
Centième texte poétique consacré à ma mare (collection La Mare, sur atramenta.net)
Comme le nom l’indique, je parlerai ici de moi : ce qui,me caractérise, mes goûts, mes choix etc.

Centième texte poétique consacré à ma mare (collection La Mare, sur atramenta.net)

30 décembre 2024, 10 h 30
À nouveau la table d’écriture dans mon abri de vacances. De ma fenêtre du quatrième étage, je distingue nettement les pentes volcaniques aux terres brûlées, toute végétation roussie par le dernier automne, telles un tertre jauni, dominé comme toujours par les trois montagnes : la banne d’ Ordanche, le Tenon, le Puy Gros. Tout à leur sommet, se détachant sur l’azur, un trait blanc, continu, sur fond marronnė : une crête neigeuse, restes des chutes abondantes de la semaine dernière.
Au bas des pentes, inondée d’un soleil d’hiver vif et orangė, la ville, La Bourboule, la charmante, avec ses constructions néo-romanes en pierre beige pâle réfléchissant la lumière presque aveuglante, ses forêts de cheminées dentelées, rouges, sur le fond gris ardoise des toits du même matériau.
Tout cela a un charme légèrement désuet qui m’apaise l’âme.
Vous devriez venir découvrir ce trésor, mais – de grâce – pas trop nombreux, pas trop longtemps.
Laissons-le, pour bonne part, aux Initiés !

Photo de Clem Onojeghuo
Point d’étape : j’ai 75 ans ; j’étais professeur d’allemand, agrégé, en lycée. Ma formation universitaire a été essentiellement littéraire, comme c’était l’usage dans les années 67 à 71. Je me suis mis à l’écriture à 45 ans et cela se poursuit depuis 30 ans.
Une ex collègue, agrégée de lettres modernes, avec qui j’étais très loin d’avoir de bons rapports, m’a écrit (extraits) après la lecture de mon quatrième livre et premier roman : « ton « roman » m’a plu, je viens de le lire d’un trait, c’est bon signe… D’abord tu as un « ton », une « voix » et parfois j’ai vraiment cru t’entendre. Avoir un « ton » c’est cela, si j’en crois plusieurs romanciers (dont Louis Guilloux), la patte du vrai romancier qu’on suit quelle que soit l’intrigue qu’il tricote… ». Lire la suite « Tentative de parcours dans l’édition – déc. 2024 »

Ticha
Paisible tout en rond
Cherchant chaleur douce
Mon beau chat dort
Ma Mare
Profond vert sapin
Bien fort m’étonne en matin
L’eau rêve montagne
Généraliste car les Fnac, Cultura ou autres enseignes du genre semblent généralement plus frileuses pour accueillir des auteurs inconnus du grand
public ou simplement peu connus. Elles sont plus gourmandes aussi, tout comme les libraires : 30 ou 35 % du prix du livre, ce qui ne laisse quasiment rien à l’auteur s’il achète ses livres en général à ce même taux, les petits éditeurs travaillant difficilement avec les libraires, là où l’auteur, dans ce cas, peut espérer ses 8 à 10 % de droits d’auteur payés, au mieux, une fois l’an.
Avec les hypermarchés généralistes on négocie plus facilement 20 % de commission pour l’enseigne.
Le revers de la médaille est que depuis la COVID, les lecteurs-acheteurs sont ici beaucoup plus rares. Acheter des vivres, produits de beauté ou d’entretien n’est pas la même chose qu’acheter des livres papier. Lire la suite « Une séance de dédicaces en hypermarché généraliste »

L’auteure (wikipédia) »
Agnès Martin-Lugand est une Française, romancière, née en 1979 en Ille-et-Vilaine. Elle quitte ses terres pour partir étudier à Paris. Mariée et mère de deux enfants, elle décide de revenir s’y installer avec toute sa famille.
Depuis son tout premier roman déjà best-seller en 2013, Les gens heureux lisent et boivent du café, elle fait partie du Top 10 des auteurs préférés des Français1. Traduits dans plus de trente-cinq langues, ses romans se sont vendus à près de 5 millions d’exemplaires en France et dans le monde. »
Le roman (Babelio) : Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.
Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats…
Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ? Lire la suite « Une évidence – Agnès Martin-Lugand »

Changement à la mare
(96 ième pièce poétique de ma collection la mare ; ici :toutes les œuvres
Le petit parc-nature où se niche ma mare
A pris des allures plus « civilisées »
La ville va, c’est sûr, y dérouler quelque festivité.
Une vingtaine de barnums blancs s’y égare.
Délaissée pour le moment,
La mare échappe encore au tintamarre Lire la suite « Changement à la mare (poésie) »


Comme je le disais il y a peu, j’atteins l’âge respectable de la séniorité et, avec ma compagne, nous avons vécu récemment quelque chose d’inédit pour nous, autant qu’exaltant. Mon amie est nounou de la petite d’une famille recomposée comptant quatre enfants. Cette famille est de culture juive, probablement d’origine marocaine et/ou tunisienne, et nous avons été très surpris d’être invités au mariage des parents, moi encore plus qui n’avait croisé la mère de la petite qu’une fois brièvement, échangeant trois ou quatre mots, et le papa encore plus furtivement juste deux jours avant la cérémonie. Nous ne connaissions donc personne d’autre et nous nous demandions comment nous allions pouvoir apprécier la soirée. Je précise que nous sommes tous deux de culture chrétienne, bien que non-pratiquants.
La salle louée était toute magnificence, innombrables lustres de verrerie, vastes salles, Lire la suite « Un mariage remarquable »

D’ici peu, je passerai le cap des sept tours et demi à l’horloge de la vie, enfin j’espère. Qu’on le veuille ou non, cela laisse à penser. Je n’ai rien de particulier à observer, que du connu : à 60 ans, on devient jeune senior, à 75, senior et et à 90, si on les atteint, grand-senior., puis c’est le mystère ou le néant, selon ses propres croyances. Mais on laisse des traces, concrètes ou non, par exemple des écrits, des enregistrements, des objets ou des souvenirs chez les ( provisoirement ) vivants (heureusement qu’ils oublient le plus souvent cet aspect provisoire, même si certains Romains cultivaient le memento mori). C’est la loi universelle.
Juste que ce cap attire un peu plus l’attention sur ce fait et les leçons qu’on devrait en tirer : profiter à chaque instant un peu plus des cadeaux que donne la vie, tout au moins essayer ; faire aussi tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces cadeaux arrivent et cela aussi est un combat de chaque minute. On ne reçoit pas sans donner. Lire la suite « 75 en vue ! »