Pépère Zaubert

L’autre soir, l’écriture m’a pris. Me repris, devrais-je dire. Je repensai à mon grand-père maternel, né vers 1880 et décédé en 1962 dans le Cambrésis, région du Nord. Nous autres, ses petits-enfants, l’appelions ainsi d’après le nom de la commune où il habitait.

Un homme de peu, du peuple, pauvre , tisseur en cave sur métier Jacquard, porteur de sabots. Un travailleur qui avait les valeurs de ce milieu : honnêteté et courage. Il ne savait ni lire ni écrire. Mais, chose surprenante pour moi, il vouvoyait sa fille, ma mère, née en 1910 et qui d’ailleurs le lui rendait bien. Une coutume en usage alors, peut-être ou une chose due à ses origines flamandes, de par ses parents ?

C’était une autre époque, en cette toute fin des années 50 : pas d’eau courante, pas de télé, fort peu de voitures, pas d’hypermarchés, des coopératives, pas de tracteurs, des chevaux de trait… Lire la suite « Pépère Zaubert »

Pensées au fil de la plume, entre deux dédicaces

Auteur d’une quinzaine de livres déjà, il se demandait pour l’heure d’où venait ( pour lui ? ) l’envie d’écrire.

Était un simple désir narcissique ? À soixante-treize ans et plus de de vingt-trois ans de confrontation avec le monde de l’édition, il pensait ne plus en être là. Envie de dire le monde peut-être de dire UN monde. Il sentait obscurément que cela allait au-delà de sa personne, une sorte d’objectivation de la pensée qui la rendait éternelle en quelque sorte, inaccessible à toute vicissitude, un bloc pérenne dont il ne percevait pas l’utilité, si tant est qu’il en ait une.

Pour lui cependant, c’était une nécessité, un acte qui donnait sens à sa propre existence ; Contradiction ? Retour à soi en voulant en sortir ? Rien n’était clair et pourtant… il écrivait ces lignes. Lire la suite « Pensées au fil de la plume, entre deux dédicaces »

Dura lex sed lex

Dura lex sed lex

(image pixabay Ezequiel_octaviano)

Un brin de méditation : mes soixante-treize ans sont révolus depuis quelques mois et j’ai envie de m’attarder sur ce fait, un peu stupéfait, sans amertume. Lire la suite « Dura lex sed lex »

Une promesse- Sorj Chalendon (note de lecture)

 

 

Résumé : « Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi (un) serment …
Voici l’histoire d’un mystère et d’une fraternité. »

L’auteur : « Sorj Chalandon est un écrivain et journaliste français. Après avoir travaillé trente-quatre ans à Libération, il est aujourd’hui membre de la rédaction du Canard enchaîné. Lire la suite « Une promesse- Sorj Chalendon (note de lecture) »

Les deux moi

Je suis en dédicaces et je regarde la couverture de mon dernier livre, sorti il y a trois semaines.

Une photographie de moi me fait face, moi à seize ans. Nous nous observons.

Je viens d’en avoir soixante-treize ; je me reconnais. Je revois les complexes de cet adolescent qui fixe l’objectif, mal assuré : je n’ai jamais aimé que l’on me photographie.

Cinquante-sept années séparent les deux moments et pourtant…

Il est là avec deux amis, un Français et un Allemand, tous trois sur un vélo à l’arrêt, pied à terre. Deux vélos de femme et un d’homme.

Le cliché a été pris au bord de la route, devant chez moi. Il est bien sûr en noir et blanc. 1965… Lire la suite « Les deux moi »

Quand la tarte se fait madeleine…

Quand la tarte se fait madeleine, la tarte au libouli.

Après une visite de quelques jours – énormément appréciée, comme toujours – aux confins de mon Cambrésis natal, une région qui reste mon pays de cœur dont je me suis « éxilé » il ya près de 35 ans, quelques idées me furent remises en tête.

Il m’a été impossible de trouver sur place la fameuse tarte au libouli ( lait bouilli) que je dégustais dans mes enfance et jeunesse. C’est certes une spécialité de la région Nord, mais apparemment plus du Pas-de-Calais et du Boulonnais en particulier. (L’autre grande variété de mon enfance là-bas était la tarte au sucre, tartochuc, et la tarte aux pruneaux, tartaprones.) Lire la suite « Quand la tarte se fait madeleine… »

De la difficulté d’être édité ( à compte d’éditeur)

(image Schäferle, de Pixabay)

Eh oui, c’est plutôt la quadrature du cercle, même lorsque l’on a déjà été édité après acceptation d’un comité de lecture. Dans mon cas, ce sont de petites maisons d’édition : Chloé des Lys, Clément, La Rémanence, Hélène Jacob, LC, Take your Chance, Lamiroy, La p’tite Hélène, Bernardiennes. Je passe sur les escrocs, les rigolos ou les incompétents.

J’ai donc à ce jour treize livres édités et depuis 22 mois, je tente de faire éditer un quatorzième. Je n’envoie pas le manuscrit à l’aveugle, ayant des contacts avec le monde de l’édition depuis 1999 et une petite expérience.

Ce livre me plaît beaucoup car c’est un récit autobiographique, certes, mais surtout documentaire et sociologique sur la vie dans une province française ( ici le Nord-Pas de Calais) dans les années 1950 et 60 (avec de rares incursions jusqu’au tout début des années 70). Il apporterait des informations intéressantes aux générations ultérieures ( à la postérité, comme m’a dit un éditeur enthousiaste). Lire la suite « De la difficulté d’être édité ( à compte d’éditeur) »

Appelez-moi Camille – Sylvie Grignon, note de lecture

Le livre (source éditeur, Souffles littéraires) :

Qui saurait retenir les brumes évanescentes d’une mémoire qui s’étiole ? Qui saurait repousser le gouffre noir et glacé de l’oubli ? Elle a vécu, elle a aimé, elle a souffert, mais elle se perd à présent. Alors, carnet après carnet, elle s’accroche à la moindre lueur de souvenir, entretenant l’étincelle de cette vie qui lui échappe, soufflant sur les braises d’un passé qui s’éteint. Oui, elle a vécu, mais elle veut vivre encore. Alors, pour ne pas la laisser partir, appelez-la : Camille…

Pièce après pièce, entre romance et épopée humaine, suivez cette femme ordinaire au travers de sa vie extraordinaire, et reconstituez auprès d’elle le puzzle de cette Lire la suite « Appelez-moi Camille – Sylvie Grignon, note de lecture »

Extrait de Max ou l’art subtil de vieillir (roman 2019)

Vous savez peut-être que j’écris des textes courts : récits de vie, poésie et romans (novellas).

   « Max était préoccupé, Il s’inquiétait de voir son copain s’enfoncer de plus en plus dans la déprime. Il vivait à présent complètement seul depuis que Christiane était devenue une jeune femme qui, c’était logique, vivait sa vie.

Elle avait trouvé de petits boulots successifs, intercalés avec des périodes de chômage et s’était établie en union libre Lire la suite « Extrait de Max ou l’art subtil de vieillir (roman 2019) »

Deux, pair et manque en e-book

 

Sorti fin 2015, ce roman sur la recherche de l’identité personnelle (éditions LC, 13 euros) est à présent disponible en version numérique à 5 euros :

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