Interview pour les ed. de la Rémanence (06/2014)

 

Voici la sixième interview publiée sur ce blog ; on approche peu à peu de l’époque actuelle, je les rends publiques « à rebours »)

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Qui êtes-vous ?

Je suis à présent à la retraite ; j’étais professeur de lycée, agrégé d’allemand et syndicaliste. Je suis très attaché à mon Nord natal où j’ai vécu près de quatre décennies, à la culture chti. J’ai ensuite résidé en Essonne où je suis toujours aujourd’hui. Je suis plus rat des champs que rat des villes ; j’adore la nature et en particulier la montagne, la randonnée, la lecture, la littérature et le bon vin, ce qui va, autant que faire se peut, avec la bonne chère.

Votre dernier livre, Chemins croisés, vous tient beaucoup à cœur…

En effet ; j’ai récemment été bouleversé par le décès inattendu d’un ami d’enfance. L’autofiction, que j’avais abandonnée depuis 2007/2008 s’est alors imposée à moi afin de lui rendre hommage et en quelque sorte de le faire revivre un peu par la littérature.

Vous vous y attardez longtemps sur vos années d’enfance mais faites défiler l’âge adulte, pourquoi ?

Cela est dû au sujet choisi : de l’âge de 22 ans à celui de 45, Pierre et moi …/ Lire la suite « Interview pour les ed. de la Rémanence (06/2014) »

Achigan – de Jean Carrière (CR de lecture)

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(image  wikipédia)

« Jean Carrière (né le 6 août 1928 à Nîmes, décédé dans la nuit du 7 au 8 mai 2005 à Domessargues près de Nîmes) est un écrivain français.

D’origine cap-corsine par sa mère, Andrée Paoli, Jean Carrière fut secrétaire particulier de Jean Giono (sur qui il écrira un essai) à Manosque, critique musical à Paris, chroniqueur littéraire à l’ORTF, il entame sa carrière d’écrivain avec son roman Retour à Uzès en 1967 (prix de l’Académie française). Il a publié une vingtaine d’ouvrages, principalement des romans.

Lauréat du Prix Goncourt en 1972 pour L’Épervier de Maheux, publié par l’éditeur Jean-Jacques Pauvert, le succès (2 millions d’exemplaires, traduction en 14 langues), la mort brutale de son père écrasé par un chauffard et un divorce, le plongeront dans une profonde dépression … » source Wikipédia.

Achigan, paru en 1995

Résumé (sur decitre.fr) : « Un matin de décembre 1992, on découvre près du perron d’un hôpital psychiatrique niché au coeur des montagnes cévenoles, un homme inconscient, ficelé dans une de ces couvertures argentées utilisées par le Samu.
Qui est-il, d’où vient-il, comment est-il arrivé là ? Cet inconnu qui, pour tout bagage, n’a qu’un mot mystérieux tatoué près du coeur  » Achigan « . Les gendarmes, le docteur Monod et Juliette Drouot, une jeune infirmière, s’efforcent de résoudre cette énigme. Leur tâche s’avère d’autant plus difficile qu’ils ne disposent d’aucun indice et découvrent rapidement qu’Achigan – c’est désormais son nom – est frappé d’amnésie et enfermé dans son mutisme…
Histoire d’un mystère, ce roman puissant et sensible est aussi celui d’une quête universelle : la découverte de soi.

Mon impression : un beau livre qui plonge au coeur de l’essentiel : que reste-t-il de l’homme quand il est privé de son histoire, qu’il ne peut plus communiquer que par bribes écrites ? Quelles valeurs développe-t-il alors ? Comment ses semblables privilégiés se mesurent-il à l’aune de cette humanité apparemment tronquée ? Comment le passé finit-il par rejoindre notre homme alors que ce n’est pas sa préoccupation première.

Comme vous voyez, j’ai beaucoup aimé cette problématique narrée non pas avec la sécheresse de l’essai mais par la vie touffue du roman et servie par une belle écriture, simple et efficace.

Trinidad de Cuba (poème)

Trinidad

Un poème écrit là-bas en 2001 ; une ville merveilleuse :

 

TRINIDAD (Cuba)

Je reviendrai à Trinidad, cité calme, propre et tranquille,
Je reviendrai à cette « ciudad », quintessence humaine de la ville.

Revoir ses ocres délicieux mêlés aux bleus des ciels-foison,
Se perdre aux verts merveilleux qu’on lit partout sur les maisons,

Cheminer d’un pas léger sur ses trottoirs de plaques faits
Ou bien gentiment trébucher aux bosses disjointes de ses pavés,

Entendre de nouveau sonner l’écho aux pattes usées des bourricots, Trinidad 2
A hauteur d’yeux encore admirer une palme se balancer,

Doucement se laisser caresser au vent tiède des Alizés,

Mourir au monde et s’alanguir,

Vivre un présent-souvenir,

A Trinidad revenir !

NOUVELLE AUBE (poème)

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Voici un deuxième poème extrait de mon recueil « Saisons poétiques en train ; voyages au fil de la vie » (éditions Hugues Facorat – décembre 2014- 13 euros).

Celui-ci ouvre la deuxième des cinq parties : Voyages d’hiver.

(un premier poème peut être lu sur ce blog, dans les commentaires de la page dédiée au livre ou dans ceux dans la catégorie Plus sur mes livres)

NOUVELLE AUBE

Le jour poignant

S’accroche avec timidité

À la froideur des vitres gelées.

Matin blêmit le verre

Et sa chaleur-lumière s’en vient

Peu à peu contrecarrer

Les glacis de la nuit.

Balancier des heures

Devant l’œil qui les scrute,

Toutes de clarté aux parts obscures,

Tu figures des âmes les aspects variés,

Les chapes bien trop dures

Comme les flux de guipure

Des mouvements du cœur.

Interview, dec. 2012, blog « des encres sur le papier »

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Comme annoncé, je reprends la suite des interviews que j’ai données, en avançant peu à peu vers l’époque actuelle ; ceci est la troisième sur ce blog.

Merci à Fabien qui a été à l’initiative de cet cet entretien.

D’où vous est venue cette passion
pour l’écriture ?

D’une reprise durant plusieurs années de la lecture dans des trains (déplacements professionnels) après dix ans de non-lecture. Lecture donc, puis envie d’écriture. Aussi d’un trop-plein de vécu à exorciser,entre autres par la poésie, merveilleux outil d’expression du sentiment.

Quels sont les auteurs qui vous ont inspiré(e) ?
Au début, sans conteste Duras et son écriture blanche.

Parmi tous vos romans, de quels personnages
êtes-vous le plus proche ?

Des héros masculins de mes 3 premiers livres ; forcément, c’est de l’autofiction et non des romans. Dans les romans (un seul édité à l’heure qu’il est, un autre arrive), du personnage masculin du troisième roman, toujours en quête d’éditeur. Lire la suite « Interview, dec. 2012, blog « des encres sur le papier » »

Stats sur l’écriture, l’autoédition en Europe

À lire sur enviedecrire.com, d’après B.O.D. : http://www.enviedecrire.com/les-europeens-lecriture-et-lautoedition/

L’organisme allemand d’impression à la demande Book on Demand a publié en janvier 2015 une étude sur la place de l’écriture et de l’autoédition en Europe. Ce tableau résume quelques tendances intéressantes.

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(Source : Book on Demand )

Lecture : Travers de routes, de Damien Personnaz

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Éditions de la Rémanence, collection Traces.

 La quatrième de couverture :

 Des premiers voyages d un jeune homme curieux au témoignage d un humanitaire en proie au doute, à l’ impuissance et à l’ euphorie, ces huit récits relatent des instants marquants d une vie ordinaire de terrain dans des pays bouleversés (Rwanda, Libéria, Erythrée, Angola, Kurdistan turc, Afrique du sud, Pakistan). Si certaines anecdotes portent à sourire, les faits vécus ébranlent profondément le lecteur au fur et à mesure que tombent ses illusions ; l auteur prévenant dès le départ que « voyager, c est voir le monde tel qu il est et non pas comme on voudrait qu il soit ». Tant dans la force des émotions qu’ il véhicule et des réflexions qu’ il engage, que dans l’ écriture qui permet de les révéler ; Travers de routes est un livre remarquable, de ceux dont les lecteurs resteront imprégnés, irrémédiablement.

Damien Personnaz est un journaliste, écrivain et géographe franco-suisse. Après des études de géographie tropicale à Bordeaux et de géopolitique à Genève,…/ Lire la suite « Lecture : Travers de routes, de Damien Personnaz »

Saisons poétiques en train – poèmes et réflexions

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Ce dernier opus, paru le 23 décembre dernier (hfedition), est avant tout un recueil de poèmes (de train !). Il en recèle en effet quatre-vingts.

Pour couper le rythme, respirer un peu, j’y ai adjoint une vingtaine de petits textes en prose dont je vous livre ici le troisième (dans la section Voyages d’hiver) :

RÉFLEXIONS TOUT À TRAC

Ce matin, aux stations, le train s’arrête beaucoup plus longuement que d’ordinaire. D’interminables minutes. Et c’est l’anormal, le figé. Comme si la vie était sortie de son lit.
Chez les voyageurs on devine alors une sorte de sourd malaise. On se regarde furtivement ; après tout, on ne se connaît pas. On pense pourtant à peu près la même chose. Vite détourner les yeux. Comme si de rien.
Se réfugier dans la normalité de l’indifférence. Pourtant, l’extraordinaire nous amène aux bords de l’humanité. Il s’en faudrait de peu pour que.

   Ce malaise va au-delà de la crainte du patron, bientôt furieux du retard…/ Lire la suite « Saisons poétiques en train – poèmes et réflexions »

Prochaines séances de dédicaces

Mennecy 2015

samedi 7 et dimanche 8 février 2015 : salon du livre d’Île de France (Mennecy-91) : 10h-18h- Gymnase Guitton.

samedi 14 février 10h-18h : Centre commercial Leclerc, Viry-Châtillon -91, rte de Grigny

Fin mars, les  27et 28  : salon du livre – Galerie d’Auchan- Brétigny sur Orge-91

Si vous profitiez de la Saint-Valentin pour y découvrir 3  de mes livres traitant de l’amour passion vécu au masculin dans la relation homme-femme ?

Sur une photo de Théléma (du blog Muse de la Butte)

ciel de vent

 

 

 

 

 

 

 

 

Un ciel indigo
Tente de diluer
Le rougeoiement-héros
Qui résiste muet
Pour buter, en bleu mourant,
Å l’orangé des confins ardents.

C’est – prophétique – l’annonce du vent.

La ville, en blanc manteau,
Éblouissant, lance ses bras décharnés,
Cherche à griffer là-haut
Le repos, depuis longtemps rêvé.