Carte blanche à Manou Fuentes, auteur

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L’auteur : Née en France au sein d’une famille médicale dans laquelle la littérature classique et l’étude du latin et du grec avaient une grande place, Manou Fuentes a toujours écrit sur des bouts de table et sur des petits papiers qu’elle froissait et oubliait dans quelque tiroir. Sa profession de médecin anesthésiste étant très prenante, elle avait peu de temps pour se consacrer à l’écriture. Jusqu’au jour, où, le temps étant venu de quitter son métier et de laisser partir au loin ses enfants, elle a entrepris d’écrire.

L’homme qui voulait rester dans son coin est le premier livre de Manou Fuentes. Ce livre a eu un réel succès en France en 2013 où il s’est vendu à plus de 4000 exemplaires et a été traduit en espagnol par les Editions Malpaso sous le titre : « La inconcebible aventura del hombre que fue otro » Ce titre espagnol est particulièrement bien trouvé puisqu’il s’agit littéralement de l’a métamorphose d’un homme ordinaire sous la pression des événements. Lire la suite « Carte blanche à Manou Fuentes, auteur »

« Apprendre quelque chose (de plus) de la catastrophe », article de journaliste

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La fille d’un de mes amis allemands était au Bataclan ce vendredi-là, avec son mari. Ils ont vécu 3 heures d’enfer. Recueillis par un de leurs amis, journaliste, ce dernier témoigne des « leçons » qu’ils en tirent et qu’ils proposent.

Je ne fais ici que traduire, aussi bien que je le peux, son article  en français.

Ci-contre : photo du journaliste.

« Apprendre de la catastrophe

Par Martin Benninghoff le 18 Novembre 2015- (journaliste allemand)

Les attentats à Paris provoquent les mêmes vieux réflexes de politiciens et journalistes. Lire la suite « « Apprendre quelque chose (de plus) de la catastrophe », article de journaliste »

La Mare, à la Saint Martin (réflexions)

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(écrit avant les événements parisiens du 13 novembre). Ce texte est une des 22 pièces actuelles de ma collection « La Mare », sur le site atramenta

Elle repose et m’accueille, comme de coutume, immuable dans son indifférence comme toujours différente d’apparence.

L’air est gris, paré d’un reflet d’acier, sans éclat. Un tout petit vent frais circule ; je suis vêtu de façon bien trop limite pour pouvoir l’affronter longtemps. Le parc est pratiquement désert en cet après-midi peu engageant.

Ce jour-ci, ce n’est pas la poésie qui me vient, comme souvent en ce lieu, ce sont les souvenirs qui accourent.

Je me retourne vers les époques lointaines de mon enfance. Martin était le saint patron de mon village. Dans les années 50, nous autres gamins, enfants de chœur, devions accompagner le curé – en mini procession et en habits –  jusqu’à la chapelle qui lui est dédiée, quelques rues au-delà de l’église. Lire la suite « La Mare, à la Saint Martin (réflexions) »

Le vent de l’aube – Françoise Bourdon (note de lecture)

 

sur France loisirs :
« Françoise Bourdon
Françoise Bourdon est née et a toujours vécu dans les Ardennes. Professeur de droit et d’économie, elle décide, après dix-sept ans d’enseignement, de se consacrer exclusivement à sa passion de l’écriture. Elle publie son premier roman, Les Dames du Sud, en 1986, puis elle écrit La Forge au loup en mémoire de son grand-père, engagé volontaire à dix-sept ans, en 1915, qui lui a si souvent parlé de la « Grande Guerre ». C’est la première fois qu’elle écrit sur sa région natale, les Ardennes. Le livre rencontre un grand succès auprès des critiques et du public. Suivront :

 

  • 2003 : Le Bois de lune, éd. Presses de la Cité, 295 pages.
  • 2003 : La Cour aux paons.
  • 2004 : Le Maître ardoisier, éd. Presses de la Cité, 326 pages.
  • 2005 : Les Tisserands de la licorne, éd. Presses de la Cité, 360 pages.
  • 2006 : Le Vent de l’aube.
  • 2007 : Les Chemins de Garance, éd. Presses de la Cité, 263 pages.
  • 2008 : La Figuière en héritage, éd. Presses de la Cité, 315 pages.
  • 2009 : La Nuit de l’amandier.
  • 2010 : La Combe aux Oliviers, Presses de la Cité, 294 pages.
  • 2010 : Le Moulin des sources, éd. Calmann-Lévy, 288 pages.
  • 2011 : Le Mas des tilleuls, éd. Calmann-Lévy, 320 pages.
  • 2012 : Les Bateliers du Rhône, éd. Presses de la Cité, 268 pages.
  • 2012 : Les Dames de Meuse, Éditions Omnibus, 864 pages.
  • 2013 : Retour au pays bleu, éd. Calmann-Lévy, 300 pages.
  • 2013 : La Grange de Rochebrune, éd. Calmann-Lévy, 300 pages.
  • 2014 : Le Fils maudit, éd. Calmann-Lévy, 300 pages.
  • 2015 : Les Sentiers de l’exil, éd. Calmann-Lévy, 400 pages. (source wikipédia)

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Dernières péripéties pour l’arrivée de « Deux, Pair et manque », roman court

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Bonjour, amis lecteurs,

Comme je l’expliquais dans mon dernier article (du 31/10), mon neuvième livre est paru (vous pouvez y lire une petite description du livre).

Il a eu quelques difficultés in fine pour parvenir jusqu’à moi. Je retrace sommairement son parcours ; l’envoi aux éditions Langlois Cécile, qui l’ont retenu, a eu lieu le 1 er novembre 2014. Il a fallu 5 mois pour l’acceptation du texte et l’accord sur le contrat, ce qui est tout à fait honnête.

7 mois de plus pour la parution, dont les 2 mois d’été, ont été nécessaires pour « finaliser » l’ensemble : corrections, graphisme : là encore, ce n’est pas excessif, même si l’auteur souhaite toujours que les choses aillent plus vite. L’auteur se doit d’être un être (pardon 🙂 ) patient. Lire la suite « Dernières péripéties pour l’arrivée de « Deux, Pair et manque », roman court »

Deux, Pair et manque, roman autobiographique

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Bonjour à vous tous, lectrices et lecteurs de ce blog.

Il est arrivé, né le 29 octobre 2015 ! Lui, c’est mon 9 ème livre, moitié fiction, moitié autobio,  pour autant qu’on puisse quantifier… (j’adore les genres mixtes).

Son pitch :

L’existence de Bertrand Duportet, jusqu’ici tranquille, va connaître quelques turbulences : son couple bat de l’aile, sa situation professionnelle est de plus en plus inconfortable, et une révélation à la fois bouleversante et inattendue sur les circonstances de sa naissance vient de lui être faite. Entre anxiété, questionnement et sentiment de solitude, Bertrand traverse une profonde crise existentielle.
Qui est l’auteur du petit mot trouvé dans les affaires d’Anne, son épouse ? Pourquoi celle-ci se montre-t-elle aussi distante envers lui ? Lire la suite « Deux, Pair et manque, roman autobiographique »

la mare, près l’endormissement (poésie)

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Avant le 2 novembre, la mare songe au deuil ;

La voilà toute jonche-feuille.

C’est pourtant un deuil gai

Car jaune est la feuillée

Formant damier serré

Aux reflets mordorés.

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Au lointain sapin, le roux domine,

Seules des traînées de vert tendre l’illuminent.

L’ensemble est, lui aussi, douce beauté, Lire la suite « la mare, près l’endormissement (poésie) »

Étrangers dans la ville (Maurice Ciantar), notule de lecture

Maurice Ciantar

(image empruntée à htétépé://www.archyves.net/html/Lecturescritiques.html)

Sur le site du Dilettante :

Maurice Ciantar est né en 1915. Romancier, dandy, épistolier passionné, journaliste à Combat ou à Paris Jour, ce solitaire secret a fréquenté tous les « noms » de la politique, du spectacle, de la littérature entre 1945 et 1965, pour prendre ses distances avec tous, plus tard. Il meurt en 1990, passagèrement oublié.
Bibliographie
Aux éditions Le Dilettante :

Étrangers dans la ville, 1994.
Chez d’autres éditeurs : Lire la suite « Étrangers dans la ville (Maurice Ciantar), notule de lecture »

Petit voyage en train d’automne

Jeudi d’octobre comme décembre,

Le froid saisit, tout engourdit.

Suis heureux d’atteindre la voiture

Du train de banlieue qui ne reluit.

Elle coupe au moins le vent-froidure,

Se croyant presque douillette chambre.

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Ce n’est pas la nuit, pas même le jour,

Dehors alentour tout est gris.

Le ciel bas dispense l’ennui,

Guettant du beau temps le bonjour. Lire la suite « Petit voyage en train d’automne »

La neige (mini-nouvelle)

La neige tombait depuis trois jours et trois nuits. Elle étendait sur toute chose sa couverture à la fois légère et angoissante. Les bruits qui subsistaient s’en trouvaient filtrés : le crissement lent des pneus lorsque passait une rare voiture, le martèlement des coups s’élevant par intervalles de la forge voisine.

Le hameau, replié sur lui-même, était à présent injoignable par ses quatre routes d’accès. D’énormes congères barraient les chaussées et le courageux chasse-neige qui s’efforçait de passer une fois chaque jour voyait la mince voie qu’ils venait de dégager très vite à nouveau obstruée.

Le vent soufflait violemment et quiconque mettait le nez dehors était immédiatement giflé par les flocons gelés que la tempête propulsait vivement vers lui. Ils se transformaient en cristaux de givre sur les bonnets de laine ou s’accrochaient un instant aux sourcils où les premiers fondaient avant de se figer à nouveau, vite recouverts par la vague suivante. Lire la suite « La neige (mini-nouvelle) »