Mare duale (poésie)

mare fin printemps

La canicule est revenue.

Par cette belle matinée, la mare est en fraîcheur ;

L’air léger et doux caresse sans retenue.

Qu’il est bon d’y venir à cette heure !

 

La surface est paisible,

Sombre, malgré la faible profondeur.

Le chant des oiseaux est audible ;

Avec le caquet familier il suffit au bonheur.

 

Un papillon volette sur la berge, heureux ;

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La mare apaisée (prose poétique)

2016-07-23 001

Voici le 28 ème texte des actuels 29 que j’ai déjà consacrés à cette mare, essentiellement des poésies. Vous  trouverez le lien y menant à la fin de cet écrit.

La mare apaisée

16h30. Touffeur d’août.

On cherche l’ombre, fort heureusement ici profuse. Au banc règne la paix. Le murmure de l’eau tombant là-bas sur la rocaille berce l’esprit. Bien-être de la solitude en ce lieu. Lire la suite « La mare apaisée (prose poétique) »

La mare en souffrance (poésie)

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J’ai écrit cette pièce le 23 juillet, inconsciemment marqué, peut-être, par les événements du 14. Et Voilà que ceux d’hier, près de Rouen,  font encore écho à son sens figuré, auquel je n’avais pas songé…

C’est le 27 éme élément de ma collection « La Mare » sur atramenta : (http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913)

 

Après le temps fantasque,

Noël au balcon et l’automne en printemps,

Voici l’été incertain, pluvieux, vergogneux,

Suivi de canicule maintenant. Lire la suite « La mare en souffrance (poésie) »

Symbiose en mai (poésie)

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Voici la 26 ème pièce de ma série « la mare » sur atramenta. net : http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

Symbiose en mai

L’averse a passé ;

La mare se délecte d’une fraîche douceur.

Le gris du ciel n’empêche la clarté

D’une lumière sans soleil qui nourrit la langueur.

 

La cascatelle déverse le clapotis de ses flots

Dans le miroir légèrement tremblant Lire la suite « Symbiose en mai (poésie) »

Vers de futurs livres

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J’ai signé un contrat le 5 avril avec les éditions Take your Chance qui vont rééditer mon « La fin, les moyens » (sous-titre : un avatar du féminisme) paru initialement en septembre 2013 et ayant « bénéficié » alors d’un très faible tirage…

Il va reparaître (probablement à la mi-juin) en version e-book et papier à la demande, augmenté de 10% de contenu. Lire la suite « Vers de futurs livres »

La mare en pré-printemps (poésie)

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Voici la 23 ème pièce de ma collection « La mare », sur atramenta (essentiellement des poésies)

 

Avril désengourdit la terre

– Oh, à peine – car la fraîcheur gère

Encore l’atmosphère de l’heure

Qui, à l’ombre, est tout sauf… bonheur.

 

Au soleil cependant, c’est une autre musique.

Canards et canetons s’ébattent joliment,

S’ébrouant, se poursuivant, au mitan du plan Lire la suite « La mare en pré-printemps (poésie) »

Mini-promenade automnale

la mare automne

L’une des 22 pièces (poèmes et prose de  ma série La Mare (lien ci-dessous)

: http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

MINI-PROMENADE AUTOMNALE

 

Je me dirige vers le parc et admire au passage, dans le lointain, les maisons sagement alignées sur les collines, serrant à leur cou leur écharpe de brume.

L’air est vif ; la route descend doucement. Bien vite, je suis à destination . D’abord m’assaille l’odeur de sous-bois émanant du tapis dense et mordoré des feuilles qui jonchent une terre devenue presque invisible.

Tout de suite l’œil est accroché par le mince ruban de mercure du ruisseau à contre-jour. Il n’est que miroitement mouvant. Plus loin, la mare, toujours revêtue de son uniforme vert de lentilles d’eau. Énigmatique, sournoise, même si vers le bord trône, immobile, un ballon d’enfant d’un bleu presque sombre et fluo, ocellé de noir.

Je suis seul ; il n’est pas encore dix-heures.

Délaissé, le toboggan est là,inutile, avec ses rampes multicolores : un Beaubourg rural. On entend le bruit d’un ruisseau canalisé qui, du haut de quelque rocaille artificielle que je sais là-bas, se déverse dans le plan. Un oiseau isolé survole l’ensemble en criaillant. Les trilles d’un congénère lui répondent dans le sapin, déclenchant une sorte de concert varié.

Soudain l’heure sonne à l’église du bourg. Toujours personne alentour ; l’humidité de la nuit recouvre les bancs ornés aussi de feuilles mortes clairsemées. Debout au bord de l’eau, j’écris, les sens aux aguets. Un observateur – heureusement absent – me prendrait pour un original ; qu’importe : quand l’écriture vous prend, elle prévaut !

Encore m’attarder un peu sur le mouvement d’une mère cane qui , caquetant, poursuit dans un grand battement d’ailes ses rejetons indociles et c’est déjà l’heure de rentrer, heureux d’avoir posé ces mots, d’avoir ajouté quelque chose au monde.

Au retour, me forçant à reprendre la plume, le soleil, perçant enfin les nuages moutonnants, frappe soudain l’or des feuilles, faisant naître un somptueux embrasement qui, hélas, bientôt s’éteint.

La nature joue les coquettes et moi, je peux poser le stylo.

 

la mare, près l’endormissement (poésie)

2015-10-24 automne 2015 bretigny etc 002

Avant le 2 novembre, la mare songe au deuil ;

La voilà toute jonche-feuille.

C’est pourtant un deuil gai

Car jaune est la feuillée

Formant damier serré

Aux reflets mordorés.

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Au lointain sapin, le roux domine,

Seules des traînées de vert tendre l’illuminent.

L’ensemble est, lui aussi, douce beauté, Lire la suite « la mare, près l’endormissement (poésie) »

La mare, aux deux tiers de l’été (poésie)

la mare automne

19 ème opus de ma série « La Mare » sur atramenta.net

 http://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913

Depuis longtemps, paisible, elle m’attend.

Ce jour – pourquoi ? – j’ai perçu l’appel.

À ma gauche, à son bord, bruit la cascatelle ;

L’oreille est charmée par ce doux son constant.

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La mare en fin de printemps (poésie)

mare fin printemps

(Parmi les 18 poèmes de ma collection « La Mare », sur atramenta.net)

 

Ce jour règne ici temps clément,

Il faut descendre à la mare un moment !

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L’air est doux, embaumant,

Le parfum de la brise, grisant.

La tiédeur détend corps et pensées,

Donne, lascive, l’envie de s’attarder.

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Rond, le bassin semble peu profond,

Un rai lumineux en révèle le fond

Tout marron : artifice ou alluvions ?

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C’est la teinte chaude, mystérieuse

Des bouteilles de vin aux années glorieuses

D’une mienne jeunesse, oubliée, étonnante,

Située au détour de quelque année cinquante.

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Pépiement d’oiseaux, calme absolu,

Voici la paix bientôt revenue.

Des poules d’eau, en famille, avec poussins

Quêtent un subside à la bordure blanc-chagrin.

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Des feuilles dérivent lentement,

Portées par le maigre courant,

Rien ne trouble là la quiétude.

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L’Humain s’est abstenu, sans habitude,

De venir, en ce milieu d’après-midi.

J’en suis heureux car bien lui en a pris :

C’est jouissance qu’ici priser la vie.

Première, brute et sans chichi.

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C’est miracle, ô surprise,

Manière d’idylle dans la ville !