Une drôle de scène (mini-nouvelle)

(exercice à contrainte : 20 minutes de rédaction)

Il était vers midi en ce jour d’automne venteux ; j’étais en train de parcourir la ville en quête de la plus proche boulangerie, envoyé par ma compagne. Au carrefour de la rue de la République et de l’avenue Jules Guesde, elle se tenait là, immobile sous les bourrasques et la pluie fine qui commençait à tomber. Irrésistiblement attiré par cette immobilité étrange, j’approchai, secoué moi aussi par les intempéries. Quand je fus près d’elle, elle me prit par la main et m’emmena. Je n’avais opposé aucune résistance ; j’étais fasciné par sa beauté et la bizarrerie de son comportement. Sans dire un mot, je la suivis.

Nous traversâmes l’avenue et elle me guida dans une ruelle que je n’avais jamais remarquée dans la ville. Le passage était si étroit que la pluie oblique arrivait à peine à le pénétrer. Aussi notre parcours n’était-il pas désagréable : je sentais juste la tiédeur de sa main qui enserrait délicatement la mienne. Après quelques minutes de cet étrange voyage, elle pénétra soudain dans une maison Lire la suite « Une drôle de scène (mini-nouvelle) »

L’atelier des petites robes noires- Annie Pétrel-Mathieu, éditions aeth, note de lecture

L’atelier des petites robes noires – Annie Petrel-Mathieu (éditions A et H, alias aeth)

Deuxième livre de cette auteure que je lis (après La fille aux parapluies) et encore avec plus de plaisir.

Une jeune femme, Leya, en plein questionnement prend du recul durant une semaine, en bord de mer.

Ses rencontres ainsi que la complicité des femmes qu’elle y trouve l’aident à prendre sa décision.

Un texte empreint de parfums, de fleurs et de tissus : une atmosphère joliment féminine,

À la fin, quatre couples se forment ou se reforment, après hésitations et ratages.

Le livre se déroule en sept journées et s’articule en tranches de vie qui font progresser l’intrigue.

Une lecture, au final, optimiste, servie par une écriture toute en légèreté, poétique, avec des accents parfois oniriques.

Un livre délicat qui fait du bien ; aussi aux messieurs ;). À conseiller.

La mare en habit de fête

   Voici la cinquante-neuvième pièce que je consacre à cette mare, source inépuisable de mon inspiration.

Ces textes sont essentiellement poétiques , mais il s’y glisse quelques textes en prose; Vous pouvez retrouver l’ensemble ici (les plus récents cités en premier) : https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

Novembre. À cette heure

Tu es mare en splendeur. Lire la suite « La mare en habit de fête »

Extrait de Max ou l’art subtil de vieillir (roman 2019)

Vous savez peut-être que j’écris des textes courts : récits de vie, poésie et romans (novellas).

   « Max était préoccupé, Il s’inquiétait de voir son copain s’enfoncer de plus en plus dans la déprime. Il vivait à présent complètement seul depuis que Christiane était devenue une jeune femme qui, c’était logique, vivait sa vie.

Elle avait trouvé de petits boulots successifs, intercalés avec des périodes de chômage et s’était établie en union libre Lire la suite « Extrait de Max ou l’art subtil de vieillir (roman 2019) »

Tribulations, heurs et malheurs d’un candidat à l’édition :)

Je sais bien que quelquefois un manuscrit éblouit un éditeur et qu’alors l’auteur reçoit un coup de fil le jour même de la réception dudit texte.

C’est quand même assez rare.

Autrement le candidat à l’édition doit cultiver l’art de la patience.

Un exemple, que d’autres infirmeraient sans doute :

Je “côtoie” le monde de l’édition depuis 21 ans, ai essayé environ treize petits éditeurs, à défaut d’avoir convaincu les “grands”.

J’ai fait éditer à ce jour 12 livres et je suis, je pense, un peu, rien qu’un peu, averti des subtilités de ce monde, des maisons à contacter etc. Lire la suite « Tribulations, heurs et malheurs d’un candidat à l’édition 🙂 »

Quelques lectures de ces derniers mois

 

Mes avis, lapidaires cette fois, sont divers :

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson :

Pour moi, une lecture plaisante de quelques 500 pages, sans plus ; pas vraiment captivé mais je suis allé au bout, par petites touches. L’humour à froid m’a tiré quelques sourires.

J’ai enchaîné par L’analphabète qui savait compter, du même auteur :

Arrêt à la page 72 ; je ne suis pas entré dans ce texte.

Hansker, de Fabien Vermot-Gauchy, ed. Fleur Sauvage Lire la suite « Quelques lectures de ces derniers mois »

Mare de fin août (poésie)

dav

Pause en retour de balade.

Mare de fin août

À l’air bien doux,

Tu guérirais toute âme malade.

 

Pour moi il n’en est rien.

Reste ce lieu serein,

Tout y est quiet

Même famille canards n’a bougé

À mon passage, à un mètre, sur le sentier. Lire la suite « Mare de fin août (poésie) »

TERRE DE VOLCANS

 

   Voir, une fois encore, ce paysage aimé, une vaste étendue solitaire bordée de quelques maisons en pierre volcanique, aux toits de lauzes, bonheur !
Devant ces prairies d’alpage légèrement vallonnées d’où émerge çà et là le gris de quelques rochers bruts, le chaume est orné par endroits de timides fleurs sauvages que le vent vif courbe sans égards.
Au loin, fière et hiératique, se dresse l’imposante chaîne des Puys.
On est en juillet et, à ces hauteurs, il ne fait pas plus de 12 degrés. Venant de plus bas, je portais des vêtements d’été et ici je grelotterais presque. Mais la beauté de ce paysage m’attire irrésistiblement hors de la voiture. Il faut parcourir ce sol pour se sentir soi-même une part de cette nature qui incite à la modestie, celle qui vous envahit devant le grandiose, ce qui était là avant vous et subsistera bien après.
Comme toujours, la montagne a sur moi cet effet magique qui me met « en accord » et me tire un sourire de béatitude.
Si c’était ça, le bonheur, dans toute sa simplicité ?

D’eau et de vie – recueil de poésie

Paru mi-février, ce livre a, par la force des choses(confinées) largement raté sa sortie, sans signatures ni salons, aussi me permetté-je de reprendre cette présentation, pour lui donner, peut-être, une seconde chance. Bien qu’écrivant quelques nouvelles, des récits et des romans courts, ce sont mes recueils de poésie qui sont le plus chers à mon cœur : c’est par elle que je suis venu à l’écriture, un cadeau inestimable dans ma vie, à 45 ans et dont les effets se poursuivent jusqu’à mes … 71 ans actuels (ou presque).

 

Voici mon douzième opus, tout juste paru ; il s’agit cette fois de mon deuxième recueil de poésie, « D’eau et de vie ». Il sort aux éditions LC, deuxième ouvrage de moi chez cet éditeur. Lire la suite « D’eau et de vie – recueil de poésie »

Mes lectures de confinement, impressions

J’ai « profité » de ce moment pour lire un genre que je n’aborde pas très souvent :

j’ai d’abord lu « La fille de papier » de GuillaumeMusso.

je n’ai trouvé la lecture intéressante que dans le dernier quart : il faut dire que dès que les choses sortent de l’ordre du vraisemblable  —irréel ou autre — je décroche quasiment toujours.

J’ai poursuivi par « On la trouvait plutôt jolie » , de Michel Bussi , et là j’ai été plutôt séduit par un suspense très bien mené ; j’ai apprécié le livre, mais il a été desservi par une lecture que j’avais intercalée, beaucoup plus forte à mes yeux :

« Le manuscrit inachevé », de Franck Thilliez.

Là, c’est, à mes yeux, littéralement époustouflant : le suspense règne encore au-delà des quatre lignes de fin. Contrairement à mes habitudes, je n’ai pu lâcher ce livre et ai lu les 600 pages en 3 jours. C’était mon premier Thilliez, une réussite à cent pour cent.