la mare, près l’endormissement (poésie)

2015-10-24 automne 2015 bretigny etc 002

Avant le 2 novembre, la mare songe au deuil ;

La voilà toute jonche-feuille.

C’est pourtant un deuil gai

Car jaune est la feuillée

Formant damier serré

Aux reflets mordorés.

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Au lointain sapin, le roux domine,

Seules des traînées de vert tendre l’illuminent.

L’ensemble est, lui aussi, douce beauté, Lire la suite « la mare, près l’endormissement (poésie) »

Étrangers dans la ville (Maurice Ciantar), notule de lecture

Maurice Ciantar

(image empruntée à htétépé://www.archyves.net/html/Lecturescritiques.html)

Sur le site du Dilettante :

Maurice Ciantar est né en 1915. Romancier, dandy, épistolier passionné, journaliste à Combat ou à Paris Jour, ce solitaire secret a fréquenté tous les « noms » de la politique, du spectacle, de la littérature entre 1945 et 1965, pour prendre ses distances avec tous, plus tard. Il meurt en 1990, passagèrement oublié.
Bibliographie
Aux éditions Le Dilettante :

Étrangers dans la ville, 1994.
Chez d’autres éditeurs : Lire la suite « Étrangers dans la ville (Maurice Ciantar), notule de lecture »

Petit voyage en train d’automne

Jeudi d’octobre comme décembre,

Le froid saisit, tout engourdit.

Suis heureux d’atteindre la voiture

Du train de banlieue qui ne reluit.

Elle coupe au moins le vent-froidure,

Se croyant presque douillette chambre.

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Ce n’est pas la nuit, pas même le jour,

Dehors alentour tout est gris.

Le ciel bas dispense l’ennui,

Guettant du beau temps le bonjour. Lire la suite « Petit voyage en train d’automne »

La neige (mini-nouvelle)

La neige tombait depuis trois jours et trois nuits. Elle étendait sur toute chose sa couverture à la fois légère et angoissante. Les bruits qui subsistaient s’en trouvaient filtrés : le crissement lent des pneus lorsque passait une rare voiture, le martèlement des coups s’élevant par intervalles de la forge voisine.

Le hameau, replié sur lui-même, était à présent injoignable par ses quatre routes d’accès. D’énormes congères barraient les chaussées et le courageux chasse-neige qui s’efforçait de passer une fois chaque jour voyait la mince voie qu’ils venait de dégager très vite à nouveau obstruée.

Le vent soufflait violemment et quiconque mettait le nez dehors était immédiatement giflé par les flocons gelés que la tempête propulsait vivement vers lui. Ils se transformaient en cristaux de givre sur les bonnets de laine ou s’accrochaient un instant aux sourcils où les premiers fondaient avant de se figer à nouveau, vite recouverts par la vague suivante. Lire la suite « La neige (mini-nouvelle) »

« Deux, Pair et manque », un roman court

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Il arrive et devrait être disponible aux éditions Langlois Cécile d’ici une dizaine de jours !

C’est le neuvième livre édité sous ma signature. Il s’agit cette fois d’une roman court traitant d’ « une question d’identité » (sous-titre), une recherche effrénée sur une filiation tenue cachée.

125 pages, format A5, 13 euros.

la quatrième de couverture : Lire la suite « « Deux, Pair et manque », un roman court »

Une bonne critique du récit « Chemins croisés »- ed. de la Rémanence

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Missnefer13500, le 04 octobre 2015 (sur Babelio)

Merci à Babelio et aux éditions Rémanence pour m’avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre de Masse critique
Changement de style litteraire avec cette lecture autobiographique, et un petit plongeon dans les années 50, que je n’ai pas connu , pas encore née. Pour autant, j’ai apprécié cette lecture, avec un peu de nostalgie, car je me suis revue dans les préaux d’école, et j’ai connu cette ambiance et ces amitiés simples, ces jeux de rue, le catéchisme, (10 à 15 ans plus tard c’était encore comme çà) le tout de manière un peu différente bien sur , je suis une fille.
J’ai énormément goûté au style de l’auteur qui sait rendre les ambiances, et les décors. Un style fluide agréable et riche en vocabulaire ce qui rend le récit très agréable.
Nous suivons donc l’auteur , comme si nous feuilletions son album photo personnel, de la mort de Pierre en passant par leur jeunesse commune, sa vie d’adulte et jusqu’à sa retraite et nous revenons au décès de son ami d’enfance. la boucle est bouclée, Il parait que c’est ainsi que se doit être.
Il nous montre comment nos chemins se croisent et se décroisent au fil du temps, certaines amitiés en font les frais , d’autres perdurent, même si les rencontres ne sont pas toujours très régulières .
C’est très nostalgique, et pas triste pour autant, c’est frais et plein de vie, de ces souvenirs de jeunesse, de cette insouciance qui lui est propre . Puis au fil des ans , le terme de notre vie se profile à l’horizon et c’est avec le départ des autres que l’on en prend conscience. Pourtant ne peut on pas dire comme Emily Brent dans 10 Petits nègres « Au printemps de la vie nous sommes déjà morts « ? tellement il est vrai que dès notre naissance nous mourrons chaque jour.
Cette lecture nous interroge sur les choses essentielles de la vie
Que reste- t-il de l’ homme après sa mort , comment le conserver dans les mémoires ?
Pourquoi pense -t-on que le rythme de la vie s’accèlere ,passé un certain age ? Enfant nous souhaitons grandir vite, devenir adulte et à l’âge adulte, nous rêvons de notre enfance passée.
Ce roman traite également des changements inhérents au modernisme et les répercussions positives et négatives. Pour l’auteur qui a connu un tout autre mode vie plutôt convivial, c’est assez négatif et à vrai dire je le suivrais assez sur ce terrain, pour autant, c’est un bon sujet à débat.
Pour terminer je dirais que la page de couverture est vraiment belle, et c’est elle qui me fait dire que j’ai l’impression de suivre l’auteur à travers son album photo.
Un livre court de 110 pages qui se lit très vite, touchant et plein d’émotions, une histoire dans laquelle chacun de nous peut se reconnaitre.
NDLR : je le présente entre autres – Dimanche 11 octobre AM : salon du livre de Brétigny sur Orge- 91 – (espace Mandela).
Consultez sur ce blog ou sur FN la page dédiée à mes dédicaces et signatures d’auteur.
(nouvelle couverture pelliculée brillante, nouveau prix : papier 12 euros, ebook 4,99  Chemins croisés)

La face cachée de la lune- Anne ledru (note de lecture)

La face cachée (225x225)

Anne ledru

Anne Ledru est née en 1959. Graphiste et formatrice en alphabétisation pour adultes, elle vit depuis plus de vingt ans à Tournai (B).
La face cachée de la lune est son premier roman.

La quatrième de couverture : Que faire de sa vie quand on a 22 ans, un château et une mère à moitié folle ?
Que faire lorsque le grand amour de sa vie est chaque jour plus inaccessible ? Comment débrouiller les énigmes de son passé pour se construire un avenir ?
Qui suis-je, moi, Jehan de la Vallière ?

Je ne veux pas vous cacher que l’auteur est éditée chez Chloé des lys, comme moi-même pour 3 de mes 9 livres (le 9 e arrive) et que je l’ai rencontrée une fois ; je la connais donc un peu. Je sais qu’elle a travaillé 10 ans à l’écriture de ce premier livre.

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Comme un changement (poésie)

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L’automne, à sa lisière,

Rampe vers nous, tel une prière.

Avec ses dehors précautionneux

On le discerne encore bien peu.

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Aux clôtures des champs le roux du pampre

Nous cligne des yeux, haut sur sa hampe.

Le soleil, à cette heure, fait défaut ;

Lumière est mise sous le boisseau.

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Aux chaumes un corbeau picore les graines,

Engrange provende pour jours de haine.

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Le ciel entier est gris ouateux,

Sauf tout là-bas, au beau milieu,

Où la jolie trouée bleue,

Immense œil malicieux,

Veut comme nous rappeler…

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Qu’Été vient de nous quitter.

Podcast de la chronique de « Saisons poétiques en train »

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Merci à Odile Lecouteux, écrivain, et à Radio Culture Dijon qui m’ont offert ce matin une minute trente de chronique de mes Saisons poétiques en train, éditions Hugues Facorat.(réédité depuis aux associations Bernardiennes )

Le podcast

Lac automnal (poésie)

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Le lac ; encore en majesté.

Automne approche, et il le sait.

Le vent rebelle pousse ses risées,

Force le saule à venir l’eau caresser.

Les branches s’inclinent, plongent , frôlent,

Remontent, dansant danse saccadée.

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Bientôt 15 heures, le lieu est désert ;

Tous sont au travail occupés.

Le retraité jouit de l’heure

Pour à nouveau la beauté contempler. Lire la suite « Lac automnal (poésie) »