La mare en septembre (poésie)

2016-07-23 001

Une autre de mes 32 pièces de  cette collection « La Mare », qui se trouve ICI

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LA MARE EN SEPTEMBRE

La saison, en son avancée,

Sur le vert foncé de la mare

Ses feuilles jaunes vient joncher.

 

À cache-cache avec l’ombre, soleil la pare. Lire la suite « La mare en septembre (poésie) »

Pierrot, le pêcheur (historiette)

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Ce texte est un peu fétiche pour moi. Je l’ai écrit en 2007, alors que j’avais déjà rédigé trois livres d’auto-fiction, des récits de vie dont deux avaient été publiés et que j’écrivais depuis onze ans.

Je pensais à l’époque que je ne pouvais sortir de ce genre, par manque d’imagination, qu’il m’était impossible d’écrire un récit de fiction. C’est alors que, sur le net, j’ai découvert un « jeu d’écriture » qui consistait à « inventer un personnage ». Hésitant, j’ai quand même décidé de participer et c’est ainsi qu’est né « Pierrot, le pêcheur ».

Je crois pouvoir dire que c’est ce mini-récit qui a débloqué chez moi l’écriture fictionnelle, pour le meilleur ou pour le pire 🙂 .

   Ben oui, c’est ce qu’il a trouvé comme occupation, le Pierrot, pour échapper à sa virago domestique.
Le week-end donc, aux premières lueurs , il se harnache du matos : bourriche, épuisettes, gaules et tout le toutim, et il fonce tremper sa ligne dans le plan d’eau le plus proche.
La pêche, il n’a jamais vraiment aimé, mais bon il faut bien que son alibi tienne. Alors il s’emploie à rapporter à l’Hortense quelques poissons qui, reconnaissons-le, ne lui ont pourtant causé aucun préjudice.

Il en laisse filer pas mal du reste car ce qui l’intéresse, c’est de rêver d’ailleurs en contemplant les brumes de l’aube, les fumerolles du matin qui dérivent sur l’étang et, plus tard dans la journée, le vol tantôt immobile, tantôt  saccadé des libellules près des roseaux ainsi que les moires infiniment changeantes à la surface de l’eau.
Il rêve, le Pierrot. Il est un peu poète et même que s’il osait, il écrirait des vers….
Ça le changerait de ceux qu’il doit accrocher au bout de l’hameçon, il se dit.
Y’a des philosophes qui prétendent que le pêcheur est « non seulement un héros de la patience mais aussi un prophète de la foi ».

   Tout ça, il s’en fout , le Pierrot. Il rêvasse sa liberté.
Une liberté du dimanche.

La mare « emmatinée » (poésie)

C’est le 30 ième écrit des 31 à ce jour consacrés à cette mare, à voir tous 

 ICI

En ces jours aoûtiens encore longs

Où sévit solaire ardeur,

Elle m’apporte – et c’est bon –

Un zeste de nuitale fraîcheur,

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Celle-là parvient à ses rives

Où le banc familier m’invite

À la pause, la bienvenue, la dive,

Dont je ne manque d’apprécier le rite.

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Comme d’ordinaire cette mare j’ai encerclée

D’un tour, en marche promenée.

J’ai vu, après l’île formant au bord comme un bras,

Le branchage-squelette d’un arbre tombé bas,

Sans doute l’été dernier par l’orage abattu

Et qu’on a laissé là, l’hiver venu.

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La mort est dans l’eau, elle est dans la vie,

Elle la poursuit, la permet, la côtoye.

Même si, ce moment, tu n’en as guère envie,

Un jour, comme des autres, elle s’emparera de toi.

Voyage en train (mini récit)

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Cette méditation est extraite de mon recueil poétique « Saisons poétiques en train » – ed. Hugues Facorat, 127 pages, 13 euros. Il comporte des poésies et quelques rares textes en prose.

De la fenêtre du train se laisse admirer l’immense écrin de verdure où, sous le soleil matinal du printemps, une multitude de façades blanches, toutes petites de par la distance, accrochent la lumière.
Elles paraissent serrées les unes aux autres pour se garantir des derniers frimas de la nuit.
Aligny. La station atteinte laisse monter une file de voyageurs, tous en quête d’une place assise.
Leurs visages semblent las tandis qu’indifférents aux regards, le menton légèrement levé, ils se dirigent vivement vers le siège convoité, qui en plein soleil, qui au contraire à son abri. Moi en pareil cas c’est l’ombre.
La promiscuité, soit, on s’habitue, mais dans la touffeur, non……
Et la rivière à présent de dérouler ses souvenirs. Le vert de l’eau le cède soudain à l’acier des rails voisins. Tout est couleur rouille, puis marron- rouge, celui des wagons de marchandises. Bientôt le vert tendre des parterres cultivés reprend le dessus.
Je détourne le regard de ces touches colorées. D’ailleurs le train entre dans le souterrain.
Reste la beauté de cette fille pâle aux longs cils charbonnés. Il me semble la connaître.
Le train s’est arrêté, elle descend.
Toute ma vie est aujourd’hui, à cette heure, dans ces impressions que je tente d’exprimer et de retenir.
Qui entrera dans ces pensées ?
Même si personne ne le faisait, une vie se serait déroulée.

http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

 

Mare duale (poésie)

mare fin printemps

La canicule est revenue.

Par cette belle matinée, la mare est en fraîcheur ;

L’air léger et doux caresse sans retenue.

Qu’il est bon d’y venir à cette heure !

 

La surface est paisible,

Sombre, malgré la faible profondeur.

Le chant des oiseaux est audible ;

Avec le caquet familier il suffit au bonheur.

 

Un papillon volette sur la berge, heureux ;

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La mare apaisée (prose poétique)

2016-07-23 001

Voici le 28 ème texte des actuels 29 que j’ai déjà consacrés à cette mare, essentiellement des poésies. Vous  trouverez le lien y menant à la fin de cet écrit.

La mare apaisée

16h30. Touffeur d’août.

On cherche l’ombre, fort heureusement ici profuse. Au banc règne la paix. Le murmure de l’eau tombant là-bas sur la rocaille berce l’esprit. Bien-être de la solitude en ce lieu. Lire la suite « La mare apaisée (prose poétique) »

La mare en souffrance (poésie)

2016-07-23 001

J’ai écrit cette pièce le 23 juillet, inconsciemment marqué, peut-être, par les événements du 14. Et Voilà que ceux d’hier, près de Rouen,  font encore écho à son sens figuré, auquel je n’avais pas songé…

C’est le 27 éme élément de ma collection « La Mare » sur atramenta : (http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913)

 

Après le temps fantasque,

Noël au balcon et l’automne en printemps,

Voici l’été incertain, pluvieux, vergogneux,

Suivi de canicule maintenant. Lire la suite « La mare en souffrance (poésie) »

Souven-être (2)*

pédalo2

12 juillet.

Privilège ou malédiction de l’âge ? État de fait, en tout cas.

Depuis 4 heures ma voiture file pour, là, en venir à passer – une fois de plus – à cet endroit qui m’attend. Cette fois, la mélancolie m’assaille soudain lorsque – après ce virage à droite – tout à coup il apparaît. D’ordinaire elle surgit bien plus tôt, diffuse, tandis que peu à peu je m’en approche. Aujourd’hui, après le répit accordé, c’est plus brutal. je l’avais presque oubliée : elle m’a surpris.

Le lac de Gérardmer, que je longe ! Cette « rencontre »  bi-annuelle, je l’ai depuis quelque 20 ans, été après été. Les premières années, c’était une simple nostalgie : Lire la suite « Souven-être (2)* »

7h20 en banlieue (parisienne)

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L’un des 20 petits textes en prose qui, avec 80 poèmes, composent mon recueil « Saisons poétiques en train », paru en déc. 2014 aux éditions Hugues Facorat. http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

(En partance pour le turbin…)

Le bus est ordinaire, trivial. Il est plein.
Des gens assis, d’autres debout. Direction : la gare.
Le jour n’est pas levé.
Les passagers debout dans l’allée sont ballottés au gré des cahots. Passablement de Blacks, pas que. Un quart environ.
Ici une casquette de travers, là quelqu’un baille, la bouche grande ouverte. Non, c’était le même.
Tous se ressemblent, tous se taisent. Les yeux se cherchent, se fuient. Lire la suite « 7h20 en banlieue (parisienne) »

Symbiose en mai (poésie)

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Voici la 26 ème pièce de ma série « la mare » sur atramenta. net : http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

Symbiose en mai

L’averse a passé ;

La mare se délecte d’une fraîche douceur.

Le gris du ciel n’empêche la clarté

D’une lumière sans soleil qui nourrit la langueur.

 

La cascatelle déverse le clapotis de ses flots

Dans le miroir légèrement tremblant Lire la suite « Symbiose en mai (poésie) »