Un malaise inattendu

woman sitting holding smartphone between two men and two women
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[extrait de « Saisons poétiques en train » (éd. Bernardiennes)]

   Ce matin, aux stations, le train s’arrête beaucoup plus longuement que d’ordinaire. D’interminables minutes. Et c’est l’anormal, le figé. Comme si la vie était sortie de son lit.
Chez les voyageurs on devine alors une sorte de sourd malaise. On se regarde furtivement ; après tout, on ne se connaît pas. On pense pourtant à peu près la même chose. Vite détourner les yeux. Comme si de rien.
Se réfugier dans la normalité de l’indifférence. Pourtant, l’extra-ordinaire nous amène aux bords de l’humanité. Il s’en faudrait de peu pour.
Ce malaise va au-delà de la crainte du patron, bientôt furieux du retard. Dans le non-dit général c’est la vie qui s’enlise, prend en gelée. Les cerveaux sont soudain envahis par l’obligation de penser. Quel scandale ! Il était si commode de se laisser porter par le train-train, d’ « être vécu » en quelque sorte, plutôt que de vivre. Nous revoici sujets !
La fraternité, depuis longtemps battue en brèche, est sur le point de revenir. On pourrait presque se parler, je ne veux pas dire faire semblant, émettre des sons creux, paraître, se protéger, briller mais se parler vraiment .


Eh bien non, l’incident est réglé, le train reprend sa marche normale ; les gens peuvent à nouveau, dans la promiscuité, s’ignorer tranquillement. On l’a échappé belle ! Moi compris.Il est de ces dérisions ordinaires…

Max ou l’art subtil de vieillir (roman)- 2019

Voili, voilou : il est paru aux éditions La p’tite Hélène !

Il a même fait sa première sortie publique samedi dernier, lors d’une signature où 5 exemplaires sont partis vers leurs lecteurs, presque tous lectrices en fait, même si je présentais mes 10 livres édités.

Lui, c’est mon cinquième roman , de quelque 150 pages : je reste fidèle au genre court qui est l’une de mes caractéristiques. C’est une fiction qui pour partie s’inspire du vécu.

2 amis de toujours arrivent à l’âge de la retraite et ont quelque difficulté à s’adapter à ce nouveau statut, qui les voit socialement dévalorisés. Finiront-ils par trouver un modus vivendi, voire une solution à ces nouveaux problèmes ? C’est à vous, lectrices et lecteurs, qui êtes- ou connaissez des personnes dans cette situation, ou la connaîtrez vraisemblablement vous-mêmes un jour, de le découvrir.

Des extraits figurent déjà sur ce blog (https://claudecolson.com/2019/01/ ; https://claudecolson.com/2018/10/15/10-ieme-livre-et-5-ieme-roman-bientot/) et un autre sur le site de l’éditeur.

Infos et achat : ICI

Le prix public du livre papier est de 16 euros. Il vous attend. 😉

Extrait de « Max ou l’art subtil de vieillir, roman à paraître en février.

Ce roman court est mon dixième livre et cinquième roman.

Deux extraits sont déjà en ligne, l’un sur ce blog, l’autre sur le site de La p’tite Hélène éditions. En voici un nouveau :

…/

Arrivé chez son copain, Max le trouva attablé, occupé à lire son journal. En le voyant, il se dit : tiens, il a encore maigri, c’est flagrant depuis quatre ou cinq mois. Mieux vaut ne pas lui en parler. Son aspect lui sauta également aux yeux : certes il était chez lui, mais visiblement il n’avait pas pris la peine de se coiffer ni même de s’habiller correctement. Il pensa : il se laisse aller… Il dégustait une bière belge, un peu forte en alcool. En dépit de l’heure encore matinale, ce n’était sûrement pas sa première car Max lui trouva la langue légèrement pâteuse :

—  Eh bee, mon vieux, tu picoles déjà ? Ouest-ce qui ne va pas ?

–— Tu le sais bien, à quoi on sert maintenant qu’on est retraités ? À rien ou presque, on est en marge de la société – pas bien belle aujourd’hui d’ailleurs. On ne voit quasiment plus personne. On est condamnés à rester enfermés dans nos quatre murs ; moi en tout cas j’ai plus envie de sortir : pour aller où du reste… je ne connais plus personne, pfff

— Oh là ! Il faut te secouer, vieille branche, t’évolues mal là. J’ai bien entendu tout à l’heure où t’en était. C’est pour ça que je suis venu : on va aller se changer les idées !

—  T’es sympa ; je veux bien mais tu sais comme moi que c’est juste un dérivatif. Ça ne changera rien au fond ; après on se retrouvera au même point. Heureusement que j’ai mon journal, mes cigares et ma bière ou mon pastis. Si j’avais pas ma fille et ses petits, y’a longtemps que j’serais « parti ». Et puis eux d’ailleurs…

— C’est bon, je connais le refrain. Tu vas dire qu’elle te délaisse etc, allez, zou, on y va, tu vas voir que la bonne petite bouteille au restau nous redonnera le goût de vivre. Toi, en tout cas, t’en as sacrément b’soin aujourd’hui.

Max avait remarqué, ces dernières années que son ami buvait un peu plus que de raison, mangeait le minimum – un seul repas principal par jour, que, de surcroît, il accompagnait ces derniers temps de pastis plutôt que de vin. Il filait un mauvais coton mais Max ne songeait pas à l’en blâmer. Il ne trouvait pas d’arguments sérieux à lui opposer. Il connaissait lui-même trop bien ce sentiment d’inutilité qui vous tombe généralement dessus, une fois que vous avez cessé toute activité professionnelle, quand les enfants sont partis vivre leur vie et n’ont, par nécessité, plus beaucoup de temps à vous consacrer. Lui-même passait pas mal de son temps à « glander » dans son appartement. Pourquoi faire les choses quand on en perd le goût ? et aussi, pour qui ?

Difficile, dans ces conditions, de « péter la forme ». À cet âge, dans nos civilisations occidentales et de nos jours, les couples se sont défaits, pratiquement une fois sur deux dans les environs de Paris, et les seniors, comme on tente de les appeler pudiquement, disons sans crainte les vieux, sont voués à la solitude. C’était le propre de la génération des babyboomers qui n’avaient plus vécu comme leurs parents : plus d’indépendance, moins de mariage, moins d’enfants.  Y échappaient, bien sûr, ceux qui, peu nombreux, avaient su organiser leur départ à la retraite et surtout l’après. Un truc facile à dire, surtout si c’est une recommandation qui vient d’amis bien intentionnés. Ils ne manquent jamais de vous le seriner. Le réaliser est une autre paire de manches ! …/

Boutique de l’éditeur

(réduction de 15% jusqu’à la parution : prévente)

 

Saisons poétiques en train (réédité) ed. Bernardiennes

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C’est un grand plaisir pour moi de disposer à nouveau de mon livre préféré, bien que j’aime les 9 édités à ce jour et les 2 à venir. Je remercie les éditions Associations bernardiennes (B) qui ont permis cette renaissance.

Il s’agit d’un recueil de poésie (80 poèmes) caviardé de 20 textes en prose d’une page ou deux qui eux aussi transcrivent des impressions de voyage en train (essentiellement RER, plus un ou deux trajet en train de grande ligne ainsi qu’un ou deux en métro).

Le sous-titre éclaire quelque peu l’ensemble : voyages au fil de la vie, poèmes et réflexions,mais il ne dit pas l’approche variée, sensuelle, surprenante,  toujours poétique  qui vous emmène avec moi sur ces banquettes de train : vous y êtes vraiment, voyageant en Beauté. Un paradoxe quand on sait le nombre de voyageurs qui pestent chaque jour contre l’inconfort, les aléas et la promiscuité de ce mode de transport qu’ils subissent pour se rendre au « boulot ». Après avoir lu ce livre, vous changerez votre regard sur ce « fichu RER » ; c’est garanti. Il y a dans ce recueil 7 années de voyage dans un train que j’ai emprunté quelque 21 ans pour aller au travail.

La quatrième de couverture : « Tortillard ou train de luxe, ce véhicule est un lieu où se déroulent des vies, nos vies…
Bien au-delà de nos destinations, il nous emporte au cœur de notre imaginaire.

Ces poèmes et réflexions de voyage feront route avec vous au travers des saisons. Vous trouverez dans chaque intermède poétique de l’humour, des leçons de vie et  autres surprises.
Laissez-vous en–train-er  par l’auteur, osez ce pas et vous vivrez ces voyages emportés par une écriture sensuelle, fluide et sincère, ainsi que par la force des mots.

Savourez lentement ces poésies riches des émotions que vous aussi avez éprouvées.
Un livre où la nature est particulièrement présente, dans toute sa beauté. »

L’auteur : Claude COLSON, alias Jean Claude Collau, est né en 1949 dans le Hainaut-Cambrésis ( France, département du Nord).
Ses thèmes favoris : en poésie, la nature, l’humain, l’amour dans sa forme exacerbée qu’est la passion, avec un souci de recherche de beauté, comme adéquation entre le fond et la forme.
Inspiration plus diverse dans ses romans courts, sentimentaux, historique, para-policiers…

Deux poèmes :
19 HEURES

Juste avant le soir, au printemps,
Train alenti,
Regard alentour,
Presque alangui.

Et la lumière pare maisons, toits, buissons, feuillées
De vives, osées, couleurs d’été.
Soudain tout change…
Deux allées sombres,
Voie encaissée,
Et le voyage vert foncé
Poursuit son cours dans l’ombre.

Un rai têtu s’infiltre dans la voiture,
Danse, alternant, et borde tout objet
D’un lourd éclat doré.

Il est presque tard.
La lumière orangée a mis son peignoir.

CAPTIF

Toi qui occupes mes pensées.
Petit-matin-soleil-boule orange à contempler.
Rayons absents, tout comme intensité,
Toi encore qui mon esprit reviens chercher,
Toi qui m’agaces, m’irrites, me fais hurler
Brume rasante rampant devant le bois,
Cette Beauté, c’est encore toi,
Bientôt la boule ne se laissera plus regarder,
Elle est un peu aux cieux montée,
Tu prétendras ma tête hanter,
Et le murmure des parlers près de moi de gronder,
Alors tu t’immisces dans mes pensées,
La rivière toujours doucement ondoie,
Le flot scintille comme un émoi,
Dans son reflet qui je vois ? Toi !
Intérieur, extérieur, tout m’y renvoie,
Serais-je en train de délirer ?
Délire doux, aigre à la fois,
Toi.

Un avis :

Tout banlieusard en sait long sur la grisaille du RER, ses odeurs de fer rouillé et de salissures, ses ensommeillements du petit matin, ses lassitudes du soir, ses moiteurs exécrables, tout banlieusard connaît cette locomotion fort peu encline à la contemplation et à l’extase. Pourtant, Claude Colson, le poète au cœur tendre et au regard en éveil, transforme nos allers-retours quotidiens, en une balade colorée, suave et sensuelle,
Voyage entre l’au dehors de derrière la vitre qui renvoie l’écho normatif de l’agitation des saisons et l’épicentre en interne des voitures du train, où chacun semblable à l’Autre, se recroqueville,en face à face. Les vies, les rêves, les sentiments, les émotions, de ces Autres que l’on reconnaît au fil des stations sans se connaître jamais…Mais toujours la beauté présente !
Ce recueil est magnifique de sensibilité, de réalisme, tout voyageur de RER s’y reconnaîtra ! Gisélec, lectrice

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Ce livre a bénéficié d’une mini-présentation dans « La vie du rail. »

Nombre de pages : 156
Dimensions : 12,5 X 20,1
Disponibilité :éditeur,  moi-même, amazon…
Prix éditeur : 12,50 euros (port pour la France 1,50)
ISBN : 978-2-930738-75-8

10 ième livre et 5 ième roman : bientôt !

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Un petit éditeur courageux car prenant des risques, qui monte, vient d’accepter ce roman (aucun rapport entre le « courageux »et  la qualité de mon livre , ha ha !)

Il devrait paraître en décembre ou janvier et est actuellement en prévente sur le site de l’éditeur (remise 15%) ICI

Il traite d’un thème qui concerne ou concernera beaucoup de personnes : la difficulté à aborder les soi-disant douces rives de la retraite. Vous y verrez comment deux amis de toujours tâchent de maîtriser simultanément cette phase de leur existence, avec plus ou moins de bonheur.

Comme à mon habitude de poète écrivant à l’os, c’est un roman relativement court (150 pages ou un peu plus).

J’espère que vous trouverez autant de plaisir à le lire que j’ai eu à l’écrire.

Je joins ci-dessous un extrait différent de celui qui est sur le site des éditions La P’tite Hélène (dirigeant Luc Eyraud).

EXTRAIT : scène d’ouverture…

1995

Tous deux à mi-vie, Anne-Marie et Max venaient d’avoir des mots. Une algarade brève, expéditive, témoignant de la mésentente qui depuis des mois s’installait entre eux.

Il faut dire que les circonstances s’y prêtaient : la mère de Max, âgée de 84 ans, avait eu une alerte de santé quelques jours plus tôt et il avait fallu l’hospitaliser en urgence. Le soir, il était rentré de son travail et immédiatement son épouse l’avait mis au courant :

  • Il faut que tu ailles la sortir, ils ne vont pas la garder, c’est ce qu’ils m’ont laissé entendre.

  • D’accord, j’y fonce.

Max trouva sa maman dans une sorte de couloir, un réduit lugubre jouxtant les urgences. Allongée sur un brancard, elle attendait.

Les médecins lui dirent qu’elle ne devait pas rester seule durant un ou deux jours et il décida de la ramener chez lui. Il vivait dans un pavillon de banlieue avec sa femme et leurs deux enfants de 17 et 12 ans.

À l’issue de ce délai, Huguette, sa mère, se dit un peu faible et souhaita rester davantage chez eux, si bien qu’au bout de 5 jours, elle partageait toujours leur logement.

Anne-Marie et Max durent répondre le dimanche à l’invitation d’une amie, en province, et firent venir la veille un docteur afin de tranquilliser la malade. C’était un médecin de garde, en ce week-end, mais il était âgé et expérimenté. Il ausculta la patiente et lui déclara tout de go : Rassurez-vous, Madame, vos enfants peuvent partir la journée, vous ne mourrez pas demain !

Le soir, en aparté, Anne-Marie déclara : «  Mais qu’est-ce qu’on va faire, si elle ne peut plus rester seule. On n’a pas la place pour la garder ici. »

Max se tut, Il était pris entre son amour filial, ce qu’il considérait comme ses obligations et la réalité. Il en voulut aussitôt à sa femme d’avoir de telles premières pensées, aussi concrètes alors que lui ne pensait à ce moment-là qu’à l’état de santé de sa maman.

Le lendemain soir, à leur retour, Huguette venait de décéder.

L’échange entre Max et son épouse n’en fut pas même un, plutôt un simple monologue. Il se tourna vers elle et lui dit méchamment : «  tu vois, ton problème est réglé ! » 

Plus tard il réalisa que cette divergence de points de vue était quand même fondée ; sur le coup, il avait réagi comme quelqu’un dont le couple est en difficulté depuis pas mal de temps, c’est à dire de manière un peu hargneuse.

2

2015, vingt ans plus tard, Max appelle son vieux copain :

  • Allô, Michel, c’est moi, comment vas-tu, vieux brigand ?    …/

« Aimez-vous la danse ? » réédité.

 

Après quatre années aux éditions Hélène Jacob, j’ai décidé, en accord avec celles-ci, de reprendre ce titre en auto-édition. Lire la suite « « Aimez-vous la danse ? » réédité. »

Ma novella sentimentalo-polar ou polardo-sentimentale : Aimez-vous la danse ?

Avant l’été, c’est peut-être le moment de vous inciter à jeter un coup d’œil aux critiques reçues – ici sur amazon, mais pas que là ; si, si… cherchez 🙂  – par mon petit roman (novella, en fait) qui mêle genres sentimental et polar. Paru en 2014 aux éditions Hélène Jacob, versions numériques (2,99 euros) et papier (10,45 euros). Vous pouvez voir là 12 notes de lecture, variées :

 

Pour voir ces 12 critiques : cliquez

 

Pour le moùment (changement d’éditeur) : le livre est disponible en version papier auprès de l’auteur. monilet@wanadoo.fr

Réédition de La petite boutique des sentiments (roman)

Roman sentimental.

Paru en 2012 sous le titre « Malgré tout », » La petite boutique des sentiments »,  rééditée en 2014 sous cet autre titre vient de l’être à nouveau (sept. 2017) par les éditions Bernardiennes [B]).

Thème : Un homme, une femme.
Lui est veuf, elle en couple.
Une rencontre fortuite et leurs vies basculent.
Une histoire de passion amoureuse, banale somme toute, ou presque ? Pas si simple… : leur rapprochement va les amener à remettre en question tous leurs repères dans l’existence.
Trouveront-ils un nouvel équilibre ? A vous de le découvrir…

Présentation :  Lire la suite « Réédition de La petite boutique des sentiments (roman) »

Une analyse très complète de « Deux, pair et manque », roman court

C’est à ce jour mon neuvième et dernier livre édité, nov. 2015 aux éditions LC (Langlois Cécile) (voir ICI la page qui lui est consacrée et également certaines choses dans la catégorie « Plus sur mes livres ».

Voici un avis assez exhaustif d’un lecteur inconnu que je remercie, J.P..

 »

Tout d’abord, je commencerai en disant que j’ai aimé ce livre.

Pour cela, je vous remercierai de l’avoir écrit (d’une part), mais aussi d’avoir réussi à me le vendre, car sans votre contact et votre abord chaleureux, je ne l’aurai probablement pas acheté, étant pour ma part  …/ Lire la suite « Une analyse très complète de « Deux, pair et manque », roman court »

La fin, les moyens : roman court historique, politique et social sur le féminisme naissant.

Claude colson : monilet@wanadoo.fr

claudecolson.wordpress.com

Bonjour à tous,

Ce mot pour vous aviser de la sortie de « La fin, les moyens », aux éditions Bernardiennes (B).

Présentation :

Ce roman très court, novella de 106 pages a eu une vie déjà mouvementée : premier éditeur fin 2013, 2 ième juillet 2016 et enfin celui-là. Lire la suite « La fin, les moyens : roman court historique, politique et social sur le féminisme naissant. »