Chronique d’un amour fou (nouvelle ; 11 ième livre de l’auteur) – Claude Colson

Je le tiens enfin en main ; c’est mon douzième livre, un opuscule d’environ 48 pages A6. Il aura mis 50 jours de transit postal pour me parvenir,

C’est une novella  (, éditions Bernardiennes) :


Chronique d’un amour fou – Claude COLSON

Ce texte autobiographique décrit subjectivement et fidèlement la rencontre soudaine d’un homme, jusque-là fidèle, avec l’absolu de la passion pour une femme, à l’heure du démon de midi. Une sorte de cataclysme.

J’ai volontairement adopté une écriture blanche pour rendre compte du raz de marée intérieur, comme si j’étais en observation de moi-même. J’étais à l’époque fan de Duras (et le suis resté). J’y vise en fait à décortiquer également l’universel de la passion amoureuse.

Cette longue nouvelle est une version abrégée (de 12 500 à 8000 mots) de la première partie de mon premier récit, paru initialement en 2002 et comportant celui-là deux autres volets : des poèmes en vers libres et un journal (“Saisons d’une passion”- ed. Chloé des Lys ; toujours disponible)

Ici le texte, plus musclé, se concentre davantage sur la narration du vécu plutôt que sur l’esthétisme et l’analyse, quoique…

 

(l’éditeur, à propos de cette nouvelle collection :  « La collection « LIVRET » vous propose en
quelques dizaines de pages, des nouvelles, des poésies, des libelles d’un auteur membre des
associations bernardiennes. Elle vous permet d’apprécier son talent et, qui sait, de le suivre
dans ses parutions. »
)

ISBN 978-2-930738-89-5 (4,-€ hors frais postaux que je veillerai au minimum à partager entre l’acheteur et moi-même )

Bientôt deux nouveaux livres

Bonjour les amis,

Celles et ceux qui me suivent savent que mon 11 ième livre, une novella de 50 pages (« Chronique d’un amour fou » – éditions Bernardiennes, ex première partie, abrégée, de mon premier livre), tarde à arriver jusqu’à moi depuis aujourd’hui 47 jours, suite à des aléas postaux, mais l’espoir est permis. D’ici 2 semaines sans doute ou 3 au plus, croisons les doigts.
Je vous annonce ce jour la signature d’un contrat avec les éditions LC, qui éditent déjà l’un de mes romans, pour un nouveau recueil de poésie (12 ième livre) que j’ai intitulé » D’eau et de vie ». Parmi les genres que je pratique (romans courts, novellas, récits, poésie, celui-là m’est particulièrement cher ; c’est peut-être celui qui correspond le mieux à mon tempérament en écriture.
Je viens naturellement de prévenir du contrat les autres éditeurs auxquels j’avais soumis ce texte

Vous aurez d’autres informations en temps utile.
Je vous remercie.

Au fil de la pensée… (en méditation)

Au fil de la pensée…

Je vois passer devant moi une jeune femme. Elle est enceinte de quelque 7 ou 8 mois.

C’est un peu étrange de soudain penser que pour moi, comme pour nous tous, le voyage a commencé de cette façon : par un transport dans un corps.

Puis vint le largage, le lâcher dans le monde, avec pour point de départ le sexe d’une femme, ce qui pour nombre d’hommes deviendra « cet obscur objet du désir. »

Peut-on dire que pour les hommes mâles tout part et tout arrive à ce sexe, rêvé, désiré, fantasmé. Bien peu de chose en soi et pourtant ! N’a-t-il pour pendant que le désir féminin ? Probablement. On pourrait imaginer un schéma similaire pour la majorité des femmes : partir du et arriver au sexe masculin.

Étranges pensées qui me parcourent en cet après-midi de dédicaces en grande surface commerciale, exercice de plus en plus difficile, surtout à l’approche d’une fin de mois où la plupart des gens ont pour principale préoccupation la survie. D’abord la bouffe et ensuite la morale, disait déjà Bertolt Brecht.

Un quidam de passage, inconnu, assez âgé et donc d’expérience, me lance : les gens ne lisent plus de nos jours !

C’est en bonne partie exact. Beaucoup écrivent, en revanche. Tout n’est peut-être pas perdu. Quoique !

Les déclinistes diraient que notre civilisation va à vau-l’eau et il est certain que l’on peut au moins s’interroger.

Il nous reste à agir, chacun à son niveau. Pour moi, tout comme pour beaucoup d’auteurs, c’est poursuivre notre tentative  de propager l’amour des lettres.

 

SECRET (poésie ; hommage à l’amour fou)

Dis-moi petite par quel mystère

près de toi l’ombre devient lumière

la* colère se fait tendresse

laideur mue en beauté

et Sexe Pureté

 

in « Saisons d’une passion », ed. Chloé des Lys

(*  aujourd’hui, j’enlèverais l’article)

image: source

Une nuit cubaine

(Voici le 200 ième article public – un autre est privé, pour le moment- ; en décembre, le 10, ce blog aura 3 ans et je pense alors poursuivre les publications au rythme de seulement deux articles par mois)

 

Il s’éveilla quand elle entra dans la chambre.
Arrivés deux jours avant à Cuba avec un groupe de semi-touristes censés suivre une université d’été, on les avait logés dans des chambres à plusieurs. Le pays venait à peine de s’ouvrir au tourisme des occidentaux. Il partageait cette chambre avec un percussionniste d’environ 60 ans, chaleureux, venu là pour se perfectionner. L’autre occupant était un jeune étudiant plutôt beau, aux cheveux noirs et bouclés, qui l’avait surpris dès le début par son parler lent et posé, comme méditatif, dénotant une éducation de milieu bourgeois et cultivé. Cela contrastait au demeurant avec une certaine légèreté du personnage.

Les chambres de la résidence universitaire de Santiago étaient dépourvues de confort. Le minimum. Les douches collectives se situaient dans un local qu’elles partageaient avec les WC aux portes coupées en haut et en bas qui rappelaient ceux des pensionnats ou des écoles d’autrefois. Il arrivait que l’on y vît des blattes d’ à peu près 8 cm. Lire la suite « Une nuit cubaine »

Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture)

Résumé (babelio)

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses: ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

Lire la suite « Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture) »

Noire (poésie)

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<a href= »http://fr.freepik.com/photos-vecteurs-libre/floral »>Floral de vecteur conçu par Kjpargeter – Freepik.com

 

 

Poésie tirée de « Toi-Nous », récit, publié en 2009 aux éditions Chloé des Lys (B)

voir http://www.editionschloedeslys.be/catalogue/334-toi-nous.html?search_query=colson&results=5

NOIRE

Noire ton image devant mes yeux

Noir le regard qui me sourit

Noir le cheveu, vif comme feu

Noire la vêture comme parure

Majestueuse et libre

Tu embrases mon désir

En moires noires

 

Les Mains (poème primé)

mains 2 (275x183)

Voici l’un de mes poèmes fétiches.

 

 

 

 

LES MAINS

Hiver,
Dans le train deux amants, privés, clandestins.
De suite deux mains se dévêtent, s’étreignent, puis – plus calmes – se frôlent,
L’une découvrant l’autre, appliquées, étonnées de sentir
L’arête d’un ongle ou le contour d’un doigt.
Doigts qui tous s’écartent pour jouir d’une douceur pénétrée, pénétrante ;
Une paume reçoit le friselis d’une caresse, tandis qu’elle se love contre l’autre,
Surprise d’être deux.

Et pendant que le train file,
Elles incantent, fragiles,
La permanence de l’unité,
L’ivresse du désir.

 

Écrit à la fin du siècle dernier, 🙂  , édité en 2002, réédité dans Saisons d’une passion, éditions Chloé des Lys- 2009,  ce poème en prose a obtenu le premier prix du jury du concours organisé à Ath (B) par la Bibliothèque Jean de la Fontaine , à l’occasion du printemps des poètes 2012.

Femme(s) – [poèmes]

 

femme silhouette

 

 

 

 

 

FEMMES

Je te regarde , femme, et le rêve commence,
Tu inclines la tête, mutine et moi grave et sérieux, à l’orée du mystère, sans doute l’air idiot.
Un sourire se lève aux prunelles de tes yeux et j’en reste ballot.

C’est la grâce qui affleure,
irruption de piété devant les pastels de tes fards,
mise en scène de ton insondable beauté.

FEMME

Femme, tu me fais fantasmer,
Fleur de fantasmagorie,
Fureur de florilèges d’effets.
Fixer ton faciès finement effilé fascine,
Fards affleurant en faisceaux face-informant :
Mascara finissant d’enfiévrer un regard-phare,
Ombre à paupières diffusant fil de mystère,
Brillant fièrement lèvres fines magnifiant,
Cheveux flous enflammant désir fou.
Ma folie te fait fille de foi,
Force de fuite et Fin,
Elle affûte ma faim d’infini.

 

(thème : femmes, (d’autres de mes
poèmes du genre sur atramenta.net))