Vers le passé (mini-nouvelle)

FRANCE-CULTURE-MUSEUM-ORSAY-FILLON

    Lentement, presque avec timidité, le train se met en mouvement. Romuald déguste goulûment l’instant où la voiture est comme en indécision. Ce dernier lui semble d’ailleurs bien trop bref car  quelques secondes plus tard l’engin est déjà à pleine vitesse, et Romuald retrouve ses soucis.
Il quitte aujourd’hui sa petite ville comme à regret. Il sait qu’il ne sera de retour que dans trois semaines au moins. Il n’a pas beaucoup eu le choix.
Michèle, qu’il a aimée plus de trente ans auparavant, l’a appelé la veille car, gravement malade, elle a souhaité le revoir. Ils ne s’étaient plus parlé depuis tout ce temps. Romuald ne sait trop que penser de ce coup de téléphone, mais n’a néanmoins pas tergiversé longtemps.
Il est de ceux pour qui les choses vécues ne disparaissent pas sitôt achevées. Même si c’est lui qui l’avait quittée à l’époque, il eut par la suite quelques occasions de le regretter, et cinq ans plus tôt il avait même tenté de reprendre contact, vainement.
Il la savait juste du côté de la Normandie. Lire la suite « Vers le passé (mini-nouvelle) »

« Deux, Pair et manque », un roman court

DEUXPAIRETMANQUE-couv-(1)

Il arrive et devrait être disponible aux éditions Langlois Cécile d’ici une dizaine de jours !

C’est le neuvième livre édité sous ma signature. Il s’agit cette fois d’une roman court traitant d’ « une question d’identité » (sous-titre), une recherche effrénée sur une filiation tenue cachée.

125 pages, format A5, 13 euros.

la quatrième de couverture : Lire la suite « « Deux, Pair et manque », un roman court »

Une bonne critique du récit « Chemins croisés »- ed. de la Rémanence

CHEMINSCROISES-une2

Missnefer13500, le 04 octobre 2015 (sur Babelio)

Merci à Babelio et aux éditions Rémanence pour m’avoir permis de découvrir ce roman dans le cadre de Masse critique
Changement de style litteraire avec cette lecture autobiographique, et un petit plongeon dans les années 50, que je n’ai pas connu , pas encore née. Pour autant, j’ai apprécié cette lecture, avec un peu de nostalgie, car je me suis revue dans les préaux d’école, et j’ai connu cette ambiance et ces amitiés simples, ces jeux de rue, le catéchisme, (10 à 15 ans plus tard c’était encore comme çà) le tout de manière un peu différente bien sur , je suis une fille.
J’ai énormément goûté au style de l’auteur qui sait rendre les ambiances, et les décors. Un style fluide agréable et riche en vocabulaire ce qui rend le récit très agréable.
Nous suivons donc l’auteur , comme si nous feuilletions son album photo personnel, de la mort de Pierre en passant par leur jeunesse commune, sa vie d’adulte et jusqu’à sa retraite et nous revenons au décès de son ami d’enfance. la boucle est bouclée, Il parait que c’est ainsi que se doit être.
Il nous montre comment nos chemins se croisent et se décroisent au fil du temps, certaines amitiés en font les frais , d’autres perdurent, même si les rencontres ne sont pas toujours très régulières .
C’est très nostalgique, et pas triste pour autant, c’est frais et plein de vie, de ces souvenirs de jeunesse, de cette insouciance qui lui est propre . Puis au fil des ans , le terme de notre vie se profile à l’horizon et c’est avec le départ des autres que l’on en prend conscience. Pourtant ne peut on pas dire comme Emily Brent dans 10 Petits nègres « Au printemps de la vie nous sommes déjà morts « ? tellement il est vrai que dès notre naissance nous mourrons chaque jour.
Cette lecture nous interroge sur les choses essentielles de la vie
Que reste- t-il de l’ homme après sa mort , comment le conserver dans les mémoires ?
Pourquoi pense -t-on que le rythme de la vie s’accèlere ,passé un certain age ? Enfant nous souhaitons grandir vite, devenir adulte et à l’âge adulte, nous rêvons de notre enfance passée.
Ce roman traite également des changements inhérents au modernisme et les répercussions positives et négatives. Pour l’auteur qui a connu un tout autre mode vie plutôt convivial, c’est assez négatif et à vrai dire je le suivrais assez sur ce terrain, pour autant, c’est un bon sujet à débat.
Pour terminer je dirais que la page de couverture est vraiment belle, et c’est elle qui me fait dire que j’ai l’impression de suivre l’auteur à travers son album photo.
Un livre court de 110 pages qui se lit très vite, touchant et plein d’émotions, une histoire dans laquelle chacun de nous peut se reconnaitre.
NDLR : je le présente entre autres – Dimanche 11 octobre AM : salon du livre de Brétigny sur Orge- 91 – (espace Mandela).
Consultez sur ce blog ou sur FN la page dédiée à mes dédicaces et signatures d’auteur.
(nouvelle couverture pelliculée brillante, nouveau prix : papier 12 euros, ebook 4,99  Chemins croisés)

Comme un changement (poésie)

IMAG0006

 

L’automne, à sa lisière,

Rampe vers nous, tel une prière.

Avec ses dehors précautionneux

On le discerne encore bien peu.

————————————————

Aux clôtures des champs le roux du pampre

Nous cligne des yeux, haut sur sa hampe.

Le soleil, à cette heure, fait défaut ;

Lumière est mise sous le boisseau.

———————————————–

Aux chaumes un corbeau picore les graines,

Engrange provende pour jours de haine.

————————————————–

Le ciel entier est gris ouateux,

Sauf tout là-bas, au beau milieu,

Où la jolie trouée bleue,

Immense œil malicieux,

Veut comme nous rappeler…

———————————————–

Qu’Été vient de nous quitter.

Baisse de prix (livre)

Bonne nouvelle, mon « Chemins croisés », papier, passe de 14,80 à 12 euros. Ebook : 4,99

Pour en savoir un peu plus sur le livre, cliquez sur le lien ci-dessous :

Café littéraire

12577384-0

Si ce vendredi 11 septembre vous êtes du côté de Brétigny sur Orge (91), 20 heures, office du Tourisme,passez écouter cette présentation de mon recueil de poésies (surtout) et réflexions « Saisons poétiques en train, voyages au fil de la vie ».

Je laisse Gisèle Leconte, auteur , vous le présenter :
 » Tout banlieusard en sait long sur la grisaille du RER, ses odeurs de fer rouillé et de salissures, ses ensommeillements du petit matin, ses lassitudes du soir, ses moiteurs exécrables, tout banlieusard connaît cette locomotion fort peu encline à la contemplation et à l’extase. Pourtant, Claude Colson, le poète au cœur tendre et au regard en éveil, transforme nos allers-retours quotidiens, en une balade colorée, suave et sensuelle,
Voyage entre l’au-dehors de derrière la vitre qui renvoie l’écho normatif de l’agitation des saisons et l’épicentre en interne des voitures, où chacun semblable à l’Autre, se recroqueville,en face à face. Les vies, les rêves, les sentiments, les émotions, de ces Autres que l’on reconnaît au fil des stations sans se connaître jamais…Mais toujours la beauté présente !
Ce recueil est magnifique de sensibilité, de réalisme, tout voyageur de RER s’y reconnaîtra !
C’est un très beau recueil à découvrir . « 

Une rencontre mémorable (récit)

vosges 2

Juillet 2015. Nous avons traîné ce matin et il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts pour cette randonnée prévue, dans les Vosges. Nous décidons d’en choisir une relativement courte, trois heures trente environ.

Un saut en voiture pour gagner le point de départ de cette promenade répertoriée et c’est parti pour la balade ! La chaleur des derniers jours s’est heureusement atténuée et mon amie et moi apprécions de traverser ces chemins tantôt à découvert, longeant des prairies, ou s’enfonçant ensuite, bien vite, dans la forêt dense. Le chemin est parfaitement balisé et nous avançons vaillamment, heureux de sentir la marche régulière désengourdir nos muscles du repos de la nuit. Malgré les randos quasi journalières durant ces vacances, il faut chaque jour reprendre le rythme. Le pas du randonneur est particulier : ni trop rapide ni trop lent mais surtout cadencé. On évite la fatigue à ce prix. Lire la suite « Une rencontre mémorable (récit) »

Les lecteurs et « Saisons poétiques en train », recueil, dec.2014

 

Le recueil présente 80 poèmes « de train » et 20 tout petits textes en prose inspirés par – et écrits dans le train sur un laps de temps de 7 années. Éditions Hugues Facorat, 127 pages.(réédité depuis aux associations Bernardiennes ) 

Voici ce que des lecteurs en disent :

–  » J’a12577384-0i lu, j’ai relu. Je vous ai accompagné pendant vos trajets. Votre regard a reveillé des souvenirs aussi. Votre livre est a portée de ma main,pour l’ouvrir au hasard. Des moments de bonheur. Merci de votre sensibilité, de votre bienveillance. Votre choix des mots, et… je vous l’avoue, mais chut, vous m’avez permis de découvrir des mots qui m’étaient inconnus.  « ,

et de la même personne, écrit ailleurs : » Les poètes sont rares, ils n’ont pas disparus. Votre voyage quotidien nous amène à regarder le monde tel qu’il est avec bienveillance et à constater une beauté que nous avons oublié de voir. Un livre à prendre du bout des doigts, à savourer avec ses mots précis et précieux. A garder près de nous, l’ouvrir et peu importe la page, à se laisser emporter par les rails. Merci Monsieur Claude Colson »  C.S. Lire la suite « Les lecteurs et « Saisons poétiques en train », recueil, dec.2014″

Le regard (poésie)

Bientôt l’automne approche ;

Le froid va durcir les roches.                                        2013-07-19 été 2013 vosges 001

Mais la nature s’offre un répit,

La rivière coule encore en son lit.

——————————————

Le jour vient de poindre,

C’est la paix alentour.

Le pays, beau, comme à peindre,

Dort toujours son sommeil lourd.

—————————————–

Lire la suite « Le regard (poésie) »

Les lecteurs et « Chemins croisés » (mai 2014, ed. de la Rémanence)

chemin15

Ce récit autobiographique est un livre-hommage qui retrace 60 années d’amitié « cht’immi », une amitié qui se forma au milieu des années 50. Une bonne moitié du livre dépeint la vie lente d’une enfance des années 60 dans les grandes plaines du Nord : chevaux, battages, mœurs d’une époque où la télé n’existait pas encore. Il revient sur tous les bonheurs partagés, y compris dans l’espièglerie de cet âge.

Découvrez ici le 15 premières pages http://www.editionsdelaremanence.fr/img/10008235-001/file/Extrait%20Chemins%20croisés.pdf

QUELQUES AVIS , avec à la fin quelques uns plus mitigés et l’un deux,  beaucoup moins positif.

De B. : « J’ai aimé lire ton texte qui me permet d’en connaître plus sur toi (eh oui je suis curieuse comme une vieille chouette on se refait pas) et qui est émouvant dans le genre « les champs d’honneur » de Rouaud ou « je me souviens » de Pérec.

Je pense qu’il y a là, entre les souvenirs des années 60 et l’évocation sensible d’une belle amitié, une jolie matière. »

De M.P. : « Bonjour Claude. Je suis émue, très émue et j’ai même pleuré à la fin du livre. Quel merveilleux livre, si bien écrit, si fluide, si vrai ! J’ai été très touchée par le début,l’école, cette amitié profonde qui Lire la suite « Les lecteurs et « Chemins croisés » (mai 2014, ed. de la Rémanence) »