
(écrit avant les événements parisiens du 13 novembre). Ce texte est une des 22 pièces actuelles de ma collection « La Mare », sur le site atramenta
Elle repose et m’accueille, comme de coutume, immuable dans son indifférence comme toujours différente d’apparence.
L’air est gris, paré d’un reflet d’acier, sans éclat. Un tout petit vent frais circule ; je suis vêtu de façon bien trop limite pour pouvoir l’affronter longtemps. Le parc est pratiquement désert en cet après-midi peu engageant.
Ce jour-ci, ce n’est pas la poésie qui me vient, comme souvent en ce lieu, ce sont les souvenirs qui accourent.
Je me retourne vers les époques lointaines de mon enfance. Martin était le saint patron de mon village. Dans les années 50, nous autres gamins, enfants de chœur, devions accompagner le curé – en mini procession et en habits – jusqu’à la chapelle qui lui est dédiée, quelques rues au-delà de l’église. Lire la suite « La Mare, à la Saint Martin (réflexions) »

Jeudi d’octobre comme décembre,
La neige tombait depuis trois jours et trois nuits. Elle étendait sur toute chose sa couverture à la fois légère et angoissante. Les bruits qui subsistaient s’en trouvaient filtrés : le crissement lent des pneus lorsque passait une rare voiture, le martèlement des coups s’élevant par intervalles de la forge voisine.



