Se souvenir des beaux lendemains – Nicolas Carteron (note de lecture)

Nicolas carteron

Résumé (fnac) :

« Nilse est beau, célèbre et adulé dans le monde entier. Il dispose des gens selon son humeur grâce à une carrière construite sur l’égoïsme et le narcissisme. En se promenant dans les rues désertes de Paris, sur un banc, il trouve un livre qui lui est dédicacé. En l’ouvrant, il ne peut soupçonner que toutes ses certitudes vont voler en éclats….parce que derrière chaque page se cache une vérité. » Lire la suite « Se souvenir des beaux lendemains – Nicolas Carteron (note de lecture) »

L’Olympien – Clémence d’Amazy (C.R. de lecture)

L'Olympien

L’auteur est une copine, écrivain méconnu comme moi-même. 🙂

L’approche : en préalable, je dirais que sans cette relation personnelle, je n’aurais sûrement pas lu ce livre qui est une pièce de théâtre en alexandrins. ( Je ne lis plus ce genre. Dans mes années d’étudiant germaniste, Lire la suite « L’Olympien – Clémence d’Amazy (C.R. de lecture) »

Statistiques de ce blog

Par curiosité, je viens de m’amuser à regarder les pages les plus vues durant ces 42 derniers mois, peu après la création du blog.

Cela donne :

Maisons d’édition acceptant les manuscrits par mail   38 435, vainqueur sans conteste,

Réflexions sur l’amitié  9232

Page d’accueil/Archives  4374

 

Qui suis-je  635

Livre 8 Saisons poétiques en train (recueil de poésie) 292

Livre 9 Deux, Pair et manque ( roman)  254

Tempus fugit (une poésie) 237

Le vieux permis de conduire (une mini nouvelle)  197

 

La « place » de la poésie est intéressante, entre autres.

Manneken Pis ne rigole plus – Georges Roland (note de lecture)

Résumé (Babelio) ) : 

ISBN : 2960080599
Éditeur : BERNARDIENNES (06/04/2013)
Résumé :

(*)Un traminot-polar zwanzé ?Wadesma da veui eet ? Qu’est-ce donc cela ?

« Il s’agit d’une approche cybernétique et transcendantale, quasi oulipienne, de la desserte ferroviaire subjacente en milieu urbanisé. »

Ça, c’est une zwanze, tu comprends ? Mais une de technocrate avec une barbe, une épée et un chapeau à cornes et que tu rencontreras pas sur le trottoir gauche en descendant la rue Saint-Ghislain ou dans un caberdouche de la rue des Prêtres.

Un traminot-polar zwanzé, c’est net la même chose, sauf que c’est juste le contraire ; c’est un roman policier humoristique qui se passe à Bruxelles.
Tu rencontres là-dedans des tronches colorées au lambik racontées par Roza, une rame de métro qui a sa langue bien pendue avec un accent qui ne vient pas du vieux Nice, newo.
Le commissaire Carmel qui boit de la gueuze comme toi tu bois du Cacolac, sa fille Arlette adepte de sports de combat, et madame Gilberte qui va kocher les rames au dépôt et qui cause avec ses copines de comptoir de la brasserie Pill de madame Bertha où-ce qu’y a des anciens et des nouveaux colons du Congo qui viennent se frotter la panse en dégustant un stoemp au moambe et saucisses arrosé de faro et de pékèt. Tout ça dans les rues de Bruxelles.
À la fin du livre, tu trouves un lexique pour si tu es né à Villeneuve-Loubet ou bien que tu habites à Houte-Si-Plou et que tu ne comprends rien à tout ce bazar. Juste net comme ici en dessous. Ara !

Présentation de l’auteur (sur son blog) : 

Je ne suis ni romaniste, ni linguiste, ni arriviste, ni foutbaliste (j’insiste).
Je ne suis ni universitaire, ni mercenaire, ni fonctionnaire, ni patibulaire (j’espère).
Je ne suis ni historien, ni académicien, ni politicien, ni vaurien (je pense bien).
Je suis un artisan, un manuel de l’écriture ; un voyageur sans bagage, dans l’univers du rêve.
Simplement, quelque chose se met à bouillir en moi, et explose.

Les figures que j’ai connues naguère deviennent soudain des acteurs, les faits réels, des aventures, et le tout fait un roman, une fiction.
Un auteur n’existe que grâce aux personnages qu’il crée, son nom importe peu.
J’aime la langue française, apprise à l’école, sur le tard, et j’aime le dialecte bruxellois, issu du Brabançon, ma langue maternelle. Ils sont les instruments desquels je joue, et cette dualité me fascine jusque dans les êtres et les événements qui font le quotidien.
J’écris des divertissements, je façonne des outils pour l’évasion. Voir sur le visage d’un lecteur, un sourire ou une larme qui reflète son bonheur, est la finalité de mon travail.  
Ma lecture :  cette enquête policière est presque un prétexte à faire virevolter des personnages hauts en couleur pour notre plaisir et celui de Georges qui se régale çà et là de la mise en valeur pittoresque du parler bruxellois.(Le lexique nous sauve de l’incompréhension qui pointe parfois, plutôt rarement car le contexte aide beaucoup).  Au-delà du sourire qui accompagne souvent la lecture, le Français, Nordiste, que je suis s’est beaucoup réjoui lui aussi des similitudes relevées parfois entre le bruxellois et le chti, qui m’est si cher. Une lecture que je ne peux que conseiller.

L’Ordre du jour – Éric Vuillard (C.R. de lecture)

Le livre (babelio) :

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de «Tristesse de la terre» et de «14 juillet».

Extrait

« UNE RÉUNION SECRÈTE

Le soleil est un astre froid. Son cœur, des épines de glace. Sa lumière, sans pardon. En février, les arbres sont morts, la rivière pétrifiée, comme si la source ne vomissait plus d’eau et que la mer ne pouvait en avaler davantage. Le temps se fige. Le matin, pas un bruit, pas un chant d’oiseau, rien. Puis, une automobile, une autre, et soudain des pas, des silhouettes qu’on ne peut pas voir. Le régisseur a frappé trois coups, mais le rideau ne s’est pas levé.                    Nous sommes un lundi, la ville remue derrière son écran de brouillard. Les gens se rendent au travail comme les autres jours, ils prennent le tram, l’autobus, se faufilent vers l’impériale, puis rêvassent dans le grand froid. Mais le 20 février de cette année-là ne fut pas une date comme les autres. Pour – tant, la plupart passèrent leur matinée à bûcher, plongés dans ce grand mensonge décent du travail, avec ces petits gestes où se concentre une vérité muette, convenable, et où toute l’épopée de notre existence se résume en une pantomime diligente.
La journée s’écoula ainsi, paisible, normale. Et pendant que chacun faisait la navette entre la maison et l’usine, entre le marché et la petite cour où l’on pend le linge, puis, le soir, entre le bureau et le troquet, et enfin rentrait chez soi, bien loin du travail décent, bien loin de la vie familière, au bord de la Spree, des messieurs sortaient de voiture devant un palais. On leur ouvrit obséquieusement la portière, ils descendirent de leurs grosses berlines noires et défilèrent l’un après l’autre sous les lourdes colonnes de grès. »

Ma lecture : 

Superbe texte qui retrace l’histoire de la conquête du pouvoir par les nazis, leur influence en Allemagne, Autriche et dans toute l’Europe, leur régime sans partage jusqu’en 1945.

Il s’attarde longuement sur l’Anschluss, les compromissions des grands industriels allemands qui gardèrent leur influence dans l’après-guerre et jusqu’à aujourd’hui, la lâcheté des Européens face à Hitler, le règne de la force.

L’annexion de l’Autriche est tournée en ridicule par le gigantesque embouteillage de panzers tombés tous en panne ce jour-là, à la grande fureur d’Hitler, retardé pour son entrée à Vienne,  ce qui démontre aussi l’absence totale d’opposition dans cet accueil enthousiaste de l’immense majorité des habitants.

La fin est particulièrement émouvante lorsqu’il évoque le suicide de plus de 1700 Autrichiens dans les semaines qui suivirent l’annexion, le 12 mars 1933. À leur manière, ils sauvèrent l’honneur d’un pays qui, sous le joug, les manipulations et aussi par faiblesse, avait capitulé, appelant à lui le tyran. Ils ne se sont pas suicidés, dit l’auteur, ils sont les victimes d’un crime.

Tout autant qu’il évoque cette période funeste, ce livre nous alerte et informe sur les manques et compromissions de l’Humain dans un monde implacable. Une belle écriture, une lecture très forte que je ne regrette pas.

Interview par la page FB Secrets de polichinelle

Je « connais » Claude Colson depuis longtemps sans jamais avoir eu l’occasion de le rencontrer. Et comme, seules les montagnes ne se rencontrent jamais et que nous ne sommes pas affligés d’un physique « himalayesque » (même s’il est temps de me mettre au régime), la rencontre s’est enfin réalisée… l’occasion était trop belle pour lui poser quelques questions…


1) Peux-tu nous présenter ta bibliographie ?…
– « Saisons d’une passion » (2002 puis Chloé des Lys 2007 – autofiction transgenre : récit, poésie, journal)
« Léna, une rencontre » (2006 puis Chloé des Lys 2009 – autofiction transgenre)
« Toi-Nous (Chloé des Lys 2009 – autofiction transgenre)
« Malgré tout (2012 – roman, réédité en 2014 sous un nouveau titre « La petite boutique des sentiments », puis en 2017 – Bernardiennes)
« La fin, les moyens » (2013 – roman, réédité 2016, augmenté, puis 2017 Bernardiennes)
« Chemins croisés » (La Rémanence, 2014 – récit)
« Aimez-vous la danse ? » (Hélène Jacob – 2014 – roman)
« Saisons poétiques en train » (Hugues Facorat – 2014 – poésie)
« Deux, pair et manque » (Langlois Cécile – 2015 – roman)
Beaucoup de mes textes sont en lecture libre sur atramenta.net
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L’enfant du Carladès – Serge Camaille (note de lecture)

Résumé (Youscribe) :

Tous les jours, René passe devant la boutique de Maxime. Tous les jours, il hésite. Aujourd’hui, il se décide à entrer et à faire appel aux services de l’écrivain public. À quatre-vingt-quinze ans, il souhaite que Maxime l’aide à mettre sur le papier l’histoire de sa vie : son arrière-petite-fille doit savoir d’où elle vient ! Depuis les années 30, la Seconde Guerre mondiale, les années hippies jusqu’à l’époque moderne, la vie n’a pas épargné René et son épouse Irina. Un douloureux récit pour transmettre la sagesse et le bonheur à sa descendance…

L’auteur (Amazon) :

Tour à tour libraire, pigiste de presse, chroniqueur radio ou chef de publicité pour des journaux, Serge Camaille a désormais décidé de ne plus se consacrer qu’à l’écriture. C’est dans les campagnes d’Auvergne et du Berry, celles de ses plus jeunes années, qu’il puise l’inspiration de ses histoires.

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Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Ceci n’est en rien un modèle ou exemple à suivre, mais seulement un constat.

J’ai fait éditer mes premiers livres en 2002. Comme beaucoup – et inexpérimenté de surcroît – je me suis adressé, après plusieurs refus des éditeurs classiques, à un marchand de rêves, qui au final s’est avéré être seulement un marchand et un mauvais !

J’ai récidivé en 2006, mais échaudé, cette fois avec un investissement volontaire trois fois et demi moindre, à bon escient, pour 50 exemplaires de mon deuxième livre, que j’ai pu écouler moi-même. Lire la suite « Parcours éditorial d’un auteur peu connu »

La terre qui penche – Carole Martinez – CR de lecture

Le livre : (babelio)

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

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Jeux de miroirs – Eugen Ovidiu Chirovici (note de lecture)

L’auteur :

E.O. Chirovici est un écrivain roumain, auteur de nombreux best-sellers dans son pays. Jeux de miroirs est son premier roman traduit en français.(France-Loisirs)

Le livre : 

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé Jeux de miroirs qui l’intrigue immédiatement. En effet, l’un des personnages n’est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Lire la suite « Jeux de miroirs – Eugen Ovidiu Chirovici (note de lecture) »