Fin 2009 : première interview d’auteur, pour les ed. Chloé des lys

(les données sont forcément datées, arrêtées à cette date , je publierai sur ce blog les interviews ultérieures)

Pseudo ou nom réel ?

Pseudo

Où habites-tu ? Explique…

Je vis  actuellement en banlieue parisienne  et ce depuis plus de vingt ans. J’ai quitté le Nord de la France pour des raisons professionnelles mais je reste chti par tous les pores de ma peau. J’adore y retourner, pour la qualité des contacts avec les gens de cette région.

Une famille, des enfants…

Je suis divorcé et ai trois grands enfants. Je suis devenu papy il y a un an. Un choc, au début mais on s’y fait très vite… Un rythme à prendre. Surtout si d’autres naissances arrivent.

Sucré ou salé ?

J’ai très longtemps été « salé ». J’avoue que plus l’âge me rattrape, plus je deviens « les deux » ou, au moins, j’inverse parfois la préférence !

Que fais-tu dans la vie ? Explique

Je dois cesser mes activités professionnelles dans quelques mois. Je suis professeur de lycée mais ai ensuite bifurqué vers le syndicalisme où j’exerce encore des fonctions à plein temps.

 Quand as-tu commencé à écrire et pourquoi ?

En 1995, suites aux tumultes d’une histoire d’amour. J’ai en besoin de dire ces émotions dans des poèmes, puis j’ai aussi écrit de la prose d’autofiction pour décrire ce bouleversement dans ma vie.

As-tu déjà publié quelque part ? Et quoi ? Quel genre ?

Deux livres sont parus chez Chloé des Lys (Léna, une rencontre, Saisons d’une passion) et un troisième est dans les starting blocs (Toi-Nous). Trois histoires d’amour dans un genre indéfinissable – quelques uns ont dit complètement innovant – où  je raconte à chaque fois une aventure en mêlant poèmes en vers libres, nouvelle et journal, le tout faisant dans chaque livre un récit cohérent. J’ajoute que pour chacun de ces livres j’ai varié la forme, mêlant différemment les trois composantes que j’ai citées.

As-tu déjà remporté des prix ou obtenu une reconnaissance quelconque ?

Pas encore mais ça ne saurait tarder…auarf..ouarf…

Pourquoi Chloe des Lys ?

Tous les candidats à l’édition savent que, chez les grands éditeurs en particulier, un manuscrit d’inconnu sur mille est accepté (au mieux). Chloé des Lys est le premier qui m’ait accepté à compte d’éditeur : je devais en être à peu près au 69 ème ( non, Bob, ne ris pas !)  envoi ; j’avais encore de la marge, lol. Chloé se définit comme tremplin, j’y resterai ( si l’on veut bien de moi) même si je trouvais un éditeur plus important car j’ai appris à y connaître des gens sympas.

Quel ouvrage vas-tu publier ? Quel genre ? Résumé ?

J’ai écrit depuis deux ans deux romans courts ou novellas. C’est cette fois de la fiction totale. Pour le premier je me suis appuyé (encore !) sur une histoire d’amour (pas évident de passer à la fiction, je me suis appuyé sur la rampe du « connu ») mais enrichie d’un problème d’identité posant question dans le groupe. Le deuxième est plus une nouvelle à trame politico-policière posant également le problème des limites morales de l’engagement politique.

Projets pour la suite ?

J’attends un peu de voir si un début de reconnaissance vient. C’est nécessaire pour nourrir l’envie d’écrire. Néanmoins dès que l’émotion est là, je trempe à nouveau ma plume dans l’encre poétique ; on ne se refait pas !

Pourquoi écris-tu et comment ?

C’est devenu un besoin, un moyen de vivre à un degré supérieur, de revivre et de faire partager les émotions aussi. Je parle là de la poésie, le roman exige plus de travail, de construction : on y laisse parler les faits pour que le lecteur en tire ses propres conclusions. C’est l’exposé d’une thèse, mais non fermé. Je suis un peu paresseux, alors j’adopte souvent la forme courte. Mais quand un roman est parti, c’est parti et j’adore y travailler ; pour moi le plus difficile est encore de trouver le sujet.

Tes influences, tes maîtres, tes coups de cœur en littérature, cinéma, peinture, musique…

J’ai adoré l’écriture qu’on dit blanche de Marguerite Duras. Je lis beaucoup de contemporains actuellement après avoir étudié les classiques dans ma jeunesse. J’ai un faible pour Philippe Claudel, Nancy Huston , Natacha Appanah et tant d’autres

Tes hobbys ?

Essentiellement lecture et écriture, tout ce qui tourne autour : débats radio, télé, rubriques littéraires des journaux et magazines. Sinon je fais de la calligraphie romaine bien que n’ayant pas de patience, je ne comprends pas moi-même. A part ça j’adore la nature et les balades, surtout la montagne. J’écoute à présent assez peu de musique, en fait je la mets en fond sonore simplement. Autrefois j’avais une préférence pour le genre folk : Graemea Allwrigt, Joan Baez, Cohen. Souchon me plaît encore. Je vais rarement au ciné car je ne trouve plus la qualité des films des années 70/80. Ou alors je choisis mal.

As-tu un blog ou un site ? Adresse… qu’ y proposes-tu ?

Mon site présente des extraits de mes écrits et des réactions des lecteurs. Je le mets à jour de temps en temps, hmmm  http://claude-colson.monsite.orange.fr (remplacé depuis peu par ce blog)

Qu’est-ce qui te fout en rogne ?

Les violences exercées lâchement contre les faibles.

Un souhait ?

Là comme ça ? N’avoir pas trop de choses à regretter, peut-être.

Quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?

Pourrais-tu abandonner l’écriture ?

(discussion avec Bob Boutique, des éditions CDL).

Octobre 2009

Maisons d’édition acceptant les manuscrits par mail

)image de mail En voici quelques unes :

AVIS DU 08 août 2020 : les maisons de ce type ayant actuellement tendance à pulluler , d’une part, et ayant passablement perdu le goût de tenir cette liste à jour, d’autre part, je ne le fais dorénavant qu’avec les maisons ou erreurs que vous me signalez.

si vous connaissez d’autres maisons (en principe pas à compte d’auteur ni celles qui se disent participatives) qui  les acceptent ou si vous apprenez que celles-ci ne les acceptent plus ou pas vous seriez aimables de bien vouloir m’en aviser : monilet@wanadoo.fr   Merci de servir ainsi les intérêts de tous.

[Grande nouvelle ce 4 août 2016 : alors que je tiens cette liste, de façon totalement anarchique depuis début 2015, un internaute Stéphan, qui a déjà plusieurs fois apporté sa contribution, a pris l’initiative de la mettre en ordre alphabétique (qui sera adopté désormais), tout en rectifiant les menues ou plus grosses imperfections orthographiques, doublons etc.. Qu »il en soit vivement remercié et qu’il sache que je compte sur son futur concours, s’il le peut. D’autres initiatives pour l’amélioration, émanant de quiconque,  seraient ou seront bienvenues ]

Notez d’emblée qu’il y en a très peu parmi les grosses (Denoël, Gallimard jeunesse, Ring, Balland, Belfond, Presses de la Cité par exemple).

Avant tout envoi, il est préférable de s’assurer : – que ladite maison existe encore,  de voir quel est son pays d’implantation. – qu’elle accepte bien les manuscrits par courriel. – que les soumissions sont ouvertes. – que la ligne éditoriale est bien en accord avec votre manuscrit (ou l’inverse 🙂 ; quand elle est indiquée ici, voyez si elle l’est de manière actualisée ou exhaustive ). – qu’elle travaille ou non avec un distributeur, un diffuseur. – que son mode d’édition (papier, numérique, les deux) correspond bien à vos souhaits. – que les auteurs qui sont chez eux en sont satisfaits. – qu’elles sont à compte d’éditeur (la majorité ici), ou d’auteur complet ou partiel. – etc

Ce site vous informe si la maison est en redressement ou liquidation judiciaire : https://www.procedurecollective.fr/fr/recherche.aspx?q=editions

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Dédicace de mes livres électroniques

Dedee pour site

Grâce à M.I.A.association de deux auteurs phares  des éditions Hélène Jacob, je suis possesseur de l’application Dedee qui permet de dédicacer un  e-book, en insérant éventuellement une ou même plusieurs images. (La page de dédicace se retrouve juste après l’image de couverture du livre).

Si vous voulez recevoir la vôtre pour un de mes titres disponibles en ebook, il vous suffit de vous inscrire à ma lettre d’information puis de me demander votre dédicace par email à monilet@wanadoo.fr en m’envoyant votre fichier électronique du livre (toutes plates-formes acceptées) ainsi que la preuve d’achat ; je vous le renvoie ensuite avec la page de dédicace – texte de moi ou selon votre souhait.

Un exemple ici (lire : « petit livre ». 😉  )

exemple dedicace electro

Bien à vous,

Claude

P.S. : mes livres électroniques sont « Aimez-vous la danse ? » (ed. Hélène Jacob ; « Chemins croisés » (ed. de la Rémanence) ; « La petite boutique des sentiments » ‘ed. Clément).

Le numérique (accessoirement, et moi…)

liseuse pour blog

   Je dois préciser que j’écris depuis 1995, que 8 de mes livres sont édités. Puis pour le 9 ème, dix-neuf ans après, je me suis décidé à écrire directement sur ordinateur. je ne croyais pas que ce serait possible, et puis… La vie se charge de mettre à mal bien des certitudes.

Je voulais surtout m’éviter le côté fastidieux du recopiage, même s’il permet de faire des corrections.

J’étais, de la même façon,  inconditionnel de la lecture du livre papier et puis, considérant le facteur prix d’une part, que trois de mes livres existent aussi en version numérique d’autre part, je viens de sauter le pas et de me faire offrir une liseuse pour Noël.

Bon, elle vient d’arriver et soyons honnête, je ne sais pas encore la faire fonctionner, il faut que je règle l’aspect administratif (changement de nom de l’enregistrement) etc, mais ça va venir très vite. Dès que vais m’y mettre.

Un autre facteur incitatif a été que deux de mes éditeurs sont des éditeurs d’abord numériques, même s’ils proposent aussi, en complément, une possibilité d’avoir une version papier : les éditions Clément, et les éditions Hélène Jacob. (Mon troisième livre existant également en ebook est paru aux éditions de la Rémanence). Lire la suite « Le numérique (accessoirement, et moi…) »

La reine du découpage, d’Odile Lecouteux.

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   Avec « La reine du découpage », c’est un opus magnifique qu’a écrit Odile Lecouteux pour son deuxième livre.

Le style simple, espiègle ou grave, inimitablement juste, fait renaître l’âme d’une enfant qui découvre le monde, Cécile.
Un récit attendrissant qui vous tirera d’abord le sourire par ses comparaisons imagées et bien senties, parfois même vous ne pourrez réprimer un petit éclat de rire. L’auteur a retrouvé le vocabulaire maladroitement sérieux de l’enfant pour faire renaître avec force les années 50 et 60, vues à hauteur d’une gamine : tout y est, les objets surannés avec leurs noms de marque, présences rassurantes, établies là pour l’éternité aux yeux de l’héroïne, comme de nous tous dans nos premières années ,les jeux primitifs des kermesses ou luna-parks d’autrefois etc.

   Je suis avant tout frappé par la justesse des évocations, du langage qui les sert : « Moi, je veux juste aller à la fête foraine qui rend belle, avec toutes les lumières clignotantes »…
En un tour de phrase l’auteur recrée une ambiance : « … le camion Pomona vient livrer les cagettes de fruits et de légumes, je conserve leurs étiquettes colorées portant le nom de pays étrangers et les dessins de fruits exotiques. » …/

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Mon 8 ème livre arrive…

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Hugues Facorat Edition a reçu cet après-midi mes « Saisons poétiques en train » et m’en poste 20 en urgence lundi 21 décembre.

« Saisons poétiques en train«  (voyages au fil de la vie), rédigées 7 ans durant, 80 poèmes, vingt textes courts en prose, ordonnés en voyages d’automne, d’hiver, de printemps, d’été et « fin de partie,derniers voyages en train » sont aussi disponibles chez l’éditeur Hugues Facorat avant Noël.

(ajout du 23 décembre : j’ai reçu 20 exemplaires !)

À 13 euros seulement.(21X15, 128 pages).
Je suis venu à l’écriture par la poésie il y a près de 20 ans et ce 8 e livre est mon premier « vrai » recueil de poésies, un retour aux sources.

La quatrième de couverture :

« Du mythique « Orient Express » au dernier des tortillards, le train est un lieu où se déroulent des vies, nos vies. Bien plus loin que nos destinations, il nous emporte au cœur de nos rêves.
Avec «Saisons poétiques en train», Claude COLSON raconte un voyage que beaucoup partagent quotidiennement.

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Deux bien beaux livres de Gisèle Leconte (avis de lecture)

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Née en 1951, Gisèle Leconte a récemment publié aux éditions Persée une fresque historique en deux livres que j’ai beaucoup appréciés.

 Jeanne, le pardon

   Dans ce livre au titre un peu énigmatique mais bien adapté l’auteur se penche sur le destin difficile, en Picardie, d’une famille, aux alentours de la première guerre mondiale. Ces gens pourraient être nos grands-parents, voire parents, pour les plus âgés d’entre nous. Elle décrit surtout le destin d’une femme, Jeanne, qui dans ces circonstances contraires – le mot est bien faible – décide de choisir son destin pour mener une vie de femme libre. J’ai, hélas, lu ce livre d’abord par petits bouts, mais plus j’avançais dans ces 316 pages, plus je rapprochais mes moments de lecture, happé que j’étais par l’histoire. L’auteur sait aussi prendre des chemins de détour pour nous dépeindre, par exemple, une phase de la vie de la nature, densifiant ainsi son récit, un récit dont la fin est fort émouvante. Cette histoire risque beaucoup de vous donner envie de lire le deuxième tome déjà paru : Demain, la vie. Au final, un livre bien écrit, profondément humain.

Deuxième volet : Demain la viedemain la vie

   J’avais été séduit par le « tome 1 » de cette saga brossant le destin d’une famille – au sens large – au début du XXème siècle jusqu’en 1919. Cette suite, jusqu’en 1939, m’a comblé à tous égards. Le récit est remarquablement mené dans ces 450 pages, de sorte que la vie bat à chaque instant


« on y est ». L’auteur fait naître un monde cohérent, structuré où l’on s’immisce naturellement sous l’effet de sa plume-« sorcière ». J’ai pour ma part, de surcroît, éprouvé deux moments d’intense émotion, vers la fin : le premier étant la rencontre d’Henri et Léna ; le second, je vous le laisse découvrir.
Pour moi , ce deuxième livre est un coup de maître et je voudrais saluer bien bas un vraie romancière.
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Le style ou l’histoire, pour tenter de séduire un éditeur ?

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Personnellement j’avais précédemment tendance à penser que c’était le premier qui comptait le plus, et de loin, et qu’avec une bonne manière d’écrire on pouvait faire passer à peu près n’importe quelle histoire. Or ce récent avis d’éditeur tend à me monter l’inverse :

« Cela dit, un roman bien écrit, sans trop de fautes et avec un style fluide a plus de chance de retenir mon attention… Or, c´était le cas de « … » mais c´est à l´histoire que je n´ai pas vraiment accroché… ».

En fait, tout dépend de ce que l’on vise.Si l’on veut être un écrivain qui ait une chance d’être reconnu par la postérité, je crois que le style se suffit à lui-même, mais il y a aussi de fortes probabilités que l’on reste un auteur confidentiel.

En revanche, si l’on veut être lu par une majorité de personnes, il faut se concentrer sur l’originalité et la force de captation de l’histoire, bien sûr dans le meilleur style possible, mais, chez les « grands » éditeurs au moins, il y a – dit-on – un travail éditorial approfondi qui peut faire en sorte que celui-là soit acceptable, si jamais il venait à faire un peu défaut. Et puis, l’offre chez les candidats à l’édition est telle que l’éditeur pourrait même se passer de ce travail, s’il devait être trop important. Au suivant !

Style ou histoire ? Il faut donc accorder de l’importance aux deux. Mais de nos jours, en ces temps où la culture générale pour le moins stagne, semble-t-il, je crois que l’histoire a pris le pas sur le style, pour toucher un plus large public .

Ma venue à l’écriture

écriture

En ouvrant ce blog d’auteur, je me dois peut-être de vous en dire quelques mots.

Certes j’ai assez bien fréquenté les classiques lors de mes études secondaires, puis universitaires.

Comme professeur d’allemand, j’ai eu une formation littéraire. Longtemps j’ai ensuite  lu de la littérature contemporaine, pour en venir, au final, à délaisser ce loisir.

La vie…

Vers la quarantaine, un changement d’activité professionnelle m’a amené à faire 3 heures de trajet en train par jour ; c’est alors que j’ai repris la lecture, qui m’a peu à peu rendu le goût de l’écrit. Parallèlement, un trop plein de vécu m’a poussé à sortir de moi des choses dont je pouvais difficilement parler à beaucoup de personnes.

L’écrit s’est imposé et, à près de 46 ans, je l’ai fait dans un puis trois premiers livres (ed. Chloé des lys). Comme beaucoup d’auteurs, j’ai donc commencé par l’autofiction, l’écriture de soi et j’ai choisi le récit à la 3e personne. J’ai alors été influencé par l’écriture dite « blanche » de Marguerite Duras, qui m’a beaucoup marqué (récit froid, distancié, par un observateur impassible)…/ Lire la suite « Ma venue à l’écriture »