Le 29 juillet à La Bourboule (63)

 

La Bourboule, 29 juillet 2026
Depuis 2 jours déjà nôtre Bourboule retrouvée, cet havre de beauté et d’apaisement. Ce serait parfait n’était cette canicule obstinée qui, dès matin, nous oblige à fermer les volets pour parer les assauts ardents d’un astre ces temps-ci facétieux. Il n’est que dix heures.
J’ai laissé une seule lame ouverte pour, de ma table d’écriture, apercevoir encore la Majestueuse, la Banne d’Ordanche qui toujours s’élève, altière, semblable ce jour à un tertre grillė. Après la brève vue de tout à l’heure, l’imagination devine les deux vassaux qui la flanquent, en manière de garde d’honneur.
Le moment est au calme et à la réflexion. Il est bon de prendre ce temps d’arrêt dans la vie qui n’a de cesse de tourbillonner, fétus que nous sommes, nous qui souvent nous croyons si importants. Eh non, nous ne sommes pas le centre du monde !

1er juillet à la Mare

C’est l’accalmie la canicule a quasi fui

Les 26 degrés étonnés se laissent fort supporter

En cette instant la mare pure débarrassée de toute taie

Et sous un ciel couvert qui n’en peut mais

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L’onde gît calme claire où quelque reflet luit

Aurais-je cependant parlé trop vite

L’astre ardent de nouveau a montré les dents

Sous un ombrage j’ai pris la fuite

Pour poursuivre ce récit latent

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C’était là pourtant combat d’arrière-garde

Une fois encore les nues m’ont secouru

Je n’apprécie guère le soleil qui darde

Qui rend mon texte bien décousu

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La lumière s’est assombrie

Dans l’air jaunâtre la mare s’attriste

Elle me surprend changeante telle la vie

Où bonheur jamais bien longtemps ne résiste

(2026)

115 ieme texte poétique sur ce mini plan d’eau ( voir atramenta.net, La Mare)

L’image et/ou le livre

 

 

Blog claudecolson.com (images pixabay SharoE et Ylanite)

Je vais enfoncer une porte ouverte, « Bis repetita placent ». D’après ma « petite » expérience, l’intérêt pour la lecture s’est considérablement effondré depuis la première Covid, il y a six ans. Je le constate dans les rares salons du livre que je fréquente ou, même, dans les espaces culturels spécialisés : on attend, attend, attend l’éventuel lecteur intéressé. En ce débit d’après-mlidi, j’officie dans un tel lieu depuis 3h30 sur mon stand, seul auteur, et j’« ai dédicacé,,, 1 livre, Un peu par hasard à un étranger sympathique, parlant assez mal le français et devant faire usage de Google traduction à 50 %. je le pense surtout à la recherche de contacts en France, ce qui n’est en rien blâmable.. Lire la suite « L’image et/ou le livre »

Demi-Jubilé (écrit il y a 6 ans)

Cinq lustres, vingt-cinq ans passés, que l’émotion m’a fait prendre la plume. Ce fut l’ouverture à une autre vie, largement dominée par l’écrit.

Je ne puis que me réjouir de ces premières amours interdites ; d’abord de par leur apport dans ma vie personnelle (ici l’anecdotique), ensuite et surtout par leur effet secondaire ou comment l’amour mena à l’amour de l’écriture (le principal).

C’est donc par une volonté de rompre le secret — une sorte de dialogue éclairant – aussi– avec moi-même — que naquit ce goût du partage littéraire. Lire la suite « Demi-Jubilé (écrit il y a 6 ans) »

L’écriture, notamment la poésie, et moi

 

 

 

 

 

 

Illustration :pixabay,beastetrnchen

J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

Paix d’avril sur la mare

Paix d’avril sur la Mare

11 heures à la mare

Ce dix avril frisquet

Hier c’était canicule bizarre

Ce jour c’est presque hiver entêté

 

Le printemps été a fait marche arrière

Car là c’est froidure délétère

Un semblant de soleil éclaire les cimes

Fait ressortir leur vert tendre et sublime

 

Toutefois ici c’est encore la paix

Le temps est comme figé au moins alenti

Le promeneur se déleste de ses faix

Et peut ici tirer parti de la vie

 

Rien ne bouge tout est calme

Les feuilles sur l’eau sont immobiles

Un colvert pourtant nage suivi de sa cane

Image de l’existence qui elle aussi solitude honnit

Il est là ! (nouveau livre)

Oui, il est là ! Lui, c’est mon dix-septième livre. Le deuxième que j’ai directement autoédité après être d’abord passé par beaucoup de petits éditeurs.

C’est un recueil de 108 poèmes dont 5 textes en prose, poétique. Son titre :

« Murmures d’une mare  (Carouge, Brétigny-91)»

J’y tiens particulièrement car depuis ma venue à l’écriture en 1995 (quasiment par la poésie), je n’ai jamais cessé de la pratiquer, même si je me frotte aussi à d’autres genres littéraires, toujours le court, ma spécialisation. Lire la suite « Il est là ! (nouveau livre) »

interview par Loïc Manceau : moi et l’écriture

 Ex-professeur agrégé d’allemand, Claude Colson établi à Brétigny (91) a vu surgir sa passion pour l’écriture à l’âge de 45 ans. Trente ans plus tard, celle-ci est toujours intacte,
Les années passent mais Claude Colson reste éperdument attaché à la littérature. À 76 ans, l’auteur installé à Brétigny-sur-Orge (Essonne) a trouvé, il y a plus de trente ans, dans l’écriture un moyen d’extérioriser ses maux. Ancien professeur agrégé d’allemand, l’homme originaire du Nord, mais vivant dans le département depuis 38 ans, compte à ce jour 16 livres publiés parmi lesquels des romans courts, des nouvelles, des récits de vie ou encore des poésies.

Lire la suite « interview par Loïc Manceau : moi et l’écriture »

La Bourboule, mars 2026

Le séjour tire à sa fin, mais 2 semaines, c’est appréciable. Profitons des derniers jours.
Arrivé ici par hasard, il y a 2 ans, alors que je cherchais une villégiature en montagne, La Bourboule m’a pris. Le petit appartement dont nous nous moquions, sur photos, lui que – rigolards – nous nommions  » le rayé » à cause d’un papier peint que nous jugions obsolète, une fois réellement découvert, m’a pris, y compris avec cette tapisserie !
La région toute entière et ses habitants rencontrés, les paysages, la gastronomie m’ont pris. La vue de nos fenêtres, sur les montagnes, m’a pris.
Bref, ici c’est le bonheur !

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Rando Saudades, Puy de Dôme

Rando Saudades 63
1er mars 2026, vers 16 heures.

Départ en voiture de La Bourboule, Murat le Quaire, vers la Banne d’Ordanche. Arrêt à l’embranchement de la route forestière sur la droite puis nous mettons les chaussures de montagne et c’est parti ! Petit bout de chemin ombragé en descente et voici vite le soleil qui nous réchauffe dans la montée par ces quelque 7 degrés.

Bientôt, à droite, vue magnifique sur les Monts Dore enneigés, blancs dans l’azur, à travers les branchages décharnés. Les flancs de montagne sont ocre, la végétation rase grillée par le froid et le gel. Plus haut, les herbes rebelles et vivaces formeront d’innombrables boules serrées qui moutonneront la pente. Les graviers et cailloux crissent sous nos pas, bruit qu’accompagne le cliquetis des bâtons de marche. Sur notre gauche, en montant, surgissent les rocs brunâtres et bientôt nous embrassons du regard, d’assez près, à la fois la Banne, le Tenon et le puy Gros. Spectacle magique de la nature sauvage, ensoleillée, balayée par un vent glacial qui va tantôt nous faire redescendre. Admirer cette fois à la droite du chemin le Puy Gros, flanqué de petites orgues basaltiques incomplètes, se dressant sur le fond d’écran blanc immaculé de la chaîne des Monts Dore entourant leur seigneur.

Recevoir le bonjour de quelques humains, assez peu nombreux, se dirigeant vers l’amont ou vers l’aval, ne manquant pas de nous saluer comme nous le faisons nous-mêmes. Ici l’humanité est encore présente et c’est heureux ! Nous empruntons le chemin de retour, sans omettre d’admirer dans le soleil, les reflets miroitants d’une rigole d’eau clapotant en dévalant les pentes.

À nouveau redire Que c’est beau, c’est beau, la vie ! Comme l’a fait en d’autres circonstances ma compatriote Chti Isabelle Aubret.