Mare-monie (poésie)

44 ième pièce de ma collection « La Mare », à voir  ICI

 

Dernier après-midi d’octobre.

Dans l’air demi-doux la mare se recueille

En attendant novembre,

Une promesse d’écueil.

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Frimas du matin ont cédé à presque douceur

Comme il fait bon séjourner ici à cette heure. Lire la suite « Mare-monie (poésie) »

La joueuse (petit conte)

J’ai pris sans payer le train de nuit pour Hameln- RFA. On dit parfois aussi Hamelin.
En cette saison je pouvais encore espérer y voir du Maiglöckchen (muguet) mais ce n’était pas là le but de mon voyage.

Je m’étais dissimulée dans le wagon à bagages où il y avait sur divers niveaux de grandes plateformes. Si grandes que j’ai pu m’allonger sur la plage constituée par l’une d’elles, juste sous le plafond. Certes j’avais dû pratiquer un peu d’escalade, mais habituée aux 400 coups, ce ne fut pas un vrai problème.
J’avais même en son temps participé à mai 1968 ; c’est bien vieux tout ça. Sous ma plage actuelle il n’y avait plus de pavés, quoique…

Le voyage fut long ; je l’occupais à lire malgré le peu de lumière. Lire la suite « La joueuse (petit conte) »

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Ceci n’est en rien un modèle ou exemple à suivre, mais seulement un constat.

J’ai fait éditer mes premiers livres en 2002. Comme beaucoup – et inexpérimenté de surcroît – je me suis adressé, après plusieurs refus des éditeurs classiques, à un marchand de rêves, qui au final s’est avéré être seulement un marchand et un mauvais !

J’ai récidivé en 2006, mais échaudé, cette fois avec un investissement volontaire trois fois et demi moindre, à bon escient, pour 50 exemplaires de mon deuxième livre, que j’ai pu écouler moi-même. Lire la suite « Parcours éditorial d’un auteur peu connu »

Îvre de rêve (poésie)

À nouveau Brétigny,

La gare, le R.E.R. meurtri ;

Il a repris son train train, se cambre,

En atmosphère de septembre.

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Un peu las, je lis :

Kerouac explique le Beat.

J’apprends ; c’est important.

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Soudain, les yeux au ciel

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Une nuit cubaine

(Voici le 200 ième article public – un autre est privé, pour le moment- ; en décembre, le 10, ce blog aura 3 ans et je pense alors poursuivre les publications au rythme de seulement deux articles par mois)

 

Il s’éveilla quand elle entra dans la chambre.
Arrivés deux jours avant à Cuba avec un groupe de semi-touristes censés suivre une université d’été, on les avait logés dans des chambres à plusieurs. Le pays venait à peine de s’ouvrir au tourisme des occidentaux. Il partageait cette chambre avec un percussionniste d’environ 60 ans, chaleureux, venu là pour se perfectionner. L’autre occupant était un jeune étudiant plutôt beau, aux cheveux noirs et bouclés, qui l’avait surpris dès le début par son parler lent et posé, comme méditatif, dénotant une éducation de milieu bourgeois et cultivé. Cela contrastait au demeurant avec une certaine légèreté du personnage.

Les chambres de la résidence universitaire de Santiago étaient dépourvues de confort. Le minimum. Les douches collectives se situaient dans un local qu’elles partageaient avec les WC aux portes coupées en haut et en bas qui rappelaient ceux des pensionnats ou des écoles d’autrefois. Il arrivait que l’on y vît des blattes d’ à peu près 8 cm. Lire la suite « Une nuit cubaine »

Belle du Seigneur – Albert Cohen (brève de lecture)

Résumé (babelio)

« Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d’eux seuls préoccupés, goûtaient l’un à l’autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d’être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s’admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante, exceptionnelle, femme aimée, parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu’ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c’était cela, amoureux, et il lui murmurait qu’il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu’ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu’ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d’elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs ils se verraient. »
Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d’une foule de comparses: ce roman n’est rien de moins que le chef-d’œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.

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De la construction d’un roman court et généralités sur l’écriture et l’édition

Bonjour, lesite https://sherlockstlouisetc.wixsite.com/sherlockstlouisetcie me propose d’écrire un article sur l’écriture d’un roman, par ex., et je ne sais trop par où commencer… tant je me crois plutôt auteur atypique, enfin comme chacun peut-être :). Lire la suite « De la construction d’un roman court et généralités sur l’écriture et l’édition »

Reparution très proche de « La fin, les moyens »(novella)

Mon roman très court  : « La fin , les moyens » a eu une vie éditoriale mouvementée.

Sorti une première fois en octobre 2013, j’ai dû reprendre mes droits sur ce texte en décembre 2014. Un autre éditeur l’a repris et il est reparu le 17 juillet 2016. Malheureusement cette maison m’a récemment annoncé sa fermeture…

J’ai le plaisir de vous annoncer qu’il devrait ressortir sous un mois environ, accepté par le comité de lecture d’une sympathique maison belge : les   éditions Bernardiennes. Il s’agit d’auto-édition assistée, l’association regroupant des auteurs indépendants.

Édité jusqu’à ce jour  à compte d’éditeur par de petits éditeurs indépendants Lire la suite « Reparution très proche de « La fin, les moyens »(novella) »

Entre deux tours… petites réflexions sur l’élection en général :

En préalable notons que le jeu, pour les élections présidentielles en France, a été -semble-t-il complètement faussé par les primaires ouvertes, dont les deux gagnants ont été éliminés au premier tour de l’élection « réelle ».

La solution (?) : les limiter à l’avenir au vote des seuls adhérents des partis en compétition ? Laisser les instances des partis désigner leur candidat ? D’autres voies ? Aux partis politiques de voir, même si la première option me paraîtrait plus juste.

En revanche, les débats d’avant premier tour, qui auraient dû être tous deux ouverts aux onze candidats, ont permis de les connaître un peu mieux, malgré la difficulté de l’exercice.

Ensuite, au lendemain d’un débat de deuxième tour sans grande hauteur – et c’est peu dire – il ne me paraît guère possible d’y échapper. Il sera ce qu’il sera, en fonction de la personnalité des finalistes, mais la tradition est bien établie chez nous , si l’on excepte le cas du scrutin de 2002, précédent factuel qui aujourd’hui en tout cas ne semble plus se justifier, s’il l’a jamais été.

Enfin, concernant les déferlements de prises de position qui inondent les réseaux sociaux, formulées avec plus ou moins de finesse, de tolérance, de politesse, elles me paraissent autant futiles qu’inutiles : on ne changera guère les convaincus et l’invective n’a jamais permis de gagner des sympathisants. On note d’ailleurs une accélération de ces vagues de prises de parti plus on approche du terme. Là encore , cela ne peut viser que les indécis en s’apparentant, selon moi, le plus souvent à des tentatives de manipulation.

Je tends à penser que les personnes censées ont à ce moment-là déjà fait leur choix, quel qu’il soit. Mais je sais bien que le cynisme est une des armes du combat politique : pour certains la fin justifie les moyens… et on ne les changera pas. 🙂

Bon vote ou non-vote, selon ce que votre conscience vous dicte !

Élections présidentielles, France, 2017. Notule d’humeur.

j’ai 67 ans et il ne m’avait pas encore été donné de voir une campagne aussi lamentable : opportunisme, sectarisme, prévarication, « avantagisme », reniement de la parole donnée ( à droite et à gauche ou à gauche et à droite, selon affinités). Bref, c’est du chacun pour soi, point barre.

Peut- être (?) un peu moins (?) du côté des « petits candidats, qui de fait n’ont aucune chance ( et si c’est le cas, éventuellement même à cause de cela ?)

Quel crédit apporter aujourd’hui au discours des politiques ?