La mare en fin de printemps (poésie)

mare fin printemps

(Parmi les 18 poèmes de ma collection « La Mare », sur atramenta.net)

 

Ce jour règne ici temps clément,

Il faut descendre à la mare un moment !

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L’air est doux, embaumant,

Le parfum de la brise, grisant.

La tiédeur détend corps et pensées,

Donne, lascive, l’envie de s’attarder.

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Rond, le bassin semble peu profond,

Un rai lumineux en révèle le fond

Tout marron : artifice ou alluvions ?

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C’est la teinte chaude, mystérieuse

Des bouteilles de vin aux années glorieuses

D’une mienne jeunesse, oubliée, étonnante,

Située au détour de quelque année cinquante.

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Pépiement d’oiseaux, calme absolu,

Voici la paix bientôt revenue.

Des poules d’eau, en famille, avec poussins

Quêtent un subside à la bordure blanc-chagrin.

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Des feuilles dérivent lentement,

Portées par le maigre courant,

Rien ne trouble là la quiétude.

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L’Humain s’est abstenu, sans habitude,

De venir, en ce milieu d’après-midi.

J’en suis heureux car bien lui en a pris :

C’est jouissance qu’ici priser la vie.

Première, brute et sans chichi.

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C’est miracle, ô surprise,

Manière d’idylle dans la ville !

Jour de grâce (poésie)

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JOUR DE GRÂCE

 

Aux marches de l’été,
Au point de cette journée
Mutin le soleil
Invite au gai lever.

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Extrait de « Saisons poétiques en train »

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 Hugues Facorat Édition a édité, fin décembre 2014, ce livre (réédité depuis aux associations Bernardiennes ) qui comporte environ 20 % de ces petits textes réflexifs, le reste étant des poèmes en vers libres ; tous textes consacrés aux voyages en train. (13 euros)

VOYAGES (suite)

 

Retour de vacances et reprise.

Reprise de train aussi. Le temps est maussade et même si l’on constate une clarté  plus forte qu’il y a quelques jours, l’humidité n’est pas loin. Pas huit heures encore…
Pour démentir mon propos un rayon de soleil vient frapper ma joue alors que je suis penché sur ma feuille.

Je lève les yeux et perçois à ma droite les bâtiments : immeubles, chapelle, pavillons, tous enveloppés d’une lumière jaunâtre. Lire la suite « Extrait de « Saisons poétiques en train » »

Un poème de « Saisons poétiques en train »

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Fin avril, le magazine la vie du rail m’a fait un petit article sur ce livre paru fin 2014 chez Hugues Facorat Éditeur (réédité depuis aux associations Bernardiennes ) . Je vous le copierai ci-après.

Faute de place, la vie du rail n’a cité qu’une partie de ce texte. je vous le livre ici, d’abord, dans sa totalité :

FANTAISIE FERROVIAIRE EN TOUTE FIN DE NUIT

Tüüü t, …non, plus sombre,
Tooont…et le wagon s’ébranle.
Bruits de glissement, continus, sans nombre.
Boggies qui crient : tonkoon..tonkoon…, ensemble.
Le sifflement s’accélère
des rails qui prolifèrent.
Plus aigu au passage des aiguilles,
de nouveau aspiré, intérieur : il vrille.

Clac, derrière ma banquette, à présent inoccupé,
brusquement un strapontin s’est relevé.
Des voix grondent un peu en ce lieu,
étouffées… des jeunes au parler-banlieue.
Ça crisse un peu, soudain ça claque sec,
c’était l’arrêt, les portes s’écartent : tek !

Tac, tac tac, tac…talons de bottes mesure marquent,
des dames ont trouvé places qui parquent.
Tooot…ça file à nouveau vers plus tard,
les gens du train sont en retard.

Et pour qui ouït la vie est ainsi faite
de bruits divers que l’on oublie,
sauf moi aujourd’hui, et pourquoi oui ?

Allons, allons, comme chacun reprends donc ta mallette,
Dieu, dit-on, t’a sous sa houlette !

Lire la suite « Un poème de « Saisons poétiques en train » »

Les Mains (poème primé)

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Voici l’un de mes poèmes fétiches.

 

 

 

 

LES MAINS

Hiver,
Dans le train deux amants, privés, clandestins.
De suite deux mains se dévêtent, s’étreignent, puis – plus calmes – se frôlent,
L’une découvrant l’autre, appliquées, étonnées de sentir
L’arête d’un ongle ou le contour d’un doigt.
Doigts qui tous s’écartent pour jouir d’une douceur pénétrée, pénétrante ;
Une paume reçoit le friselis d’une caresse, tandis qu’elle se love contre l’autre,
Surprise d’être deux.

Et pendant que le train file,
Elles incantent, fragiles,
La permanence de l’unité,
L’ivresse du désir.

 

Écrit à la fin du siècle dernier, 🙂  , édité en 2002, réédité dans Saisons d’une passion, éditions Chloé des Lys- 2009,  ce poème en prose a obtenu le premier prix du jury du concours organisé à Ath (B) par la Bibliothèque Jean de la Fontaine , à l’occasion du printemps des poètes 2012.

Les lecteurs et « Saisons poétiques en train », recueil, dec.2014

 

Le recueil présente 80 poèmes « de train » et 20 tout petits textes en prose inspirés par – et écrits dans le train sur un laps de temps de 7 années. Éditions Hugues Facorat, 127 pages.(réédité depuis aux associations Bernardiennes ) 

Voici ce que des lecteurs en disent :

–  » J’a12577384-0i lu, j’ai relu. Je vous ai accompagné pendant vos trajets. Votre regard a reveillé des souvenirs aussi. Votre livre est a portée de ma main,pour l’ouvrir au hasard. Des moments de bonheur. Merci de votre sensibilité, de votre bienveillance. Votre choix des mots, et… je vous l’avoue, mais chut, vous m’avez permis de découvrir des mots qui m’étaient inconnus.  « ,

et de la même personne, écrit ailleurs : » Les poètes sont rares, ils n’ont pas disparus. Votre voyage quotidien nous amène à regarder le monde tel qu’il est avec bienveillance et à constater une beauté que nous avons oublié de voir. Un livre à prendre du bout des doigts, à savourer avec ses mots précis et précieux. A garder près de nous, l’ouvrir et peu importe la page, à se laisser emporter par les rails. Merci Monsieur Claude Colson »  C.S. Lire la suite « Les lecteurs et « Saisons poétiques en train », recueil, dec.2014″

Le regard (poésie)

Bientôt l’automne approche ;

Le froid va durcir les roches.                                        2013-07-19 été 2013 vosges 001

Mais la nature s’offre un répit,

La rivière coule encore en son lit.

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Le jour vient de poindre,

C’est la paix alentour.

Le pays, beau, comme à peindre,

Dort toujours son sommeil lourd.

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Lire la suite « Le regard (poésie) »

Chaud-froid de canards (poésie)

Canard colvert

Ce poème « aux colverts » est le seizième élément d’une série (collection) intitulée  » La mare », en lecture libre sur atramenta.net          http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

CHAUD-FROID DE CANARDS

 

À l’orée du printemps,

Légèrement à l’abri d’un pourtour arboré,

La mare un peu se détend.

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Elle cache, vergogneuse,

Sa surface marron, vert profond

Qui parfois stagne, encore hideuse,

Reste du temps où l’hiver se morfond.

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Le soleil fugitif fait alterner les saisons.

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Il reparaît et, enjoué, le vent-compagnon

Pousse sur l’eau ses risées, en vaguelettes,

Lui donnant pour peu un joyeux air de fête.

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À nouveau il fuit, hésitant.

Le froid revient un instant,

Me chasse, mécontent.

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Mais voilà qui n’émeut guère,

Côte à côte, magnifiques, de beauté imposants,

Hiératiques, en leur royaume bien régnant,

Monsieur et Madam’ Colvert,

« Saisons poétiques en train »- éditions Hugues Facorat (nouvel extrait)

facorat logo  Hommage littéraire au train, ce livre, mon huitième et dernier édité pour le moment, est paru en décembre 2014, disponible ici (avec visuel):  http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734 Il comprend 80 poèmes « de train » (vers libres) et 20 tout petits textes en prose sur le même thème. Des extraits et descriptifs sont déjà lisibles sur ce blog dans la page dédiée ou dans la catégorie »Plus sur mes livres ».  Voici un nouveau passage tiré de l’ultime partie, faisant suite aux quatre saisons, et dont l’intitulé est Fin de partie, derniers voyages en train :

DE MON TRAIN

La tache rouge des coquelicots flamboie dans le soleil matinal et vient parer le lumineux du vert des herbes folles. Ce paradoxe de nature vient, étrangement, humaniser la voie ferrée.

C’est le départ. La vitesse fait défiler le rail d’à-côté, qui se réduit à la rectitude tenace d’un long éclat blanc.

Par la fenêtre, le spectacle extérieur s’anime alors, au premier plan, tandis qu’un peu plus loin il retrouve sa rassurante fixité. Lire la suite « « Saisons poétiques en train »- éditions Hugues Facorat (nouvel extrait) »

« Saisons poétiques en train » – (fin de partie)

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En ce printemps des poètes, je me dois de mettre en ligne ici un sixième extrait de ce recueil de poésies paru fin décembre 2014 aux éditions Hugues Facorat.(une page lui est consacrée dans le menu de ce blog, ainsi que divers articles dans la catégorie « Plus sur mes livres ».

http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

Après des poèmes et textes regroupés autour des quatre saisons, en commençant par l’automne, en voici un tiré du cinquième et dernier volet : Fin de partie, derniers voyages en train

PARIS-NANTES-VIE

En léger contrebas, les lignes jaunes du colza

En balles traçantes s’éloignent de moi, vite.

Les rafales vertes des blés en herbe

Succèdent, comme après  impérieuse invite.

Seules l’ocre des terres labourées, en attente de gerbes,

Leur procure maigre alternance, là-bas.

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Le Pullman du T.G.V. m’offre confort ; Lire la suite « « Saisons poétiques en train » – (fin de partie) »