Les lecteurs et « Saisons poétiques en train », recueil, dec.2014

 

Le recueil présente 80 poèmes « de train » et 20 tout petits textes en prose inspirés par – et écrits dans le train sur un laps de temps de 7 années. Éditions Hugues Facorat, 127 pages.(réédité depuis aux associations Bernardiennes ) 

Voici ce que des lecteurs en disent :

–  » J’a12577384-0i lu, j’ai relu. Je vous ai accompagné pendant vos trajets. Votre regard a reveillé des souvenirs aussi. Votre livre est a portée de ma main,pour l’ouvrir au hasard. Des moments de bonheur. Merci de votre sensibilité, de votre bienveillance. Votre choix des mots, et… je vous l’avoue, mais chut, vous m’avez permis de découvrir des mots qui m’étaient inconnus.  « ,

et de la même personne, écrit ailleurs : » Les poètes sont rares, ils n’ont pas disparus. Votre voyage quotidien nous amène à regarder le monde tel qu’il est avec bienveillance et à constater une beauté que nous avons oublié de voir. Un livre à prendre du bout des doigts, à savourer avec ses mots précis et précieux. A garder près de nous, l’ouvrir et peu importe la page, à se laisser emporter par les rails. Merci Monsieur Claude Colson »  C.S. Lire la suite « Les lecteurs et « Saisons poétiques en train », recueil, dec.2014″

Quoi de neuf chez moi- auteur et amateur de littérature ?

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À vrai dire, rien d’encore fondamental, mais des pistes, parfois intéressantes :

– Je suis surpris de la rapidité avec laquelle je me suis familiarisé avec ma liseuse et de l’agrément que je trouve à la lecture par ce biais, sans compter les économies que ce moyen de lecture-là  engendre. personnellement je ne trouve pas ce mode d’approche moins intéressant que le fait d’aborder un texte par la version livre.

– Je vais probablement mettre un bémol à ma participation aux salons du livre où, au moins en Île de France et peut-être de par l’énorme offre de loisirs et de sollicitations qui s’y trouve, on place peu d’ouvrages. Je vais me concentrer davantage sur les dédicaces dans les espaces culturels des grandes surfaces, plus « productifs » si l’on veut avant tout être lu, tout en gardant néanmoins quelques salons, incomparables pour les échanges conviviaux entre auteurs, éditeurs et parfois avec le public, lorsqu’il s’y intéresse aux livres.

– De bon espoirs de participer à un salon du livre dans mon Nord natal et chéri en tant qu’invité par l’organisation, ce qui pour moi serait une première. Je serai bientôt fixé.

– Cela fait quasiment deux mois que je suis en passe de signer un contrat d’édition pour mon dernier travail, encore une longue novella (roman très court) consacrée au thème de la filiation et de la quête d’identité. La concrétisation tarde un peu, je vous préviendrai en temps voulu. Lire la suite « Quoi de neuf chez moi- auteur et amateur de littérature ? »

Quelques avis pour « Aimez-vous la danse ? »- ed. Hélène Jacob

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Le livre existe en version papier et ebook. Une page lui est consacrée sur ce blog (accueil, colonne à droite)

Liens de distribution disponibles :

Claude Colson sait nous parler des rencontres amoureuses. Cet auteur, si tendre et sentimental, nous entraîne à nouveau vers des rêves d’amour vrai ! Il nous invite à une danse où rêve et vérité n’ont rien de contradictoires. L’amour peut arriver, puisqu’on y croit, puisqu’on le cherche, puisqu’on le veut, puisqu’on l’attend…Alors, oui, cette danse, on l’aime..Elle fait glisser les pas au-dessus de la finitude des jours ordinaires.
à chacun sa danse! Même si les cœurs hésitent, emportés par une étrange valse de circonstances, même si les corps se heurtent à l’implacable tempo du destin, la danse se poursuivra…trépignante de vie.
La chute du récit est inattendue, élégante comme un pas de tango renversé, furtive comme une révérence…Elle clôt à merveille cette escapade entre vie et mort si bien rythmée. Bravo ! C’est à lire !
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Jean-Pierre, 59 ans, est un ancien flic à la retraire. Invité à un congrès, il rencontre Marie-Hélène, une biologiste de 38 ans délaissée par son mari. Entre eux va naitre un coup de foudre, une histoire d’amour intense mais courte. Car malheureusement la maladie rattrape Jean-Pierre et il a peur de cette différence d’âge avec son amante. De plus il est suivi par un ancien truand qu’il avait fait mettre en prison et qui veut se venger…/
Les histoires d’amour sont, à mon goût, trop rapides. Entre Marie-Hélène et Jean-Pierre, c’est le coup de foudre. C’est vrai, par contre, que leur amour fait rêver car même à 60 ans, on peut toujours y croire. Mais quand il la délaisse, elle se rattrape tout de suite avec son fils Lionel. C’est trop précipité, il me manque les préliminaires.J’ai trouvé que l’intrigue policière était plutôt inexistante face à la romance. Un ancien flic et un truand qui veut se venger, cela ne fait pas tout.Par contre, c’est vraiment un roman se lit tout seul, il est sympa, facile, il se dévore d’une traite.
En plus, le final est vraiment inattendu et agréable. Il clôt ce petit roman par un pas de danse théâtral et de circonstance.
 
Eh bien, valsez maintenant !
« Aimez-vous la danse » de Claude Colson est un livre qui se lit dans un souffle.
Le personnage principal, attachant et opaque, manipule gentiment ceux qui l’entourent de très près comme de loin. Il mène le bal, dirige l’orchestre avec brio et il faut attendre la moitié du roman pour sentir que, mine de rien, ça va « tourner au vinaigre ».
Plus on avance en lecture et plus les personnages gagnent de l’ampleur et de la profondeur.
Pourquoi et surtout comment, l’inspecteur Delsault va – t-il se sacrifier sur l’autel de la passion?
Vous le saurez en suivant « les danseurs  » du récit de Claude Colson qui progressivement, soulève le voile, avec précaution. L’histoire relatée dans un style soigné et contrôlé dans les moindres détails, nous laisse pantois!
Dire que « tel est pris qui croyait prendre » serait trop facile pour ce roman ou la vie et la mort valsent à chaque page, au point d’en perdre la boule. Un sacré bon moment de lecture.
Honnêtement, j’en ai eu un sentiment totalement mitigé !
J’aimais énormément votre plume au début, puis j’ai remarqué quelques éléments déroutants, comme l’introduction d’expressions courantes dans un langage plutôt soutenu.
Et si je peux me permettre, et je dis ça en toute humilité, je n’ai pas la légitimité pour dire une chose pareille peut-être, n’ayant jamais moi-même fini d’oeuvre, mais je trouve les dialogues surréalistes !
Du fait que je n’aie jamais rencontré de personnes s’exprimant comme Marie-Hélène ou Jean-Pierre, résulte que je n’ai pas réussi à être pleinement convaincue par les dialogues. Ils sont vraiment très peu naturels !!!
Enfin ça n’est que mon avis, et vraiment je le dis à ras du sol, dans l’humilité la plus complète, je ne fais que vous exprimer mon ressenti, je n’émets AUCUNE critique !D’autre part, il y a beaucoup de « Marie », dans votre oeuvre, ha ha ha !Il y a eu deux ou trois fautes d’orthographe et des passages de pensées non mis en italique, mais rien de « foufou » !Après, si je peux me permettre, mon avis mitigé est grandement lié à l’histoire. J’ai été presque choquée de lire les aventures de cette femme qui *************************************************************** ( Wink ), j’ai trouvé ça malsain ! Bien entendu, ce sera affaire de goût, et encore une fois je tiens à le rappeler, ceci n’est pas une critique de votre travail ou de votre histoire, c’est juste l’expression de l’émotion qu’a suscité votre livre pour moi
Au début, j’ai eu beaucoup de mal à m’imaginer l’histoire, or quand je lis, normalement, il y a l’adaptation en images dans ma boîte crânienne. Avec Aimez-vous la danse, ça n’a été le cas que vers la fin, lorsque l’on plonge un peu plus dans l’univers mafioso enfumé des années 50, à l’ancienne, avec des codes et une morale, qui m’a éééééénormément plu. J’ai été saisie par ces écrits là, je vous y ai trouvé un certain génie, une petite ambiance à la Le parrain, avec Don Corleone, Michael étant plus un voyou à mes yeux qu’un vrai parrain dans le sens « noble » du terme, mais passons.Le passage sur la douleur du fils était aussi poignant, il m’a saisie !!! Le ton était, j’ai trouvé, juste, j’en ai eu les larmes aux yeux !
Après, j’ai trouvé très inapproprié le « chevauchement » de MH dans ce cas de figure, et pourtant je ne suis pas une prude, croyez-moi, mais c’est fou ce que cette « gonzesse » m’a énervée dans ce livre ! oO Je suis rarement à l’aise avec les personnages féminins de toute façon, à part les miens, donc encore une fois, ici pas de critique, c’est juste « par rapport à [g]moi[/g] »Moi qui suis une grande sentimentale qui aime les histoires d’amour, j’ai trouvé celle du roman à la limite du superflu, votre oeuvre est, pour moi, avant tout une histoire d’amour père/fils !!
Très bien traitée, de surcroît.
J’ai trouvé aussitrès très dommage que vous n’ayez pas plus exploité le potentiel de l’intrigue avec Max, vous avez révélé rapidement son identité et ses motivations -que je trouve- très sommaires etau final, je trouve ce personnage « inutile », sauf votre respect, alors qu’il y avait de quoi signer un bon policier.Je pense que le fond est policier dans votre histoire, mais ce n’est pas le thème principal, toujours selon moi.Ah !, et la fin, parlons de la fin. J’avoue que je me suis laissée avoir comme une bleue, je me disais : « mais il va pas ***** **** *** quand même ! Le zigoto est un con mais quand même !
Et puis il est si indifférentqu’ça à l’idée de ******* *** *** !?!?!?!? », et quand j’ai lu la lettre en même temps queLionel -lol-,j’suis tombée des nues.j’me doutais qu’il se tramait quelque chose, mais je n’aurais pas pensé que ** ** ************, du fait qu’il semblait avoir accepté son sort et semblait vouloir vivre jusqu’au bout – en un sens, c’est tout à fait ce qu’il a fait, et je trouve que vous avez amené ça avec maestria.les personnages se sont aimés à une vitesse folle, imaginez-vous (dit-elle à l’auteur,ha ha ha), dès la seconde rencontre, dire àMH qu’il l’aime,JP a fait fort ! C’est, je trouve, à l’image des dialogues, un brin surréaliste ! Ça m’a pas mal gênée, lespersos n’ont absolument pas fait la démarche de se découvrir, je trouve, et c’est bien dommage. C’est trop « léger ». Mais ce n’est que mon avis bien sûr ! Je vous trouve en outre un certain talent pour décrire les sentiments amoureux et les ambiances sympa de bar à l’ancienne, et les ambiancesmafieuses d’antan, j’ai insisté là dessus mais je réitère.Et en fait en vous lisant, j’ai eu le sentiment que, plus qu’une implication, plus qu’une histoire plausible, vous vous faisiez littéralement plaisir, les passages physiques semblent parler de vos propres fantasmes si j’peux m’permettre, je le dis encore une fois sans prétention, mais tout ceci donne à votre histoire une dimension irréelle en quelque sorte, même si l’on est ramené à terre par l’ancre provençale, le terroir très présent, pour nous rappeler qu’est décrite dans dans l’oeuvre une réalité tangible.Enfin, c’est très perturbant, d’habitude, j’ai des avis totalement tranchés : soit j’adhère, soit j’adhère pas, je n’y vais pas par quatre chemins, et votre livre est bien le premier sur lequel je ne puisse me prononcer, et je dis ça de manière positive, c’est un compliment, j’ai beau émettre humblement un avis, il n’en reste pas moins qu’il est rare que mon clapet demeure fermé.
Ben là jen’saurais que dire.Voici pour mon avis, j’ai donc trouvé qu’il y avait du bon et du moins bon.
Eh bien, moi, je trouve que cet homme à la retraite qui devient amoureux à quelque chose de naïf qui est très émouvant. Sa figure se détache avec une grande noblesse des autres. Les caractères du fils et du personnage féminin sont moins creusés, moins attachants et semblent n’exister qu’en toile de fond. N’était-ce pas l’intention de l’auteur ? L’homme s’ennoblit en s’effacant pour épargner les autres et leur laisser la place. L’écriture simple et sans détour de l’auteur parvient à rendre rendre compte du caractère naturel du héros et nous laisse percevoir son humilité grandie par l’âge et la maladie. L’intrigue policière débouche sur une fin qui prend le lecteur à contrepied. Ce livre se lit aisément, d’une seule traite.
 
MYRIAM
Un livre émouvant, touchant, avec des valeurs… Cela peut en dire long sur la vie de tous les jours, le comportement des adultes qui se moquent des autres et ne pensent qu’à eux-mêmes… Un livre excellent… MERCI Claude Colson….
Un ex-flic à la retraite de 60 ans rencontre une belle jeune femme de 38 ans entre eux le courant passe immédiatement, une idylle s’instaure, pourtant des soucis liés à son âge et à son passé professionnel de flic resurgisse ! La Mafia ! Et puis il y a son fils de 30 ans ….
 
L’amour ? A quel âge peut on être amoureux ? ce roman vous offre la possibilité de rêver à l’amour à tout âge…
Mais ce roman raconte aussi la vie et ses problèmes, le cancer, le passé qui nous rattrape… Ce roman c’est juste la beauté de la vie mais aussi celle de l’écriture et c’est toute la force de l’auteur que de faire rêver même les plus jeunes malgré l’âge de son prince charmant !
Claude Colson interroge la vie, l’amour, la mort, le partenaire de danse, le changement de partenaire, avec une plume toujours excellente qui colle aux sentiments très forts de ses personnages. Le lecteur est tellement plongé dans l’histoire qu’il n’imagine pas du tout la fin qui est très inattendue. Une très bonne lecture.
Par
J’avais déjà lu « La petite boutique des sentiments » du même auteur, et il est certain qu’il y a une unité de style, de ton, c’est cohérent. J’aime l’idée que Claude Colson s’attache à décrire les émois et tourments amoureux de personnes d’âge mûr. Il me semble que c’est assez rare, en tout cas, je n’ai pas souvent lu d’histoires tournant spécifiquement autour de cet aspect. Ça nous sort d’emblée des clichés propres à la romance, soulève des problématiques particulières, et donc intéressantes.L’histoire se lit d’une traite, c’est fluide. On part de situations assez banales (un couple qui va mal, un célibataire un peu seul) et on aboutit à quelque chose de vraiment original. L’intrigue est étonnante, indéniablement.Pour autant, si l’histoire est efficace, tout va un peu trop vite à mon goût. L’auteur aborde des situations de vie graves et charnières et tout s’enchaîne extrêmement rapidement. Je me demande si c’est humainement possible de vivre les choses de cette façon. J’aurais aimé que l’auteur prenne davantage son temps pour explorer les sentiments et les réactions de ses personnages. Je le souhaite d’autant plus que l’écriture est fluide et le scénario vraiment original. Ça laisse une petite frustration.En conclusion, une lecture prometteuse qui m’a un peu laissée sur ma faim, justement parce qu’il y a au départ plein d’atouts. Par ailleurs, je trouve la couverture très réussie.
Bonjour Claude . J adore la façon d écrire de cet écrivain . Entre énigme et amour je ne m attendais pas à une telle fin ! J ai beaucoup aimé le lire comme tous ses autres livres ! Bravo !
Valérie :
 La dernière danse pour lui

Dans ce récit, Claude Colson nous entraîne dans une danse à trois personnages : un homme, une femme dont il tombe amoureux et son fils. Les chapitres courts se lisent facilement et on se plait à suivre les aventures des héros. C’est surtout le portrait de Jean-Pierre, homme dans la force de l’âge, qui sait faire preuve d’ amour filial et d’amour tout court qui m’a émue à la lecture d’ « Aimez-vous la danse ? ». Ce roman à l’écriture précise nous raconte une histoire sensible. Et après la dernière page, m’est revenue à la mémoire cette chanson  » save the last dance for me  » . Un bon moment de lecture .

A.S. : . : « j’ai passé d’excellents moments en lisant sur mon kindle « Aimez-vous la danse » de Claude
Colson. Ambiance et belle écriture » Après mes remerciements, la personne ajoute :  » pour une fois que mon kindle m’a permis de lire une prose agréable et bien écrite, j’aurais tort de ne pas le mentionner. » et développe :
« Il s’agit là d’une drôle de danse ! J’avoue y avoir pris du plaisir tout en suivant le rythme et la cadence.
C’est facile à lire, il y a du suspense, des bons mots, ceux du moment, ceux d’avant et ceux d’après.
Le style est enlevé, les dialogues sont percutants.
Un bon moment de lecture »

Interview, dec. 2012, blog « des encres sur le papier »

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Comme annoncé, je reprends la suite des interviews que j’ai données, en avançant peu à peu vers l’époque actuelle ; ceci est la troisième sur ce blog.

Merci à Fabien qui a été à l’initiative de cet cet entretien.

D’où vous est venue cette passion
pour l’écriture ?

D’une reprise durant plusieurs années de la lecture dans des trains (déplacements professionnels) après dix ans de non-lecture. Lecture donc, puis envie d’écriture. Aussi d’un trop-plein de vécu à exorciser,entre autres par la poésie, merveilleux outil d’expression du sentiment.

Quels sont les auteurs qui vous ont inspiré(e) ?
Au début, sans conteste Duras et son écriture blanche.

Parmi tous vos romans, de quels personnages
êtes-vous le plus proche ?

Des héros masculins de mes 3 premiers livres ; forcément, c’est de l’autofiction et non des romans. Dans les romans (un seul édité à l’heure qu’il est, un autre arrive), du personnage masculin du troisième roman, toujours en quête d’éditeur. Lire la suite « Interview, dec. 2012, blog « des encres sur le papier » »

Portrait chinois, sur le blog Book a Blok

Bannière blog book a blok

Juillet 2012 :(je remercie l’administratrice de ce blog).


Portrait chinois de CLAUDE COLSON

 

Si j’étais un écrivain ?

Philippe Claudel, Nancy Huston

Si j’étais un roman pour cet été ?

La délicatesse- David Foenkinos ; lecture légère et agréable,

Si j’étais un héros de littérature ?

Le prince Muichkine de « L’idiot », quelqu’un m’a dit un jour « c’est toi » :), mais je ne sais plus si je l’ai lu…;)

Si j’étais un auteur :

Philippe Cusin, auteur, excellent article de JM Rouart dans Le Monde  avant ses obsèques le 3 nov. 1999.

 Si j’étais la femme idéale ?

Audrey Tautou et son Fabuleux destin…      …/

Lire la suite « Portrait chinois, sur le blog Book a Blok »

« J’écris pour vivre plus intensément », (interview par C. Brunet, 2010)

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Je vais parler ici de mon rapport à l’écriture.

Dans la série des interviews qui m’ont été demandées et que je vous présente à rebours en commençant par les plus anciennes, voici la deuxième, de novembre 2010 pour le blog aloys de Christine BRUNET (je la remercie une fois encore de m’avoir permis de préciser ma démarche).

« Lorsque vous dites à quelqu’un que vous écrivez, après l’inévitable surprise de la première seconde, vous obtenez invariablement la même question : « et ça t’est venu comme ça ? »

L’histoire de l’auteur avec cette « première fois » est toujours différente mais donne toujours la clé pour comprendre son univers… Il est parfois des évidences incontournables qui se construisent au fil du temps, d’autres abruptes qui flirtent avec la pulsion passionnelle de l’instant.

 C’est lors de cette première confrontation à la page vierge que l’auteur tisse son rapport à l’écriture. Douceur, patience, travail ou violence, urgence, besoin… Raison ou déraison ? Moi, je dirai fusion entre certains auteurs et leurs textes…

 C’est ainsi que j’appréhende l’univers créatif de Claude Colson … Pour m’en assurer, j’ai fait comme tout le monde en lui posant la sacro-sainte question : « comment, quand et pourquoi t’es-tu mis à écrire ? » « C.B.

Je suis venu à l’écriture brutalement, il y a 15 ans. Deux éléments ont été déterminants : un changement d’activité professionnelle m’avait amené à faire des trajets quotidiens en train (qui ont une certaine importance dans ma poésie). Cela m’a redonné le goût de la lecture qui se trouvait, alors, mis en veilleuse. J’ai donc lu, lu, lu dans ces trains et à présent j’y écris aussi, mais pas seulement là. Et puis, des aléas de ma vie sentimentale ont fait qu’à un moment j’ai eu besoin de l’exutoire de l’écrit.

« Mes premiers mots d’auteur (dans Saisons d’une passion, début du livre) : il souffrait, il décida d’écrire. » raconte Claude Colson.

Je suis donc venu à l’écriture par l’autofiction et ai trois livres de ce genre à mon actif.

Depuis je n’ai jamais cessé d’écrire ; plus ou moins selon les époques.

J’écris au stylo, pour l’indispensable sensualité de cet acte, et retranscris ensuite à l’ordi (même ce texte pour toi ;  je sais, c’est du boulot, mais je n’imagine pas d’écrire autrement).

                                                                                                                                          aloyst (363x139) (363x139)

 Comme je le comprends même si, aujourd’hui, pour moi, le clavier a remplacé ma plume… Il y a cette sensation spéciale du papier sous la main, du stylo qui court sur la surface blanche et comble le vide peu à peu…Tu mélanges les genres dans tes textes : que t’apporte chaque style ?

Ce qui me vient le plus facilement, c’est l’expression d’un ressenti personnel, et assez souvent c’est sous forme poétique, notamment les temps forts. J’ai coutume de dire que c’est par paresse : pas besoin de se décarcasser à trouver un sujet, il est en moi ! En écriture, la recherche d’un thème a toujours été ma plus grande difficulté. Dès que j’ai couché une ligne sur le papier le reste suit.

Le poème est aussi une forme en soi achevée et….courte (pour le paresseux que je suis).

Le journal permet aussi, plus simplement peut-être, l’écriture de soi, et le récit permet de relater l’événementiel ( je distingue schématiquement) : voilà peut-être pourquoi j’ai dans les trois livres mêlés les trois genres (cette décision est venue après-coup) qui s’éclairent mutuellement dans la narration d’un vécu qui n’a d’intérêt que s’il parvient à toucher à l’universel.

Alors, pourquoi j’écris ?

Pour vivre plus intensément. Je mêle sans cesse la vie réelle et son expression littéraire. Je trouve que l’écriture booste la vie, qu’elle lui donne aussi un contenu qui me paraît souvent plus important que les éléments du réel. Ce mélange a été qualifié par une de mes relations d’attitude proustienne (Je précise que j’ai lu Proust et que généralement il m’ennuie !!)

 Peut-on parler d’une évolution de ton écriture au fil des textes et du temps ?

Je crois qu’une écriture évolue nécessairement avec l’évolution de l’auteur, surtout les écritures comme les miennes, qui restent assez fortement déterminées par le vécu, notamment en poésie où j’écris pour DIRE une émotion ou une croyance, dire parfois le non-dit social.

On ne peut essayer de faire partager son dire, d’universaliser une expérience, qu’au prix d’une sincérité absolue (ou quasi)…

Une évolution dans tes recherches de forme ?

Je pense avoir épuisé mes recherches en écriture d’autofiction.

Dans mes trois livres, j’ai successivement fait parallèlement des recherches de forme (mais là aussi, c’est venu après le jaillissement premier de l’écriture) : Saisons d’une passion est un récit linéaire (une flèche),Léna, une rencontre, une spirale (reprise obsessionnelle du thème), et le dernier, Toi-Nous a une construction en dents de scie – avec mélange intégral et permanent des trois genres, contrairement aux deux autres livres où ces genres occupent des parties séparées – pour rendre compte d’une folle histoire d’amour fou avec vingt-quatre ruptures.

J’ai très longtemps pensé que j’avais un problème avec l’écriture de fiction, que je n’avais aucune imagination pour cela. Puis je me suis battu, j’ai commencé – assez récemment, enfin depuis quelques années quand même – par quelques exercices d’écriture sur un thème imposé. J’ai pu alors écrire quelques nouvelles (brèves) et, depuis 2007, j’ai tenté l’écriture romanesque de fiction. J’ai écrit deux textes , non encore publiés, un roman court environ 115 pages de livre et une novella d’environ 85 pages.

J’ai cependant encore l’impression que cette capacité à écrire de la fiction est fragile. (Depuis un peu plus d’un an d’ailleurs, je fais une pause dans cette activité, me contentant de textes très courts en prose ou plus souvent des poésies, car c’est impossible de cesser totalement d’écrire. Quand je vis des choses fortes, ma poésie est sensuelle, sensitive ; sinon elle est plus réflexive.)

Pour y parvenir je m’étais astreint à faire un plan, semi-précis, mais j’en ai eu assez vite assez et je me suis jeté assez tôt dans l’écriture du roman. Là j’ai eu la surprise de voir parfois l’histoire s’auto-créer, les personnages vivre leur vie et me faire ajouter des chapitres à ceux que j’avais prévus. Ces interactions entre mon projet et l’écrit sont exaltantes et créatrices.

 Peut-on dire qu’aujourd’hui, cette écriture-besoin est plus raisonnée ? qu’elle évolue en même temps que toi ?

Oui, l’écriture du besoin pur est plus raisonnée – mais j’ai toujours mêlé à elle la tentation de l’esthétique. Aujourd’hui l’écriture est plus nourrie de l’envie d’écrire elle-même, mais il y a encore cette volonté du DIRE dont je parlais. Le but étant d’atteindre, si possible, l’adéquation parfaite entre une chose à exprimer et son expression.

Plus de travail aujourd’hui ?

Oui, mais  le plus gros est effectué au moment de la création: aurais-je l’immodestie de dire que j’ai à ce moment-là une certaine facilité (une fois le thème trouvé, ce qui est mon calvaire) et que l’accouchement d’un poème est assez rapide. J’ai parfois essayé de retravailler après-coup mais j’ai abouti à un ensemble plus froid (en poésie, trop intellectualisé).

Je crois beaucoup à la force du jaillissement premier et de l’émotion. Chez moi, une ligne posée appelle d’elle-même la suivante
En fiction, bien sûr il y a un important travail préparatoire (recherches, plan etc.). Retouches à la relecture, aux relectures, mais ce ne sont que des retouches, généralement non essentielles.

Il va falloir que j’accentue cet aspect travail si je veux arriver à produire des textes plus longs (mon record 115 pages). Mais peut-être suis-je fait pour le texte court ??????

 Mais ne crois-tu pas que le travail efface le côté fusionnel de l’auteur avec son texte ?

J’ai commencé à écrire sous l’impulsion de la passion amoureuse. Je me suis « un peu » distancié de cette dernière et l’ai transposée, sans doute pour partie, sur la passion de l’écriture…

 Un transfert… Une évolution… Mais la passion est toujours là. Passion créatrice, voilà le titre de mon blog… Un titre qui en a fait sourire plus d’un… Pourtant… La passion est le moteur du processus de création. Elle est le lien étrange qui unit l’écrivain et son texte. Révélation tardive ou besoin précoce, elle est toujours le résultat d’un parcours personnel.

 Il y a autant de façon d’écrire qu’il y a d’auteurs. Quelques uns utilisent leur récit comme un laboratoire linguistique… Certains restent spectateurs de leur œuvre pour en maîtriser le courant, ou, au contraire, se laissent aller au fil des lignes et des événements qu’ils imaginent.

Il en est, enfin, qui ont un rapport fusionnel avec l’écriture qui devient alors le reflet d’un état d’âme, d’une tension personnelle… (23/11/2010).

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Voilà, vous en savez un tout petit peu plus sur mon écriture.

Signature au Leclerc de Viry-Châtillon (91)


Excellent accueil, le 6 décembre,  par Bruno et son équipe . C’était la Saint-Nicolas et , pour votre gouverne, je vous indique que mon nom d’auteur, Colson, tout comme mon nom réel Collau (Jean Claude) sont des dérivés de Nicolas. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’était ma fête, mais… 😉

J’y proposais, outre mes 7 titres déjà édités ce jour-là, l’excellent récit de vie La reine du découpage d’Odile Lecouteux.

Comme toujours, des discussions intéressantes avec les lecteurs ou lecteurs potentiels. On en sort fatigué : eh oui, il n’y paraît pas, mais promouvoir se livres lorsque l’on est un auteur peu connu n’est pas de tout repos. Fatigué, mais heureux de ces échanges très variés. Au final, une journée positive et qui encourage à poursuivre l’activité d’écriture.

Je devrais retourner assez vite en dédicace dans cet hypermarché, que je remercie de son accueil.dédicace leclerc 2