
Illustration :pixabay,beastetrnchen
J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

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J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. Lire la suite « L’écriture, notamment la poésie, et moi »

Une nécessité de marcher,
En douleur, modérée,
M’a cette fois éloigné de toi
Pour me conduire au lac de joie
Qui autrefois, un peu, m’inspira.
Bien plus vaste, énorme en regard de toi,
Il ne fait malgré tout plus le poids.
Ses eaux couvertes de pollens
M’évoquent celles que j’aime
Et que, même resserrées,
D’un regard immobile on peut embrasser.
Comme la tienne, toutefois,
Sa paix me fait émoi.
Comme avec toi, face à lui je médite
Cette sérénité qui tout à coup m’habite.
Là, c’est un héron qui rase les eaux ;
Deux cygnes blancs nagent tranquilles, en écho.
Sur un îlot des canards s’ébrouent,
Me rappellent ton île au gazon doux.
Tout près de lui pourtant,
Je lui suis infidèle, à mon corps défendant,
Car c’est encore à toi que je pense ;
Toi qui viens ici rompre mon silence.

Balade matinale au lac
9h30. Le lac s’éveille. Ce ne sont que criaillements d’oiseaux.
Malgré le soleil encore faible de cette fin d’aout, il règne une
agréable fraîcheur.
Impression de début du monde ou tout est possible.
Les cris d’oiseaux sont très divers, tout comme leur faune en
ce lieu.
Sur une minuscule plage enserrée dans les arbres, un
troupeau de canards paresse tout en bougeant sans cesse Lire la suite « Balade matinale au lac »

Un poème extrait de mon recueil « D’eau et vie », paru en février 2020 aux éditions LC.
Jour d’été sans soleil,
Le lac est gris ;
La joie l’a fui.
Le vent pousse vers moi des vaguelettes
Les ridules parallèles ; masse imposante Lire la suite « Lac en courroux passager (poésie) »

Bonjour les amis,
Celles et ceux qui me suivent savent que mon 11 ième livre, une novella de 50 pages (« Chronique d’un amour fou » – éditions Bernardiennes, ex première partie, abrégée, de mon premier livre), tarde à arriver jusqu’à moi depuis aujourd’hui 47 jours, suite à des aléas postaux, mais l’espoir est permis. D’ici 2 semaines sans doute ou 3 au plus, croisons les doigts.
Je vous annonce ce jour la signature d’un contrat avec les éditions LC, qui éditent déjà l’un de mes romans, pour un nouveau recueil de poésie (12 ième livre) que j’ai intitulé » D’eau et de vie ». Parmi les genres que je pratique (romans courts, novellas, récits, poésie, celui-là m’est particulièrement cher ; c’est peut-être celui qui correspond le mieux à mon tempérament en écriture.
Je viens naturellement de prévenir du contrat les autres éditeurs auxquels j’avais soumis ce texte
Vous aurez d’autres informations en temps utile.
Je vous remercie.

J’ai signé un contrat le 5 avril avec les éditions Take your Chance qui vont rééditer mon « La fin, les moyens » (sous-titre : un avatar du féminisme) paru initialement en septembre 2013 et ayant « bénéficié » alors d’un très faible tirage…
Il va reparaître (probablement à la mi-juin) en version e-book et papier à la demande, augmenté de 10% de contenu. Lire la suite « Vers de futurs livres »

Dans le froid âpre de cette fin-janvier
Mon lac resplendit au soleil pâle de mi-journée.
La glace l’enserre,
Uniforme manteau blanchâtre
Formant joli désert grisâtre.
Seul, perdu, le regard y erre. Lire la suite « Lac dénaturé (poésie) »
Le lac ; encore en majesté.
Automne approche, et il le sait.
Le vent rebelle pousse ses risées,
Force le saule à venir l’eau caresser.
Les branches s’inclinent, plongent , frôlent,
Remontent, dansant danse saccadée.
———————–
Bientôt 15 heures, le lieu est désert ;
Tous sont au travail occupés.
Le retraité jouit de l’heure
Pour à nouveau la beauté contempler. Lire la suite « Lac automnal (poésie) »
9h30. Le lac s’éveille. Ce ne sont que criaillements d’oiseaux. Malgré le soleil encore faible de cette fin d’août, il règne une agréable fraîcheur.
Impression de début du monde où tout est possible.
Les cris d’oiseaux sont très divers, tout comme leur faune en ce lieu.
Sur une minuscule plage enserrée dans les arbres, un troupeau de canards paresse tout en bougeant sans cesse légèrement. Certains picorent quelque herbe ou algue flottant au bord de l’eau.
Je m’approche très lentement et, si quelques uns plongent doucement, la majorité reste sur la berge après s’être approchée prudemment du plan.
Ces oiseaux sont majoritaires et j’ai presque la sensation d’être des leurs. Je ne bouge pas ; hors de question de troubler la petite vie qu’ils mènent en quiétude. On dirait qu’ils m’acceptent.
J’assiste alors à l’envol bruyant et majestueux du héron qui se dissimulait derrière le bouquet d’arbres proche.
Je pense à la beauté de la silhouette du Concorde qui imitait, avec succès, la nature.
Plus loin, tandis que quelques mouettes traversent le ciel, de l’autre côté, arrive soudain une immense volée de colverts dont le feu du plumage miroite dans le soleil. Ensemble ils restent comme un instant en suspens au-dessus de la surface, voilure déployée, pour se poser en bande dans un grand bruit porté jusqu’à moi par ces eaux calmes. C’est tout juste si un retardataire replie ses ailes tradivement, en léger décalage.
Le hêtre roux resplendit dans la lumière orangée alors que le pépiement tout proche me berce.
Quelle splendeur ! » Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. » (C. Baudelaire)
C’est la paix du matin, même pas troublée par cette joggeuse casquettée qui passe pour la deuxième fois, bouclant un nouveau tour, et adresse un sourire à l’écrivant paisible à chapeau de pêcheur que je suis. Connivence des coiffes ?
Je prends, heureux, le chemin du retour, réconcilié, et puis dire : vive la vie !