
Ticha
Paisible tout en rond
Cherchant chaleur douce
Mon beau chat dort
Ma Mare
Profond vert sapin
Bien fort m’étonne en matin
L’eau rêve montagne

Ticha
Paisible tout en rond
Cherchant chaleur douce
Mon beau chat dort
Ma Mare
Profond vert sapin
Bien fort m’étonne en matin
L’eau rêve montagne

99 ième poème consacré à cette mare (sur atramenta.net, ma collection La Mare)
La mare en manteau de roi
La mare est là, fascinante.
Elle étale sa splendeur, sans opprobre
Ni rien qui la rende indécente.


Vacances finies, je retrouve ma mare
Quasi inchangée, mais sans crier gare,
Automne avance ses pions ;
C’est rosée sur l’herbe à son accès
Et aux arbres feuillage à foison.
Il n’est pas 9 h 30,
Nul trouble le lieu ne hante,
Calme absolu, hors sur l’eau cancanements,
Dans les airs pépiements.
Aux saules, les feuilles ont roussi
Et subrepticement l’on vieillit aussi.
Solitude complète, propice à la méditation
Sur la vie qui s’en va, comme à reculons.
Mais rien n’est triste,
C’est la loi, qui tous nous soumet,
Sans crainte ni regret
Calme, longtemps encore profiter
Car de cet endroit naît l’acceptation
Du sort à tous réservé, sans exception.
L’horloge a déjà passé sept tours et demi,
Il est toujours temps de songer au sens de la vie.

Changement à la mare
(96 ième pièce poétique de ma collection la mare ; ici :toutes les œuvres
Le petit parc-nature où se niche ma mare
A pris des allures plus « civilisées »
La ville va, c’est sûr, y dérouler quelque festivité.
Une vingtaine de barnums blancs s’y égare.
Délaissée pour le moment,
La mare échappe encore au tintamarre Lire la suite « Changement à la mare (poésie) »

Ma mare subit les assauts désordonnés
D’un climat en dents de scie.
Ce matin, c’est huit degrés, vent frisquet.
Il ne fait pas bon s’attarder ici.
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Ma plume, pressée, rêve la caresse
D’un soleil qui la délaisse,
L’univers, ici entièrement fait de verts
Diffuse une ambiance glauque dans l’air,
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Elle me pousse, moi l’amant du lieu
À le fuir au plus vite, dos glacé.
La lumière et les rimes, elles aussi, se sont un moment perdues.
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Les colverts s’agitent encore un peu,
Une pie également
Picore ce que peut.
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Ces volatiles, songent, c’est sûr,
À des jours plus heureux
Qui, c’est certain,
Vite redonneront à tous le nécessaire entrain.
(94 ième pièce poétique de ma collection « La Mare » sur atramenta.net)

(Bref retour à mes amours ferroviaires qui ont donné lieu à bien des poèmes, voire textes ou livre « Saisons poétiques en train »)
Paris, décembre, RER lent,
Retour banlieue, chauffage bienfaisant,
Trajet d’abord souterrain,
Normal, rien de bien.
—————————–
Approche d’Austerlitz,
Accélération, sorte de « Blitz ».
Entrevoir le jour avant station, puis BNF,
C’est pour l’œil tout bénef.
Bibliothèque enfin, fin des tunnels sans fin,
————————————-
Et la lumière d’un midi sombre
Repeint le jour sans soleil, sans ombre.
Les habitations tassées défilent,
Foncent vers moi et disparaissent
Tel jeu de quilles
Dans mains de joueurs en ivresse.
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Et puis à gauche, soudain, la Seine,
Grise ce midi, pourtant sereine,
Béton lutte encore contre Nature,
Mais bientôt ce sera l’ouverture :
Une vue plus ample, prairies boisées
Réjouissent le voyageur, jamais blasé.
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Aux bois clairsemés s’accrochent restes de feuillage d’été,
Taches jaunes sur ramures décharnées.
Juvisy, la ville revient
N’abandonne pas ce combat-galérien.
———————————–
C’étaient pourtant les dernières forces d’une civilisation vaincue.
Peu après règnent ciel, prés verts, pentes herbues
Tels un chapelet de nature dont les grains, pas bien gais,
Ont pour nom Savigny, Sainte-Geneviève, Épinay
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Est-ce un Dieu qui ainsi a voulu
L’alternance de l’Humain
Avec le Non-Humain,
Comme celle de l’ombre et de la lumière ;,
Du Mal et du Bien,
Des Réponses et des interrogations sans fin ?
(illustration pixabay : AILes)

90 ième pièce poétique de ma collection « La Mare »
https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913
Incidemment, matin
À la mare suis passé.
La presque pénombre du jour sans joie
Rehaussait, de toi, l’étrange beauté.
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Tu n’étais qu’or, bronze et ambre
Au feuillage jonché
Recouvrant ton pourtour et ta face,
Égayant l’obscurité obligée.
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Aux cieux, les yeux soudain levés,
La lumière a jailli,
La trouée, l’éclaircie,
Me laissant un instant
Abasourdi, ébloui,
Conquis.
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Oh, ma mare, mille fois encore, grand merci !

90 ième pièce poétique de ma collection « La mare »
Mare à nouveau par moi bien négligée
Tu es, ce jour, enfin en joie retrouvée.
Ta verte livrée un peu feuilles-jonchée
Leurre canes et canetons affamés.
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Ils criaillent, en quête de pitance,
Tournent, virent, comme sied à leur engeance.
À l’autre rive, toute proche, en déshérence le ponton
Démonté dresse encore ses piliers d’abandon.
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Naguère, jeunes mariés aimaient s’y faire photographier,
Dominant le plan, tout ceints de frondaisons.
Leurs silhouettes enlacées, virtuelles
Hantent ce lieu mémoriel
Pour m’adresser mine de salut fraternel.
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Voyez comme les amoureux de la place se lancent en confiance
D’invisibles signes de connivence.
Le soleil incendiaire des derniers jours a fui
Et c’est fraîcheur, plaisir, bonheur.
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On se plaît à ici jouir de la vie,
Retrouver la paix, l’équanimité, l’envie !

La taie grise sur tes eaux
Aperçue l’autre jour
N’a pas gagné la mienne rive,
S’est cependant étendue sur le plan.
Ce sont pollens que vent apporte (;)
Et ils te teignent ; t’es comme morte.
Mais la vie en canetons se réfugie
Qui trouent le voile, en nage lente.
Pour deux dans l’eau, courageux,
Ce sont quatorze sur la berge
Qui, immobiles, contemplent les deux frères,
Accablés par chaleur déjà forte.
Dans l’enclos, tout près,
Enfants admirent chèvres et boucs
Et moi, au banc ombragé,
Je médite la tranquillité
D’un lieu privilégié
Qui, un jour, croisa ma route.