La solitude de l’auteur peu connu en dedicaces

 

 

 

 

 

Il y eut celle du gardien de but au moment du penalty, celle là est non moins réelle. Début août, je suis seul auteur présent dans ce Hall de la Presse. C’est matin de marché et il y a beaucoup de monde dehors. Je suis installé au bord d’un trottoir passant depuis plus de 4h30 effectives sur mon stand et jusque-là aucune vente. Ici, en province, au moins les passants jettent-ils un vague regard ; cela n’a souvent même plus lieu en Île de France. Lire la suite « La solitude de l’auteur peu connu en dedicaces » →

L’image et/ou le livre

 

 

Blog claudecolson.com (images pixabay SharoE et Ylanite)

Je vais enfoncer une porte ouverte, « Bis repetita placent ». D’après ma « petite » expérience, l’intérêt pour la lecture s’est considérablement effondré depuis la première Covid, il y a six ans. Je le constate dans les rares salons du livre que je fréquente ou, même, dans les espaces culturels spécialisés : on attend, attend, attend l’éventuel lecteur intéressé. En ce débit d’après-mlidi, j’officie dans un tel lieu depuis 3h30 sur mon stand, seul auteur, et j’« ai dédicacé,,, 1 livre, Un peu par hasard à un étranger sympathique, parlant assez mal le français et devant faire usage de Google traduction à 50 %. je le pense surtout à la recherche de contacts en France, ce qui n’est en rien blâmable.. Lire la suite « L’image et/ou le livre » →

Chronique d’une journée de dédicaces- Saint-Valentin 2026

Petite chronique d’une journée d’écrivain en dédicaces- Saint-Valentin 2026

Parti à 9h15 de chez moi, installé à 10h05

Bon d’accord, je suis dans un Auchan, certes accueillant et généreux avec les auteurs, mais ce n’est peut-être pas le meilleur des endroits pour proposer ses livres, bien que la commission de l’enseigne soit ici modique (elle beaucoup plus importante en librairie ou enseigne culturelle)

. Je suis bien placé, face à l’entrée du magasin : nul arrivant ne peut ne pas me voir.

Là depuis une bonne heure, force m’est de constater que je n’ai encore eu aucune accroche. Personne n’a approché. Quand je capte un regard, il est soit furtif, soit fuyant. J’ai pourtant fait une affiche rappelant ce jour spécial et le thème des 7 de mes 16 titres que je présente : l’amour !

Non loin, juste avant moi en arrivant en fait, un stand de fleurs naturelles et artificielles qui, lui, draine beaucoup de chalands.

Au bout de cette heure, dois-je déjà conclure qu’aujourd’hui, en un tel lieu, l’intérêt pour le livre est en très forte baisse ? Ce n’était pourtant pas le cas avant le premier Covid. (Cela sonne mieux que le féminin).

Tiens, pour me contredire, une dame semblant pressée, regarde. Je l’invite à approcher, lui explique en quelques mots les ouvrages ; je la vois inquiète, son mari est déjà loin. Elle prend ma carte, à mon invite, dit qu’elle approfondira sur mon blog et s’éloigne.

Une deuxième dame vient discuter (eh oui, comme souvent il y a plus de lectrices que de lecteurs). Elle ne prend que ma carte, mais cela fait chaud au cœur de susciter encore quelque intérêt par mes écrits. Il est déjà quasiment 11h30. Aucun livre n’a encore trouvé preneur (j’ai apporté ce jour des nouvelles, des romans courts, de la poésie et des récits de vie, tous ayant rapport au thème du jour, la Saint-Valentin),

Haut les cœurs, le reste de la journée sera peut-être meilleur !

5 minutes plus tard, à nouveau une discussion avec des passionnés de littérature : pas d’achat, qu’importe ; je laisse ma carte.

Midi, je vends un premier roman et ai surtout discuté avec cette ex-Chti (comme moi). Comme je dis toujours : ché ché meilleux (ce sont les meilleurs) 🙂

bientôt un deuxième livre part.

14 heures : depuis pas mal de temps, c’est plutôt « la morte saison » avec la pause méridienne des clients du magasin ; moi, je veille. Ceux qui viennent quand même n’ont pas plus faim de livres que de nourritures terrestres,

Un peu plus tard, septième discussion : un livre part puis un autre , les « affaires »  reprennent, score : 4

À nouveau arrive une nouvelle discussion intéressante. 15H30, c’est encore une fois très calme.

15h45: discussion sur la littérature, l’écriture, l’édition, la vie…

16 h : calme plat.

17 h : deux jeunes filles s’intéressent à un livre, le prennent en photo, avec ma permission, pour approfondir sur Amazon. Signe des temps. Puis une dame discute un peu.

Au total la moisson reste maigre : 4 livres en 7 heures sur le stand, l’intérêt pour la lecture de livres me paraît en forte baisse , trop de facilités avec les écrans tentateurs, peut-être, plus la régression généralisée de la culture, il n’y a qu’à voir la dégradation de notre système d’enseignement…

17h 30, je décide de jeter l’éponge et remballe mes livres, laissant un ou deux exemplaires de chaque titre sur la table.

Arrive alors un groupe 4 ou 5 dames dont une seule ne porte pas de foulard, avenantes, curieuses, joyeuses et nous engageons une discussion qui se termine par l’achat de 2 autres livres : total de la journée 6 signés, La dernière fois ici un n’est pas passé en caisse et a été retrouvé, dédicacé, dans un rayon.

Au total j’ai vendu plus de livres que je le fais en salon du livre et deux fois plus que ma moyenne, basse depuis 2025, en grandes surfaces généralistes ( cette moyenne était de plus de 10 avant 2020). Le hasard joue toujours beaucoup dans cette modeste demi ou quart-réussite du jour.

J’ai mené une douzaine de discussions intéressantes avec de potentiels lecteurs en 7h30. La vie d’auteur sans éditeur actif n’est plus très facile de nos jours, mais ma passion d’écriture reste intacte. Je quitte les lieux à 17h 40 et arrive chez moi après 18h. Une journée de 9 heures bien remplie ; reste à m’intéresser à MA Saint-Valentin, MDR.

(illustration vecteezy_a-hand-writing_9887100.png)

Vous avez dit écrivain auto-promu ?

La vie d’auteur-ėvrivain obligé de s’auto-promouvoir devient très difficile.
Je suis loin d’être le meilleur vendeur qui soit, mais aussi très loin d’être le plus mauvais.
Récemment, dans une grande surface généraliste où je proposais ma littérature blanche (poésie, romans courts, récits de vie, nouvelles) j’ai vendu 3 livres, dont une nouvelle à l’unité à 4 euros, en 9 heures sur le stand. Il a fallu que j’attende 6 heures Lire la suite « Vous avez dit écrivain auto-promu ? » →

salon du livre de Villabé (91) 27 septembre 2025

Je participe avec d’autres auteures et auteurs à cet événement dont les organisateurs m’ont fait l’honneur de me nommer Président.

Je les en remercie.

Mon mot sur le bulletin d’accueil :

Je tiens à remercier la commune de Villabé et le Lions Club d’Evry Courcouronnes d’avoir tenu à prolonger la réussite de l’an dernier en organisant un deuxième salon du livre, le samedi 27 septembre 2025.
Une nouvelle occasion est ainsi donnée aux habitants du secteur où de plus loin d’avoir accès de manière personnalisée à ce moyen privilégié de culture qu’est le livre.
Ils pourront rencontrer des autrices et auteurs qui seront ravis de leur faire découvrir leur univers.
   Je souhaite une agréable journée à tous, lecteurs, auteurs et redis un très grand merci aux organisateurs du salon qui permettent ces rencontres fructueuses pour chacun.
Claude Colson, auteur essonnien, président de ce salon.

Salons, dédicaces etc.

Cette fois, c’est décidé. Lire la suite « Salons, dédicaces etc. » →

Une séance de dédicaces en hypermarché généraliste

Généraliste car les Fnac, Cultura ou autres enseignes du genre semblent généralement plus frileuses pour accueillir des auteurs inconnus du grand public ou simplement peu connus. Elles sont plus gourmandes aussi, tout comme les libraires : 30 ou 35 % du prix du livre, ce qui ne laisse quasiment rien à l’auteur s’il achète ses livres en général à ce même taux, les petits éditeurs travaillant difficilement avec les libraires, là où l’auteur, dans ce cas, peut espérer ses 8 à 10 % de droits d’auteur payés, au mieux, une fois l’an.

Avec les hypermarchés généralistes on négocie plus facilement 20 % de commission pour l’enseigne.

Le revers de la médaille est que depuis la COVID, les lecteurs-acheteurs sont ici beaucoup plus rares. Acheter des vivres, produits de beauté ou d’entretien n’est pas la même chose qu’acheter des livres papier. Lire la suite « Une séance de dédicaces en hypermarché généraliste » →

Tribulations d’auteur (suite, 2024)

Tribulations d’auteur (suite)

Je reprends. Auteur peu connu de 15 livres édités, n’ayant pas eu la chance d’être accepté par un « grand » éditeur (condition nécessaire mais non suffisante pour être diffusé, encore faut-il qu’il mise sur vous pour investir dans la promotion), je dois me diffuser moi-même, comme des milliers de mes consœurs et confrères en écriture ;

J’ai choisi de fréquenter surtout les hypermarchés et bien plus rarement les enseignes proposant des biens culturels (livres, loisirs créatifs etc).

C’était le cas récemment. L’enseigne avait fait le nécessaire : affiche(s) plusieurs semaines à l’avance, annonces sur FB, Instagram… mettant en avant ma nouveauté : un recueil de nouvelles consacrées en partie à Cuba. Je l’en remercie vivement. Lire la suite « Tribulations d’auteur (suite, 2024) » →

Pensées au fil de la plume, entre deux dédicaces

Auteur d’une quinzaine de livres déjà, il se demandait pour l’heure d’où venait ( pour lui ? ) l’envie d’écrire.

Était un simple désir narcissique ? À soixante-treize ans et plus de de vingt-trois ans de confrontation avec le monde de l’édition, il pensait ne plus en être là. Envie de dire le monde peut-être de dire UN monde. Il sentait obscurément que cela allait au-delà de sa personne, une sorte d’objectivation de la pensée qui la rendait éternelle en quelque sorte, inaccessible à toute vicissitude, un bloc pérenne dont il ne percevait pas l’utilité, si tant est qu’il en ait une.

Pour lui cependant, c’était une nécessité, un acte qui donnait sens à sa propre existence ; Contradiction ? Retour à soi en voulant en sortir ? Rien n’était clair et pourtant… il écrivait ces lignes. Lire la suite « Pensées au fil de la plume, entre deux dédicaces » →

De l’édition des auteurs peu connus, méconnus

(image pixabay Marisa_Sias)

Une opinion assez largement partagée

« De manière générale, on estime que les chances de publication (pour un manuscrit potable) chez un micro éditeur oscillent entre 15-20%, sont de 5% chez un petit éditeur, de 1% chez un éditeur moyen et de 0.1% chez un grand éditeur. Bien sûr, on parle ici du circuit traditionnel (via la soumission traditionnelle). »

Considérant qu’en général seules les deux dernières catégories ont véritablement les moyens d’assurer une diffusion en librairie er de faire connaître leurs auteurs, l’auteur candidat à l’édition se retrouve quasiment face à un mur, un monde extrêmement difficilement pénétrable (0,1 à 1 % de chances). Lire la suite « De l’édition des auteurs peu connus, méconnus » →