Mémé- Philippe Torreton – Note de lecture

Le livre :

« Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose. » Lire la suite « Mémé- Philippe Torreton – Note de lecture »

Les derniers jours- (roman, Hugues Boulet, La P’tite Hélène éditions)

 

Résumé :

Petite fille fantasque et jusque-là heureuse sur l’île tropicale de Kaos, Mathilde entame l’écriture d’un journal intime à quelques jours de son douzième anniversaire. Elle y raconte aimer sa mère, un peu son petit frère et ses deux meilleures amies qui fréquentent déjà des garçons, ainsi que cet adolescent dont elle a décidé qu’il serait le premier à l’embrasser. Elle aime même « Papa-le-Dragon », la divinité de l’île que les autochtones fêtent chaque année en érigeant des bûchers. Mais c’est surtout son père, homme doux et de peu de mots, qu’elle chérit. Lire la suite « Les derniers jours- (roman, Hugues Boulet, La P’tite Hélène éditions) »

La patience du diable – Maxime Chattam (notule de lecture)

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Résumé (babelio) :

« Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…
Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source.
Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? »

L’auteur : (extrait de Wikipedia) : « 

Au cours de son enfance, Maxime Chattam  fait de fréquents séjours aux USA  : sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon’, ville qui inspire son premier roman. Maxime a effectué sa scolarité au lycée Montesquieu à Herblay puis à l’Université Paris XIII-Nord. Durant son adolescence, souhaitant devenir acteur, il prend des cours de comédie au Cours Simon  à Paris . Il obtient des rôles pour la télévision et la publicité.

En 1988, il passe quelque temps dans la jungle thaïlandaise. Le journal qu’il écrit alors est sa première expérience avec l’écriture. Il la poursuit au début des années 1990 avec ses premiers essais littéraires d’abord inspirés de Stephen King  et notamment du film Stand By Me tiré de la nouvelle Le Corps dans le recueil de nouvelles Différentes Saisons. Il ébauche son premier roman, Le Coma des mortels, qui raconte un mois dans la peau d’un jeune homme plongé dans le coma, à la suite d’un accident qui s’avère être une tentative de meurtre. Il reprend des études de lettres modernes. »…/

Lecture : pour moi, une découverte. Je lis extrêmement peu de thrillers, quasiment jamais d’ailleurs. Là, c’est une rencontre de hasard qui m’a fait aborder cet auteur, une première . Ma lecture remonte à quelques semaines déjà « et je me souviens juste avoir énormément apprécié ce voyage de rebondissement en rebondissement dans les arcanes du mal. J’ai aussi eu le temps d’apprécier une langue maîtrisée, une belle langue même ; je lirai d’autres livres de cet écrivain.

 

Accident nocturne . Patrick Modiano (Notede lecture)

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Avis (Babelio-extrait) : Dans ce récit proche de l’enquête policière mais aussi très littéraire, l’auteur sait ménager son lecteur et le perdre dans une confusion narrative parfaitement maîtrisée, sans jamais l’abandonner totalement.

Ma lecture :

Il y a 5 ans environ j’avais lu un  Modiano de plus et j’avoue qu’alors j’avais été un peu excédé par la « petite musique » permanente. Overdose peut-être.

J’ai repris avec bonheur la lecture de cet auteur, avec un titre ancien et, cette fois, cela a fonctionné en ce qui me concerne. Comme toujours chez lui, ce sont des souvenirs éphémères et diffus où se meuvent des ombres, rêve et réalité, présent et passé intriqués.

L’admirable pureté de la langue contribue à peindre l’évanescence de la vie, l’envoûtement de cette recherche du passé. Le narrateur veut absolument retrouver une conductrice énigmatique qui l’a renversé et qu’il a l’impression d’avoir déjà rencontrée. Il est en quête de son passé, des bribes de sa vie oubliée.

Il finit par retrouver la dame et ils se « rapprochent ». Comme souvent chez Modiano, la fin est ouverte. Un très bon moment de lecture.

Modiano est prix Nobel de littératuire 2014.

Se souvenir des beaux lendemains – Nicolas Carteron (note de lecture)

Nicolas carteron

Résumé (fnac) :

« Nilse est beau, célèbre et adulé dans le monde entier. Il dispose des gens selon son humeur grâce à une carrière construite sur l’égoïsme et le narcissisme. En se promenant dans les rues désertes de Paris, sur un banc, il trouve un livre qui lui est dédicacé. En l’ouvrant, il ne peut soupçonner que toutes ses certitudes vont voler en éclats….parce que derrière chaque page se cache une vérité. » Lire la suite « Se souvenir des beaux lendemains – Nicolas Carteron (note de lecture) »

L’Olympien – Clémence d’Amazy (C.R. de lecture)

L'Olympien

L’auteur est une copine, écrivain méconnu comme moi-même. 🙂

L’approche : en préalable, je dirais que sans cette relation personnelle, je n’aurais sûrement pas lu ce livre qui est une pièce de théâtre en alexandrins. ( Je ne lis plus ce genre. Dans mes années d’étudiant germaniste, Lire la suite « L’Olympien – Clémence d’Amazy (C.R. de lecture) »

Statistiques de ce blog

Par curiosité, je viens de m’amuser à regarder les pages les plus vues durant ces 42 derniers mois, peu après la création du blog.

Cela donne :

Maisons d’édition acceptant les manuscrits par mail   38 435, vainqueur sans conteste,

Réflexions sur l’amitié  9232

Page d’accueil/Archives  4374

 

Qui suis-je  635

Livre 8 Saisons poétiques en train (recueil de poésie) 292

Livre 9 Deux, Pair et manque ( roman)  254

Tempus fugit (une poésie) 237

Le vieux permis de conduire (une mini nouvelle)  197

 

La « place » de la poésie est intéressante, entre autres.

Manneken Pis ne rigole plus – Georges Roland (note de lecture)

Résumé (Babelio) ) : 

ISBN : 2960080599
Éditeur : BERNARDIENNES (06/04/2013)
Résumé :

(*)Un traminot-polar zwanzé ?Wadesma da veui eet ? Qu’est-ce donc cela ?

« Il s’agit d’une approche cybernétique et transcendantale, quasi oulipienne, de la desserte ferroviaire subjacente en milieu urbanisé. »

Ça, c’est une zwanze, tu comprends ? Mais une de technocrate avec une barbe, une épée et un chapeau à cornes et que tu rencontreras pas sur le trottoir gauche en descendant la rue Saint-Ghislain ou dans un caberdouche de la rue des Prêtres.

Un traminot-polar zwanzé, c’est net la même chose, sauf que c’est juste le contraire ; c’est un roman policier humoristique qui se passe à Bruxelles.
Tu rencontres là-dedans des tronches colorées au lambik racontées par Roza, une rame de métro qui a sa langue bien pendue avec un accent qui ne vient pas du vieux Nice, newo.
Le commissaire Carmel qui boit de la gueuze comme toi tu bois du Cacolac, sa fille Arlette adepte de sports de combat, et madame Gilberte qui va kocher les rames au dépôt et qui cause avec ses copines de comptoir de la brasserie Pill de madame Bertha où-ce qu’y a des anciens et des nouveaux colons du Congo qui viennent se frotter la panse en dégustant un stoemp au moambe et saucisses arrosé de faro et de pékèt. Tout ça dans les rues de Bruxelles.
À la fin du livre, tu trouves un lexique pour si tu es né à Villeneuve-Loubet ou bien que tu habites à Houte-Si-Plou et que tu ne comprends rien à tout ce bazar. Juste net comme ici en dessous. Ara !

Présentation de l’auteur (sur son blog) : 

Je ne suis ni romaniste, ni linguiste, ni arriviste, ni foutbaliste (j’insiste).
Je ne suis ni universitaire, ni mercenaire, ni fonctionnaire, ni patibulaire (j’espère).
Je ne suis ni historien, ni académicien, ni politicien, ni vaurien (je pense bien).
Je suis un artisan, un manuel de l’écriture ; un voyageur sans bagage, dans l’univers du rêve.
Simplement, quelque chose se met à bouillir en moi, et explose.

Les figures que j’ai connues naguère deviennent soudain des acteurs, les faits réels, des aventures, et le tout fait un roman, une fiction.
Un auteur n’existe que grâce aux personnages qu’il crée, son nom importe peu.
J’aime la langue française, apprise à l’école, sur le tard, et j’aime le dialecte bruxellois, issu du Brabançon, ma langue maternelle. Ils sont les instruments desquels je joue, et cette dualité me fascine jusque dans les êtres et les événements qui font le quotidien.
J’écris des divertissements, je façonne des outils pour l’évasion. Voir sur le visage d’un lecteur, un sourire ou une larme qui reflète son bonheur, est la finalité de mon travail.  
Ma lecture :  cette enquête policière est presque un prétexte à faire virevolter des personnages hauts en couleur pour notre plaisir et celui de Georges qui se régale çà et là de la mise en valeur pittoresque du parler bruxellois.(Le lexique nous sauve de l’incompréhension qui pointe parfois, plutôt rarement car le contexte aide beaucoup).  Au-delà du sourire qui accompagne souvent la lecture, le Français, Nordiste, que je suis s’est beaucoup réjoui lui aussi des similitudes relevées parfois entre le bruxellois et le chti, qui m’est si cher. Une lecture que je ne peux que conseiller.

L’Ordre du jour – Éric Vuillard (C.R. de lecture)

Le livre (babelio) :

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de «Tristesse de la terre» et de «14 juillet».

Extrait

« UNE RÉUNION SECRÈTE

Le soleil est un astre froid. Son cœur, des épines de glace. Sa lumière, sans pardon. En février, les arbres sont morts, la rivière pétrifiée, comme si la source ne vomissait plus d’eau et que la mer ne pouvait en avaler davantage. Le temps se fige. Le matin, pas un bruit, pas un chant d’oiseau, rien. Puis, une automobile, une autre, et soudain des pas, des silhouettes qu’on ne peut pas voir. Le régisseur a frappé trois coups, mais le rideau ne s’est pas levé.                    Nous sommes un lundi, la ville remue derrière son écran de brouillard. Les gens se rendent au travail comme les autres jours, ils prennent le tram, l’autobus, se faufilent vers l’impériale, puis rêvassent dans le grand froid. Mais le 20 février de cette année-là ne fut pas une date comme les autres. Pour – tant, la plupart passèrent leur matinée à bûcher, plongés dans ce grand mensonge décent du travail, avec ces petits gestes où se concentre une vérité muette, convenable, et où toute l’épopée de notre existence se résume en une pantomime diligente.
La journée s’écoula ainsi, paisible, normale. Et pendant que chacun faisait la navette entre la maison et l’usine, entre le marché et la petite cour où l’on pend le linge, puis, le soir, entre le bureau et le troquet, et enfin rentrait chez soi, bien loin du travail décent, bien loin de la vie familière, au bord de la Spree, des messieurs sortaient de voiture devant un palais. On leur ouvrit obséquieusement la portière, ils descendirent de leurs grosses berlines noires et défilèrent l’un après l’autre sous les lourdes colonnes de grès. »

Ma lecture : 

Superbe texte qui retrace l’histoire de la conquête du pouvoir par les nazis, leur influence en Allemagne, Autriche et dans toute l’Europe, leur régime sans partage jusqu’en 1945.

Il s’attarde longuement sur l’Anschluss, les compromissions des grands industriels allemands qui gardèrent leur influence dans l’après-guerre et jusqu’à aujourd’hui, la lâcheté des Européens face à Hitler, le règne de la force.

L’annexion de l’Autriche est tournée en ridicule par le gigantesque embouteillage de panzers tombés tous en panne ce jour-là, à la grande fureur d’Hitler, retardé pour son entrée à Vienne,  ce qui démontre aussi l’absence totale d’opposition dans cet accueil enthousiaste de l’immense majorité des habitants.

La fin est particulièrement émouvante lorsqu’il évoque le suicide de plus de 1700 Autrichiens dans les semaines qui suivirent l’annexion, le 12 mars 1933. À leur manière, ils sauvèrent l’honneur d’un pays qui, sous le joug, les manipulations et aussi par faiblesse, avait capitulé, appelant à lui le tyran. Ils ne se sont pas suicidés, dit l’auteur, ils sont les victimes d’un crime.

Tout autant qu’il évoque cette période funeste, ce livre nous alerte et informe sur les manques et compromissions de l’Humain dans un monde implacable. Une belle écriture, une lecture très forte que je ne regrette pas.

Interview par la page FB Secrets de polichinelle

Je « connais » Claude Colson depuis longtemps sans jamais avoir eu l’occasion de le rencontrer. Et comme, seules les montagnes ne se rencontrent jamais et que nous ne sommes pas affligés d’un physique « himalayesque » (même s’il est temps de me mettre au régime), la rencontre s’est enfin réalisée… l’occasion était trop belle pour lui poser quelques questions…


1) Peux-tu nous présenter ta bibliographie ?…
– « Saisons d’une passion » (2002 puis Chloé des Lys 2007 – autofiction transgenre : récit, poésie, journal)
« Léna, une rencontre » (2006 puis Chloé des Lys 2009 – autofiction transgenre)
« Toi-Nous (Chloé des Lys 2009 – autofiction transgenre)
« Malgré tout (2012 – roman, réédité en 2014 sous un nouveau titre « La petite boutique des sentiments », puis en 2017 – Bernardiennes)
« La fin, les moyens » (2013 – roman, réédité 2016, augmenté, puis 2017 Bernardiennes)
« Chemins croisés » (La Rémanence, 2014 – récit)
« Aimez-vous la danse ? » (Hélène Jacob – 2014 – roman)
« Saisons poétiques en train » (Hugues Facorat – 2014 – poésie)
« Deux, pair et manque » (Langlois Cécile – 2015 – roman)
Beaucoup de mes textes sont en lecture libre sur atramenta.net
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