Historiette : un contretemps

(contrainte de rédaction : 20 minutes) 

Raphaël venait ce week-end-là à Reims pour y disputer le tournoi de tennis local. Une compétition sans prétention, eu égard à son niveau de joueur haut classé, mais c’est dans cette ville que demeurait sa compagne du moment, Myriam, que ses obligations lui laissaient peu voir. Il avait rencontré cette jolie brunette l’été précédent et depuis, sentimentalement, il faisait avec elle un bout de chemin, chemin trop court à son gré, par la force des choses.

Tout commença au début de ce voyage. Il avait loué une voiture et, parti très tôt, il traversait une forêt au bout de deux heures de trajet, lorsqu’il rata un virage. Son véhicule s’écrasa contre un arbre ; distrait, il n’avait pas mis sa ceinture de sécurité et il fut éjecté, perdant connaissance quelques instants. On était en automne, le sol était humide. Quand il reprit conscience, il sentit comme un gratouillis Lire la suite « Historiette : un contretemps »

L’archipel du chien – Philippe Claudel

26 août

Je viens de terminer la lecture de L’Archipel du Chien, de Philippe Claudel, paru chez Stock en 2018 (Prix Choix des libraires)

Lisez-le, si ce n’est déjà fait; on en sort secoué : c’est un livre magnifique et terrible; oui, terrible, je ne trouve pas de meilleur mot.

Il met des mots, lui, sur sur ce que nous savons et préférons souvent ne pas voir, à savoir la noirceur de la nature humaine; le doigt là où ça fait mal.

C’est une parabole qui traite d’une l’actualité brûlante ; un peu comme une grande fable qui nous fait du bien et du mal à la fois.

L’écriture est splendide et précise, c’est du Philippe Claudel, rien de nouveau, mais du plaisir à à nouveau le constater.

Pour la petite, toute petite histoire : j’ai découvert cet auteur dès 1999 à la sortie de son premier livre et roman “Meuse l’oubli”, grâce à un article du Monde des livres, et j’avais adoré. J’ai suivi les livres de cet auteur un bon bout de temps . En 2003 ou 2004, je pense, après la lecture de “Les âmes grises”, je lui ai adressé un petit mot d’admiration. Pour vous dire l’humilité de l’homme : il m’a répondu sur un carton manuscrit, alors que déjà connu et prix Renaudot. J’ai, bien après et après avoir lu d’autres de ses livres, un peu négligé cet auteur ; je suis heureux de l’avoir retrouvé avec cet Archipel.

Un écrivain lambda en dédicaces

Souvenir d’un jour de juin.

Pour l’auteur en dédicaces, c’est le yoyo : un jour les lecteurs passant par là se pressent pour le découvrir ( enfin, pour moi cela peut faire une vingtaine de ventes en huit ou neuf heures), un autre ils l’ignorent totalement.

Ce jour-ci, c’est le second cas de figure malgré mes efforts pour engager la conversation : depuis trois heures sur le stand ce matin j’ai parlé à une seule personne, qui n’a pas acheté de livre.

Il est vrai que le magasin est particulièrement désert aujourd’hui. Il est vrai que c’est un hypermarché standard, non exclusivement consacré aux produits dits culturels. Lire la suite « Un écrivain lambda en dédicaces »

Willy, dix ans plus tard

Un texte du 13 août dernier :

 

Willy, dix ans plus tard

 

Nous étions de “la classe”,

Nés tous deux en 49.

Tu fêterais aujourd’hui tes soixante-douze printemps,

S’il y a dix ans tu n’étais parti,

Comme tu l’as alors choisi. Lire la suite « Willy, dix ans plus tard »

Rando dans les Alpes

Samedi 24 juillet 2021.

Départ de la station pour une balade au haut. Montée par le télésiège, puis une heure trente à crapahuter, au final, par le sentier des crêtes pour parvenir à la croix et pointe de l’Ouillon, à 2431 mètres.

Le vent se déchaîne et vous glace malgré le soleil intense ; pull et coupe-vent sont de rigueur.

Devoir rattraper le chapeau qui, malgré le cordon d’attache serré au maximum, s’envole à tout bout de champ, laissant ses rebords se rabattre violemment sur votre visage.

Fatigue ; il faut tenir, dans les derniers raidillons.

Enfin la Croix marquant le sommet vous accueille et vous permet de souffler un peu. Lire la suite « Rando dans les Alpes »

Claude Colson : un treizième livre.

Ce vendredi 16 juillet est le jour de la parution officielle de ma deuxième nouvelle isolée (après Chronique d’un amour fou sorti il y a deux ans aux éditions Bernardiennes – 8000 mots).

Ce sont cette fois les éditions Lamiroy (B) qui publient aujourd’hui L’acte d’Elsa, dans leur collection Opuscule.

Comme nombre d’entre vous savent, j’écris dans plusieurs genres littéraires : poésie, roman court, nouvelle, récit de vie.

L’acte d’Elsa était à l’origine un texte beaucoup plus court encore (le court, toujours le court, qui reste ma marque de fabrique, avec peut-être la sensualité, du moins m’a-t-on dit un jour). J’ai dû l’étoffer pour me conformer aux exigences de la maison d’édition (5000 mots), tout en gardant – bien entendu – le cœur de l’histoire. Lire la suite « Claude Colson : un treizième livre. »

Toi-Nous (récit sur la passion amoureuse)

Paru en 2009, ce récit autobiographique et original sur l’amour fou vu par l’homme dans la relation homme-femme est toujours disponible (éditions Chloé des Lys, mais pas en juillet ni août), et auprès de l’auteur(monilet@wanadoo.fr). Également  sur commande libraires dès septembre.

Toi-Nous

Un récit.

Une rencontre sur internet.

Une histoire d’amour. Une passion aux débuts fulgurants malgré les multiples obstacles.

Puis, chez elle, l’affadissement brutal. Inexpliqué, incompréhensible pour lui, voire pour elle.

Des caractères de feu. La volonté commune d’y croire encore qui les fait « repartir » 22 fois après 22 ruptures.

L’impossible, l’ambiguïté, le vouloir, l’irrémédiable : vous trouverez toutes ces étapes de la passion amoureuse dans ce court opus que Claude Colson nous livre en alternant, une fois encore (comme dans ses deux premiers livres) – mais encore différemment – récit, poèmes en vers libres et journal intime, ici intimement intriqués, sans séparation des genres.

La violence des sentiments, la force des mots.

 

Précisions sur le contenu et extraits

La structure apparemment chaotique, avec ses trois genres d’écriture, rend compte d’une histoire d’amour qui ne l’est pas moins, mais cette fois dans le réel. Lire la suite « Toi-Nous (récit sur la passion amoureuse) »

Rêver – Franck Thilliez – notule de lecture

Je poursuis, sur des mois, mes lectures quasi compulsives des œuvres de Franck Thilliez avec des livres de prêt. Je pourrais vous faire sourire car après un deuxième, superbe [Train d’enfer pour ange rouge ?] et un troisième, fantastique [Il était deux fois ?] (bouh, je n’ai pas noté les titres , pas plus que pour ce lui-ci pour lequel je retrouve quelques notes ; je promets de faire mieux les prochaines fois…)

je pense qu’il s’agit de “Rêver”, c’est quasi sûr.

Résumé: Psychologue réputée pour son expertise dans les affaires criminelles, Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait confondre le rêve avec la réalité. De nombreux mystères planent autour de la jeune femme, notamment concernant l’accident qui a coûté la vie à son père et à sa fille, et dont elle est miraculeusement sortie indemne.
L’affaire de disparition d’enfants sur laquelle elle travaille brouille ses derniers repères et fait bientôt basculer sa vie dans un cauchemar éveillé… Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Ma lecture : ce livre n’est pas mon préféré, mais reste un très très bon livre,

Le bémol pour moi vient de la structure complexe avec éclatement total de la sphère temporelle; néanmoins on s’y retrouve et j’avoue avoir dévoré les cent dernières pages de ce livre qui en compte plus de six cents,

Je croyais avoir deviné, mais ce fut seulement- en partie ; normal pour les intrigues de ce maître du thriller.

J’ai depuis lu l’Anneau de Moebius, Vertige, Angor, je lis actuellement La chambre des morts suivie de la mémoire fantôme. Une addiction, je vous dis, surtout pour quelqu’un qui, ne lisait pas de thrillers.

Les éditions Lamiroy (B)

Je connaissais cette maison d’édition et jusqu’ici, bien que « spécialisé » moi-même dans le court, je pensais qu’elle ne me concernait pas car elle édfite essentiellement des textes de +/-5000 mots,

Pour moi, c’était ou trop long ou trop court, d’après le volume de mes productions écrites habituelles ( textes archi-courts ou novellas).

Il y a peu je me suis décidé à retravailler une nouvelle brève pour l’amener à ce format, dans le but de la leur soumettre. Et le jour-même, coïncidence ou présage, un de mes amis édités chez eux m’a ensuite sollicité pour son aperopuscule (voir plus bas).

Ils ont plusieurs collections, entre autres :

Opuscule :

La collection Opuscule des Editions Lamiroy est un petit format 10 x 14 cm de nouvelles de 5000 mots paraissant tous les vendredis depuis le 1 septembre 2017 (4€ +1€ de frais de port). Elle est ouverte à tout auteur – débutant ou confirmé.

Adopuscule :

Les adopuscules, tout comme leurs grands frères, les opuscules, sont des nouvelles de 5000 mots destinées à la jeunesse quel que soit l’âge de leurs auteurs.

Cette collection est ouverte à tout auteur – débutant ou confirmé. Le texte doit obligatoirement cibler un public de 10 à 18 ans. (Au delà c’est un opuscule)

Crépuscule :

La collection Crépuscule est la déclinaison POLAR des opuscules.
(Polar avec Pol comme Policier)

– et récemment , Apéropuscule :

Apéropuscule deviendra-t-il roman ?

Les apéropuscules présentent le début d’un roman, en format imprimé, qui sera peut-être édité si cette présentation rencontre un certain succès. (vente sur le site des éditions).

Un nouveau concept pour aider les auteurs à être publiés.

Nous publions – à compte d’éditeur – en format  » opuscule  » des futurs romans :

1. une courte bio de l’auteur (maximum 150 mots)

2. une courte présentation du roman (maximum 150 mots)

3. le début du roman (environ 5000 mots)

Si cet apéropuscule remporte un succès, notre maison d’édition ou une autre maison d’édition pourra le publier.

Comme vous voyez, avec ces collections (liste non exhaustive), c’est un concept d’édition singulier. Personnellement j’ai soumis un premier opuscule qui fut refusé dès le lendemain. Mon ami chez eux me conseilla de ne pas me décourager et deux semaines plus tard j’ai soumis une autre nouvelle, acceptée cette fois au bout de quelques jours,

Son titre : L’acte d’Elsa, Elle devrait paraître le 16 juillet prochain, Une version numérique est également prévue,

Si cela vous dit de tenter votre chance auprès de cette maison… Plus d’infos : https://lamiroy.net/

Écriture : deux exercices formateurs

Celles et ceux qui connaissent mes écrits savent que ce qui les caractérise, c’est une certaine sensualité (souvent), un aspect visuel marqué et surtout la forme courte ( fragment, nouvelle, novellas et poésie ; on la retrouve même dans mes récits.)

J’ai eu récemment l’occasion de travailler des textes différents sous deux angles :

– L’exercice peut-être le plus simple des deux :

J’avais fait il y a vingt ans un voyage dans un pays lointain et avais tenu une sorte de carnet de bord (prose et poésie).J’avais déjà publié, outre les poèmes, une mini-nouvelle de 1250 mots, sur le net. J’ai souhaité présenter à un éditeur un travail nécessitant 5000 mots. À l’aide de mon vieux carnet, j’ai joint quelques anecdotes à ce journal de voyage, pour obtenir rapidement 2650 mots. Lire la suite « Écriture : deux exercices formateurs »