Mini-suite haut-jurassienne

Mini-suite haut-jurassienne.

Dimanche :

Séjour de vacances dans une vieille ferme comtoise, près de la frontière suisse. La journée fut torride, 30°. Le soir venu, nous cherchons la fraîche, à l’ombre devant la demeure. Sur le pré : une table et quelques chaises qui invitent à ce moment de repos. Une agréable petite brise vient nous rafraîchir. Le feuilles du bouleau bruissent gaiement. Les alpages sont encore inondés d’un soleil généreux. Lire la suite « Mini-suite haut-jurassienne »

Les deux moi

Je suis en dédicaces et je regarde la couverture de mon dernier livre, sorti il y a trois semaines.

Une photographie de moi me fait face, moi à seize ans. Nous nous observons.

Je viens d’en avoir soixante-treize ; je me reconnais. Je revois les complexes de cet adolescent qui fixe l’objectif, mal assuré : je n’ai jamais aimé que l’on me photographie.

Cinquante-sept années séparent les deux moments et pourtant…

Il est là avec deux amis, un Français et un Allemand, tous trois sur un vélo à l’arrêt, pied à terre. Deux vélos de femme et un d’homme.

Le cliché a été pris au bord de la route, devant chez moi. Il est bien sûr en noir et blanc. 1965… Lire la suite « Les deux moi »

Péripéties de la sortie d’un livre au temps de la COVID « Être jeune, être ch’ti dans les années 50-60 »

Le parcours de parution de mon quatorzième livre fut difficile. J’ai fait mes premiers envois aux éditeurs fin janvier 2020, juste avant la première vague. La conjoncture était défavorable et l’évolution fut chaotique :

– un éditeur me dit très vite l’accepter, mais ne fixe aucun horizon de publication ni n’envoie de contrat.

– un autre, honnête – je précise – me demande toutefois d’acheter 20 ex, au prix public, vu la situation et le créneau très spécial du livre. ( je diffère, mais finalement ce sera une non-acceptation de ma part, ayant trouvé une autre solution )

– suivent diverses propositions plus ou moins onéreuses ; je passe. Lire la suite « Péripéties de la sortie d’un livre au temps de la COVID « Être jeune, être ch’ti dans les années 50-60 » »

« Pistaches », roman de Didier Lemoine

L’histoire : L’histoire de Marie, une jeune femme à double personnalité. Un accident handicapant l’a amené à écrire un roman. Elle ne sait pas toujours qui elle est. La Marie de sa vraie vie ou la pistache de son roman ?
Des rencontres. Des routes à suivre ou pas. Un destin à comprendre pour mieux exister. L’amour, l’amitié, la déprime et l’humour remplissent sa vie de façon désordonnée. Elle avance malgré tout, souvent guidée par son seul véritable ami.

L’auteur : Né en 1960 à La Grande Paroisse en région parisienne, Didier Lemoine est issu d’une famille bourguignonne et ne se sent vraiment chez lui qu’à Auxerre et ses alentours. Il aime la campagne depuis toujours et réside dans un village aux confins du Loiret et de la Seine-et-Marne.
Son amour pour la nature et pour les choses vraies ne l’empêche pas d’être rêveur même s’il déteste les histoires sans cohérence.
Très tôt intéressé par la musique, il écrit depuis son adolescence, d’abord des chansons, puis des histoires courtes, des articles sportifs pour des journaux locaux et enfin tout ce qui comporte des mots. À l’âge de 50 ans, il se lance dans l’écriture d’un roman. Des noctambules presque ordinaires est sorti en 2015, puis Les secrets d’Hélène en 2016.
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Amorce de changement sur la mare

Avril, cette fois, s’affiché été.

Au banc, je grille, manches relevées.

L’air est immobile et chaud,

Je desserre le foulard ; de chaleur, trop.

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La mare a des eaux verdâtres-marron,

Ce n’est pas triste nonobstant le ton.

Au bord du bassin une cane surveille ses petits,

Boules de plumes nageotant autour, à l’envi.

Presque aucun bruit ne rompt de silence,

En paix, elle contemple son engeance.

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D’autres canards , par couple, à peine bougent,

Femelles grises, mâles aux pattes rouges.

Joyeuses, les premières trilles s’élèvent,

Célébrant belle saison, fille d’Ève.

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Même on n’entend le murmure de la source,

C’est le grand calme : ici je me ressource.

(21/04/2022)

Être jeune, être ch’ti dans la France des années 50 et 60

Bonjour à tous,

Il m’arrive aujourd’hui une bonne nouvelle. Mon quatorzième livre est sur le point de paraître. Il s’intitule « Être jeune, être ch’ti dans les années 50-60 ».

C‘est un récit que je dis « autobiosociologique » où je reviens en détails sur le mode de vie provincial de la France de ces années-là : un témoignage où certains se retrouveront ou découvriront les conditions d’existence de leurs parents, voire grands-parents. Des retrouvailles, en somme, ou une découverte, pour les plus jeunes, un récit riche d’enseignements.

J’y décris la France profonde des années de l’après seconde guerre mondiale jusqu’en 1970. Cette période a mené naturellement à celle que nous vivons aujourd’hui : elle est pourtant tellement différente ! Lire la suite « Être jeune, être ch’ti dans la France des années 50 et 60 »

La tête de l’emploi -David Foenkinos (notule de lecture)

Le livre

(Babelio) À 50 ans, Bernard est persuadé que sa bonne petite vie tranquille se déroulera ainsi jusqu’à la fin de ses jours. C’est sans compter sa femme, qui décide d’un coup de divorcer, et la crise, qui lui fait perdre son emploi. Sans logement, sans argent, incapable d’avouer son chômage à sa famille, il n’a d’autre alternative que de retourner vivre dans sa chambre d’adolescent, chez ses parents. Ceux-ci ne semblent pas réjouis de recueillir leur unique rejeton, qui trouble leur vieillesse paisible. Jusqu’à ce que Bernard rencontre la fille d’un quincaillier, aussi perdue que lui…
Comment trouver sa place dans un monde en crise, quand on n’est ni très jeune, ni très beau, quand, finalement, on ne désire que le bonheur ? Un destin d’aujourd’hui, une histoire drôle et mélancolique.
Lire la suite « La tête de l’emploi -David Foenkinos (notule de lecture) »

Quand la tarte se fait madeleine…

Quand la tarte se fait madeleine, la tarte au libouli.

Après une visite de quelques jours – énormément appréciée, comme toujours – aux confins de mon Cambrésis natal, une région qui reste mon pays de cœur dont je me suis « éxilé » il ya près de 35 ans, quelques idées me furent remises en tête.

Il m’a été impossible de trouver sur place la fameuse tarte au libouli ( lait bouilli) que je dégustais dans mes enfance et jeunesse. C’est certes une spécialité de la région Nord, mais apparemment plus du Pas-de-Calais et du Boulonnais en particulier. (L’autre grande variété de mon enfance là-bas était la tarte au sucre, tartochuc, et la tarte aux pruneaux, tartaprones.) Lire la suite « Quand la tarte se fait madeleine… »

Extraits de L’acte d’Elsa, nouvelle éditée

Elle est parue fin juillet dernier aux éditions Lamiroy (B)

(4 euros en version papier, 2 en numérique)  https://lamiroy.net/products/l-acte-d-elsa-196

(voir sur ce blog page et article déjà dédiés à ce livre)

Extrait 1

(début)

C’est l’après-midi. Par la fenêtre, elle admire sur la droite le magnifique paysage de montagne qui comme chaque jour s’offre à elle; une vallée riante inondée de soleil. On est en juillet, le spectacle est de toute beauté ; une petite brise agite l’herbe rase, grillée par le soleil. L’air tremble et déforme légèrement la vision. On n’entend que le chant des criquets qui sautent de touffe en touffe. Elsa s’attarde un instant à contempler cette paix, mais plus loin les cumulus jettent leur ombre au sol, délimitant le contraste …/ Lire la suite « Extraits de L’acte d’Elsa, nouvelle éditée »

Dessein d’une courbe

Un parcours finalement pas si mal. 😉 Bravo à Élisa Tixen !

N’oubliez pas de lire l’article original : il y a d’autres schémas très intéressants !

Élisa Tixen

Qu’est-ce qu’une courbe, sinon la partie la plus belle et la plus dynamique d’un cercle, un croissant de lune, le galbe d’un corps ou celui d’une montagne, un virage inattendu, un arc de cathédrale ou de ciel.

Partant du principe qu’un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, nos penseurs s’en sont emparés pour décoder nos mystères, comme la courbe du deuil ou celle de la conduite de projet, si courante dans les entreprises. Oui, oui, il y a des moments et des endroits où l’on courbe beaucoup, surtout le dos…

Cette semaine, après ma frénésie ménagère, j’ai bouclé la première version de mon manuscrit.
Vous ne m’avez pas vue sauter partout, je vous laisse imaginer, c’est mieux.

C’est toujours la partie la plus difficile pour moi. Cracher mes mots sur la page et savoir qu’il n’y a pas grand-chose de propre dans ce que j’écris. Les mots sont moches…

Voir l’article original 167 mots de plus