La Bourboule, mars 2026

Le séjour tire à sa fin, mais 2 semaines, c’est appréciable. Profitons des derniers jours.
Arrivé ici par hasard, il y a 2 ans, alors que je cherchais une villégiature en montagne, La Bourboule m’a pris. Le petit appartement dont nous nous moquions, sur photos, lui que – rigolards – nous nommions  » le rayé » à cause d’un papier peint que nous jugions obsolète, une fois réellement découvert, m’a pris, y compris avec cette tapisserie !
La région toute entière et ses habitants rencontrés, les paysages, la gastronomie m’ont pris. La vue de nos fenêtres, sur les montagnes, m’a pris.
Bref, ici c’est le bonheur !

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Chronique d’une journée de dédicaces- Saint-Valentin 2026

Petite chronique d’une journée d’écrivain en dédicaces- Saint-Valentin 2026

Parti à 9h15 de chez moi, installé à 10h05

Bon d’accord, je suis dans un Auchan, certes accueillant et généreux avec les auteurs, mais ce n’est peut-être pas le meilleur des endroits pour proposer ses livres, bien que la commission de l’enseigne soit ici modique (elle beaucoup plus importante en librairie ou enseigne culturelle)

. Je suis bien placé, face à l’entrée du magasin : nul arrivant ne peut ne pas me voir.

Là depuis une bonne heure, force m’est de constater que je n’ai encore eu aucune accroche. Personne n’a approché. Quand je capte un regard, il est soit furtif, soit fuyant. J’ai pourtant fait une affiche rappelant ce jour spécial et le thème des 7 de mes 16 titres que je présente : l’amour !

Non loin, juste avant moi en arrivant en fait, un stand de fleurs naturelles et artificielles qui, lui, draine beaucoup de chalands.

Au bout de cette heure, dois-je déjà conclure qu’aujourd’hui, en un tel lieu, l’intérêt pour le livre est en très forte baisse ? Ce n’était pourtant pas le cas avant le premier Covid. (Cela sonne mieux que le féminin).

Tiens, pour me contredire, une dame semblant pressée, regarde. Je l’invite à approcher, lui explique en quelques mots les ouvrages ; je la vois inquiète, son mari est déjà loin. Elle prend ma carte, à mon invite, dit qu’elle approfondira sur mon blog et s’éloigne.

Une deuxième dame vient discuter (eh oui, comme souvent il y a plus de lectrices que de lecteurs). Elle ne prend que ma carte, mais cela fait chaud au cœur de susciter encore quelque intérêt par mes écrits. Il est déjà quasiment 11h30. Aucun livre n’a encore trouvé preneur (j’ai apporté ce jour des nouvelles, des romans courts, de la poésie et des récits de vie, tous ayant rapport au thème du jour, la Saint-Valentin),

Haut les cœurs, le reste de la journée sera peut-être meilleur !

5 minutes plus tard, à nouveau une discussion avec des passionnés de littérature : pas d’achat, qu’importe ; je laisse ma carte.

Midi, je vends un premier roman et ai surtout discuté avec cette ex-Chti (comme moi). Comme je dis toujours : ché ché meilleux (ce sont les meilleurs) 🙂

bientôt un deuxième livre part.

14 heures : depuis pas mal de temps, c’est plutôt « la morte saison » avec la pause méridienne des clients du magasin ; moi, je veille. Ceux qui viennent quand même n’ont pas plus faim de livres que de nourritures terrestres,

Un peu plus tard, septième discussion : un livre part puis un autre , les « affaires »  reprennent, score : 4

À nouveau arrive une nouvelle discussion intéressante. 15H30, c’est encore une fois très calme.

15h45: discussion sur la littérature, l’écriture, l’édition, la vie…

16 h : calme plat.

17 h : deux jeunes filles s’intéressent à un livre, le prennent en photo, avec ma permission, pour approfondir sur Amazon. Signe des temps. Puis une dame discute un peu.

Au total la moisson reste maigre : 4 livres en 7 heures sur le stand, l’intérêt pour la lecture de livres me paraît en forte baisse , trop de facilités avec les écrans tentateurs, peut-être, plus la régression généralisée de la culture, il n’y a qu’à voir la dégradation de notre système d’enseignement…

17h 30, je décide de jeter l’éponge et remballe mes livres, laissant un ou deux exemplaires de chaque titre sur la table.

Arrive alors un groupe 4 ou 5 dames dont une seule ne porte pas de foulard, avenantes, curieuses, joyeuses et nous engageons une discussion qui se termine par l’achat de 2 autres livres : total de la journée 6 signés, La dernière fois ici un n’est pas passé en caisse et a été retrouvé, dédicacé, dans un rayon.

Au total j’ai vendu plus de livres que je le fais en salon du livre et deux fois plus que ma moyenne, basse depuis 2025, en grandes surfaces généralistes ( cette moyenne était de plus de 10 avant 2020). Le hasard joue toujours beaucoup dans cette modeste demi ou quart-réussite du jour.

J’ai mené une douzaine de discussions intéressantes avec de potentiels lecteurs en 7h30. La vie d’auteur sans éditeur actif n’est plus très facile de nos jours, mais ma passion d’écriture reste intacte. Je quitte les lieux à 17h 40 et arrive chez moi après 18h. Une journée de 9 heures bien remplie ; reste à m’intéresser à MA Saint-Valentin, MDR.

(illustration vecteezy_a-hand-writing_9887100.png)

Édition, auto-édition, libraires, Amazon…

(illustration Pixabay, emerson23work)

Édition, autoédition, libraires, Amazon…

   Tout candidat à l’édition averti sait que sauf concours de circonstances, coup de chance ou renommée antérieure le milieu est aujourd’hui quasi impénétrable. « Business is business », J’en sais quelque chose depuis plus d’un quart de siècle.

Que reste-t’il comme possibilité de diffusion à la foultitude d’auteurs aspirant à publier et voulant éviter l’arnaque quasi généralisée du compte d’auteur ou  participatif ?

– importuner plus ou moins ses amis, connaissances et proches via des éditions par cagnotte ou préventes par gros ou petits prestataires de services

ou l’autoédition avec toutes ses difficultés dont la principale reste la diffusion des ouvrages ainsi sortis. J’ai lu quelque part récemment que la moyenne des ventes en ce cas tourne autour de 22 exemplaires… Certes l’auteur gagne alors plus que les 1,50 par livre procurés par l’édition à compte d’éditeur (où un auteur encore peu connu vend en moyenne 150 ex. de son livre), mais le nombre de ventes fait que le gain reste ridicule eu égard au temps et aux efforts investis.

   Cependant l’auteur de base a souvent la foi du charbonnier et il continue à écrire, souvent par passion, espérant toujours un miracle qui généralement ne viendra pas.

   Il y a plusieurs plateformes d’autoédition à disposition des auteurs. La plus utilisée , la plus simple, la plus rapide et la moins onéreuse est Amazon-KDP . J’y ai eu recours en réédition après de premières sorties par petits éditeurs, souvent honnêtes, mais n’ayant quasiment aucun moyen de diffusion, laissant donc l’auteur dans l’anonymat le plus total. À lui de mouiller sa chemise pour essayer de se faire connaître et lire.

Amazon KDP, disais-je donc a aussi beaucoup d’inconvénients : diffusion exclusivement sur son site où la concurrence est énorme et où votre livre a toutes les chances de rester noyé dans la masse. À cela s’ajoute le boycott par tous les lecteurs que le géant économique Amazon insupporte et aussi par presque tous les libraires, qu’il concurrence et qui souvent refusent de commander les ouvrages (ils n’ont pas de remise) et d’accepter les séances de dédicaces d’écrivains qui s’éditent par ce biais, ce qui ne rend pas leurs tentatives de reconnaissance aisées. On peut certes comprendre ces libraires, partiellement seulement car l’auteur lambda n’a pas beaucoup d’autre choix à sa disposition. Il reste des plateformes d’autoédition qui référencient les livres en librairie, mais payantes et j’ignore leur accueil réel auprès des libraires. Je reste un peu sceptique.

Face à toutes ces difficultés, les auteurs autoeditės ne devraient-ils pas boycotter ceux des libraires qui boycottent Amazon par principe et sans discernement?

Vous avez dit écrivain auto-promu ?

La vie d’auteur-ėvrivain obligé de s’auto-promouvoir devient très difficile.
Je suis loin d’être le meilleur vendeur qui soit, mais aussi très loin d’être le plus mauvais.
Récemment, dans une grande surface généraliste où je proposais ma littérature blanche (poésie, romans courts, récits de vie, nouvelles) j’ai vendu 3 livres, dont une nouvelle à l’unité à 4 euros, en 9 heures sur le stand. Il a fallu que j’attende 6 heures Lire la suite « Vous avez dit écrivain auto-promu ? »

Ma France, le monde en cette fin octobre 2025 (quelques aspects isolés)

Ma France, le monde en cette fin octobre 2025 (quelques aspects isolés)

Commençons par le moins bon, de mon point de vue personnel :

– les bouffonneries politiques se poursuivent au niveau de nos dirigeants ; à quand la fin ? Les Français ne croient plus guère en leurs représentants et pour cause !

– les salons du livre avec foultitude d’auteurs drainent de moins en moins des visiteurs : il est difficile de toucher 3, 2 voire 1 lecteur(s). Les auteurs y passent des heures à attendre les « clients » potentiels ou simplement des personnes avec qui échanger sur leur passion de l’écriture. Le livre papier semble ne plus faire recette en Île de France. Faut-il y voir un appauvrissement de la population, financier comme intellectuel ? Pour les auteurs il reste les frais de déplacement et pas mal de temps perdu malgré le plaisir de retrouver consœurs et confrères.

– ma santé, sans être dans un état dramatique, et de beaucoup, est loin d’être au top et limite nombre de mes activités (je suis en plein troisième âge 🙂 ).

Quelques éléments positifs, selon moi,

– Il ne pleut pas trop en cette période.

– ma mare, à qui j’ai déjà consacré 107 textes poétiques, me procure toujours autant de joies et suscite, alimente ma passion créatrice. À bientôt ma prochaine visite et probablement le prochain texte. Je vais d’ailleurs sortir dans quelque temps un recueil nourri de toutes ces poésies, ce devrait être mon dix-septième livre publié.

– Trump n’a pas obtenu le Nobel de la paix ; il n’aurait plus manqué que cela, lui qui fournit les bombes à un état qui à mes yeux est actuellement devenu une honte parmi les nations !

– les tueries de masse organisées à Gaza, voire en Cisjordanie, sont au moins suspendues et il a été possible de forcer beaucoup de pays qui tenaient leurs yeux volontairement grands fermés à commencer à les ouvrir.

– mon dernier roman « Un amour ou les incertitudes du destin », sorti en mai dernier devrait faire peau neuve dans quelques semaines et peut-être commencer une nouvelle vie.

Voili, voilou, quelques réflexions qui actuellement me traversent l’esprit.

Portez-vous bien !

Crédit photo : Vecteezy, Suware Tangbovorpichet

Salons, dédicaces etc.

Cette fois, c’est décidé. Lire la suite « Salons, dédicaces etc. »

22 juillet 2025

22 juillet 2025.
La Bourboule à nouveau. Dédicaces ; tentatives au Hall de la presse. Ce n’est jamais gagné. Temps mitigé alternant grisaille et percées du soleil. Pas très chaud, 13°. Altitude 850 m. Face à moi, l’avenue, les thermes en travaux, avec leur coupole couleur lave.
Plus haut, la tour majestueuse du toit de Lire la suite « 22 juillet 2025 »

Une banalité

En général, lorsque le corps va bien, comme c’est souvent le cas les 8 ou 9 dixièmes du temps, on trouve normal de vaquer à ses occupations, de faire ceci ou cela. Tout vous semble dans l’ordre des choses et on ne réfléchit pas davantage à ce bonheur que l’on ignore. Mais dès que la souffrance physique vous gagne, suffisamment pour empêcher quasiment toute activité, sauf à se concentrer sur

cette souffrance, par obligation, tant elle vous tourmente, alors on se dit que c’était super avant, quand on était inconscient de notre chance.
Y songera-t-on encore, une fois rétabli, ce que je souhaite à tous ceux que douleur afflige : rien n’est plus incertain. Dans mon « pays », celui que j’affectionne et qui me le rend bien par le sentiment d’appartenance et de bonheur qui m’envahit lorsque j’y remets les pieds, moi l’ėloignė, « l’apatride », la sagesse populaire dit : « un morceau avalė n’a plus de goût. »
Ainsi va la vie !
Je me réjouis toutefois de la mise en forme scripturale de cette banalité : le plaisir de « l’écrivant « . L’écriture me manquait ce matin.
À bientôt !

Péripéties de la sortie d’un livre au temps de la COVID « Être jeune, être ch’ti dans les années 50-60 »

Le parcours de parution de mon quatorzième livre fut difficile. J’ai fait mes premiers envois aux éditeurs fin janvier 2020, juste avant la première vague. La conjoncture était défavorable et l’évolution fut chaotique :

– un éditeur me dit très vite l’accepter, mais ne fixe aucun horizon de publication ni n’envoie de contrat.

– un autre, honnête – je précise – me demande toutefois d’acheter 20 ex, au prix public, vu la situation et le créneau très spécial du livre. ( je diffère, mais finalement ce sera une non-acceptation de ma part, ayant trouvé une autre solution )

– suivent diverses propositions plus ou moins onéreuses ; je passe. Lire la suite « Péripéties de la sortie d’un livre au temps de la COVID « Être jeune, être ch’ti dans les années 50-60 » »

Anecdote en séance de dédicaces

Dernièrement, j’essayais d’intéresser les clients d’un hypermarché à mes écrits. J’avise à un moment un homme qui observe attentivement mes livres d’un peu loin. Air effacé et allure sympathique.

Je l’interpelle et il s’approche ; d’emblée il me déclare être scientifique et ne pas lire de livres de littérature. Mais il est curieux et s’intéresse à chacun de mes treize livres, de sorte que s’ensuit une discussion intéressante sur leur contenu,, l’écriture, d’ autre sujets etc.

Au moment de s’éloigner, il réitère, désolé, sa non-lecture de ce type de textes (romans courts, nouvelles, poésie, récits vécus). Contrairement à mon habitude et sentant le terrain « fragile », j’ose insister d’un « Même pas une petite nouvelle à 4 euros pour découvrir mon écriture et me faire plaisir ? » Lire la suite « Anecdote en séance de dédicaces »