
Illustration :pixabay,beastetrnchen
J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

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J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

11 heures à la mare
Ce dix avril frisquet
Hier c’était canicule bizarre
Ce jour c’est presque hiver entêté
Le printemps été a fait marche arrière
Car là c’est froidure délétère
Un semblant de soleil éclaire les cimes
Fait ressortir leur vert tendre et sublime
Toutefois ici c’est encore la paix
Le temps est comme figé au moins alenti
Le promeneur se déleste de ses faix
Et peut ici tirer parti de la vie
Rien ne bouge tout est calme
Les feuilles sur l’eau sont immobiles
Un colvert pourtant nage suivi de sa cane
Image de l’existence qui elle aussi solitude honnit

Oui, il est là ! Lui, c’est mon dix-septième livre. Le deuxième que j’ai directement autoédité après être d’abord passé par beaucoup de petits éditeurs.
C’est un recueil de 108 poèmes dont 5 textes en prose, poétique. Son titre :
« Murmures d’une mare (Carouge, Brétigny-91)»
J’y tiens particulièrement car depuis ma venue à l’écriture en 1995 (quasiment par la poésie), je n’ai jamais cessé de la pratiquer, même si je me frotte aussi à d’autres genres littéraires, toujours le court, ma spécialisation. Lire la suite « Il est là ! (nouveau livre) »

Lire la suite « interview par Loïc Manceau : moi et l’écriture »



Je participe avec d’autres auteures et auteurs à cet événement dont les organisateurs m’ont fait l’honneur de me nommer Président.
Je les en remercie.
Mon mot sur le bulletin d’accueil :

Je vous invite à découvrir ce site dont le lien est en bas du poème.

« Le poète est maître de son œuvre ! À moins que ce ne soit l’inverse ? Petite interrogation que nous traitons avec ironie dans La mare de trop, un poème où l’écrivain dispute sa notoriété à celle de son décor.
Dans ce texte, comme Claude Colson, nous mettons les belles lettres au service de la beauté… et d’une mare !

À l’entame de la seconde décade
De mars, le chemin vers la mare.
Disparus les crocus et leur mauve peu fade,
Bonjour les narcisses au jaune fort fanfare.
La fraîcheur intense encore en cette fin matin
Sait qu’elle livre ses derniers combats.
Les oiseaux pépient avec entrain
Contre un hiver qui faiblement se bat.
La mare enfin livre ses eaux calmes
À son fidèle amant quasi ébloui
Par sa beauté que griffent ici canards de leurs palmes,
S’agitant un peu au sortir du repos de la nuit.
Une corneille noire s’en est venue
Grapiller les miettes généreusement jetées
Par un promeneur ici égaré,
Partageant avec moi cette petite immensité.
Avant, apaisé, de m’en retourner,
J’admire toujours le manteau tacheté
Que ma mare, ce jour, revêt,
Manteau de pollens et de lichens fait,
Pour m’offrir une symphonie en vert
Qui de l’espoir annonce l’ère.
D’ailleurs, à mon départ, le soleil revenu
D’un coquin clin d’œil me salue.
