Une lecture romanesque pour l’été…

Bonjour,

J’ai partagé il y a quelques jours un post sur FB disant qu’il faut soutenir les artistes de leur vivant et non acheter leurs œuvres post-mortem.

Si certaines et certains partagent cette opinion, je voudrais rappeler aujourd’hui que j’ai publié mon seizième livre le 15 mai dernier, sur amazon, vu l’impénétrabilité (quasi) du monde biseness de l’édition que j’ai longuement côtoyé et où je me suis plongé (heurs et malheurs). Lire la suite « Une lecture romanesque pour l’été… »

la mare sous 27 dégrés

(103 ième pièce poétique de ma collection La Mare, sur atramenta.net)

La mare sous 27°

11 heures ; chaud, ce matin.

Pas un souffle, pas un brin, Lire la suite « la mare sous 27 dégrés »

16 ième livre et 6 ième roman

Bonjour,

Après que mes quinze livres précédents ont tous été retenus et publiés par de petits éditeurs, j’ai déjà dû rééditer cinq d’entre eux moi-même, pour des raisons diverses.

Aujourd’hui, je vous annonce la parution d’un nouveau roman auto-édité, en version papier et électronique :

« Un amour ou les incertitudes du destin »

Il compte 211 pages (papier) ; il débute un peu comme une romance, mais c’est aussi autre chose….

Le thème : Lire la suite « 16 ième livre et 6 ième roman »

Fol espoir en train (poésie)

Repris, cet après-midi, le train oublié.

RER bien entendu, pas Eurostar.

Des progrès, à l’aller : voiture climatisée,

De très loin elle se prendrait pour une star.

 

Mais par vingt degrés, le confort est très moyen.

Il ne faut pas rêver ; progrès à petit train.

Au retour, en revanche, c’est le train ancien :

Pas de clim, heure plus avancée, wagon déjà bien plein, Lire la suite « Fol espoir en train (poésie) »

Mar[e]s

102 ième pièce poétique de ma collection La Mare

À l’entame de la seconde décade

De mars, le chemin vers la mare.

Disparus les crocus et leur mauve peu fade,

Bonjour les narcisses au jaune fort fanfare.

La fraîcheur intense encore en cette fin matin

Sait qu’elle livre ses derniers combats.

Les oiseaux pépient avec entrain

Contre un hiver qui faiblement se bat.

La mare enfin livre ses eaux calmes

À son fidèle amant quasi ébloui

Par sa beauté que griffent ici canards de leurs palmes,

S’agitant un peu au sortir du repos de la nuit.

Une corneille noire s’en est venue

Grapiller les miettes généreusement jetées

Par un promeneur ici égaré,

Partageant avec moi cette petite immensité.

Avant, apaisé, de m’en retourner,

J’admire toujours le manteau tacheté

Que ma mare, ce jour, revêt,

Manteau de pollens et de lichens fait,

Pour m’offrir une symphonie en vert

Qui de l’espoir annonce l’ère.

D’ailleurs, à mon départ, le soleil revenu

D’un coquin clin d’œil me salue.

La Mare sans la Mare (poésie)

101 ième pièce poétique de ma collection La Mare
La Mare sans la Mare
(02 février 2025)
Sept et dix jours déjà que je dois rester chez moi
Ma mare m’attend peut-être ; à moi elle manque
Je ne l’ai que fort peu décrite sans la vue-émoi
Vais tenter de l’imaginer, vagabond saltimbanque
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Cloîtré, je ne sais plus le temps qu’il fait
L’exercice est donc difficile, de fait
Je perçois vers dix-huit heures la lumière qui fenêtre-s’incruste
Et toi, t’assoupissant, t’imagines-tu quasi lacustre ?
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Une banalité

En général, lorsque le corps va bien, comme c’est souvent le cas les 8 ou 9 dixièmes du temps, on trouve normal de vaquer à ses occupations, de faire ceci ou cela. Tout vous semble dans l’ordre des choses et on ne réfléchit pas davantage à ce bonheur que l’on ignore. Mais dès que la souffrance physique vous gagne, suffisamment pour empêcher quasiment toute activité, sauf à se concentrer sur

cette souffrance, par obligation, tant elle vous tourmente, alors on se dit que c’était super avant, quand on était inconscient de notre chance.
Y songera-t-on encore, une fois rétabli, ce que je souhaite à tous ceux que douleur afflige : rien n’est plus incertain. Dans mon « pays », celui que j’affectionne et qui me le rend bien par le sentiment d’appartenance et de bonheur qui m’envahit lorsque j’y remets les pieds, moi l’ėloignė, « l’apatride », la sagesse populaire dit : « un morceau avalė n’a plus de goût. »
Ainsi va la vie !
Je me réjouis toutefois de la mise en forme scripturale de cette banalité : le plaisir de « l’écrivant « . L’écriture me manquait ce matin.
À bientôt !

La Mare, mi-décembre 2024

Centième texte poétique consacré à ma mare (collection La Mare, sur atramenta.net)

Ce 16 décembre est jour pluvieux.
Après la pluie, la mare dort.
Aucun remous ne trouble sa surface.
Figée, elle rêve, ceinte de feuilles d’or.
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Au banc, j’ai retrouvé ma place,
Constante, elle me rend heureux.
Je regarde ici le silence, l’immobilité,
Envahi du sentiment d’un lieu d’éternité.
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Deux canes lentement s’en viennent vers moi
Ou plutôt, que dis-je, un couple, ma foi !
Car le mâle arbore, fier, son irisé de roi.
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Mes montagnes

 

30 décembre 2024, 10 h 30

À nouveau la table d’écriture dans mon abri de vacances. De ma fenêtre du quatrième étage, je distingue nettement les pentes volcaniques aux terres brûlées, toute végétation roussie par le dernier automne, telles un tertre jauni, dominé comme toujours par les trois montagnes : la banne d’ Ordanche, le Tenon, le Puy Gros. Tout à leur sommet, se détachant sur l’azur, un trait blanc, continu, sur fond marronnė : une crête neigeuse, restes des chutes abondantes de la semaine dernière.
Au bas des pentes, inondée d’un soleil d’hiver vif et orangė, la ville, La Bourboule, la charmante, avec ses constructions néo-romanes en pierre beige pâle réfléchissant la lumière presque aveuglante, ses forêts de cheminées dentelées, rouges, sur le fond gris ardoise des toits du même matériau.
Tout cela a un charme légèrement désuet qui m’apaise l’âme.
Vous devriez venir découvrir ce trésor, mais – de grâce – pas trop nombreux, pas trop longtemps.
Laissons-le, pour bonne part, aux Initiés !

Deux haïkus

Ticha

Paisible tout en rond

Cherchant  chaleur douce

Mon beau chat dort

 

 

 

 

Ma Mare

Profond vert sapin

Bien fort m’étonne en matin

L’eau rêve montagne