Une drôle de scène (mini-nouvelle)

(exercice à contrainte : 20 minutes de rédaction)

Il était vers midi en ce jour d’automne venteux ; j’étais en train de parcourir la ville en quête de la plus proche boulangerie, envoyé par ma compagne. Au carrefour de la rue de la République et de l’avenue Jules Guesde, elle se tenait là, immobile sous les bourrasques et la pluie fine qui commençait à tomber. Irrésistiblement attiré par cette immobilité étrange, j’approchai, secoué moi aussi par les intempéries. Quand je fus près d’elle, elle me prit par la main et m’emmena. Je n’avais opposé aucune résistance ; j’étais fasciné par sa beauté et la bizarrerie de son comportement. Sans dire un mot, je la suivis.

Nous traversâmes l’avenue et elle me guida dans une ruelle que je n’avais jamais remarquée dans la ville. Le passage était si étroit que la pluie oblique arrivait à peine à le pénétrer. Aussi notre parcours n’était-il pas désagréable : je sentais juste la tiédeur de sa main qui enserrait délicatement la mienne. Après quelques minutes de cet étrange voyage, elle pénétra soudain dans une maison Lire la suite « Une drôle de scène (mini-nouvelle) »

Extrait de Max ou l’art subtil de vieillir (roman 2019)

Vous savez peut-être que j’écris des textes courts : récits de vie, poésie et romans (novellas).

   « Max était préoccupé, Il s’inquiétait de voir son copain s’enfoncer de plus en plus dans la déprime. Il vivait à présent complètement seul depuis que Christiane était devenue une jeune femme qui, c’était logique, vivait sa vie.

Elle avait trouvé de petits boulots successifs, intercalés avec des périodes de chômage et s’était établie en union libre Lire la suite « Extrait de Max ou l’art subtil de vieillir (roman 2019) »

Quelques lectures de ces derniers mois

 

Mes avis, lapidaires cette fois, sont divers :

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson :

Pour moi, une lecture plaisante de quelques 500 pages, sans plus ; pas vraiment captivé mais je suis allé au bout, par petites touches. L’humour à froid m’a tiré quelques sourires.

J’ai enchaîné par L’analphabète qui savait compter, du même auteur :

Arrêt à la page 72 ; je ne suis pas entré dans ce texte.

Hansker, de Fabien Vermot-Gauchy, ed. Fleur Sauvage Lire la suite « Quelques lectures de ces derniers mois »

Mes lectures de confinement, impressions

J’ai « profité » de ce moment pour lire un genre que je n’aborde pas très souvent :

j’ai d’abord lu « La fille de papier » de GuillaumeMusso.

je n’ai trouvé la lecture intéressante que dans le dernier quart : il faut dire que dès que les choses sortent de l’ordre du vraisemblable  —irréel ou autre — je décroche quasiment toujours.

J’ai poursuivi par « On la trouvait plutôt jolie » , de Michel Bussi , et là j’ai été plutôt séduit par un suspense très bien mené ; j’ai apprécié le livre, mais il a été desservi par une lecture que j’avais intercalée, beaucoup plus forte à mes yeux :

« Le manuscrit inachevé », de Franck Thilliez.

Là, c’est, à mes yeux, littéralement époustouflant : le suspense règne encore au-delà des quatre lignes de fin. Contrairement à mes habitudes, je n’ai pu lâcher ce livre et ai lu les 600 pages en 3 jours. C’était mon premier Thilliez, une réussite à cent pour cent.

L’Arlésienne de Tidbinbilla- Roman-Henri Girard (note de lecture)

Une quête sentimentale au coeur d’une bouffée de gaz hilarant

(blog de l’auteur)

La quatrième de couverture :
L’enterrement pour le moins abracadabrantesque de son grand-père, tout comme un subit « coup de grisou » pour une châtelaine bizarrement accoutrée ; une substitution de cadavres ainsi qu’un orgasme dans une mare aux canards, sont pour le narrateur l’occasion d’un retour sur lui-même qui le lancera sur les traces de cette intrigante Arlésienne qui, quelques années plus tôt lui a donné un fils, conçu lors d’un bal costumé, avant de disparaître de son existence.

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La patience du diable – Maxime Chattam (notule de lecture)

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Résumé (babelio) :

« Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…
Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source.
Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? »

L’auteur : (extrait de Wikipedia) : « 

Au cours de son enfance, Maxime Chattam  fait de fréquents séjours aux USA  : sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon’, ville qui inspire son premier roman. Maxime a effectué sa scolarité au lycée Montesquieu à Herblay puis à l’Université Paris XIII-Nord. Durant son adolescence, souhaitant devenir acteur, il prend des cours de comédie au Cours Simon  à Paris . Il obtient des rôles pour la télévision et la publicité.

En 1988, il passe quelque temps dans la jungle thaïlandaise. Le journal qu’il écrit alors est sa première expérience avec l’écriture. Il la poursuit au début des années 1990 avec ses premiers essais littéraires d’abord inspirés de Stephen King  et notamment du film Stand By Me tiré de la nouvelle Le Corps dans le recueil de nouvelles Différentes Saisons. Il ébauche son premier roman, Le Coma des mortels, qui raconte un mois dans la peau d’un jeune homme plongé dans le coma, à la suite d’un accident qui s’avère être une tentative de meurtre. Il reprend des études de lettres modernes. »…/

Lecture : pour moi, une découverte. Je lis extrêmement peu de thrillers, quasiment jamais d’ailleurs. Là, c’est une rencontre de hasard qui m’a fait aborder cet auteur, une première . Ma lecture remonte à quelques semaines déjà « et je me souviens juste avoir énormément apprécié ce voyage de rebondissement en rebondissement dans les arcanes du mal. J’ai aussi eu le temps d’apprécier une langue maîtrisée, une belle langue même ; je lirai d’autres livres de cet écrivain.

 

Extrait de « Max ou l’art subtil de vieillir, roman paru en mars 2019.

Ce roman court est mon dixième livre et cinquième roman.

Deux extraits sont déjà en ligne, l’un sur ce blog, l’autre sur le site de La p’tite Hélène éditions. En voici un nouveau :

…/

Arrivé chez son copain, Max le trouva attablé, occupé à lire son journal. En le voyant, il se dit : tiens, il a encore maigri, c’est flagrant depuis quatre ou cinq mois. Mieux vaut ne pas lui en parler. Son aspect lui sauta également aux yeux : certes il était chez lui, mais visiblement il n’avait pas pris la peine de se coiffer ni même de s’habiller correctement. Il pensa : il se laisse aller… Il dégustait une bière belge, un peu forte en alcool. En dépit de l’heure encore matinale, ce n’était sûrement pas sa première car Max lui trouva la langue légèrement pâteuse :

—  Eh bee, mon vieux, tu picoles déjà ? Ouest-ce qui ne va pas ?

–— Tu le sais bien, à quoi on sert maintenant qu’on est retraités ? À rien ou presque, on est en marge de la société – pas bien belle aujourd’hui d’ailleurs. On ne voit quasiment plus personne. On est condamnés à rester enfermés dans nos quatre murs ; moi en tout cas j’ai plus envie de sortir : pour aller où du reste… je ne connais plus personne, pfff

— Oh là ! Il faut te secouer, vieille branche, t’évolues mal là. J’ai bien entendu tout à l’heure où t’en était. C’est pour ça que je suis venu : on va aller se changer les idées !

—  T’es sympa ; je veux bien mais tu sais comme moi que c’est juste un dérivatif. Ça ne changera rien au fond ; après on se retrouvera au même point. Heureusement que j’ai mon journal, mes cigares et ma bière ou mon pastis. Si j’avais pas ma fille et ses petits, y’a longtemps que j’serais « parti ». Et puis eux d’ailleurs…

— C’est bon, je connais le refrain. Tu vas dire qu’elle te délaisse etc, allez, zou, on y va, tu vas voir que la bonne petite bouteille au restau nous redonnera le goût de vivre. Toi, en tout cas, t’en as sacrément b’soin aujourd’hui.

Max avait remarqué, ces dernières années que son ami buvait un peu plus que de raison, mangeait le minimum – un seul repas principal par jour, que, de surcroît, il accompagnait ces derniers temps de pastis plutôt que de vin. Il filait un mauvais coton mais Max ne songeait pas à l’en blâmer. Il ne trouvait pas d’arguments sérieux à lui opposer. Il connaissait lui-même trop bien ce sentiment d’inutilité qui vous tombe généralement dessus, une fois que vous avez cessé toute activité professionnelle, quand les enfants sont partis vivre leur vie et n’ont, par nécessité, plus beaucoup de temps à vous consacrer. Lui-même passait pas mal de son temps à « glander » dans son appartement. Pourquoi faire les choses quand on en perd le goût ? et aussi, pour qui ?

Difficile, dans ces conditions, de « péter la forme ». À cet âge, dans nos civilisations occidentales et de nos jours, les couples se sont défaits, pratiquement une fois sur deux dans les environs de Paris, et les seniors, comme on tente de les appeler pudiquement, disons sans crainte les vieux, sont voués à la solitude. C’était le propre de la génération des babyboomers qui n’avaient plus vécu comme leurs parents : plus d’indépendance, moins de mariage, moins d’enfants.  Y échappaient, bien sûr, ceux qui, peu nombreux, avaient su organiser leur départ à la retraite et surtout l’après. Un truc facile à dire, surtout si c’est une recommandation qui vient d’amis bien intentionnés. Ils ne manquent jamais de vous le seriner. Le réaliser est une autre paire de manches ! …/

Boutique de l’éditeur

(réduction de 15% jusqu’à la parution : prévente)

 

Se souvenir des beaux lendemains – Nicolas Carteron (note de lecture)

Nicolas carteron

Résumé (fnac) :

« Nilse est beau, célèbre et adulé dans le monde entier. Il dispose des gens selon son humeur grâce à une carrière construite sur l’égoïsme et le narcissisme. En se promenant dans les rues désertes de Paris, sur un banc, il trouve un livre qui lui est dédicacé. En l’ouvrant, il ne peut soupçonner que toutes ses certitudes vont voler en éclats….parce que derrière chaque page se cache une vérité. » Lire la suite « Se souvenir des beaux lendemains – Nicolas Carteron (note de lecture) »

« Aimez-vous la danse ? » réédité.

 

Après quatre années aux éditions Hélène Jacob, j’ai décidé, en accord avec celles-ci, de reprendre ce titre en auto-édition. Lire la suite « « Aimez-vous la danse ? » réédité. »