« Deux, pair et manque » à présent en numérique/ et nouvel avis

Ce roman court sur le thème de l’identité réelle de la personne (vous et moi), dont la version papier est à 13 euros, vient de sortir en numérique au prix de 6 euros.

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Je vous mets en outre le dernier avis de lecteur, tout récent (sur un blog littéraire) : cliquez

Voyage en train (mini récit)

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Cette méditation est extraite de mon recueil poétique « Saisons poétiques en train » – ed. Hugues Facorat, 127 pages, 13 euros. Il comporte des poésies et quelques rares textes en prose.

De la fenêtre du train se laisse admirer l’immense écrin de verdure où, sous le soleil matinal du printemps, une multitude de façades blanches, toutes petites de par la distance, accrochent la lumière.
Elles paraissent serrées les unes aux autres pour se garantir des derniers frimas de la nuit.
Aligny. La station atteinte laisse monter une file de voyageurs, tous en quête d’une place assise.
Leurs visages semblent las tandis qu’indifférents aux regards, le menton légèrement levé, ils se dirigent vivement vers le siège convoité, qui en plein soleil, qui au contraire à son abri. Moi en pareil cas c’est l’ombre.
La promiscuité, soit, on s’habitue, mais dans la touffeur, non……
Et la rivière à présent de dérouler ses souvenirs. Le vert de l’eau le cède soudain à l’acier des rails voisins. Tout est couleur rouille, puis marron- rouge, celui des wagons de marchandises. Bientôt le vert tendre des parterres cultivés reprend le dessus.
Je détourne le regard de ces touches colorées. D’ailleurs le train entre dans le souterrain.
Reste la beauté de cette fille pâle aux longs cils charbonnés. Il me semble la connaître.
Le train s’est arrêté, elle descend.
Toute ma vie est aujourd’hui, à cette heure, dans ces impressions que je tente d’exprimer et de retenir.
Qui entrera dans ces pensées ?
Même si personne ne le faisait, une vie se serait déroulée.

http://www.hfedition.com/saisons-poetiques-en-train-claude_colson-c2x15489734

 

Le maître et Marguerite (Mikhaïl Boulgakov) – note de lecture

Biographie de l’auteur (Evene.fr) :

Mikhaïl Boulgakov( né en 1891) grandit à Kiev, entre à la faculté de médecine en 1909, puis se marie. Inapte au service militaire, il est d’abord réquisitionné pendant la Première Guerre mondiale comme médecin de la Croix Rouge, puis une fois diplômé en 1916, il travaille à l’hôpital rural de Nikolskoïe.
C’est à cette époque qu’il commence à écrire ‘Les Récits du jeune médecin’, qu’il ne termine qu’en 1921 suite à de nombreux changements. Démobilisé pour problèmes de santé, il ouvre son propre cabinet à Kiev mais doit rejoindre l’armée de Petlioura, dont il s’échappe pour suivre l’armée blanche dans le Caucase. 
Abandonnant la médecine en 1920, il se consacre à la littérature. Rejoignant Moscou, il publie de nombreux articles et travaille à ‘La garde blanche’, qu’il adapte pour la scène en 1925. Domicile perquisitionné, manuscrits confisqués, pièces tantôt jouées tantôt interdites par le pouvoir, Boulgakov devient assistant-metteur au Théâtre Artistique jusqu’en 1936. 
Auteur de comédies, de romans sur la guerre civile… , ennemi de la bureaucratie et des compromis, cet artiste passionné de théâtre, incompris et écrasé par le pouvoir soviétique, dut se contenter d’emplois subalternes, faute d’être joué. Lire la suite « Le maître et Marguerite (Mikhaïl Boulgakov) – note de lecture »

Mare duale (poésie)

mare fin printemps

La canicule est revenue.

Par cette belle matinée, la mare est en fraîcheur ;

L’air léger et doux caresse sans retenue.

Qu’il est bon d’y venir à cette heure !

 

La surface est paisible,

Sombre, malgré la faible profondeur.

Le chant des oiseaux est audible ;

Avec le caquet familier il suffit au bonheur.

 

Un papillon volette sur la berge, heureux ;

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« Quelle époque ! Quelles moeurs ! (Ô tempora ! Ô mores !)

Guignol

Enfonçons quelques portes ouvertes ; ça peut faire du bien (ça fait aussi moins mal à l’épaule) !

Quand on voit, dans ce qu’on nomme la droite, la cascade de ralliements tardifs au « champion » dont on croit qu’il a le vent en poupe, fût-ce au prix de reniements, quand on voit, dans ce qu’on nomme la gauche, actuellement aux affaires, des ex-ministres tirer à vue sur une politique qu’ils ont contribué à mener, quand également– dans un gouvernement qui en appelle à la cohérence et la cohésion – on voit la cacophonie régner publiquement, quand dans les deux camps les candidats à la candidature pullulent, à 8 mois de l’échéance, candidats qui bien entendu ont tous de grandes idées pour la France, on ne peut plus guère s’étonner :

– que les Français se détournent des partis installés ou de la politique en général, devenue largement non-crédible et incantatoire, se réduisant souvent à des promesses non tenues. Oui, je sais, il y a , a eu et il y aura la crise…
– que l’abstention progresse à folle allure.
– que la démocratie représentative soit mise en doute et ne satisfasse plus grand monde.
– qu’on ait tendance à se dire que le gâteau du « pouvoir » (pas tellement celui de faire, semble-t-il) est terriblement alléchant et que le terrain politique devienne le simple champ clos des affrontements des ambitions personnelles, pour certains même du Grand-Guignol.

C’était ma minute morose du vendredi. Puisse-t-elle ne pas durer éternellement !

( je souhaite que cet état d’âme ne donne pas lieu à échanges d’invectives entre partisans divers.)

 

Dernier extrait de « Chemins croisés » (récit, ed. de la Rémanence)

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La petite actualité du livre (voir à la fin de l’article) m’amène à vous donner à lire ce passage qui est l’épilogue du récit consacré à évoquer une amitié de 60 ans. J’y prends un peu de recul, sortant du concret, pour tâcher de « conclure » la réflexion, … en ouverture, comme il se doit.

… À sa vieille maman il fallut bien dire la vérité – ou presque : on déclara qu’il était mort d’une crise cardiaque, mais elle parut en douter.

   Je mis des mois à accepter la chose. Un dimanche où je déjeunais avec tous mes enfants, évoquant l’événement, j’eus soudain la gorge nouée et, les larmes aux yeux, fus incapable de poursuivre mon récit. Mon fils aîné me tapota l’épaule, en un geste d’une infinie tendresse dont je lui sais gré. Les marques d’affection n’avaient pas beaucoup cours entre nous. Lire la suite « Dernier extrait de « Chemins croisés » (récit, ed. de la Rémanence) »

La mare apaisée (prose poétique)

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Voici le 28 ème texte des actuels 29 que j’ai déjà consacrés à cette mare, essentiellement des poésies. Vous  trouverez le lien y menant à la fin de cet écrit.

La mare apaisée

16h30. Touffeur d’août.

On cherche l’ombre, fort heureusement ici profuse. Au banc règne la paix. Le murmure de l’eau tombant là-bas sur la rocaille berce l’esprit. Bien-être de la solitude en ce lieu. Lire la suite « La mare apaisée (prose poétique) »

Nouvel extrait de « Chemins croisés » (récit)

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Ce récit autobiographique est paru en 2014 aux éditions de la Rémanence. Il y retrace une enfance et adolescence nordistes, d’abord, puis suit, plus rapidement, le cours d’une vie en prenant pour axe une amitié de 60 années

Ce livre est , dans sa version numérique (ebook) en promotion jusqu’à fin août 2016 (2,99 au lieu de 4,99 ; version papier à 12 euros) : profitez-en et regardez les critiques positives qu’il a suscitées.

EXTRAIT :

… Dans les années soixante, la vie, subrepticement mais durablement, commença à accélérer jusqu’à prendre le rythme effréné qu’on lui connaît aujourd’hui, au vingt et unième siècle. Lire la suite « Nouvel extrait de « Chemins croisés » (récit) »

En attendant Bojangles- Olivier Bourdeaut – (note de lecture)

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Présentation de l’éditeur : 

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. Lire la suite « En attendant Bojangles- Olivier Bourdeaut – (note de lecture) »

La mare en souffrance (poésie)

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J’ai écrit cette pièce le 23 juillet, inconsciemment marqué, peut-être, par les événements du 14. Et Voilà que ceux d’hier, près de Rouen,  font encore écho à son sens figuré, auquel je n’avais pas songé…

C’est le 27 éme élément de ma collection « La Mare » sur atramenta : (http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913)

 

Après le temps fantasque,

Noël au balcon et l’automne en printemps,

Voici l’été incertain, pluvieux, vergogneux,

Suivi de canicule maintenant. Lire la suite « La mare en souffrance (poésie) »