Quoi de neuf chez moi- auteur et amateur de littérature ?

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À vrai dire, rien d’encore fondamental, mais des pistes, parfois intéressantes :

– Je suis surpris de la rapidité avec laquelle je me suis familiarisé avec ma liseuse et de l’agrément que je trouve à la lecture par ce biais, sans compter les économies que ce moyen de lecture-là  engendre. personnellement je ne trouve pas ce mode d’approche moins intéressant que le fait d’aborder un texte par la version livre.

– Je vais probablement mettre un bémol à ma participation aux salons du livre où, au moins en Île de France et peut-être de par l’énorme offre de loisirs et de sollicitations qui s’y trouve, on place peu d’ouvrages. Je vais me concentrer davantage sur les dédicaces dans les espaces culturels des grandes surfaces, plus « productifs » si l’on veut avant tout être lu, tout en gardant néanmoins quelques salons, incomparables pour les échanges conviviaux entre auteurs, éditeurs et parfois avec le public, lorsqu’il s’y intéresse aux livres.

– De bon espoirs de participer à un salon du livre dans mon Nord natal et chéri en tant qu’invité par l’organisation, ce qui pour moi serait une première. Je serai bientôt fixé.

– Cela fait quasiment deux mois que je suis en passe de signer un contrat d’édition pour mon dernier travail, encore une longue novella (roman très court) consacrée au thème de la filiation et de la quête d’identité. La concrétisation tarde un peu, je vous préviendrai en temps voulu. Lire la suite « Quoi de neuf chez moi- auteur et amateur de littérature ? »

Les lecteurs et « Chemins croisés » (mai 2014, ed. de la Rémanence)

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Ce récit autobiographique est un livre-hommage qui retrace 60 années d’amitié « cht’immi », une amitié qui se forma au milieu des années 50. Une bonne moitié du livre dépeint la vie lente d’une enfance des années 60 dans les grandes plaines du Nord : chevaux, battages, mœurs d’une époque où la télé n’existait pas encore. Il revient sur tous les bonheurs partagés, y compris dans l’espièglerie de cet âge.

Découvrez ici le 15 premières pages http://www.editionsdelaremanence.fr/img/10008235-001/file/Extrait%20Chemins%20croisés.pdf

QUELQUES AVIS , avec à la fin quelques uns plus mitigés et l’un deux,  beaucoup moins positif.

De B. : « J’ai aimé lire ton texte qui me permet d’en connaître plus sur toi (eh oui je suis curieuse comme une vieille chouette on se refait pas) et qui est émouvant dans le genre « les champs d’honneur » de Rouaud ou « je me souviens » de Pérec.

Je pense qu’il y a là, entre les souvenirs des années 60 et l’évocation sensible d’une belle amitié, une jolie matière. »

De M.P. : « Bonjour Claude. Je suis émue, très émue et j’ai même pleuré à la fin du livre. Quel merveilleux livre, si bien écrit, si fluide, si vrai ! J’ai été très touchée par le début,l’école, cette amitié profonde qui Lire la suite « Les lecteurs et « Chemins croisés » (mai 2014, ed. de la Rémanence) »

Chaud-froid de canards (poésie)

Canard colvert

Ce poème « aux colverts » est le seizième élément d’une série (collection) intitulée  » La mare », en lecture libre sur atramenta.net          http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

CHAUD-FROID DE CANARDS

 

À l’orée du printemps,

Légèrement à l’abri d’un pourtour arboré,

La mare un peu se détend.

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Elle cache, vergogneuse,

Sa surface marron, vert profond

Qui parfois stagne, encore hideuse,

Reste du temps où l’hiver se morfond.

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Le soleil fugitif fait alterner les saisons.

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Il reparaît et, enjoué, le vent-compagnon

Pousse sur l’eau ses risées, en vaguelettes,

Lui donnant pour peu un joyeux air de fête.

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À nouveau il fuit, hésitant.

Le froid revient un instant,

Me chasse, mécontent.

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Mais voilà qui n’émeut guère,

Côte à côte, magnifiques, de beauté imposants,

Hiératiques, en leur royaume bien régnant,

Monsieur et Madam’ Colvert,

Accroche-toi, Anna ! d’Isabel Wolff (note de lecture)

accroche-toi Anna

Un peu de chick-lit’ pour changer ; je n’ai pas d’a priori. 

Biographie de l’auteur
Isabel Wolff est née dans le Warwickshire et a étudié la littérature anglaise à Cambridge. Elle se consacre à l’écriture avec le succès que l’on connaît et a écrit entre autres Rose à la rescousse (2003), Misérable Miranda (200.1) et Les Amours de Laura Quick (2006) publiés aux éditions Lattes. Elle vit aujourd’hui à Londres avec sa famille.

J’avais déjà lu d’elle Misérable Miranda, une lecture légère, « de vacances » et pleine d’humour.
Je viens de terminer Accroche-toi, Anna !

Présentation de l’éditeur :
Après la mort subite de sa mère, Anna comprend que le bonheur est compté. Troquant alors la finance contre les philodendrons et le capital contre les capucines, elle quitte la City pour réaliser son rêve : devenir architecte paysagiste, en hommage à sa mère qui avait la main verte. Mais, à la veille de ces lendemains qui chantent, elle fait la connaissance de Xan. Cette rencontre transforme son univers plus qu’elle n’aurait jamais pu l’imaginer – notamment grâce à l’arrivée d’une petite Milly, neuf mois plus tard. Entre un nouveau métier et une première maternité, Anna lutte pour trouver son équilibre. Mais lorsqu’elle déterre un vieux secret de famille, il semble que le passé et le présent ne soient plus ce qu’ils étaient…

Ma lecture : Un livre que j’ai trouvé surtout, je crois l’avoir dit, d’abord remarquablement humain. Oui, c’est le mot qui me vient en premier à l’esprit. Avouerais-je qu’une scène m’a même tiré une larme, tant les sentiments sont justes et justement rapportés ?
Un livre plus profond que le précédent lu par moi, sous des apparences de peu. Beaucoup de rebondissements de l’intrigue, distrayante.
Seul regret, la fin, un trentaine de pages sur 485, est par trop cousue de fil blanc.
Globalement, je le conseillerais.

La diffusion des « petits auteurs »

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J’entends par ce dernier terme la cohorte des auteurs anonymes, de grand ou de moindre talent, atteints par le virus de l’écriture et qui n’ont pas eu jusque là l’heur de percer dans les médias de notre société avant tout commerciale, dans le cadre d’un commerce lui-même en crise aujourd’hui, et ce au sein d’un secteur pas mieux loti : l’édition.

Ces jours-ci, à l’occasion du salon du livre de Paris, ont éclos des articles et manifestations attirant l’attention sur la grande difficulté de la condition d’auteur. Étaient d’abord visés les auteurs « institutionnels », peu ou prou reconnus.

Que dire des quasi anonymes ?

S’ils arrivent à trouver un petit éditeur, ­ ce qui n’est déjà pas une mince affaire quand ils souhaitent être édités à compte d’éditeur et ne pas investir leurs deniers dans la production de leurs livres, ­ celui-ci n’a guère les moyens de se payer une diffusion vraiment efficace et ne peut concurrencer les gros diffuseurs auprès des libraires. Lire la suite « La diffusion des « petits auteurs » »

« Saisons poétiques en train »- éditions Hugues Facorat (nouvel extrait)

facorat logo  Hommage littéraire au train, ce livre, mon huitième et dernier édité pour le moment, est paru en décembre 2014, disponible ici (avec visuel):  http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734 Il comprend 80 poèmes « de train » (vers libres) et 20 tout petits textes en prose sur le même thème. Des extraits et descriptifs sont déjà lisibles sur ce blog dans la page dédiée ou dans la catégorie »Plus sur mes livres ».  Voici un nouveau passage tiré de l’ultime partie, faisant suite aux quatre saisons, et dont l’intitulé est Fin de partie, derniers voyages en train :

DE MON TRAIN

La tache rouge des coquelicots flamboie dans le soleil matinal et vient parer le lumineux du vert des herbes folles. Ce paradoxe de nature vient, étrangement, humaniser la voie ferrée.

C’est le départ. La vitesse fait défiler le rail d’à-côté, qui se réduit à la rectitude tenace d’un long éclat blanc.

Par la fenêtre, le spectacle extérieur s’anime alors, au premier plan, tandis qu’un peu plus loin il retrouve sa rassurante fixité. Lire la suite « « Saisons poétiques en train »- éditions Hugues Facorat (nouvel extrait) »

Interview pour le blog Littérature et français d’Emmanuelle Gerber

16 septembre 2014

Claude Colson – Auteur de Aimez-vous la danse

 

  1. Présentez-vous en quelques mots. Homme, 65 ans, professeur d’allemand à la retraite. J’aime la nature, la montagne en particulier ; le bon vin.
  2. Parlez-nous de votre dernier ouvrage. Un roman court qui mêle intrigues sentimentale et policière « Aimez-vous la danse , (Editions Hélène Jacob)
  3. Depuis quand écrivez-vous ? Depuis bientôt 20 ans.
  4. Que vous apporte l’écriture ? La sensation de vivre plus intensément, l’exaltation de donner du sens à la vie. La joie d’ajouter au monde quelque chose qui n’y était pas ; et en poésie celle de « faire du Beau », en tout cas d’essayer.
  5. Dans quelle condition écrivez-vous ? Quand l’envie d’écrire m’envahit, irrépressible.
  6. Quelle est votre source d’inspiration ? La vie, les faits divers, les êtres humains, la nature.
  7. Avez-vous d’autres projets d’écriture ? Je suis en train d’écrire un roman autobiographique sur la recherche de l’identité ; le plus difficile pour moi dans l’écriture est toujours le choix du sujet, bien plus ardu que l’écriture elle-même.
  8. On dit souvent que l’auteur « fait passer un message » : est-ce le cas pour vous ? Si oui quel est ce message ? Je pense que le lecteur le décode plus facilement que l’auteur lui-même.
  9. Si vous deviez changer quelque chose dans votre carrière d’écrivain, ce serait quoi ? Réussir à trouver un plus grand lectorat.
  10. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ? J’en ai plusieurs ; peu de petites maisons diffusent vraiment. Beaucoup d’amateurisme sur ce marché.

 

Quelques questions sur vous et la lecture

  1. Qui vous a fait aimer la lecture/ l’écriture ? Mes études secondaires.
  2. Quel est votre auteur préféré en dehors de vous-même bien sûr ! ? Cela dépend des « époques » : en ce moment Gisèle Leconte, éditée pour le moment à compte d’auteur, mais qui selon moi mériterait très largement l’édition à compte d’éditeur (qu’elle n’a pas tentée).

  3. Quel type de lecteur êtes-vous ? Paresseux.
  4. Qu’aimez-vous lire ? Les romans contemporains et aussi les textes ou poèmes courts.

 

Quelques questions sur les blogs et tout le reste …

  1. Que pensez-vous des blogs littéraires ? Ils prouvent le grand mérite que quelques uns ont de s’intéresser encore à la littérature.
  2. Que pensez-vous de mon blog en particulier et quel est pour vous l’intérêt de répondre à ce petit questionnaire ? Je connais peu votre blog (oups) ; l’intérêt de ce questionnaire serait de me faire connaître davantage de potentiels lecteurs, de partager une passion commune.
  3. Comment gérez-vous les critiques des lecteurs de blogs qui ne sont pas des spécialistes ? (critique positive et négative) ? Tout est à accepter, le bon et le mauvais, mais ensuite il faut trier et prendre du recul car les critiques vont assez souvent dans des sens opposés, selon les rédacteurs.
  4. Si vous deviez remercier un professeur que vous avez eu : ce serait qui et pourquoi ? Un professeur de fac, paresseux, mais génial.
  5. Que pensez-vous du boom des éditions numériques ? S’ils amènent à développer la lecture aujourd’hui, c’est tant mieux.
  6. Quels conseils donneriez-vous aux jeunes écrivains ? L’humilité, la persévérance et se blinder face aux retours des éditeurs : ce monde, en tout cas celui des « grands » est quasi impénétrable.

 

La parole est à vous : Une dernière phrase ? pensée ? Critique ?

Merci de m’avoir donné l’occasion de cette petite présentation ; c’est très généreux à vous.  Et surtout : vive la littérature, vive la poésie, vive le roman, qui recèle en soi la vie dans son entièreté, d’où son rôle d’école parallèle !

 

 

 

« VITA FUGIT »

VITA FUGIT

( à M.-J.)

Toi, la parente

Que la vie m’a apportée

Telle une farce, le premier avril

Et qu’ insouciante, insolente,

Elle m’a laissée presque une année.

 ————————————

Toi que la vie a mise quasi en exil

Par maladie et souffrance,

Toi, un peu côtoyée en enfance

Puis retrouvée, des lustres et lustres après,

Toi, bien loin, alors par deux fois rencontrée,

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Comme prévu, hélas, t’en es allée

Bien jeune, emportant la part de secret

Qu’avec moi tu cherchais à comprendre.

Toi, l’Inattendue, la Donnée, la Rendue,

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Je pense, en ce jour malheureux, à tes cendres.

La noce d’Anna- Nathacha Appanah (note de lecture)

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Cet auteur vient de sortir un nouveau livre : « En attendant demain ».

J’en profite pour revenir sur celui-ci, qui m’a bouleversé, il y a quelques année déjà :

La noce d’Anna

Je crois que je ne trouverai pas les mots pour dire la force de l’émotion que j’ai eue à lire ce texte, de la première à la dernière ligne (il n’y a que 140 pages environ).
Je laisse la parole à l’auteur, vers la fin de son livre, à propos de ce qui s’y déroule alors, car c’est une partie de ce que j’ai ressenti moi-même en refermant l’ouvrage :

« … Nous ne disons rien, notre silence ressemble à ceux d’après une séance de cinéma, quand le film est bon, quand les émotions perdurent, quand les images dansent encore dans la tête et que personne ne veut dire « Alors, qu’est-ce que t’en penses ? », parce qu’à ce moment, au moment où cette phrase serait dite, le film serait alors passé puisqu’il faut déjà mettre les mots sur les émotions. … »

Une partie seulement car en même temps j’ai eu envie de – et j’ai crié la beauté de ce texte, un des tout meilleurs que j’aie jamais lus.

Une mère qui a élevé sa fille seule la marie et tout au long de la journée, les jours qui précèdent et le lendemain, elle se livre à une introspection sans complaisance sur ce qu’elle est, sur leurs rapports, leur vie ensemble, sa vie à elle, les autres, la vie tout court. C’est simple et émouvant, lucide, sincère et, je l’ai dit, juste, juste, juste sur tout et surtout.
Force inouîe de ce langage sans fioritures, sincérité absolue.
Ce texte dit la vie avec humilité, dit l’amour dans sa complexité mais aussi parfois sa simplicité et sa beauté.
De plus il se passe quelque chose pour cette femme ce jour-là…
J’arrête là ; vous l’aurez compris : pour moi c’est un dix sur dix, un livre rare.

Encore une chose : il faut que vous lisiez « La noce d’Anna ».

« Saisons poétiques en train » – (fin de partie)

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En ce printemps des poètes, je me dois de mettre en ligne ici un sixième extrait de ce recueil de poésies paru fin décembre 2014 aux éditions Hugues Facorat.(une page lui est consacrée dans le menu de ce blog, ainsi que divers articles dans la catégorie « Plus sur mes livres ».

http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

Après des poèmes et textes regroupés autour des quatre saisons, en commençant par l’automne, en voici un tiré du cinquième et dernier volet : Fin de partie, derniers voyages en train

PARIS-NANTES-VIE

En léger contrebas, les lignes jaunes du colza

En balles traçantes s’éloignent de moi, vite.

Les rafales vertes des blés en herbe

Succèdent, comme après  impérieuse invite.

Seules l’ocre des terres labourées, en attente de gerbes,

Leur procure maigre alternance, là-bas.

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Le Pullman du T.G.V. m’offre confort ; Lire la suite « « Saisons poétiques en train » – (fin de partie) »