Chronique d’une journée de dédicaces- Saint-Valentin 2026

Petite chronique d’une journée d’écrivain en dédicaces- Saint-Valentin 2026

Parti à 9h15 de chez moi, installé à 10h05

Bon d’accord, je suis dans un Auchan, certes accueillant et généreux avec les auteurs, mais ce n’est peut-être pas le meilleur des endroits pour proposer ses livres, bien que la commission de l’enseigne soit ici modique (elle beaucoup plus importante en librairie ou enseigne culturelle)

. Je suis bien placé, face à l’entrée du magasin : nul arrivant ne peut ne pas me voir.

Là depuis une bonne heure, force m’est de constater que je n’ai encore eu aucune accroche. Personne n’a approché. Quand je capte un regard, il est soit furtif, soit fuyant. J’ai pourtant fait une affiche rappelant ce jour spécial et le thème des 7 de mes 16 titres que je présente : l’amour !

Non loin, juste avant moi en arrivant en fait, un stand de fleurs naturelles et artificielles qui, lui, draine beaucoup de chalands.

Au bout de cette heure, dois-je déjà conclure qu’aujourd’hui, en un tel lieu, l’intérêt pour le livre est en très forte baisse ? Ce n’était pourtant pas le cas avant le premier Covid. (Cela sonne mieux que le féminin).

Tiens, pour me contredire, une dame semblant pressée, regarde. Je l’invite à approcher, lui explique en quelques mots les ouvrages ; je la vois inquiète, son mari est déjà loin. Elle prend ma carte, à mon invite, dit qu’elle approfondira sur mon blog et s’éloigne.

Une deuxième dame vient discuter (eh oui, comme souvent il y a plus de lectrices que de lecteurs). Elle ne prend que ma carte, mais cela fait chaud au cœur de susciter encore quelque intérêt par mes écrits. Il est déjà quasiment 11h30. Aucun livre n’a encore trouvé preneur (j’ai apporté ce jour des nouvelles, des romans courts, de la poésie et des récits de vie, tous ayant rapport au thème du jour, la Saint-Valentin),

Haut les cœurs, le reste de la journée sera peut-être meilleur !

5 minutes plus tard, à nouveau une discussion avec des passionnés de littérature : pas d’achat, qu’importe ; je laisse ma carte.

Midi, je vends un premier roman et ai surtout discuté avec cette ex-Chti (comme moi). Comme je dis toujours : ché ché meilleux (ce sont les meilleurs) 🙂

bientôt un deuxième livre part.

14 heures : depuis pas mal de temps, c’est plutôt « la morte saison » avec la pause méridienne des clients du magasin ; moi, je veille. Ceux qui viennent quand même n’ont pas plus faim de livres que de nourritures terrestres,

Un peu plus tard, septième discussion : un livre part puis un autre , les « affaires »  reprennent, score : 4

À nouveau arrive une nouvelle discussion intéressante. 15H30, c’est encore une fois très calme.

15h45: discussion sur la littérature, l’écriture, l’édition, la vie…

16 h : calme plat.

17 h : deux jeunes filles s’intéressent à un livre, le prennent en photo, avec ma permission, pour approfondir sur Amazon. Signe des temps. Puis une dame discute un peu.

Au total la moisson reste maigre : 4 livres en 7 heures sur le stand, l’intérêt pour la lecture de livres me paraît en forte baisse , trop de facilités avec les écrans tentateurs, peut-être, plus la régression généralisée de la culture, il n’y a qu’à voir la dégradation de notre système d’enseignement…

17h 30, je décide de jeter l’éponge et remballe mes livres, laissant un ou deux exemplaires de chaque titre sur la table.

Arrive alors un groupe 4 ou 5 dames dont une seule ne porte pas de foulard, avenantes, curieuses, joyeuses et nous engageons une discussion qui se termine par l’achat de 2 autres livres : total de la journée 6 signés, La dernière fois ici un n’est pas passé en caisse et a été retrouvé, dédicacé, dans un rayon.

Au total j’ai vendu plus de livres que je le fais en salon du livre et deux fois plus que ma moyenne, basse depuis 2025, en grandes surfaces généralistes ( cette moyenne était de plus de 10 avant 2020). Le hasard joue toujours beaucoup dans cette modeste demi ou quart-réussite du jour.

J’ai mené une douzaine de discussions intéressantes avec de potentiels lecteurs en 7h30. La vie d’auteur sans éditeur actif n’est plus très facile de nos jours, mais ma passion d’écriture reste intacte. Je quitte les lieux à 17h 40 et arrive chez moi après 18h. Une journée de 9 heures bien remplie ; reste à m’intéresser à MA Saint-Valentin, MDR.

(illustration vecteezy_a-hand-writing_9887100.png)

Édition, auto-édition, libraires, Amazon…

(illustration Pixabay, emerson23work)

Édition, autoédition, libraires, Amazon…

   Tout candidat à l’édition averti sait que sauf concours de circonstances, coup de chance ou renommée antérieure le milieu est aujourd’hui quasi impénétrable. « Business is business », J’en sais quelque chose depuis plus d’un quart de siècle.

Que reste-t’il comme possibilité de diffusion à la foultitude d’auteurs aspirant à publier et voulant éviter l’arnaque quasi généralisée du compte d’auteur ou  participatif ?

– importuner plus ou moins ses amis, connaissances et proches via des éditions par cagnotte ou préventes par gros ou petits prestataires de services

ou l’autoédition avec toutes ses difficultés dont la principale reste la diffusion des ouvrages ainsi sortis. J’ai lu quelque part récemment que la moyenne des ventes en ce cas tourne autour de 22 exemplaires… Certes l’auteur gagne alors plus que les 1,50 par livre procurés par l’édition à compte d’éditeur (où un auteur encore peu connu vend en moyenne 150 ex. de son livre), mais le nombre de ventes fait que le gain reste ridicule eu égard au temps et aux efforts investis.

   Cependant l’auteur de base a souvent la foi du charbonnier et il continue à écrire, souvent par passion, espérant toujours un miracle qui généralement ne viendra pas.

   Il y a plusieurs plateformes d’autoédition à disposition des auteurs. La plus utilisée , la plus simple, la plus rapide et la moins onéreuse est Amazon-KDP . J’y ai eu recours en réédition après de premières sorties par petits éditeurs, souvent honnêtes, mais n’ayant quasiment aucun moyen de diffusion, laissant donc l’auteur dans l’anonymat le plus total. À lui de mouiller sa chemise pour essayer de se faire connaître et lire.

Amazon KDP, disais-je donc a aussi beaucoup d’inconvénients : diffusion exclusivement sur son site où la concurrence est énorme et où votre livre a toutes les chances de rester noyé dans la masse. À cela s’ajoute le boycott par tous les lecteurs que le géant économique Amazon insupporte et aussi par presque tous les libraires, qu’il concurrence et qui souvent refusent de commander les ouvrages (ils n’ont pas de remise) et d’accepter les séances de dédicaces d’écrivains qui s’éditent par ce biais, ce qui ne rend pas leurs tentatives de reconnaissance aisées. On peut certes comprendre ces libraires, partiellement seulement car l’auteur lambda n’a pas beaucoup d’autre choix à sa disposition. Il reste des plateformes d’autoédition qui référencient les livres en librairie, mais payantes et j’ignore leur accueil réel auprès des libraires. Je reste un peu sceptique.

Face à toutes ces difficultés, les auteurs autoeditės ne devraient-ils pas boycotter ceux des libraires qui boycottent Amazon par principe et sans discernement?

Vous avez dit écrivain auto-promu ?

La vie d’auteur-ėvrivain obligé de s’auto-promouvoir devient très difficile.
Je suis loin d’être le meilleur vendeur qui soit, mais aussi très loin d’être le plus mauvais.
Récemment, dans une grande surface généraliste où je proposais ma littérature blanche (poésie, romans courts, récits de vie, nouvelles) j’ai vendu 3 livres, dont une nouvelle à l’unité à 4 euros, en 9 heures sur le stand. Il a fallu que j’attende 6 heures Lire la suite « Vous avez dit écrivain auto-promu ? »

Ebook, 3 jours de gratuité pour mon dernier roman

Amatrices, amateurs de ROMANS, mon 6 ième (et 16 ième livre) sera GRATUIT en téléchargement les 3, 4 et 5 NOVEMBRE ici
Profitez-en et ayez, svp, la gentillesse de mettre un avis, même bref, sur amazon livres. Merci. (plus de détails, éventuellement en commentaire FB).
Il est paru le 15 mai dernier et s’est naturellement perdu dans la masse. Il vient de bénéficier d’un nouvel « emballage » (présentation, couvertures…) grâce au travail et aux conseils très avisés d’un professionnel afin, d’une certaine façon, de lui rendre justice et de le mettre mieux en valeur. Vos avis sur le livre seront très appréciés, déjà sur amazon livres, puis ailleurs. Il s’agit d’une romance dramatique. Merci à vous.

Salons, dédicaces etc.

Cette fois, c’est décidé. Lire la suite « Salons, dédicaces etc. »

16 ième livre et 6 ième roman

Bonjour,

Après que mes quinze livres précédents ont tous été retenus et publiés par de petits éditeurs, j’ai déjà dû rééditer cinq d’entre eux moi-même, pour des raisons diverses.

Aujourd’hui, je vous annonce la parution d’un nouveau roman auto-édité, en version papier et électronique :

« Un amour ou les incertitudes du destin »

Il compte 211 pages (papier) ; il débute un peu comme une romance, mais c’est aussi autre chose….

Le thème : Lire la suite « 16 ième livre et 6 ième roman »

KDP select inscription

   Mes romans La fin les moyens, Max ou l’art subtil de vieillir, mes récits Chronique d’un amour fou, Chemins croisés, mon recueil de poésies Saisons poétiques en train sont à présent disponibles à l’emprunt en ebook sur KDP Select, pour trois mois.

Tribulations d’auteur (suite, 2024)

Tribulations d’auteur (suite)

Je reprends. Auteur peu connu de 15 livres édités, n’ayant pas eu la chance d’être accepté par un « grand » éditeur (condition nécessaire mais non suffisante pour être diffusé, encore faut-il qu’il mise sur vous pour investir dans la promotion), je dois me diffuser moi-même, comme des milliers de mes consœurs et confrères en écriture ;

J’ai choisi de fréquenter surtout les hypermarchés et bien plus rarement les enseignes proposant des biens culturels (livres, loisirs créatifs etc).

C’était le cas récemment. L’enseigne avait fait le nécessaire : affiche(s) plusieurs semaines à l’avance, annonces sur FB, Instagram… mettant en avant ma nouveauté : un recueil de nouvelles consacrées en partie à Cuba. Je l’en remercie vivement. Lire la suite « Tribulations d’auteur (suite, 2024) »

De la patience du candidat à l’édition

De la patience du candidat à l’édition

Pour quelques uns, le succès doit venir très vite, possible et rare, je pense, plutôt extrêmement rare.

Je viens de faire éditer mon quinzième livre en 21 ans et quelque. Rien n’est jamais acquis : j’ai eu jusqu’à seize petits éditeurs, il m’en reste cinq dont aucun n’a les moyens de véritablement diffuser en librairie. Je diffuse essentiellement moi-même lors de séances de dédicaces dans des grandes surfaces, auxquelles s’ajoutent quelques salons du livre où pour moi les ventes sont nettement inférieures (normal, dans le premier type de diffusion, on est généralement seul à dédicacer.)

Je pratique également l’autoédition, non par choix mais par nécessité, les droits d’auteur sur un livre papier édité à compte d’éditeur étant extrêmement faibles (8 à 10 % ), perçus tardivement et hors de tout contrôle. Lire la suite « De la patience du candidat à l’édition »

Le monde de l’édition pour auteur(s) peu connu(s) : retour d’expérience

Le monde de l’édition pour auteur(s) peu connu(s)

Tout auteur « ayant un peu de bouteille » (hic!) connaît la difficulté à intégrer ce milieu, son âpreté (au gain, entre autres, où l’auteur est la cinquième roue de la charrette, quasi la roue de secours, gagnant au mieux 8 à 10 % du prix du livre HT).

Pour ma part, depuis fin 2002, j’ai à ce jour — 10 novembre 2023 — pu faire éditer 14 livres, bientôt 15 en principe, chez de petits éditeurs.

J’en ai eu déjà jusqu’à 15 et en ai encore 4, j’espère prochainement 5, c’est normalement prévu. Lire la suite « Le monde de l’édition pour auteur(s) peu connu(s) : retour d’expérience »