La Mare, toujours en poésie

88 ième pièce de ma collection « La Mare »

Mare en juillet délaissée

Une nécessité de marcher,

En douleur, modérée,

M’a cette fois éloigné de toi

Pour me conduire au lac de joie

Qui autrefois, un peu, m’inspira.

 

 

Bien plus vaste, énorme en regard de toi,

Il ne fait malgré tout plus le poids.

Ses eaux couvertes de pollens

M’évoquent celles que j’aime

Et que, même resserrées,

D’un regard immobile on peut embrasser.

 

Comme la tienne, toutefois,

Sa paix me fait émoi.

Comme avec toi, face à lui je médite

Cette sérénité qui tout à coup m’habite.

 

Là, c’est un héron qui rase les eaux ;

Deux cygnes blancs nagent tranquilles, en écho.

Sur un îlot des canards s’ébrouent,

Me rappellent ton île au gazon doux.

 

Tout près de lui pourtant,

Je lui suis infidèle, à mon corps défendant,

Car c’est encore à toi que je pense ;

Toi qui viens ici rompre mon silence.

 

 

Ma mare en juin (poésie)

 

(87 ième pièce poétique de ma collection « La Mare »

https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913 )

 

Ma mare en juin 

 

De chez moi, descendant vers toi,

J’ai pressé le pas, pressentant la joie.

L’air vif du matin je hume,

Encadrant bellement le rendez-vous de plume.

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Oui, je t’ai quelque temps négligée,

Sans raison ; sûrement l’envie m’a manqué

Car c’est fini aujourd’hui,

Nous nous retrouvons amis

Et l’heur de notre complicité

Me donne un pré-sourire d’été,

Tout remords dissipé.

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Dans le soleil timide, tes eaux semblent marron,

Reflétant le limon de ton fond.

Canes, canards et canetons partagent ma joie :

Ils nageotent, zigzaguent de-ci-de là,

Au gré des miettes qu’un couple, au banc, leur jette.

Des enfants admirent les pigeons malins

Qui, ravis, s’invitent au festin.

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Au loin, sous les arbres des berges,

L’eau se couvre d’une taie grisâtre

Fermant partiellement le plan-œil

Qui, heureux, m’adresse ce clin d’œil.

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Le tue-tête des oiseaux souligne la fête.

Il se nourrit de peu le bonheur franc :

Une toute petite mare et un banc !

Févri-mare

84  ième pièce poétique sur cette mare : ici https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

FÉVRI-MARE

Me pardonneras-tu, ma mare,

D’ainsi t’avoir, un temps, négligée ?

Un si long temps, diras-tu !

L’essentiel sont les retrouvailles, en art,

Le travail-joie qui te sait gré

D’être toi car te décrire n’est pas ardu. Lire la suite « Févri-mare »

La Mare, la vie (poésie)

 

Inlassable, le bruyant ruisseau

Descend, en degrés, la cascatelle.

Ses remous, argentés cerceaux,

Se figent sitôt au plan rebelle.

 

Il pare, de son immobilité, l’assaut

Car sa masse, impavide, l’emporte

Sur l’importun, modeste vibrato,

Qu’ici fougue inconsciente porte. Lire la suite « La Mare, la vie (poésie) »

Fin août la mare encore (poésie)

Fin août, la mare encore

 

Des mois qu’elle m’attendait.

Soleil absent, lumière filtrée.

Tout, ce jour-ci, est tamisé ;

La voici, avec d’autres attraits.

 

Comme chaque année, en cette saison Lire la suite « Fin août la mare encore (poésie) »

La mare un peu changée (poésie)

Une production de septembre dernier ; l’une des 71 pièces poétiques de ma collection « La mare » : ICI

La mare me regarde d’un œil voilé,

Recouverte ce matin d’une taie satinée.

Imperceptiblement, le voile avance,

S’approche de moi en une très lente danse ;

————————————— Lire la suite « La mare un peu changée (poésie) »

Mare en novembre, à la vêprée

 

(Texte de 2014)

En cette fin de journée, je descends à la mare, sans projet. Dans une heure trente, il fera nuit. Et soudain, il faut écrire. Heureusement j’ai toujours sur moi le nécessaire.

Il est là, en majesté, l’automne.

La surface est presque entièrement couverte d’un tapis de feuilles dorées, tout comme le surplomb du petit belvédère en bois vermoulu, dont des barrières interdisent l’accès. Doucement, il agonise.

Tranquilles, les colverts nagent lentement. L’un d’eux fait le poirier, en quête de nourriture pendant que d’autres mâles promènent la superbe de leur tête aux reflets irisés.

Des corbeaux croassent, tandis que retentissent dans le lointain les détonations-menaces de chasseurs.

Plus de soleil, à cette heure : lever les yeux, voir la merveille de cette féerie de jaunes et teintes ambrées. Bonheur.

Le jour décline et l’eau, peu profonde, est sombre. Entourée de toute cette magnificence, elle a des reflets roux, rétroéclairée par les feuillages immergés qui tapissent son lit.

Dommage qu’à ce moment je sois seul en ce lieu pour admirer tant de beauté.

La mare en habit de fête

   Voici la cinquante-neuvième pièce que je consacre à cette mare, source inépuisable de mon inspiration.

Ces textes sont essentiellement poétiques , mais il s’y glisse quelques textes en prose; Vous pouvez retrouver l’ensemble ici (les plus récents cités en premier) : https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

Novembre. À cette heure

Tu es mare en splendeur. Lire la suite « La mare en habit de fête »

Mare de fin août (poésie)

dav

Pause en retour de balade.

Mare de fin août

À l’air bien doux,

Tu guérirais toute âme malade.

 

Pour moi il n’en est rien.

Reste ce lieu serein,

Tout y est quiet

Même famille canards n’a bougé

À mon passage, à un mètre, sur le sentier. Lire la suite « Mare de fin août (poésie) »

La mare d’avril (poésie)

Un poème écrit l’an dernier, en avril… Puisse l’embellie pressentie se produire !

 

Contraste entre les bancs de tulipes inflorés

Et mare d’avril, comme dépouillée,

Largement couverte d’une croûte marron

Qu’identifier on ne sait : feuilles mortes, algues ou chatons.

L’eau a le tout imbibé

En bouillie saumâtre indifférenciée.

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Effrayés, les canards ont fui ;

Même la cascatelle semble tarie…

Eh non, elle hoquette seulement son débit.

L’atmosphère est en point d’interrogation,

L’air ambiant agresse, vaguement nauséabond.

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Oh à peine, le lieu reste paisible ;

Aux ramilles les oiseaux chantent printemps.

Une brise fraîche rappelle cependant

Qu’avril précède l’été-cœur de cible.

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Le soleil perce les nuages fugaces

Qui roulent gris quelques menaces.

Mais même en laideur relative

L’endroit garde mon attirance vive.