TERRE DE VOLCANS

 

   Voir, une fois encore, ce paysage aimé, une vaste étendue solitaire bordée de quelques maisons en pierre volcanique, aux toits de lauzes, bonheur !
Devant ces prairies d’alpage légèrement vallonnées d’où émerge çà et là le gris de quelques rochers bruts, le chaume est orné par endroits de timides fleurs sauvages que le vent vif courbe sans égards.
Au loin, fière et hiératique, se dresse l’imposante chaîne des Puys.
On est en juillet et, à ces hauteurs, il ne fait pas plus de 12 degrés. Venant de plus bas, je portais des vêtements d’été et ici je grelotterais presque. Mais la beauté de ce paysage m’attire irrésistiblement hors de la voiture. Il faut parcourir ce sol pour se sentir soi-même une part de cette nature qui incite à la modestie, celle qui vous envahit devant le grandiose, ce qui était là avant vous et subsistera bien après.
Comme toujours, la montagne a sur moi cet effet magique qui me met « en accord » et me tire un sourire de béatitude.
Si c’était ça, le bonheur, dans toute sa simplicité ?

D’eau et de vie – recueil de poésie

Paru mi-février, ce livre a, par la force des choses(confinées) largement raté sa sortie, sans signatures ni salons, aussi me permetté-je de reprendre cette présentation, pour lui donner, peut-être, une seconde chance. Bien qu’écrivant quelques nouvelles, des récits et des romans courts, ce sont mes recueils de poésie qui sont le plus chers à mon cœur : c’est par elle que je suis venu à l’écriture, un cadeau inestimable dans ma vie, à 45 ans et dont les effets se poursuivent jusqu’à mes … 71 ans actuels (ou presque).

 

Voici mon douzième opus, tout juste paru ; il s’agit cette fois de mon deuxième recueil de poésie, « D’eau et de vie ». Il sort aux éditions LC, deuxième ouvrage de moi chez cet éditeur. Lire la suite « D’eau et de vie – recueil de poésie »

Mes lectures de confinement, impressions

J’ai « profité » de ce moment pour lire un genre que je n’aborde pas très souvent :

j’ai d’abord lu « La fille de papier » de GuillaumeMusso.

je n’ai trouvé la lecture intéressante que dans le dernier quart : il faut dire que dès que les choses sortent de l’ordre du vraisemblable  —irréel ou autre — je décroche quasiment toujours.

J’ai poursuivi par « On la trouvait plutôt jolie » , de Michel Bussi , et là j’ai été plutôt séduit par un suspense très bien mené ; j’ai apprécié le livre, mais il a été desservi par une lecture que j’avais intercalée, beaucoup plus forte à mes yeux :

« Le manuscrit inachevé », de Franck Thilliez.

Là, c’est, à mes yeux, littéralement époustouflant : le suspense règne encore au-delà des quatre lignes de fin. Contrairement à mes habitudes, je n’ai pu lâcher ce livre et ai lu les 600 pages en 3 jours. C’était mon premier Thilliez, une réussite à cent pour cent.

Écrits de confinements : avril-mai 2020

9 avril : Pensées

La fin d’après-midi était – il le voyait de la fenêtre de son bureau – baignée d’un soleil provocant.
Ça, c’était l’extérieur, où, à part dans les jardinets, sur les balcons, terrasses et loggias, fort peu se mouvait.
On était en avril 2020 ; la France était confinée, disait-on. Une maladie tant contagieuse qu’inconnue s’était abattue sur la planète, ravageant les pays les uns après les autres. Les gens n’avaient plus entre eux que les rares contacts autorisés. Lui n’était sorti que trois fois en trois semaines, fort peu de temps du reste. On le ravitaillait ; il était privilégié.
Comme beaucoup d’autres, il s’adonnait à des activités qu’il avait quelque peu délaissées ces derniers temps, la lecture surtout.
Parfois il prenait – puisqu’il l’avait – le temps de penser, comme ce jour-là où il avait repris la plume.
Il ne savait pas pourquoi il avait jeté les yeux vers l’extérieur car, à vrai dire, il passait le plus clair de son temps sur les écrans, la nouvelle maladie des deux derniers siècles.
Une activité qui relevait du simple divertissement, un détour ou détournement.
Comme toujours , l’écriture cursive avait stoppé cette “souvent-inanité”. Mon Dieu, il pensait !
Non, il ne s’était pas ennuyé depuis que la vie s’était quasiment arrêtée. Même, il s’était habitué à l’enfermement, au point qu’il se demandait comment cela se passerait, lorsque le monde – lui compris – retrouverait sa totale liberté de mouvement, tout au moins celle qu’assurent, paraît-il, les droits de l’homme.
Un nouveau coup d’œil à la fenêtre : toujours ce soleil insolent. La nature , en son printemps, n’avait cure des comportements de l’Humain. À peine avait-elle remarqué les soubresauts alentis des attitudes dudit.
Comme toujours, les mots alignés lui apportaient la joie, une sorte de vérité plus profonde que le matériel, même s’ils en procédaient eux aussi. Mais pas que. Les mots sont également la transcendance, l’expression d’une pensée. Il n’aurait pas dû abandonner la plume aussi longtemps. Le confinement avait fini par le ramener à cet accord avec lui même.
Un dernier regard par la fenêtre : l’éclat doré du soleil commençait à peine à faiblir.
Lire la suite « Écrits de confinements : avril-mai 2020 »

La mare d’avril (poésie)

Un poème écrit l’an dernier, en avril… Puisse l’embellie pressentie se produire !

 

Contraste entre les bancs de tulipes inflorés

Et mare d’avril, comme dépouillée,

Largement couverte d’une croûte marron

Qu’identifier on ne sait : feuilles mortes, algues ou chatons.

L’eau a le tout imbibé

En bouillie saumâtre indifférenciée.

——————————

Effrayés, les canards ont fui ;

Même la cascatelle semble tarie…

Eh non, elle hoquette seulement son débit.

L’atmosphère est en point d’interrogation,

L’air ambiant agresse, vaguement nauséabond.

———————————————–

Oh à peine, le lieu reste paisible ;

Aux ramilles les oiseaux chantent printemps.

Une brise fraîche rappelle cependant

Qu’avril précède l’été-cœur de cible.

——————————————–

Le soleil perce les nuages fugaces

Qui roulent gris quelques menaces.

Mais même en laideur relative

L’endroit garde mon attirance vive.

L’Arlésienne de Tidbinbilla- Roman-Henri Girard (note de lecture)

Une quête sentimentale au coeur d’une bouffée de gaz hilarant

(blog de l’auteur)

La quatrième de couverture :
L’enterrement pour le moins abracadabrantesque de son grand-père, tout comme un subit « coup de grisou » pour une châtelaine bizarrement accoutrée ; une substitution de cadavres ainsi qu’un orgasme dans une mare aux canards, sont pour le narrateur l’occasion d’un retour sur lui-même qui le lancera sur les traces de cette intrigante Arlésienne qui, quelques années plus tôt lui a donné un fils, conçu lors d’un bal costumé, avant de disparaître de son existence.

Lire la suite « L’Arlésienne de Tidbinbilla- Roman-Henri Girard (note de lecture) »

D’eau et de vie – recueil de poésie

Voici mon douzième opus, tout juste paru ; il s’agit cette fois de mon deuxième recueil de poésie, « D’eau et de vie ». Il sort aux éditions LC, deuxième ouvrage de moi chez cet éditeur.

Pour le présenter, je reprendrais d’abord la préface de l’auteur Odile Lecouteux :

  »  L’écrivain Claude Colson nous invite à cheminer dans les couleurs du kaléidoscope de son existence.  

Dans son  recueil «  D’eau et de vie », la lecture  nous conduit  au parc ( «  … D’abord m’assaille l’odeur de sous-bois émanant du tapis dense et mordoré des feuilles qui jonchent une terre devenue presque invisible « ), fréquemment au bord  de la mare dans tous états et au lac. Lire la suite « D’eau et de vie – recueil de poésie »

Chemins croisés, récit, réédité

Bonjour à tous,

Une bonne nouvelle : après une première vie dès 2014 aux éditions de la Rémanence, « Chemins croisés » renaît aujourd’hui aux éditions Bernardiennes, à texte identique.

C’est, en littérature, un tombeau ; j’y rends hommage et fais revivre un ami qui a accompagné mon parcours, parfois avec intermittences, soixante années durant.

Cet ami a brutalement disparu  et le choc engendré a fait naître cet ouvrage. Pierre réapparaît donc ici dans des moments heureux que nous avons partagés entre 1950 et 2002 : quatre cents coups de l’enfance et de la jeunesse notamment. Le texte a  également un fort aspect sociologique sur la vie à cette époque dans les grandes plaines du Nord, où nous avons vécu.

Je n’ai pas voulu que ce soit un livre triste car Pierre était avant tout la gaieté. Le seul moment triste est le poème que j’ai mis en exergue et composé lors d’une visite sur sa tombe. Ensuite, c’est la vie qui prévaut !

« Chemins croisé »s est une ode à l’amitié et, dans son final, une réflexion sur le sens de l’existence.

Bonne lecture à ceux qui voudront le découvrir.

L’avis d’une lectrice , GL :

« Oui l’amitié c’est la vie… Dans Chemins croisés, Claude Colson relate le cours ordinaire d’une enfance ordinaire, dans le Nord de la France. Une enfance comme nous avons, pour la plupart d’entre nous, de sa génération, connue. Oui, mais cette enfance-là est extraordinairement précieuse et unique, puisque c’est la sienne, et que nous y recherchons aussi, la nôtre. Claude Colson réanime avec humanité, sans mièvrerie, sans nostalgie non plus, sans propos langoureusement passéistes, les lisières d’un temps heureux. Une impérieuse nécessité de dire le ciment qui fonde les liens profonds d’une amitié qui n’échappe pas à ses limites, ses inévitables blancs, insouciances et manques. Car, si l’amitié est permanente et chaleureusement intense hors la nécessité d’une proximité régulière elle peut être, aussi, insuffisante et impuissante à colmater des désespoirs. C’est par amitié, qu’il faut en accepter la douloureuse limite.
Claude Colson décrit avec simplicité des sentiments profonds et inaltérables qui réveillent notre sensibilité. Comme à son habitude, il nous livre un écrit court et concis mais qui donne longuement à faire rêver et réfléchir. »

100 pages, prix public : 12 euros, auprès de l’auteur, monilet@wanadoo.fr, ou aux éditions Bernardiennes.

Deux nouvelles sorties de livres

Le début d’année s’avère prolifique : il va voir paraître très prochainement d’une part un deuxième recueil de poésies, aux éditions LC ; « D’eau et de vie »

Il contient des poèmes tournant tous autour du thème l’eau (aquarium, rivière, lac et surtout la mare qui m’est chère, avec plus de quarante pièces consacrées) Lire la suite « Deux nouvelles sorties de livres »