Nouvelle distinguée

 

La ville de Mennecy (91) organise depuis 8 ans, à présent en février, le festival du livre d’Île de France, où pour cette édition 150 auteurs étaient conviés, sur les 2 jours, une grande et belle manifestation dont l’invitée d’honneur était cette fois Mireille Calmel.

Parallèlement a lieu (depuis 3 ans) un concours de nouvelles : le prix Jean-Jacques Robert. Cette année dix nouvelles ont été sélectionnées par le jury afin de figurer dans le recueil offert à tous les visiteurs du salon et tiré à 500 exemplaires.

Mon texte « Elsa » a eu le bonheur de faire partie de ce choix. Le voici : Lire la suite « Nouvelle distinguée »

Interview par la page FB Secrets de polichinelle

Je « connais » Claude Colson depuis longtemps sans jamais avoir eu l’occasion de le rencontrer. Et comme, seules les montagnes ne se rencontrent jamais et que nous ne sommes pas affligés d’un physique « himalayesque » (même s’il est temps de me mettre au régime), la rencontre s’est enfin réalisée… l’occasion était trop belle pour lui poser quelques questions…


1) Peux-tu nous présenter ta bibliographie ?…
– « Saisons d’une passion » (2002 puis Chloé des Lys 2007 – autofiction transgenre : récit, poésie, journal)
« Léna, une rencontre » (2006 puis Chloé des Lys 2009 – autofiction transgenre)
« Toi-Nous (Chloé des Lys 2009 – autofiction transgenre)
« Malgré tout (2012 – roman, réédité en 2014 sous un nouveau titre « La petite boutique des sentiments », puis en 2017 – Bernardiennes)
« La fin, les moyens » (2013 – roman, réédité 2016, augmenté, puis 2017 Bernardiennes)
« Chemins croisés » (La Rémanence, 2014 – récit)
« Aimez-vous la danse ? » (Hélène Jacob – 2014 – roman)
« Saisons poétiques en train » (Hugues Facorat – 2014 – poésie)
« Deux, pair et manque » (Langlois Cécile – 2015 – roman)
Beaucoup de mes textes sont en lecture libre sur atramenta.net
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11 heures 31 (mini-nouvelle)

        11 heures 31

 

     Il est 10 heures 37. Dans la gare, Benoît regarde le tableau d’arrivée des trains. Non, pas encore d’annonce… Au bout de son bras ballant, un bouquet de fleurs rouges.

Il fait froid dans le hall. Benoît s’avance vers le buffet et commande un café noir.

« Bien chaud, surtout » dit-il.

Le garçon, surpris, préchauffe la tasse avec l’eau et la vapeur sous pression du percolateur.

Des gens discutent, tranquillement attablés. À leurs pieds, des sacs, des valises avec étiquette : LD, OR, CDG, IST… Quelques personnes paraissent très animées : il va bientôt y avoir des élections.

Des bribes de conversations parviennent aux oreilles de Benoît : Lire la suite « 11 heures 31 (mini-nouvelle) »

Mare-monie (poésie)

44 ième pièce de ma collection « La Mare », à voir  ICI

 

Dernier après-midi d’octobre.

Dans l’air demi-doux la mare se recueille

En attendant novembre,

Une promesse d’écueil.

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Frimas du matin ont cédé à presque douceur

Comme il fait bon séjourner ici à cette heure. Lire la suite « Mare-monie (poésie) »

La joueuse (petit conte)

J’ai pris sans payer le train de nuit pour Hameln- RFA. On dit parfois aussi Hamelin.
En cette saison je pouvais encore espérer y voir du Maiglöckchen (muguet) mais ce n’était pas là le but de mon voyage.

Je m’étais dissimulée dans le wagon à bagages où il y avait sur divers niveaux de grandes plateformes. Si grandes que j’ai pu m’allonger sur la plage constituée par l’une d’elles, juste sous le plafond. Certes j’avais dû pratiquer un peu d’escalade, mais habituée aux 400 coups, ce ne fut pas un vrai problème.
J’avais même en son temps participé à mai 1968 ; c’est bien vieux tout ça. Sous ma plage actuelle il n’y avait plus de pavés, quoique…

Le voyage fut long ; je l’occupais à lire malgré le peu de lumière. Lire la suite « La joueuse (petit conte) »

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Ceci n’est en rien un modèle ou exemple à suivre, mais seulement un constat.

J’ai fait éditer mes premiers livres en 2002. Comme beaucoup – et inexpérimenté de surcroît – je me suis adressé, après plusieurs refus des éditeurs classiques, à un marchand de rêves, qui au final s’est avéré être seulement un marchand et un mauvais !

J’ai récidivé en 2006, mais échaudé, cette fois avec un investissement volontaire trois fois et demi moindre, à bon escient, pour 50 exemplaires de mon deuxième livre, que j’ai pu écouler moi-même. Lire la suite « Parcours éditorial d’un auteur peu connu »

Îvre de rêve (poésie)

À nouveau Brétigny,

La gare, le R.E.R. meurtri ;

Il a repris son train train, se cambre,

En atmosphère de septembre.

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Un peu las, je lis :

Kerouac explique le Beat.

J’apprends ; c’est important.

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Soudain, les yeux au ciel

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Une nuit cubaine

(Voici le 200 ième article public – un autre est privé, pour le moment- ; en décembre, le 10, ce blog aura 3 ans et je pense alors poursuivre les publications au rythme de seulement deux articles par mois)

 

Il s’éveilla quand elle entra dans la chambre.
Arrivés deux jours avant à Cuba avec un groupe de semi-touristes censés suivre une université d’été, on les avait logés dans des chambres à plusieurs. Le pays venait à peine de s’ouvrir au tourisme des occidentaux. Il partageait cette chambre avec un percussionniste d’environ 60 ans, chaleureux, venu là pour se perfectionner. L’autre occupant était un jeune étudiant plutôt beau, aux cheveux noirs et bouclés, qui l’avait surpris dès le début par son parler lent et posé, comme méditatif, dénotant une éducation de milieu bourgeois et cultivé. Cela contrastait au demeurant avec une certaine légèreté du personnage.

Les chambres de la résidence universitaire de Santiago étaient dépourvues de confort. Le minimum. Les douches collectives se situaient dans un local qu’elles partageaient avec les WC aux portes coupées en haut et en bas qui rappelaient ceux des pensionnats ou des écoles d’autrefois. Il arrivait que l’on y vît des blattes d’ à peu près 8 cm. Lire la suite « Une nuit cubaine »

Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture)

Résumé (babelio)

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses: ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

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De la construction d’un roman court et généralités sur l’écriture et l’édition

Bonjour, lesite https://sherlockstlouisetc.wixsite.com/sherlockstlouisetcie me propose d’écrire un article sur l’écriture d’un roman, par ex., et je ne sais trop par où commencer… tant je me crois plutôt auteur atypique, enfin comme chacun peut-être :). Lire la suite « De la construction d’un roman court et généralités sur l’écriture et l’édition »