Mar[e]s

102 ième pièce poétique de ma collection La Mare

À l’entame de la seconde décade

De mars, le chemin vers la mare.

Disparus les crocus et leur mauve peu fade,

Bonjour les narcisses au jaune fort fanfare.

La fraîcheur intense encore en cette fin matin

Sait qu’elle livre ses derniers combats.

Les oiseaux pépient avec entrain

Contre un hiver qui faiblement se bat.

La mare enfin livre ses eaux calmes

À son fidèle amant quasi ébloui

Par sa beauté que griffent ici canards de leurs palmes,

S’agitant un peu au sortir du repos de la nuit.

Une corneille noire s’en est venue

Grapiller les miettes généreusement jetées

Par un promeneur ici égaré,

Partageant avec moi cette petite immensité.

Avant, apaisé, de m’en retourner,

J’admire toujours le manteau tacheté

Que ma mare, ce jour, revêt,

Manteau de pollens et de lichens fait,

Pour m’offrir une symphonie en vert

Qui de l’espoir annonce l’ère.

D’ailleurs, à mon départ, le soleil revenu

D’un coquin clin d’œil me salue.

La Mare sans la Mare (poésie)

101 ième pièce poétique de ma collection La Mare
La Mare sans la Mare
(02 février 2025)
Sept et dix jours déjà que je dois rester chez moi
Ma mare m’attend peut-être ; à moi elle manque
Je ne l’ai que fort peu décrite sans la vue-émoi
Vais tenter de l’imaginer, vagabond saltimbanque
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Cloîtré, je ne sais plus le temps qu’il fait
L’exercice est donc difficile, de fait
Je perçois vers dix-huit heures la lumière qui fenêtre-s’incruste
Et toi, t’assoupissant, t’imagines-tu quasi lacustre ?
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La Mare, mi-décembre 2024

Centième texte poétique consacré à ma mare (collection La Mare, sur atramenta.net)

Ce 16 décembre est jour pluvieux.
Après la pluie, la mare dort.
Aucun remous ne trouble sa surface.
Figée, elle rêve, ceinte de feuilles d’or.
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Au banc, j’ai retrouvé ma place,
Constante, elle me rend heureux.
Je regarde ici le silence, l’immobilité,
Envahi du sentiment d’un lieu d’éternité.
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Deux canes lentement s’en viennent vers moi
Ou plutôt, que dis-je, un couple, ma foi !
Car le mâle arbore, fier, son irisé de roi.
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Deux haïkus

Ticha

Paisible tout en rond

Cherchant  chaleur douce

Mon beau chat dort

 

 

 

 

Ma Mare

Profond vert sapin

Bien fort m’étonne en matin

L’eau rêve montagne

 

 

La mare, en manteau de roi

99 ième poème consacré à cette mare (sur atramenta.net,  ma collection La Mare)

 

La mare en manteau de roi

À l’antépénultième jour d’octobre,

La mare est là, fascinante.

Elle étale sa splendeur, sans opprobre

Ni rien qui la rende indécente.

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Contraste à la mare

Une petite quatre-vingt-dix-huitième pièce poétique pour ma collection « La Mare » sur atramenta.net, consacrée à ma minuscule mare du Carouge à Brétigny sur Orge ; encore un effort et on aura les cent ! 🙂 !
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3 octobre, la mare m’attendait.
Il était écrit que pour ce quatre-vingt-dix-huitième écrit,
Bon heur, mal heur, elle ne m’échapperait.
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Et comme à chaque fois, ici c’est la vie.
Une escouade de canards nageote vers la droite
Après qu’un congénère s’était dressé en verticale droite,
Battant des ailes vivement,
S’ébrouant pour mieux goûter l’instant.
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Plus haut, un groupe de marcheurs, tenace,
Tourne en rond, bâtons vifs découpant l’espace,
Bruit métallique, cliquetis des cannes
Frappant le sol, sans état d’âme.
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Au haut des arbres, après le vert tendre
On distingue déjà la douceur de l’ambre ;
Pour peu la paix se ferait,
N’était le grondement imparfait
D’une machine de la ville
Curant le fond ; bruit imbécile.
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Les premières feuilles doucement dérivent,
Jaunissent le vert de l’eau, là, près des rives.
Moi, je quitte l’endroit, misérable,
Le vacarme, ce jour, est insupportable.

Crépuscule d’août sur la mare (poésie)

Une 97 ième poésie dans ma collection La Mare, sur atramenta.net
(Irai-je jusqu’à lui consacrer au moins 100 textes ?)

Vacances finies, je retrouve ma mare

Quasi inchangée, mais sans crier gare,

Automne avance ses pions ;

C’est rosée sur l’herbe à son accès

Et aux arbres feuillage à foison.

Il n’est pas 9 h 30,

Nul trouble le lieu ne hante,

Calme absolu, hors sur l’eau cancanements,

Dans les airs pépiements.

Aux saules, les feuilles ont roussi

Et subrepticement l’on vieillit aussi.

Solitude complète, propice à la méditation

Sur la vie qui s’en va, comme à reculons.

Mais rien n’est triste,

C’est la loi, qui tous nous soumet,

Sans crainte ni regret

Calme, longtemps encore profiter

Car de cet endroit naît l’acceptation

Du sort à tous réservé, sans exception.

L’horloge a déjà passé sept tours et demi,

Il est toujours temps de songer au sens de la vie.

Changement à la mare (poésie)

Changement à la mare

(96 ième pièce poétique de ma collection la mare ; ici :toutes les œuvres

 

Le petit parc-nature où se niche ma mare

A pris des allures plus « civilisées »

La ville va, c’est sûr, y dérouler quelque festivité.

Une vingtaine de barnums blancs s’y égare.

 

Délaissée pour le moment,

La mare échappe encore au tintamarre Lire la suite « Changement à la mare (poésie) » →

Mare au 24 avril 2024 (poésie)

Peut être une image de étendue d’eau, herbe et arbre

Ma mare subit les assauts désordonnés

D’un climat en dents de scie.

Ce matin, c’est huit degrés, vent frisquet.

Il ne fait pas bon s’attarder ici.

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Ma plume, pressée, rêve la caresse

D’un soleil qui la délaisse,

L’univers, ici entièrement fait de verts

Diffuse une ambiance glauque dans l’air,

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Elle me pousse, moi l’amant du lieu

À le fuir au plus vite, dos glacé.

La lumière et les rimes, elles aussi, se sont un moment perdues.

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Les colverts s’agitent encore un peu,

Une pie également

Picore ce que peut.

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Ces volatiles, songent, c’est sûr,

À des jours plus heureux

Qui, c’est certain,

Vite redonneront à tous le nécessaire entrain.

 

(94 ième pièce poétique de ma collection « La Mare » sur atramenta.net)

Vision de la mare en absence (poésie)

L’une de mes très nombreuses poésies sur La Mare (plus de 90) ( ICI ), sur atramenta.net

 

Soir, fin de séance de dédicaces.

Bloqué encore au stand pour quelque temps.

Ma pensée vole vers toi, fugace

Car loin, j’aime à t’imaginer pourtant.

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Oui, ma mare, c’est soudain à toi que je pense.

Tu dois, là-bas, doucement t’endormir, lasse.

La nuit de décembre, à sa tombée, t’embrasse,

Moi je rêve au spectacle qu’alors, grise, tu lances.

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Canards et canetons ont dû regagner l’île,

Trouver abri sous quelque frondaison,

Reprendre vigueur pour des demains-foison,

Dès qu’un nouveau jour leur illuminera pupilles.

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Et la vie lentement reprendra.

Oiseaux de pépier ; vent les feuilles d’agiter ;

Cascatelle d’éblouir l’œil de ses remous ;

Le temps auprès de toi de s’écouler, bien doux ;

Mamans et enfants à ton pourtour de se promener ;

La vie entière de redémarrer, cahin-caha.

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Comme il se doit !

(illustration : pixabay ; betidraws)