
Illustration :pixabay,beastetrnchen
J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

Illustration :pixabay,beastetrnchen
J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

11 heures à la mare
Ce dix avril frisquet
Hier c’était canicule bizarre
Ce jour c’est presque hiver entêté
Le printemps été a fait marche arrière
Car là c’est froidure délétère
Un semblant de soleil éclaire les cimes
Fait ressortir leur vert tendre et sublime
Toutefois ici c’est encore la paix
Le temps est comme figé au moins alenti
Le promeneur se déleste de ses faix
Et peut ici tirer parti de la vie
Rien ne bouge tout est calme
Les feuilles sur l’eau sont immobiles
Un colvert pourtant nage suivi de sa cane
Image de l’existence qui elle aussi solitude honnit

Oui, il est là ! Lui, c’est mon dix-septième livre. Le deuxième que j’ai directement autoédité après être d’abord passé par beaucoup de petits éditeurs.
C’est un recueil de 108 poèmes dont 5 textes en prose, poétique. Son titre :
« Murmures d’une mare (Carouge, Brétigny-91)»
J’y tiens particulièrement car depuis ma venue à l’écriture en 1995 (quasiment par la poésie), je n’ai jamais cessé de la pratiquer, même si je me frotte aussi à d’autres genres littéraires, toujours le court, ma spécialisation. Lire la suite « Il est là ! (nouveau livre) »

Lire la suite « interview par Loïc Manceau : moi et l’écriture »

![]()
Ma France, le monde en cette fin octobre 2025 (quelques aspects isolés)
Commençons par le moins bon, de mon point de vue personnel :
– les bouffonneries politiques se poursuivent au niveau de nos dirigeants ; à quand la fin ? Les Français ne croient plus guère en leurs représentants et pour cause !
– les salons du livre avec foultitude d’auteurs drainent de moins en moins des visiteurs : il est difficile de toucher 3, 2 voire 1 lecteur(s). Les auteurs y passent des heures à attendre les « clients » potentiels ou simplement des personnes avec qui échanger sur leur passion de l’écriture. Le livre papier semble ne plus faire recette en Île de France. Faut-il y voir un appauvrissement de la population, financier comme intellectuel ? Pour les auteurs il reste les frais de déplacement et pas mal de temps perdu malgré le plaisir de retrouver consœurs et confrères.
– ma santé, sans être dans un état dramatique, et de beaucoup, est loin d’être au top et limite nombre de mes activités (je suis en plein troisième âge 🙂 ).
Quelques éléments positifs, selon moi,
– Il ne pleut pas trop en cette période.
– ma mare, à qui j’ai déjà consacré 107 textes poétiques, me procure toujours autant de joies et suscite, alimente ma passion créatrice. À bientôt ma prochaine visite et probablement le prochain texte. Je vais d’ailleurs sortir dans quelque temps un recueil nourri de toutes ces poésies, ce devrait être mon dix-septième livre publié.
– Trump n’a pas obtenu le Nobel de la paix ; il n’aurait plus manqué que cela, lui qui fournit les bombes à un état qui à mes yeux est actuellement devenu une honte parmi les nations !
– les tueries de masse organisées à Gaza, voire en Cisjordanie, sont au moins suspendues et il a été possible de forcer beaucoup de pays qui tenaient leurs yeux volontairement grands fermés à commencer à les ouvrir.
– mon dernier roman « Un amour ou les incertitudes du destin », sorti en mai dernier devrait faire peau neuve dans quelques semaines et peut-être commencer une nouvelle vie.
Voili, voilou, quelques réflexions qui actuellement me traversent l’esprit.
Portez-vous bien !
Crédit photo : Vecteezy, Suware Tangbovorpichet
(103 ième pièce poétique de ma collection La Mare, sur atramenta.net)
11 heures ; chaud, ce matin.
Pas un souffle, pas un brin, Lire la suite « la mare sous 27 dégrés »
Petit hommage à mon chat.
Ticha , 14 mars 2009- 27 mars 2025
C’est bien sûr en larmes que je retrace le chemin dont elle a trouvé le bout hier soir, chez sa Véto.
Une jolie Isabelle, quasi calico (je ne sais si elle avait les 25 % de blanc requis ; je le pense). Je l’avais adoptée auprès d’une asso pour ma retraite ; elle n’avait pas 17 mois.
Là, elle venait d’avoir 16 ans. En pleine forme jusque fin octobre, 6,5 kg et soudain une compression lombaire touchant la moëlle, inopérable. Ma compagne et moi l’avons soignée ces 5 derniers mois, n’épargnant rien pour elle ni temps, argent, hospitalisation, soins. Elle était progressivement devenue grabataire à 90 % et avait perdu 4 kg, refusant de s’alimenter sur la fin ; nous devions la toiletter, voire lui donner le bain, ce qu’elle a fini par apprécier.
Elle n’était pas câline, mais avait sa manière personnelle de montrer son affection.
Ces derniers jours, elle avait encore son caractère obstiné pour se traîner se coucher parfois là où elle souhaitait. Je l’ai longtemps appelée Titiche, puis ces dernières années simplement Chacha . Hier encore elle remuait la queue en entendant son nom. Je l’ai accompagnée toute la journée, sa dernière. En début d’après midi, je lui ai fait prendre un très long bain de soleil. Elle était épuisée, famélique.
C’était un chat d’appartement qui nous accompagnait dans toutes nos vacances ; la derniere année 7 sejours très courts ou longs dans le massif du Sancy : je lui martelais le nom de la petite ville pour lui signifier là où nous allions. Sinon, je lui disais au retour : Chacha, la maison !
Ce matin, l’appartement où je vis seul plus de la moitié du temps est vide des paroles à haute voix que je ne lui dis plus.
Dans une quinzaine de jours, je recueillerai ses cendres, en garderai une petite partie, et disperserai l’essentiel à ma Mare, je pense, un lieu fétiche pour moi qui suis écrivain, auquel j’ai déjà consacré quelque 103 poèmes dont au moins deux à Chacha.
Je suis désolé de vous avoir attristés avec ma douleur. Merci de votre lecture.
Elle s’est endormie sous nos caresses, ma »patte dans sa main ».


À l’entame de la seconde décade
De mars, le chemin vers la mare.
Disparus les crocus et leur mauve peu fade,
Bonjour les narcisses au jaune fort fanfare.
La fraîcheur intense encore en cette fin matin
Sait qu’elle livre ses derniers combats.
Les oiseaux pépient avec entrain
Contre un hiver qui faiblement se bat.
La mare enfin livre ses eaux calmes
À son fidèle amant quasi ébloui
Par sa beauté que griffent ici canards de leurs palmes,
S’agitant un peu au sortir du repos de la nuit.
Une corneille noire s’en est venue
Grapiller les miettes généreusement jetées
Par un promeneur ici égaré,
Partageant avec moi cette petite immensité.
Avant, apaisé, de m’en retourner,
J’admire toujours le manteau tacheté
Que ma mare, ce jour, revêt,
Manteau de pollens et de lichens fait,
Pour m’offrir une symphonie en vert
Qui de l’espoir annonce l’ère.
D’ailleurs, à mon départ, le soleil revenu
D’un coquin clin d’œil me salue.
