Osmose,os-mare (poésie)

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42 ième pièce poétique/44 de ma collection « La mare », sur atramenta.net (https://www.atramenta.net/account/write/collection_edit.php?cid=913)

En beauté dans la lumière

Froide d’un matin automnal,

La mare, fidèle en son aire

Réjouit l’oeil, le coeur et l’âme.

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Transport matutinal (train de pensées, en train)

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Cette méditation est extraite de mon recueil poétique « Saisons poétiques en train » – ed. Hugues Facorat, 127 pages, 13 euros. Il comporte des poésies (80) et 20 textes courts en prose.

TRANSPORT MATUTINAL

 

   L’heure est grise en ce petit matin de fin d’automne.

Peu à peu sortent de la nuit les silhouettes des éléments qui composent le monde. Progressivement ils reprennent contours. L’univers des voyants devient à nouveau ce qu’il est.

      Aux gares le train repartant caresse d’abord toutes ces choses avant de plus tard les transpercer à pleine vitesse, indifférent. Lire la suite « Transport matutinal (train de pensées, en train) »

La mare « emmatinée » (poésie)

C’est le 30 ième écrit des 31 à ce jour consacrés à cette mare, à voir tous 

 ICI

En ces jours aoûtiens encore longs

Où sévit solaire ardeur,

Elle m’apporte – et c’est bon –

Un zeste de nuitale fraîcheur,

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Celle-là parvient à ses rives

Où le banc familier m’invite

À la pause, la bienvenue, la dive,

Dont je ne manque d’apprécier le rite.

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Comme d’ordinaire cette mare j’ai encerclée

D’un tour, en marche promenée.

J’ai vu, après l’île formant au bord comme un bras,

Le branchage-squelette d’un arbre tombé bas,

Sans doute l’été dernier par l’orage abattu

Et qu’on a laissé là, l’hiver venu.

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La mort est dans l’eau, elle est dans la vie,

Elle la poursuit, la permet, la côtoye.

Même si, ce moment, tu n’en as guère envie,

Un jour, comme des autres, elle s’emparera de toi.

Voyage en train (mini récit)

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Cette méditation est extraite de mon recueil poétique « Saisons poétiques en train » – ed. Hugues Facorat, 127 pages, 13 euros. Il comporte des poésies et quelques rares textes en prose.

De la fenêtre du train se laisse admirer l’immense écrin de verdure où, sous le soleil matinal du printemps, une multitude de façades blanches, toutes petites de par la distance, accrochent la lumière.
Elles paraissent serrées les unes aux autres pour se garantir des derniers frimas de la nuit.
Aligny. La station atteinte laisse monter une file de voyageurs, tous en quête d’une place assise.
Leurs visages semblent las tandis qu’indifférents aux regards, le menton légèrement levé, ils se dirigent vivement vers le siège convoité, qui en plein soleil, qui au contraire à son abri. Moi en pareil cas c’est l’ombre.
La promiscuité, soit, on s’habitue, mais dans la touffeur, non……
Et la rivière à présent de dérouler ses souvenirs. Le vert de l’eau le cède soudain à l’acier des rails voisins. Tout est couleur rouille, puis marron- rouge, celui des wagons de marchandises. Bientôt le vert tendre des parterres cultivés reprend le dessus.
Je détourne le regard de ces touches colorées. D’ailleurs le train entre dans le souterrain.
Reste la beauté de cette fille pâle aux longs cils charbonnés. Il me semble la connaître.
Le train s’est arrêté, elle descend.
Toute ma vie est aujourd’hui, à cette heure, dans ces impressions que je tente d’exprimer et de retenir.
Qui entrera dans ces pensées ?
Même si personne ne le faisait, une vie se serait déroulée.

http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

 

7h20 en banlieue (parisienne)

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L’un des 20 petits textes en prose qui, avec 80 poèmes, composent mon recueil « Saisons poétiques en train », paru en déc. 2014 aux éditions Hugues Facorat. http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

(En partance pour le turbin…)

Le bus est ordinaire, trivial. Il est plein.
Des gens assis, d’autres debout. Direction : la gare.
Le jour n’est pas levé.
Les passagers debout dans l’allée sont ballottés au gré des cahots. Passablement de Blacks, pas que. Un quart environ.
Ici une casquette de travers, là quelqu’un baille, la bouche grande ouverte. Non, c’était le même.
Tous se ressemblent, tous se taisent. Les yeux se cherchent, se fuient. Lire la suite « 7h20 en banlieue (parisienne) »

Vers de futurs livres

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J’ai signé un contrat le 5 avril avec les éditions Take your Chance qui vont rééditer mon « La fin, les moyens » (sous-titre : un avatar du féminisme) paru initialement en septembre 2013 et ayant « bénéficié » alors d’un très faible tirage…

Il va reparaître (probablement à la mi-juin) en version e-book et papier à la demande, augmenté de 10% de contenu. Lire la suite « Vers de futurs livres »

Le train

   train

Ce poème fait partie de mon recueil « Saisons poétiques en train », paru en déc. 2014 aux ed. Hugues facorat (ci-contre: livre 8). Je présenterai  ce livre, entre autres, samedi 12 mars après-midi au salon de la dédicace de Melun (77) , Espace Saint-Jean.

Rappel: je dédicace le roman « Deux, Pair et manque » (ci-contre, livre.9), jeudi 17 mars de 11h à 14h au salon du livre de Paris, stand C 14, éd. Langlois Cécile.

Le Train

Immobile est ton corps
Au serpent qui se meut
Et, peut-être pour s’accorder au décor,
Ton esprit aussitôt s’agite aussi un peu.

C’est le temps retrouvé qui veut vaincre l’inaction,
Te fait coucher les mots, telle une apparition.
Lors un univers surgit
Où tout est féérie,
Tentative de beauté :
Un monde s’ouvre, à tes pieds. Lire la suite « Le train »

Café littéraire

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Si ce vendredi 11 septembre vous êtes du côté de Brétigny sur Orge (91), 20 heures, office du Tourisme,passez écouter cette présentation de mon recueil de poésies (surtout) et réflexions « Saisons poétiques en train, voyages au fil de la vie ».

Je laisse Gisèle Leconte, auteur , vous le présenter :
 » Tout banlieusard en sait long sur la grisaille du RER, ses odeurs de fer rouillé et de salissures, ses ensommeillements du petit matin, ses lassitudes du soir, ses moiteurs exécrables, tout banlieusard connaît cette locomotion fort peu encline à la contemplation et à l’extase. Pourtant, Claude Colson, le poète au cœur tendre et au regard en éveil, transforme nos allers-retours quotidiens, en une balade colorée, suave et sensuelle,
Voyage entre l’au-dehors de derrière la vitre qui renvoie l’écho normatif de l’agitation des saisons et l’épicentre en interne des voitures, où chacun semblable à l’Autre, se recroqueville,en face à face. Les vies, les rêves, les sentiments, les émotions, de ces Autres que l’on reconnaît au fil des stations sans se connaître jamais…Mais toujours la beauté présente !
Ce recueil est magnifique de sensibilité, de réalisme, tout voyageur de RER s’y reconnaîtra !
C’est un très beau recueil à découvrir . « 

Extrait de « Saisons poétiques en train »

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 Hugues Facorat Édition a édité, fin décembre 2014, ce livre qui comporte environ 20 % de ces petits textes réflexifs, le reste étant des poèmes en vers libres ; tous textes consacrés aux voyages en train. (13 euros)

VOYAGES (suite)

 

Retour de vacances et reprise.

Reprise de train aussi. Le temps est maussade et même si l’on constate une clarté  plus forte qu’il y a quelques jours, l’humidité n’est pas loin. Pas huit heures encore…
Pour démentir mon propos un rayon de soleil vient frapper ma joue alors que je suis penché sur ma feuille.

Je lève les yeux et perçois à ma droite les bâtiments : immeubles, chapelle, pavillons, tous enveloppés d’une lumière jaunâtre. Lire la suite « Extrait de « Saisons poétiques en train » »