
À la mare ces jours-ci dolent
Enfin au bout du temps je descends
Fidèle elle est là sous la touffeur figée
C’est début d’automne en fin d’été
Y demeurer bien sûr je ne peux
Aussi m’en mettė-je plein les yeux
De cette beauté capter l’instant
Le faire durer oui tant et tant
Le spectacle est puissant immobile
Verts et soleil entremêlés
À l’œil chasuble pailletée
Ainsi statufiée gît la mare habile
L’or feuillu disséminé en verdure mordorée
Me fait joie de le pouvoir regarder
Et je repars sous ces quelque vingt-sept degrés
Rafraîchi et cœur léger



rfait n’était cette canicule obstinée qui, dès matin, nous oblige à fermer les volets pour parer les assauts ardents d’un astre ces temps-ci facétieux. Il n’est que dix heures.




