Mare-monie (poésie)

44 ième pièce de ma collection « La Mare », à voir  ICI

 

Dernier après-midi d’octobre.

Dans l’air demi-doux la mare se recueille

En attendant novembre,

Une promesse d’écueil.

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Frimas du matin ont cédé à presque douceur

Comme il fait bon séjourner ici à cette heure. Lire la suite « Mare-monie (poésie) »

Îvre de rêve (poésie)

À nouveau Brétigny,

La gare, le R.E.R. meurtri ;

Il a repris son train train, se cambre,

En atmosphère de septembre.

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Un peu las, je lis :

Kerouac explique le Beat.

J’apprends ; c’est important.

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Soudain, les yeux au ciel

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La mare hésite ( poésie)

2016-07-23 001

37 ème pièce poétique de ma série « La mare » sur atramenta.net ( ICI )

 

C’est l’entre-deux,

Juin va verser en juillet.

Après la canicule, parbleu,

Fraîcheur marque l’été.

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Aux cieux, c’est la lutte

Entre le bleu, les gris- camaïeu.

Le soleil darde par intermittence.

Au milieu, l’ondée chahute

Le plan d’eau calme mais comme en souffrance.

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Froid et chaud s’affrontent,

Chacun l’emportant tour à tour,

Comme si l’un de l’autre avait honte,

Voulait le chasser pour toujours.

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Nul sur l’adversaire ne l’emporte

Là, où l’alternance reste forte.

C’est un jeu somme toute malicieux

Entre les éléments pour une fois vergogneux.

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La surface, dans l’ombre, semble vert sombre

Et s’éclaire aux rayons, devenant vert mousseux.

Le damier est d’étrange clarté,

Questionnant du promeneur le regard heureux.

C’est là l’une des surprises de l’été,

Qui certes l’honnête homme comble.

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Ainsi la vie mêle joies et peines

En ensemble bizarrement harmonieux,

Attendre les unes, vivre les deux

Et accepter le sort sans haine.

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Voilà le beau précepte que la mare enseigne

À qui la comprend, pour que trop il ne geigne.

Odeurs suaves ( brève en prose)

Sortir. Un jour maussade. Le gris est dans l’air ambiant, dans le paysage, dans le coeur peut-être.

Descendre la rue familière quand, soudain, devoir lever les yeux, surpris.

L’odeur enivrante, capiteuse d’un lilas pousse à chercher sa source. Elle est là, loin, à soixante pas au moins.

Des grappes florales nombreuses, denses, surplombent le haut mur terne, recouvrent son sommet et se penchent même un peu par-delà, vers moi, inacessibles. Un splendide lilas blanc dont les puissants effluves me sont apportés par le vent vif de ce tout début de printemps qui remonte cette rue en boyau.

Regarder, interloqué, cette beauté, cet immense bouquet qui me sourit et dont, dans mes parcours quasi quotidiens, je n’avais pas encore remarqué la floraison. Lire la suite « Odeurs suaves ( brève en prose) »

Le regard (poème déjà ancien, hommage au petit Grégory V.)

(De la laideur qui peut aussi caractériser l’être humain…)

 

Le regard

(À Grégory V.)

Bientôt l’automne approche.
Le froid va durcir les roches.
Mais la nature s’offre un répit,
La rivière coule encore en son lit.

Le jour vient de poindre,
C’est la paix alentour. Lire la suite « Le regard (poème déjà ancien, hommage au petit Grégory V.) »

Indécise (poésie)

Voici la 34 ième pièce de ma collection La Mare, à découvrir dans son entièreté …/ ICI(lien): https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

 

Indécise

Voici, ce jour, que ma Mare, un peu garce

A voulu retrouver le temps de mars. Lire la suite « Indécise (poésie) »

Crêtes 2600, rando en montagne (récit)

montagne2

   Deux heures de montée sous le cagnard, pas lent et balancé, rythmé, qui s’interrompt le moins possible, juste pour quelques pauses désaltération. Qu’elle est bienvenue l’eau, élément simple qui en montagne devient précieux, même inestimable !
Et bientôt c’est le chemin des crêtes, à peine vertigineux, plus reposant dans l’ensemble car les montées, plus douces, alternent avec les replats et descentes.
De chaque côté le spectacle fabuleux de quelques sommets enneigés. Déjà arrive la pause repas, là, au haut.
Goût incomparable des victuailles frugales montées à dos d’homme dans le sac qui tire un peu sur les épaules et fait jaillir au bas du dos une transpiration séchant presque aussitôt. Aujourd’hui,  le luxe d’avoir monté un mini thermos de café.
Le silence est quasi absolu, hormis le cri d’alarme d’une marmotte qui bientôt s’habituera à notre présence quasi immobile. Bourdonnement des insectes butinant les petites fleurs d’été. Soudain, trouant le silence, le bonjour d’un randonneur sur le sentier creusant une mince tranchée brune dans l’alpage. Je lève les yeux : dans le bleu au dessus des sommets, couronnés çà et là de gros nuages blancs cotonneux, le lent ballet de quatre ailes volantes tournoyant et se croisant dans les courants ascendants. Leurs ombres immenses courent sur les vallons.
Je quitte ma feuille du regard, interrompu par le pas lourd de deux marcheurs sur le sentier ainsi que par le cliquetis des bâtons de marche du premier. Déjà ils sont passés et gravissent la proche montée.
Il va être treize heures ; le vent est doux et chaud. Quelques oiseaux piaillent, seuls sons troublant à nouveau le calme total. Mais est-ce bien un trouble ?
À ces hauteurs le tapis vert est majoritairement parsemé des taches jaunes des boutons- d’or d’où émergent parfois de tendres petits bouquets bleutés : du myosotis. Il tranche avec le bleu très sombre des gentianes qu’on trouve plus bas se mariant au rose des rhododendrons.
Le myosotis, en allemand Vergissmeinnicht – Ne m’oublie pas. Quatre ans déjà que, par un empoisonnement médicamenteux, j’étais empêché de goûter cela et aujourd’hui, à nouveau, le bonheur ! Merci la vie.

MAUVE (poésie)

soleil-mauve

MAUVE

Entrevu un soir peu avant l’hiver
Le lac avait perdu tout espoir de vert
Les eaux étaient sombres
Où se miraient les ombres

Seule touche colorée à son extrémité
Le reflet large et mauve d’un soleil tôt couché
Qui confère à l’ensemble une étrange beauté

Il renvoie les yeux las vers le lilas des cieux
Dont l’intensité fait ici ma félicité.

(dans « Saisons d’une passion », ed. Chloé des Lys)

 

Le livre

 

Bientôt la Saint Martin sur la mare (poésie)

Dernière de mes 32 pièces actuelles consacrées  à cette mare  ; (voir http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913)

(et heureuse année à tous les lecteurs !)

 

Hier, c’était encore octobre

Et déjà presque novembre.

Sur la mare, on aurait dit octovembre. Lire la suite « Bientôt la Saint Martin sur la mare (poésie) »

La mare en septembre (poésie)

2016-07-23 001

Une autre de mes 32 pièces de  cette collection « La Mare », qui se trouve ICI

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LA MARE EN SEPTEMBRE

La saison, en son avancée,

Sur le vert foncé de la mare

Ses feuilles jaunes vient joncher.

 

À cache-cache avec l’ombre, soleil la pare. Lire la suite « La mare en septembre (poésie) »