La galère !

Auto-édition : une solution alternative ; l’expérience de Manou.

(Manou Fuentes a, ENSUITE, créé un petit livre pour venir en aide aux intéressés : https://manoufuentes.wordpress.com/2016/04/07/createspace-pour-les-nuls/  )

 

Aux P… (poésie)

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Vous, nos sœurs de miséricorde déchues,

Vous, giflées, humiliées et battues,

Venues au tapin par vice ou plutôt nécessité,

Vous êtes aux hommes souffrants une issue

À leurs maux, un refuge, voire de tendresse un halo.

 

On vous blâme, on vous moque,

Parfois en secret on vous rêve, on vous envie.

Où trouvez vous cette force de roc

Qui vous permet de supporter la vie ? Lire la suite « Aux P… (poésie) »

Vers de futurs livres

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J’ai signé un contrat le 5 avril avec les éditions Take your Chance qui vont rééditer mon « La fin, les moyens » (sous-titre : un avatar du féminisme) paru initialement en septembre 2013 et ayant « bénéficié » alors d’un très faible tirage…

Il va reparaître (probablement à la mi-juin) en version e-book et papier à la demande, augmenté de 10% de contenu. Lire la suite « Vers de futurs livres »

Vers le passé (mini-nouvelle)

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    Lentement, presque avec timidité, le train se met en mouvement. Romuald déguste goulûment l’instant où la voiture est comme en indécision. Ce dernier lui semble d’ailleurs bien trop bref car  quelques secondes plus tard l’engin est déjà à pleine vitesse, et Romuald retrouve ses soucis.
Il quitte aujourd’hui sa petite ville comme à regret. Il sait qu’il ne sera de retour que dans trois semaines au moins. Il n’a pas beaucoup eu le choix.
Michèle, qu’il a aimée plus de trente ans auparavant, l’a appelé la veille car, gravement malade, elle a souhaité le revoir. Ils ne s’étaient plus parlé depuis tout ce temps. Romuald ne sait trop que penser de ce coup de téléphone, mais n’a néanmoins pas tergiversé longtemps.
Il est de ceux pour qui les choses vécues ne disparaissent pas sitôt achevées. Même si c’est lui qui l’avait quittée à l’époque, il eut par la suite quelques occasions de le regretter, et cinq ans plus tôt il avait même tenté de reprendre contact, vainement.
Il la savait juste du côté de la Normandie. Lire la suite « Vers le passé (mini-nouvelle) »

Droit devant toi- roman de Henri Girard

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Biographie de l’auteur (amazon):

Après Jubilé, dans lequel il nous avait fait sourire de la solitude, Henri Girard explore les méandres de l’ivresse amoureuse, pour chercher à comprendre pourquoi aimer c’est, inéluctablement, détruire.

Sur son site :

Il ne faudrait pas grandir…

Une amitié entre deux adolescents, puis les désirs naissants pour ce mystère qu’est la Femme, forment le terreau d’un drame que l’on pressent, sans savoir ni où il plante ses racines, ni même s’il adviendra. L’émulation s’installe, sournoise. Entre les protagonistes devenus adultes, c’est même un jeu de pouvoir qui bientôt s’instaure. Mais la manipulation est une arme dangereuse et l’amour, le désir, la jalousie sont des détonateurs instables. Et lorsque l’explosion emporte tout, elle retourne aussi le roman comme un gant.

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La mare en pré-printemps (poésie)

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Voici la 23 ème pièce de ma collection « La mare », sur atramenta (essentiellement des poésies)

 

Avril désengourdit la terre

– Oh, à peine – car la fraîcheur gère

Encore l’atmosphère de l’heure

Qui, à l’ombre, est tout sauf… bonheur.

 

Au soleil cependant, c’est une autre musique.

Canards et canetons s’ébattent joliment,

S’ébrouant, se poursuivant, au mitan du plan Lire la suite « La mare en pré-printemps (poésie) »

Mon 9e livre au Salon Livre Paris

MoniletIl s’agit de Deux, Pair et manque, un roman court pour moitié autobiographique, paru fin octobre 2015 aux éditions Langlois Cécile. Ce livre est aussi dans les Livres Voyageurs du forum jeunes écrivains.

Cécile Langlois m’avait refusé un récit de vie, précédemment, trouvant une partie insuffisamment développée et m’engageant à la reprendre, assortissant son message de quelques conseils. Le livre a été édité, tel quel en ce qui concerne l’importance des parties, à la Rémanence, après toutefois un bon travail éditorial sur l’ensemble du texte. (Cécile Langlois m’engagera, beaucoup plus récemment, à allonger également un autre texte soumis : c’est l’une de mes caractéristiques de faire dans l’ultra court ; aucun de mes livres édités ne fait plus de 125 pages ; je juge commode de mettre cela sur le compte de l’école de la poésie,  mais je crois que c’est aussi dans ma nature).

Pour Deux, Pair et manque, à ma surprise, pas de retravaille éditorial, en tout cas commun, l’éditrice m’ayant simplement dit après lecture : « ton texte me colle à la peau ».
Cette petite maison d’édition a réussi à louer un stand à Livre Paris et y a inviter tous ses auteurs pour quelques heures. La dépense est considérable pour les petits éditeurs indépendants et les frais de transport ne nous sont pas remboursés, ce que nous pouvons comprendre et choisir de participer ou non.
Je m’y suis rendu le 17 mars pour 11 heures, faisant l' »ouverture au public » de la manifestation. Je resterai jusqu’à 14 heures sur le stand.
En arrivant, je pensais que je devais accéder comme auteur ; je n’avais pas le badge requis (la maison d’édition n’en avait loué que peu, vu le coût et ne joue pas [encore] dans la cour des grands!) : plus de dix minutes de contrôles et de palabres, appeler l’éditrice qui a dû venir me chercher, me remettre un badge, etc. j’aurais mieux fait d’utiliser la carte d’entrée tout public que j’avais en poche, mais là où j’étais, ce n’était plus possible. J’en ai profité pour papoter avec un autre auteur de mes connaissances, Jean-François Zimmermann, qui vivait la même mésaventure.

Néanmoins  quelques rencontres avec des inconnus, une discussion incongrue avec un monsieur qui trouvait très bizarre que j’aie choisi pour titre un jeu de mots alors que le sujet du livre est grave : les réactions du public sont toujours imprévisibles. Deux amies passées me voir dont l’une à l’improviste, deux ventes dont l’une à une inconnue, des contacts sympas avec d’autres auteurs de la maison et l’éditrice – comme toujours sur les salons. Cécile Langlois m’apprend que, de son côté, elle a vendu 20 exemplaires de mon livre en 4,5 mois, ce qui dans l’absolu est bien peu, mais qui est mieux que ce que font mes 5 autres éditeurs actuels (2 autres ayant fait faillite).

Ensuite, je me proposais de faire un tour perso; cependant j’ai vite renoncé devant l’immensité du lieu. C’était « l’usine » : où aller en particulier, tellement le choix
était vaste ? Le document A4 remis, listant la multitude d’intervenants, était relativement peu lisible, vu le nombre. Impossible de le lire en marchant. Pour moi ce fut dissuasif et j’ai vite regagné ma campagne, moi qui suis plutôt « rat des champs », amoureux de la nature. Ces grands raouts, la foule (sentimentale ou pas) ne sont pas pour moi, en tant que visiteur.
Ma dernière visite, première découverte, remontait à 13 ans auparavant, et là – étant accompagné – je m’étais davantage attardé.
Deux pairs et manque
J’ai quand même eu confirmation sur le stand du Chemin de fer que les illustrations qui accompagnent une publication sont réalisées par un autre artiste et, hélas, que le délai de lecture du manuscrit papier est de 6 mois. J’ai actuellement tendance, avec mon ancienneté – j’envoie des manuscrits depuis 1999 – à privilégier les envois par mail et les délais plus courts.
Ah, j’oubliais : le sandwich (au foie gras quand même, accompagné d’un verre de Cahors, un Malbec assez joli) : 9 euros. C’était au pied de notre stand, j’ai craqué. Il paraît qu’il y avait une queue pas possible au restaurant (et j’imagine les prix…).
Question people, j’ai aperçu Philippe Claudel sur un podium, présentant un livre, et failli me heurter à Cécile Ladjali, … qui ne m’a pas reconnu 🙂 .

Le livre : ICI

 

 

Carte blanche à Anne Ledru (B)

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Anne est Belge et vit en Wallonie. J’ai déjà eu l’occasion de rédiger un article sur son roman « La face cachée de la lune » (ed. Chloé des Lys) ICI.

Elle est aussi une militante engagée dans diverses actions. Elle nous donne aujourd’hui un poème dédié à un jeune Palestinien qu’elle ne connaissait pas.

Pour Wi’am

 

L’histoire ne nous apprend rien,

L’histoire se répète sans fin. Lire la suite « Carte blanche à Anne Ledru (B) »

Un salon du livre en Essonne

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Je vous invite à venir découvrir  les 1er et 2 avril prochains une partie de mes livres lors de l’excellent salon organisé prochainement par Auchan Brétigny (91) sous la houlette d’ Alexandre Dambrine, entouré de son équipe. 55 auteurs vous attendent dans la galerie commerciale, avec le meilleur de leur production.

Personnellement je proposerai, parmi mes 9 titres édités, (du plus récent au plus ancien) : Deux, pair et manque/ Saisons poétiques en train/ Aimez-vous la danse ? / Chemins croisés/Léna, une rencontre.

(descriptifs dans les rubriques ci-contre).

Tous les auteurs vous seront heureux de votre venue.

À très bientôt.

Train de questions (poésie)

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Le train retrouvé démarre.

Vite un sourire me monte aux joues

Quand, dans un joyeux tintamarre,

Fonce la voiture, de toutes ses roues.

 

Les maisons blanches rient

Aux lointains ensoleillés.

La nature, toute, sourit

En fraîche mars-matinée. Lire la suite « Train de questions (poésie) »