
La Mare tout autre (poésie)



Plaisir d’avoir à nouveau sous les yeux ce paysage chéri et choisi. Adossées aux pentes boisées, les façades ocre clair des maisons à mi-pente prennent de plein fouet la douce lumière de ce soleil froid de fin décembre.
Elles la renvoient, sereine, à mes yeux enchantés. Les ramilles denses et dėcharnėes du bouleau, face à moi, chargées de grappes marron, serrées, d’un feuillage mince et pourrissant la tamisent quelque peu.
Ici, à l’intérieur, peu de choses laissent deviner les moins six degrés qui glacent le dehors.
Ce nouveau séjour m’apporte ce qu’en moi j’attendais : la joie pure et simple ; celle que seule la beauté de la nature peut offrir à l’humain.
Cerise sur le gâteau : ce spectacle a toujours ou encore sur moi l’effet d’écriture. Il me pousse à prendre la plume pour dire le Beau. Ici, face à CELLE d’ Ordanche, le modeste écrivain que je suis n’est jamais en Banne d’inspiration ! 😉 Et c’est très bien comme ça. Puisse cela durer !

(illustration Pixabay, emerson23work)
Édition, autoédition, libraires, Amazon…
Tout candidat à l’édition averti sait que sauf concours de circonstances, coup de chance ou renommée antérieure le milieu est aujourd’hui quasi impénétrable. « Business is business », J’en sais quelque chose depuis plus d’un quart de siècle.
Que reste-t’il comme possibilité de diffusion à la foultitude d’auteurs aspirant à publier et voulant éviter l’arnaque quasi généralisée du compte d’auteur ou participatif ?
– importuner plus ou moins ses amis, connaissances et proches via des éditions par cagnotte ou préventes par gros ou petits prestataires de services
ou l’autoédition avec toutes ses difficultés dont la principale reste la diffusion des ouvrages ainsi sortis. J’ai lu quelque part récemment que la moyenne des ventes en ce cas tourne autour de 22 exemplaires… Certes l’auteur gagne alors plus que les 1,50 par livre procurés par l’édition à compte d’éditeur (où un auteur encore peu connu vend en moyenne 150 ex. de son livre), mais le nombre de ventes fait que le gain reste ridicule eu égard au temps et aux efforts investis.
Cependant l’auteur de base a souvent la foi du charbonnier et il continue à écrire, souvent par passion, espérant toujours un miracle qui généralement ne viendra pas.
Il y a plusieurs plateformes d’autoédition à disposition des auteurs. La plus utilisée , la plus simple, la plus rapide et la moins onéreuse est Amazon-KDP . J’y ai eu recours en réédition après de premières sorties par petits éditeurs, souvent honnêtes, mais n’ayant quasiment aucun moyen de diffusion, laissant donc l’auteur dans l’anonymat le plus total. À lui de mouiller sa chemise pour essayer de se faire connaître et lire.
Amazon KDP, disais-je donc a aussi beaucoup d’inconvénients : diffusion exclusivement sur son site où la concurrence est énorme et où votre livre a toutes les chances de rester noyé dans la masse. À cela s’ajoute le boycott par tous les lecteurs que le géant économique Amazon insupporte et aussi par presque tous les libraires, qu’il concurrence et qui souvent refusent de commander les ouvrages (ils n’ont pas de remise) et d’accepter les séances de dédicaces d’écrivains qui s’éditent par ce biais, ce qui ne rend pas leurs tentatives de reconnaissance aisées. On peut certes comprendre ces libraires, partiellement seulement car l’auteur lambda n’a pas beaucoup d’autre choix à sa disposition. Il reste des plateformes d’autoédition qui référencient les livres en librairie, mais payantes et j’ignore leur accueil réel auprès des libraires. Je reste un peu sceptique.
Face à toutes ces difficultés, les auteurs autoeditės ne devraient-ils pas boycotter ceux des libraires qui boycottent Amazon par principe et sans discernement?

La vie d’auteur-ėvrivain obligé de s’auto-promouvoir devient très difficile.
Je suis loin d’être le meilleur vendeur qui soit, mais aussi très loin d’être le plus mauvais.
Récemment, dans une grande surface généraliste où je proposais ma littérature blanche (poésie, romans courts, récits de vie, nouvelles) j’ai vendu 3 livres, dont une nouvelle à l’unité à 4 euros, en 9 heures sur le stand. Il a fallu que j’attende 6 heures Lire la suite « Vous avez dit écrivain auto-promu ? »

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Ma France, le monde en cette fin octobre 2025 (quelques aspects isolés)
Commençons par le moins bon, de mon point de vue personnel :
– les bouffonneries politiques se poursuivent au niveau de nos dirigeants ; à quand la fin ? Les Français ne croient plus guère en leurs représentants et pour cause !
– les salons du livre avec foultitude d’auteurs drainent de moins en moins des visiteurs : il est difficile de toucher 3, 2 voire 1 lecteur(s). Les auteurs y passent des heures à attendre les « clients » potentiels ou simplement des personnes avec qui échanger sur leur passion de l’écriture. Le livre papier semble ne plus faire recette en Île de France. Faut-il y voir un appauvrissement de la population, financier comme intellectuel ? Pour les auteurs il reste les frais de déplacement et pas mal de temps perdu malgré le plaisir de retrouver consœurs et confrères.
– ma santé, sans être dans un état dramatique, et de beaucoup, est loin d’être au top et limite nombre de mes activités (je suis en plein troisième âge 🙂 ).
Quelques éléments positifs, selon moi,
– Il ne pleut pas trop en cette période.
– ma mare, à qui j’ai déjà consacré 107 textes poétiques, me procure toujours autant de joies et suscite, alimente ma passion créatrice. À bientôt ma prochaine visite et probablement le prochain texte. Je vais d’ailleurs sortir dans quelque temps un recueil nourri de toutes ces poésies, ce devrait être mon dix-septième livre publié.
– Trump n’a pas obtenu le Nobel de la paix ; il n’aurait plus manqué que cela, lui qui fournit les bombes à un état qui à mes yeux est actuellement devenu une honte parmi les nations !
– les tueries de masse organisées à Gaza, voire en Cisjordanie, sont au moins suspendues et il a été possible de forcer beaucoup de pays qui tenaient leurs yeux volontairement grands fermés à commencer à les ouvrir.
– mon dernier roman « Un amour ou les incertitudes du destin », sorti en mai dernier devrait faire peau neuve dans quelques semaines et peut-être commencer une nouvelle vie.
Voili, voilou, quelques réflexions qui actuellement me traversent l’esprit.
Portez-vous bien !
Crédit photo : Vecteezy, Suware Tangbovorpichet


Je participe avec d’autres auteures et auteurs à cet événement dont les organisateurs m’ont fait l’honneur de me nommer Président.
Je les en remercie.
Mon mot sur le bulletin d’accueil :

Cette fois, c’est décidé. Lire la suite « Salons, dédicaces etc. »

22 juillet 2025.
La Bourboule à nouveau. Dédicaces ; tentatives au Hall de la presse. Ce n’est jamais gagné. Temps mitigé alternant grisaille et percées du soleil. Pas très chaud, 13°. Altitude 850 m. Face à moi, l’avenue, les thermes en travaux, avec leur coupole couleur lave.
Plus haut, la tour majestueuse du toit de Lire la suite « 22 juillet 2025 »