Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Parcours éditorial d’un auteur peu connu

Ceci n’est en rien un modèle ou exemple à suivre, mais seulement un constat.

J’ai fait éditer mes premiers livres en 2002. Comme beaucoup – et inexpérimenté de surcroît – je me suis adressé, après plusieurs refus des éditeurs classiques, à un marchand de rêves, qui au final s’est avéré être seulement un marchand et un mauvais !

J’ai récidivé en 2006, mais échaudé, cette fois avec un investissement volontaire trois fois et demi moindre, à bon escient, pour 50 exemplaires de mon deuxième livre, que j’ai pu écouler moi-même. Lire la suite « Parcours éditorial d’un auteur peu connu »

De la construction d’un roman court et généralités sur l’écriture et l’édition

Bonjour, lesite https://sherlockstlouisetc.wixsite.com/sherlockstlouisetcie me propose d’écrire un article sur l’écriture d’un roman, par ex., et je ne sais trop par où commencer… tant je me crois plutôt auteur atypique, enfin comme chacun peut-être :). Lire la suite « De la construction d’un roman court et généralités sur l’écriture et l’édition »

Le Vice-Consul (Marguerite Duras ; note de lecture)

Présentation de l’éditeur

Qui est le vice-consul de Lahore ? Pourquoi a-t-il tiré de son balcon dans la direction des jardins de Shalimar où se réfugient les lépreux et les chiens ? Quel étrange attrait exerce sur lui Anne-Marie Stretter, ambassadrice à Calcutta ? Quelle est l’histoire de cette mendiante folle qui berce la rue de ses chants ? Un roman de l’extrême misère : celle de l’Inde, mais aussi et surtout celle du coeur. Michaël Lonsdale était déjà le vice-consul dans le film India Song de Marguerite Duras. Ami et interprète fidèle de l’auteur, au théâtre comme au cinéma, il sait mieux que personne restituer toute l’intériorité et la modernité de son écriture. Son timbre de voix si sombre et si particulier sert à merveille l’énigme de ce texte.

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Crêtes 2600, rando en montagne (récit)

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   Deux heures de montée sous le cagnard, pas lent et balancé, rythmé, qui s’interrompt le moins possible, juste pour quelques pauses désaltération. Qu’elle est bienvenue l’eau, élément simple qui en montagne devient précieux, même inestimable !
Et bientôt c’est le chemin des crêtes, à peine vertigineux, plus reposant dans l’ensemble car les montées, plus douces, alternent avec les replats et descentes.
De chaque côté le spectacle fabuleux de quelques sommets enneigés. Déjà arrive la pause repas, là, au haut.
Goût incomparable des victuailles frugales montées à dos d’homme dans le sac qui tire un peu sur les épaules et fait jaillir au bas du dos une transpiration séchant presque aussitôt. Aujourd’hui,  le luxe d’avoir monté un mini thermos de café.
Le silence est quasi absolu, hormis le cri d’alarme d’une marmotte qui bientôt s’habituera à notre présence quasi immobile. Bourdonnement des insectes butinant les petites fleurs d’été. Soudain, trouant le silence, le bonjour d’un randonneur sur le sentier creusant une mince tranchée brune dans l’alpage. Je lève les yeux : dans le bleu au dessus des sommets, couronnés çà et là de gros nuages blancs cotonneux, le lent ballet de quatre ailes volantes tournoyant et se croisant dans les courants ascendants. Leurs ombres immenses courent sur les vallons.
Je quitte ma feuille du regard, interrompu par le pas lourd de deux marcheurs sur le sentier ainsi que par le cliquetis des bâtons de marche du premier. Déjà ils sont passés et gravissent la proche montée.
Il va être treize heures ; le vent est doux et chaud. Quelques oiseaux piaillent, seuls sons troublant à nouveau le calme total. Mais est-ce bien un trouble ?
À ces hauteurs le tapis vert est majoritairement parsemé des taches jaunes des boutons- d’or d’où émergent parfois de tendres petits bouquets bleutés : du myosotis. Il tranche avec le bleu très sombre des gentianes qu’on trouve plus bas se mariant au rose des rhododendrons.
Le myosotis, en allemand Vergissmeinnicht – Ne m’oublie pas. Quatre ans déjà que, par un empoisonnement médicamenteux, j’étais empêché de goûter cela et aujourd’hui, à nouveau, le bonheur ! Merci la vie.

Pierrot, le pêcheur (historiette)

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Ce texte est un peu fétiche pour moi. Je l’ai écrit en 2007, alors que j’avais déjà rédigé trois livres d’auto-fiction, des récits de vie dont deux avaient été publiés et que j’écrivais depuis onze ans.

Je pensais à l’époque que je ne pouvais sortir de ce genre, par manque d’imagination, qu’il m’était impossible d’écrire un récit de fiction. C’est alors que, sur le net, j’ai découvert un « jeu d’écriture » qui consistait à « inventer un personnage ». Hésitant, j’ai quand même décidé de participer et c’est ainsi qu’est né « Pierrot, le pêcheur ».

Je crois pouvoir dire que c’est ce mini-récit qui a débloqué chez moi l’écriture fictionnelle, pour le meilleur ou pour le pire 🙂 .

   Ben oui, c’est ce qu’il a trouvé comme occupation, le Pierrot, pour échapper à sa virago domestique.
Le week-end donc, aux premières lueurs , il se harnache du matos : bourriche, épuisettes, gaules et tout le toutim, et il fonce tremper sa ligne dans le plan d’eau le plus proche.
La pêche, il n’a jamais vraiment aimé, mais bon il faut bien que son alibi tienne. Alors il s’emploie à rapporter à l’Hortense quelques poissons qui, reconnaissons-le, ne lui ont pourtant causé aucun préjudice.

Il en laisse filer pas mal du reste car ce qui l’intéresse, c’est de rêver d’ailleurs en contemplant les brumes de l’aube, les fumerolles du matin qui dérivent sur l’étang et, plus tard dans la journée, le vol tantôt immobile, tantôt  saccadé des libellules près des roseaux ainsi que les moires infiniment changeantes à la surface de l’eau.
Il rêve, le Pierrot. Il est un peu poète et même que s’il osait, il écrirait des vers….
Ça le changerait de ceux qu’il doit accrocher au bout de l’hameçon, il se dit.
Y’a des philosophes qui prétendent que le pêcheur est « non seulement un héros de la patience mais aussi un prophète de la foi ».

   Tout ça, il s’en fout , le Pierrot. Il rêvasse sa liberté.
Une liberté du dimanche.

La galère !

Auto-édition : une solution alternative ; l’expérience de Manou.

(Manou Fuentes a, ENSUITE, créé un petit livre pour venir en aide aux intéressés : https://manoufuentes.wordpress.com/2016/04/07/createspace-pour-les-nuls/  )

 

Le blog de Manou Fuentes

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Voici mon cinquième roman « L’inconnu du réverbère ».

C’est avec un pincement au cœur que je ne l’ai pas publié aux Éditions Hélène Jacob qui m’ont jusqu’à présent accompagnée dans mon activité d’écriture.

Aucun créneau n’étant disponible pour cette année 2016, je me suis lancée dans l’auto édition.

Eh, bien, pour ne rien vous cacher, j’en ai vu de toutes les couleurs. L’équipe d’Hélène Jacob si professionnelle sur tous les sujets m’a cruellement manquée.

Surtout avec l’outil de création en ligne des livres papier intitulé « Createspace ». Je vous garantis qu’il faut s’accrocher.

Il s’agit d’une plateforme américaine très complexe (surtout pour une anglophone assez minimaliste comme moi). Comme j’etais déterminée à réussir cet exploit (mettre en ligne à côté de ma version numérique, une version papier qui tienne la route) j’ai tenu bon. Je me suis aidée de la traduction automatique de Google Chrome, bien utile dans ces cas là (il…

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Éloge de la phrase courte (humour)

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A vous, frères humains qui après nous vivrez, à mes rares amis, à mes nombreux ennemis, à vous, Mon Révérend, à Monsieur le très respectable Président de l’Orphéon, à Madame le Colonel des Pompiers, aux gentes dames, damoiselles et damoiseaux, à moi-même, j’en passe et des meilleurs, et cætera, je voudrais en ce beau jour de l’an de grâce deux mille sept, le trois avril dudit, parler très brièvement je l’espère, car je ne voudrais pas vous lasser et cela arrive vite dans les discours, plus vite qu’on le croit, d’un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur depuis des lustres et des lustres, tout comme à vous, je n’en doute pas, alors que nous sommes tous réunis ici, au pied de la butte, plus exactement à mi-butte, bien calés, endimanchés comme il se doit, les messieurs en gibus et frac, les dames en crinoline , les demoiselles en jupette et les garçonnets en culotte courte, j’ai nommé, vous m’entendez bien et n’en concevez aucune crainte,ce serait totalement infondé, la phrase courte, dont je me propose ce matin de faire l’éloge funèbre car il ne vous a pas échappé qu’à notre époque, caractérisée par toutes sortes d’inventions Lire la suite « Éloge de la phrase courte (humour) »

Le blues de l’auteur

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Imaginez un auteur. Il essaie de faire son travail d’auteur : écrire des livres.

C’est déjà pas si simple ; ça dépend de l’auteur, parfois – pour certains d’entre eux – il met des mois et des mois ou même plus d’un an à trouver un sujet.
Quand il le tient enfin, il écrit le livre. C’est du travail, des corrections et encore du travail. Mais ce n’est peut-être pas le plus difficile;

Après commence la course à l’édition et c’est le pré-début : il envoie son texte aux éditeurs rigoureusement sélectionnés (dans le meilleur des cas). Lire la suite « Le blues de l’auteur »

Genèse d’un « peut-être livre »

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Ceux qui me connaissent, au moins un peu, savent que j’ai déjà 9 livres édités par de tout petits éditeurs. Je ne m’attarderai pas sur la difficulté de pénétrer le milieu de l’édition : tous ceux qui y aspirent (depuis quelque temps) sont au fait de cela .

Tous mes livres font moins de 26 500 mots : à tort ou à raison, je reste « spécialisé » dans le genre court, genre difficile à éditer en France. En fiction, ce sont des novellas.  Je dis toujours que  chez moi cela est dû à mes débuts, marqués par la poésie, jamais abandonnée. Est-ce vraiment la cause ?

Je dis aussi fréquemment que j’ai peu d’imagination : trouver un sujet m’est plus difficile que l’acte d’écriture lui-même. Après la fin de la rédaction de mon dernier livre  en septembre 2014(paru début novembre 2015), j’ai donc essayé de penser à un thème qui me motive suffisamment pour effectuer cet effort de rédaction d’un nouveau texte un peu long. J’avais un sujet qui me tenait à cœur : le sort réservé aux anciens sortis de vie active, dans notre société. Mais cela risquait d’être effroyablement triste et noir. Lire la suite « Genèse d’un « peut-être livre » »

Carte blanche à Manou Fuentes, auteur

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L’auteur : Née en France au sein d’une famille médicale dans laquelle la littérature classique et l’étude du latin et du grec avaient une grande place, Manou Fuentes a toujours écrit sur des bouts de table et sur des petits papiers qu’elle froissait et oubliait dans quelque tiroir. Sa profession de médecin anesthésiste étant très prenante, elle avait peu de temps pour se consacrer à l’écriture. Jusqu’au jour, où, le temps étant venu de quitter son métier et de laisser partir au loin ses enfants, elle a entrepris d’écrire.

L’homme qui voulait rester dans son coin est le premier livre de Manou Fuentes. Ce livre a eu un réel succès en France en 2013 où il s’est vendu à plus de 4000 exemplaires et a été traduit en espagnol par les Editions Malpaso sous le titre : « La inconcebible aventura del hombre que fue otro » Ce titre espagnol est particulièrement bien trouvé puisqu’il s’agit littéralement de l’a métamorphose d’un homme ordinaire sous la pression des événements. Lire la suite « Carte blanche à Manou Fuentes, auteur »