Bientôt deux nouveaux livres

Bonjour les amis,

Celles et ceux qui me suivent savent que mon 11 ième livre, une novella de 50 pages (« Chronique d’un amour fou » – éditions Bernardiennes, ex première partie, abrégée, de mon premier livre), tarde à arriver jusqu’à moi depuis aujourd’hui 47 jours, suite à des aléas postaux, mais l’espoir est permis. D’ici 2 semaines sans doute ou 3 au plus, croisons les doigts.
Je vous annonce ce jour la signature d’un contrat avec les éditions LC, qui éditent déjà l’un de mes romans, pour un nouveau recueil de poésie (12 ième livre) que j’ai intitulé » D’eau et de vie ». Parmi les genres que je pratique (romans courts, novellas, récits, poésie, celui-là m’est particulièrement cher ; c’est peut-être celui qui correspond le mieux à mon tempérament en écriture.
Je viens naturellement de prévenir du contrat les autres éditeurs auxquels j’avais soumis ce texte

Vous aurez d’autres informations en temps utile.
Je vous remercie.

Aperçue en août (poésie)

 

Voici la 53 ième pièce que je consacre à cette mare ( collection complète : https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913) qui est ma principale source d’inspiration poétique.

Aperçue en août

 

Août verse vers sa fin. Lire la suite « Aperçue en août (poésie) »

SECRET (poésie ; hommage à l’amour fou)

Dis-moi petite par quel mystère

près de toi l’ombre devient lumière

la* colère se fait tendresse

laideur mue en beauté

et Sexe Pureté

 

in « Saisons d’une passion », ed. Chloé des Lys

(*  aujourd’hui, j’enlèverais l’article)

image: source

Automne indécis (poésie)

 

(pièce de la série « La Mare » https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913  )

 

Après les récents frimas

L’après-midi est très doux à la mare.

C’est la saison qui balbutie

Et avance comme pas à pas.

Elle y déploie, fort, tout son art,

Sachant encore se faire jolie.

—————————–

Soleil de novembre bien hardi

Incendie les roux des cimes.

Les mordorés y chatoient,

À l’oeil, splendide féérie.

Vaincu, gel d’hier les roches plus ne lime

Et tant de beauté laisse coi.

—————————–

Assis aux bancs, les promeneurs s’attardent,

Devisent même gaiement.

Je les imite en composant

À Nature cette manière de remerciement.

——————————-

Mais voici que Soleil ses rayons plus ne darde

Car une nue s’est interposée

Rappelant au rêveur d’ambre

Que vendémiaire est bel et bien novembre,

Que tant rêver était un peu osé.

Saisons poétiques en train (réédité) ed. Bernardiennes

couv saisons poét bernard_

C’est un grand plaisir pour moi de disposer à nouveau de mon livre préféré, bien que j’aime les 9 édités à ce jour et les 2 à venir. Je remercie les éditions Associations bernardiennes (B) qui ont permis cette renaissance.

Il s’agit d’un recueil de poésie (80 poèmes) caviardé de 20 textes en prose d’une page ou deux qui eux aussi transcrivent des impressions de voyage en train (essentiellement RER, plus un ou deux trajet en train de grande ligne ainsi qu’un ou deux en métro).

Le sous-titre éclaire quelque peu l’ensemble : voyages au fil de la vie, poèmes et réflexions,mais il ne dit pas l’approche variée, sensuelle, surprenante,  toujours poétique  qui vous emmène avec moi sur ces banquettes de train : vous y êtes vraiment, voyageant en Beauté. Un paradoxe quand on sait le nombre de voyageurs qui pestent chaque jour contre l’inconfort, les aléas et la promiscuité de ce mode de transport qu’ils subissent pour se rendre au « boulot ». Après avoir lu ce livre, vous changerez votre regard sur ce « fichu RER » ; c’est garanti. Il y a dans ce recueil 7 années de voyage dans un train que j’ai emprunté quelque 21 ans pour aller au travail.

La quatrième de couverture : « Tortillard ou train de luxe, ce véhicule est un lieu où se déroulent des vies, nos vies…
Bien au-delà de nos destinations, il nous emporte au cœur de notre imaginaire.

Ces poèmes et réflexions de voyage feront route avec vous au travers des saisons. Vous trouverez dans chaque intermède poétique de l’humour, des leçons de vie et  autres surprises.
Laissez-vous en–train-er  par l’auteur, osez ce pas et vous vivrez ces voyages emportés par une écriture sensuelle, fluide et sincère, ainsi que par la force des mots.

Savourez lentement ces poésies riches des émotions que vous aussi avez éprouvées.
Un livre où la nature est particulièrement présente, dans toute sa beauté. »

L’auteur : Claude COLSON, alias Jean Claude Collau, est né en 1949 dans le Hainaut-Cambrésis ( France, département du Nord).
Ses thèmes favoris : en poésie, la nature, l’humain, l’amour dans sa forme exacerbée qu’est la passion, avec un souci de recherche de beauté, comme adéquation entre le fond et la forme.
Inspiration plus diverse dans ses romans courts, sentimentaux, historique, para-policiers…

Deux poèmes :
19 HEURES

Juste avant le soir, au printemps,
Train alenti,
Regard alentour,
Presque alangui.

Et la lumière pare maisons, toits, buissons, feuillées
De vives, osées, couleurs d’été.
Soudain tout change…
Deux allées sombres,
Voie encaissée,
Et le voyage vert foncé
Poursuit son cours dans l’ombre.

Un rai têtu s’infiltre dans la voiture,
Danse, alternant, et borde tout objet
D’un lourd éclat doré.

Il est presque tard.
La lumière orangée a mis son peignoir.

CAPTIF

Toi qui occupes mes pensées.
Petit-matin-soleil-boule orange à contempler.
Rayons absents, tout comme intensité,
Toi encore qui mon esprit reviens chercher,
Toi qui m’agaces, m’irrites, me fais hurler
Brume rasante rampant devant le bois,
Cette Beauté, c’est encore toi,
Bientôt la boule ne se laissera plus regarder,
Elle est un peu aux cieux montée,
Tu prétendras ma tête hanter,
Et le murmure des parlers près de moi de gronder,
Alors tu t’immisces dans mes pensées,
La rivière toujours doucement ondoie,
Le flot scintille comme un émoi,
Dans son reflet qui je vois ? Toi !
Intérieur, extérieur, tout m’y renvoie,
Serais-je en train de délirer ?
Délire doux, aigre à la fois,
Toi.

Un avis :

Tout banlieusard en sait long sur la grisaille du RER, ses odeurs de fer rouillé et de salissures, ses ensommeillements du petit matin, ses lassitudes du soir, ses moiteurs exécrables, tout banlieusard connaît cette locomotion fort peu encline à la contemplation et à l’extase. Pourtant, Claude Colson, le poète au cœur tendre et au regard en éveil, transforme nos allers-retours quotidiens, en une balade colorée, suave et sensuelle,
Voyage entre l’au dehors de derrière la vitre qui renvoie l’écho normatif de l’agitation des saisons et l’épicentre en interne des voitures du train, où chacun semblable à l’Autre, se recroqueville,en face à face. Les vies, les rêves, les sentiments, les émotions, de ces Autres que l’on reconnaît au fil des stations sans se connaître jamais…Mais toujours la beauté présente !
Ce recueil est magnifique de sensibilité, de réalisme, tout voyageur de RER s’y reconnaîtra ! Gisélec, lectrice

———————————————————————————————————————————–

Ce livre a bénéficié d’une mini-présentation dans « La vie du rail. »

Nombre de pages : 156
Dimensions : 12,5 X 20,1
Disponibilité :éditeur,  moi-même, amazon…
Prix éditeur : 12,50 euros (port pour la France 1,50)
ISBN : 978-2-930738-75-8

Deux poèmes »de train »

RER (275x183)

Voici deux poèmes qui auraient dû figurer dans mon recueil « Saisons poétiques en train » , paru en 2014 et qui va sous peu être réédité aux éditions Bernardiennes : il n’y figureront pas non plus, je les mets ici. Je viens de m’apercevoir qu’ils ont alors échappé à ma vigilance, comme à celle du premier éditeur !

SPECTATRAIN NOCTITRAIN

Train de nuit, lent trait orangé.
Monde extérieur gommé.
Obscurité.
Les vitres noires reflètent des ombres de visages : Lire la suite « Deux poèmes »de train » »

Trajet de juin

(extrait de « saisons poétiques en train -2014, disponible auprès de l’auteur à ce jour)

Aujourd’hui train prison.
Quand je lève les yeux de mon livre, ce qui me frappe le plus souvent ce ne sont pas les échappées du regard sur le paysage mais des voies encaissées. Le train roule alors entre les arbres serrés qui défilent, formant à ma droite et à ma gauche des murailles vertes qui manquent m’étouffer, tant elles s’approchent.
À d’autres reprises, ce sont les maisons alignées, si serrées que leurs façades crépies semblent des murs de béton.
Atmosphère automnale en ce mois de juin.
Semblant de clarté, grise.
Cette impression majeure heureusement n’est pas constante. Par intermittences le train traverse un vallon…
Le temps d’écrire, c’est déjà la très proche banlieue, les immeubles et usines enchevêtrés que scrute, apeuré, un ciel blême et moutonnant.
Encore quelques minutes puis je suis à destination. Je range ma plume-compagne.

Ma mare en mai (poésie)

Une pièce de plus à ma collection  « La Mare », sur atramenta.net :

La mare sombre reflète les verts variés

De la ceinture d’arbres qui l’entoure, serrés.

L’air ? Immobile, en ces premiers jours de mai.

Les cimes tremblent à peine sous le ciel tel un dai.

Son bleu est traversé d’étranges nuées blanches, en lamelles.

Denses, inclinées, elles semblent une dentelle.

Lire la suite « Ma mare en mai (poésie) »

Statistiques de ce blog

Par curiosité, je viens de m’amuser à regarder les pages les plus vues durant ces 42 derniers mois, peu après la création du blog.

Cela donne :

Maisons d’édition acceptant les manuscrits par mail   38 435, vainqueur sans conteste,

Réflexions sur l’amitié  9232

Page d’accueil/Archives  4374

 

Qui suis-je  635

Livre 8 Saisons poétiques en train (recueil de poésie) 292

Livre 9 Deux, Pair et manque ( roman)  254

Tempus fugit (une poésie) 237

Le vieux permis de conduire (une mini nouvelle)  197

 

La « place » de la poésie est intéressante, entre autres.

Mare incertaine

L’avant-dernière  de mes 45 pièces sur la mare (ici https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913?page=1&start=0%20ICI )

Mars rétif englue la mare.

Toujours un soleil veule passe et repart ;

Las, il n’a pas fait son oeuvre :

Tout reste froidure en ces manoeuvres.

———————————–

Au banc, j’ai gardé ma vêture d’hiver ;

Bien m’en a pris, sinon je n’aurais pu

Ici séjourner à tracer ces vers.

Sûr, j’aurais dû fuir au vent têtu.

————————————

Harnaché, je résiste en respirant le frais.

L’eau calme est marron limon mais

Dessus flottent, sales, herbes et branchages :

L’hiver a laissé la laideur en partage.

——————————————

Engourdis, endormis, les canards ne se meuvent,

On dirait que bouger ils ne peuvent,

Attendant, patients, de la nature l’éveil

Qui tantôt devrait nous lâcher ses merveilles.

———————————–

Il est temps car du froid, c’est assez !

Il suffit ! De seulement pouvoir rêver été…

On le veut, on l’espère, on sait bien qu’il viendra,

Après ce printemps qui, par intermittence, murmure déjà.