarquer :

Dis, chéri, tu ne me parles plus beaucoup ces temps-ci de ce qui t’a tellement torturé, en tout cas te torturait, lorsque nous nous sommes rencontrés ? C’est normal ça ?

Ah, tu sais, j’ai longtemps cherché et puis, qu’est-ce que j’ai obtenu ? Finalement, rien de certain. Si je veux être objectif, je dirais que j’en suis presque au même point qu’au tout début. Alors j’essaie de penser à autre chose et je fais confiance à l’avenir pour m’éclairer.

Toi, attentiste ? Je ne peux pas le croire, ça ne te ressemble pas.

Bah, je vieillis peut-être. Ha, ha ! Et puis, j’ai autre chose pour m’occuper, non ?

Il la prend dans ses bras et la serre tendrement contre lui.

Tu as sans doute raison, après tout.

D’un long baiser amoureux, elle clôt aussitôt la réplique qui s’apprêtait à fuser.

Bertrand n’a certes pas entièrement laissé tomber, mais savoir de qui il est le fils ne compte maintenant plus vraiment à ses yeux car il se concentre sur d’autres affaires : la vie à mener au quotidien, la qualité que cette dernière doit recouvrer.

Un week-end, il remonte même en Picardie pour présenter Viviane à Marlène et à PaulBien vite le malaise provoqué par leur dernière rencontre est oublié. Il a d’emblée mis les choses au net.

Vous étiez autant amis avec Anne qu’avec moi, alors il n’y a pas de raison que ça change maintenant. Peu m’importe que vous la fréquentiez encore ou non, c’est votre problème et je n’ai pas à m’en mêler.

Effectivement, Bertrand, on a eu de loin en loin de ses nouvelles et nous la reverrons un de ces jours. On est content que tu le prennes ainsi. On va enfin pouvoir mettre fin à cette « brouille », qui d’ailleurs n’en était pas vraiment une.

Moi aussi, j’apprécie de vous revoir, comme autrefois, hein !

D’ailleurs je suis sûr que Viviane sera heureuse de m’accompagner lorsque je vous recevrai à mon tour dans le grand Nord ; n’est-ce pas, chérie ?

Tu fais comme tu veux, tu es encore chez toi là-bas, non ? Hi,hi !

Elle plaisantait, en fait lors de son arrivée avec Bertrand, Marlène et elles avaient laissé les vieux copains reprendre contact et, à l’occasion d’un tour de jardin, elles avaient fait connaissance et rapidement sympathisé.

Paul et Marlène sont heureux de voir Bertrand suivre cette nouvelle voie et refaire sa vie. Informés par d’anciens collègues, ils avaient craint un moment pour sa santé mentale…/

Avis de Kariane Maxwell (qui a oublié que le roman n’est autobiographique qu’à 50% , le personnage principal n’est pas l’auteur mais quelqu’un qui – certes – recèle une partie de lui ;  une partie seulement) :

« Une vie de couple somme toute banale, dans le milieu sinistré de l’industrie du nord de la France.

Un couple qui reçoit des amis dans une atmosphère lourde de ceux qui n’ont plus rien à se dire si ce n’est des remarques acides.

Les reproches qui éclatent au grand jour sont ceux qui sont enfouis au plus profond des êtres.

Claude Colson, dans son roman, nous livre un tableau de la société actuelle, avec ses travers, ses échecs.

Il élabore une critique virulente des manquements de l’éducation nationale sans langue de bois, avec des arguments justifiés.

Nous découvrons au fil des pages, tout ce qui peut séparer un couple, les enfants qui grandissent, la politique et surtout, insidieusement les blessures de l’enfance qui refont surface.

Avec pudeur et retenue, car on sent le sujet douloureux pour l’auteur, il évoque son enfance, ses émois non compris, sa sexualité solitaire d’adolescent avec des mots justes, sans vulgarité, froidement.

Mais la plaie est encore vive au point de douter de sa propre inclinaison sexuelle.

C’est le message de désespoir d’un homme devenu adulte qui doute de tout, et surtout de lui.

La psychologie du personnage principal est détaillée, analysée avec un vocabulaire simple et touchant.

Et soudain son monde bascule, une révélation fracassante vient bousculer sa vie.

Claude Colson, avec beaucoup de maîtrise, nous dépeint alors le pouvoir du psychique sur la vie du quotidien, l’influence qu’il peut avoir jusque dans la vie professionnelle, au point de tout perdre.

Non ce roman n’est pas noir, c’est un constat d’une vie ordinaire traversée par un événement extraordinaire.

Il y a malgré tout de l’espoir dans ce livre qui permettra sans doute à ceux qui ont connu pareil bouleversement de mieux se reconstruire et de se sentir moins seul. »

Kariane Maxwell, juin 2018