Aperçue en août (poésie)

 

Voici la 53 ième pièce que je consacre à cette mare ( collection complète : https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913) qui est ma principale source d’inspiration poétique.

Aperçue en août

 

Août verse vers sa fin. Lire la suite « Aperçue en août (poésie) »

Mémé- Philippe Torreton – Note de lecture

Le livre :

« Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose. » Lire la suite « Mémé- Philippe Torreton – Note de lecture »

Rocherousse 2565

 

Rocherousse 2565
12h45. Redescente du chalet. Pause entre le lac long et le lac profond, à 2480m. Assis sur un rocher, je laisse l’air vif me caré-fouetter le visage agréablement. Le lieu est tout de paix. À droite et à gauche, les eaux calmes où le vent pousse des ridules. Quelques randonneurs pique-niquent sur les rochers alentour.

Nous, ce fut fait plus haut, au creux d’un alpage nous protégeant de la brise trop fraîche. Ici, on peut déjà ôter le K-Way. À 360 degrés, les cimes plus où moins déchiquetées, vertes celles à végétation rase, plus brunes d’autres où le roc affleure. À ma gauche, quelques rares névés. On est fin juillet dans les Alpes du sud.

Ici règne la paix, extérieure, mais surtout intérieure. Aux cieux, où le bleu survit entre le gris des cumulus moutonneux grisollent quelques alouettes. Lire la suite « Rocherousse 2565 »

Piqûre de rappel : Max ou l’art subtil de vieillir (roman)

Eh oui, ce dixième livre et cinquième roman de mon cru est sorti en mars… déjà. Il pourrait faire partie de votre sélection de lectures de vacances car il mêle distraction et réflexion, en particulier pour celles et ceux qui approchent de la retraite ou qui connaissent des personnes confrontées au passage vers cette nouvelle étape de la vie.

C’est un roman, une fiction donc, mais la première partie est largement inspirée du vécu. Le reste, je vous laisse le découvrir. 🙂

MD en a dit : « un livre agréable à lire, qui s’apparente en partie à un roman rose mais qui n’exclut pas le ton sérieux et les références culturelles quand la situation s’y prête.
La présentation des personnages s’accompagne d’une réflexion très lucide sur la vie de retraité et le vieillissement qui s’appuie vraisemblablement sur le vécu de l’auteur.
Loin de tomber dans le pessimisme, la suite de l’histoire nous entraîne dans une succession animée et joyeuse d’événements qui mène à une issue heureuse : pour certains, une retraite s’annonçant morose et délétère peut finalement se révéler en tant que départ d’une nouvelle vie.
Bien sûr, dans la vraie vie les histoires n’ont pas toujours un tel dénouement.
Mais n’est-ce pas l’intérêt d’un roman que de présenter de belles histoires qui sont des portes vers le rêve ? »

C’est là une lecture. Chacun peut faire la sienne car un livre, une fois écrit, appartient aux lecteurs

NOUVEL EXTRAIT : …

. Le dîner prévu par Sonia fut repoussé, puis ce fut la naissance du fils, qu’ils prénommèrent Charles, la fin de l’année scolaire avec son cortège d’examens et d’obligations de jury et surveillances. Bref, tous étant passablement pris, ils convinrent qu’il aurait lieu après la rentrée et le voyage à Munich.

En compensation, pour ainsi dire, Sonia invita Michel un week-end proche de leur retour.

Il arriva, endimanché, rasé de près, avec un immense bouquet de fleurs coupées à la main.

Hé bien, qu’est-ce qu’il lui arrive, je ne reconnais plus ce vieil ours ? se dit-elle en lui ouvrant, avec Max sur ses talons.

  • Salut, vieux compère ! T’es beau comme un camion tout neuf. Tu comptes draguer ma femme ?
  • Max, dois-je une fois de plus te faire remarquer un que nous ne sommes pas mariés et deux que je ne t’appartiens pas !
  • Dois-je prendre ta première remarque pour une demande officielle ?
  • Je sais bien que les temps changent, mais c’est encore à l’homme de formuler cela, non ? J’ajoute immédiatement que je te prie de surtout ne pas le faire : j’aime bien mieux mon indépendance !
  • Tu as raison, moi non plus je ne supporterais pas d’être soi-disant attaché par une signature sur un bout de papier.
  • Bon, vous arrêtez votre cirque vous deux ! Je connais déjà le numéro par cœur. Servez-moi plutôt un truc frais, un diabolo fraise par exemple ou quelque chose du genre.
  • Tiens, c’est fini le pastis ? T’es malade ou quoi ?
  • Pas du tout, j’ai dû être à peu près sobre durant le voyage et ça m’a fait grand bien, je sens bien plus en forme, alors j’essaie de continuer un peu. Ça ne m’empêchera pas de boire un bon verre de vin au repas, Max ou même deux, pas beaucoup plus…. J’espère que t’as de quoi.

Je nous ai apporté un Pessac-Léognan 2005, année exceptionnelle en Bordelais. Il ne devrait pas te déplaire avec ce que ma compagne – n’est-ce pas , Madame, nous réserve : ses succulents pigeons aux petits pois…/

D’autres extraits figurent déjà sur ce blog (https://claudecolson.com/2019/01/ ; https://claudecolson.com/2018/10/15/10-ieme-livre-et-5-ieme-roman-bientot/) et un autre sur le site des éditions la P’tite Hélène.

Le prix public du livre papier est de 16 euros. Il vous attend. 😉

on peut le trouver ici  ,

en librairie (ISBN  978 29307 387 58)  ou en me le commandant, dédicacé ou non) à monilet@wanadoo.fr

c-à-d chez son éditeur, le commander en librairie ou m’en réclamer un exemplaire (dédicacé ou non) à monilet@wanadoo.fr

Les derniers jours- (roman, Hugues Boulet, La P’tite Hélène éditions)

 

Résumé :

Petite fille fantasque et jusque-là heureuse sur l’île tropicale de Kaos, Mathilde entame l’écriture d’un journal intime à quelques jours de son douzième anniversaire. Elle y raconte aimer sa mère, un peu son petit frère et ses deux meilleures amies qui fréquentent déjà des garçons, ainsi que cet adolescent dont elle a décidé qu’il serait le premier à l’embrasser. Elle aime même « Papa-le-Dragon », la divinité de l’île que les autochtones fêtent chaque année en érigeant des bûchers. Mais c’est surtout son père, homme doux et de peu de mots, qu’elle chérit. Lire la suite « Les derniers jours- (roman, Hugues Boulet, La P’tite Hélène éditions) »

SECRET (poésie ; hommage à l’amour fou)

Dis-moi petite par quel mystère

près de toi l’ombre devient lumière

la* colère se fait tendresse

laideur mue en beauté

et Sexe Pureté

 

in « Saisons d’une passion », ed. Chloé des Lys

(*  aujourd’hui, j’enlèverais l’article)

image: source

Un malaise inattendu

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Photo de rawpixel.com sur Pexels.com

[extrait de « Saisons poétiques en train » (éd. Bernardiennes)]

   Ce matin, aux stations, le train s’arrête beaucoup plus longuement que d’ordinaire. D’interminables minutes. Et c’est l’anormal, le figé. Comme si la vie était sortie de son lit.
Chez les voyageurs on devine alors une sorte de sourd malaise. On se regarde furtivement ; après tout, on ne se connaît pas. On pense pourtant à peu près la même chose. Vite détourner les yeux. Comme si de rien.
Se réfugier dans la normalité de l’indifférence. Pourtant, l’extra-ordinaire nous amène aux bords de l’humanité. Il s’en faudrait de peu pour.
Ce malaise va au-delà de la crainte du patron, bientôt furieux du retard. Dans le non-dit général c’est la vie qui s’enlise, prend en gelée. Les cerveaux sont soudain envahis par l’obligation de penser. Quel scandale ! Il était si commode de se laisser porter par le train-train, d’ « être vécu » en quelque sorte, plutôt que de vivre. Nous revoici sujets !
La fraternité, depuis longtemps battue en brèche, est sur le point de revenir. On pourrait presque se parler, je ne veux pas dire faire semblant, émettre des sons creux, paraître, se protéger, briller mais se parler vraiment .


Eh bien non, l’incident est réglé, le train reprend sa marche normale ; les gens peuvent à nouveau, dans la promiscuité, s’ignorer tranquillement. On l’a échappé belle ! Moi compris.Il est de ces dérisions ordinaires…

Max ou l’art subtil de vieillir (roman)- 2019

Voili, voilou : il est paru aux éditions La p’tite Hélène !

Il a même fait sa première sortie publique samedi dernier, lors d’une signature où 5 exemplaires sont partis vers leurs lecteurs, presque tous lectrices en fait, même si je présentais mes 10 livres édités.

Lui, c’est mon cinquième roman , de quelque 150 pages : je reste fidèle au genre court qui est l’une de mes caractéristiques. C’est une fiction qui pour partie s’inspire du vécu.

2 amis de toujours arrivent à l’âge de la retraite et ont quelque difficulté à s’adapter à ce nouveau statut, qui les voit socialement dévalorisés. Finiront-ils par trouver un modus vivendi, voire une solution à ces nouveaux problèmes ? C’est à vous, lectrices et lecteurs, qui êtes- ou connaissez des personnes dans cette situation, ou la connaîtrez vraisemblablement vous-mêmes un jour, de le découvrir.

 

Des extraits figurent déjà sur ce blog (https://claudecolson.com/2019/01/ ; https://claudecolson.com/2018/10/15/10-ieme-livre-et-5-ieme-roman-bientot/) et un autre sur le site de l’éditeur.

Infos et achat : ICI

Le prix public du livre papier est de 16 euros. Il vous attend. 😉

La patience du diable – Maxime Chattam (notule de lecture)

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Résumé (babelio) :

« Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…
Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source.
Aux racines de la peur. Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? »

L’auteur : (extrait de Wikipedia) : « 

Au cours de son enfance, Maxime Chattam  fait de fréquents séjours aux USA  : sa première destination en 1987 est Portland dans l’Oregon’, ville qui inspire son premier roman. Maxime a effectué sa scolarité au lycée Montesquieu à Herblay puis à l’Université Paris XIII-Nord. Durant son adolescence, souhaitant devenir acteur, il prend des cours de comédie au Cours Simon  à Paris . Il obtient des rôles pour la télévision et la publicité.

En 1988, il passe quelque temps dans la jungle thaïlandaise. Le journal qu’il écrit alors est sa première expérience avec l’écriture. Il la poursuit au début des années 1990 avec ses premiers essais littéraires d’abord inspirés de Stephen King  et notamment du film Stand By Me tiré de la nouvelle Le Corps dans le recueil de nouvelles Différentes Saisons. Il ébauche son premier roman, Le Coma des mortels, qui raconte un mois dans la peau d’un jeune homme plongé dans le coma, à la suite d’un accident qui s’avère être une tentative de meurtre. Il reprend des études de lettres modernes. »…/

Lecture : pour moi, une découverte. Je lis extrêmement peu de thrillers, quasiment jamais d’ailleurs. Là, c’est une rencontre de hasard qui m’a fait aborder cet auteur, une première . Ma lecture remonte à quelques semaines déjà « et je me souviens juste avoir énormément apprécié ce voyage de rebondissement en rebondissement dans les arcanes du mal. J’ai aussi eu le temps d’apprécier une langue maîtrisée, une belle langue même ; je lirai d’autres livres de cet écrivain.