Mare de fin août (poésie)

dav

Pause en retour de balade.

Mare de fin août

À l’air bien doux,

Tu guérirais toute âme malade.

 

Pour moi il n’en est rien.

Reste ce lieu serein,

Tout y est quiet

Même famille canards n’a bougé

À mon passage, à un mètre, sur le sentier.

Ses membres semblent engourdis

Au soleil jaune de fin d’après-midi.

 

Ils doivent savoir que ce sont là les derniers rais.

Après l’orage d’hier, le vert de l’eau s’est teinté limon.

Dans la lumière la tête hirsute des roseaux a roussi ;

Les feuilles aussi, là, toutes jaunies.

Pas un souffle d’air à l’horizon,

Cimes des arbres immobiles, comme si elles épiaient.

 

Les bancs du pourtour sont désertés,

Mais au loin, dans le parc, un enfant a criaillé,

Preuve que toujours gagne la vie.

 

Qu’importe que montent les nuages gris : point de gêne ;

Ici encore ai trouvé mon oxygène.

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