La reine du découpage, d’Odile Lecouteux.

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   Avec « La reine du découpage », c’est un opus magnifique qu’a écrit Odile Lecouteux pour son deuxième livre.

Le style simple, espiègle ou grave, inimitablement juste, fait renaître l’âme d’une enfant qui découvre le monde, Cécile.
Un récit attendrissant qui vous tirera d’abord le sourire par ses comparaisons imagées et bien senties, parfois même vous ne pourrez réprimer un petit éclat de rire. L’auteur a retrouvé le vocabulaire maladroitement sérieux de l’enfant pour faire renaître avec force les années 50 et 60, vues à hauteur d’une gamine : tout y est, les objets surannés avec leurs noms de marque, présences rassurantes, établies là pour l’éternité aux yeux de l’héroïne, comme de nous tous dans nos premières années ,les jeux primitifs des kermesses ou luna-parks d’autrefois etc.

   Je suis avant tout frappé par la justesse des évocations, du langage qui les sert : « Moi, je veux juste aller à la fête foraine qui rend belle, avec toutes les lumières clignotantes »…
En un tour de phrase l’auteur recrée une ambiance : « … le camion Pomona vient livrer les cagettes de fruits et de légumes, je conserve leurs étiquettes colorées portant le nom de pays étrangers et les dessins de fruits exotiques. » …/

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Mon 8 ème livre arrive…

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Hugues Facorat Edition a reçu cet après-midi mes « Saisons poétiques en train » et m’en poste 20 en urgence lundi 21 décembre.

« Saisons poétiques en train«  (voyages au fil de la vie), rédigées 7 ans durant, 80 poèmes, vingt textes courts en prose, ordonnés en voyages d’automne, d’hiver, de printemps, d’été et « fin de partie,derniers voyages en train » sont aussi disponibles chez l’éditeur Hugues Facorat avant Noël.

(ajout du 23 décembre : j’ai reçu 20 exemplaires !)

À 13 euros seulement.(21X15, 128 pages).
Je suis venu à l’écriture par la poésie il y a près de 20 ans et ce 8 e livre est mon premier « vrai » recueil de poésies, un retour aux sources.

La quatrième de couverture :

« Du mythique « Orient Express » au dernier des tortillards, le train est un lieu où se déroulent des vies, nos vies. Bien plus loin que nos destinations, il nous emporte au cœur de nos rêves.
Avec «Saisons poétiques en train», Claude COLSON raconte un voyage que beaucoup partagent quotidiennement.

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Deux bien beaux livres de Gisèle Leconte (avis de lecture)

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Née en 1951, Gisèle Leconte a récemment publié aux éditions Persée une fresque historique en deux livres que j’ai beaucoup appréciés.

 Jeanne, le pardon

   Dans ce livre au titre un peu énigmatique mais bien adapté l’auteur se penche sur le destin difficile, en Picardie, d’une famille, aux alentours de la première guerre mondiale. Ces gens pourraient être nos grands-parents, voire parents, pour les plus âgés d’entre nous. Elle décrit surtout le destin d’une femme, Jeanne, qui dans ces circonstances contraires – le mot est bien faible – décide de choisir son destin pour mener une vie de femme libre. J’ai, hélas, lu ce livre d’abord par petits bouts, mais plus j’avançais dans ces 316 pages, plus je rapprochais mes moments de lecture, happé que j’étais par l’histoire. L’auteur sait aussi prendre des chemins de détour pour nous dépeindre, par exemple, une phase de la vie de la nature, densifiant ainsi son récit, un récit dont la fin est fort émouvante. Cette histoire risque beaucoup de vous donner envie de lire le deuxième tome déjà paru : Demain, la vie. Au final, un livre bien écrit, profondément humain.

Deuxième volet : Demain la viedemain la vie

   J’avais été séduit par le « tome 1 » de cette saga brossant le destin d’une famille – au sens large – au début du XXème siècle jusqu’en 1919. Cette suite, jusqu’en 1939, m’a comblé à tous égards. Le récit est remarquablement mené dans ces 450 pages, de sorte que la vie bat à chaque instant


« on y est ». L’auteur fait naître un monde cohérent, structuré où l’on s’immisce naturellement sous l’effet de sa plume-« sorcière ». J’ai pour ma part, de surcroît, éprouvé deux moments d’intense émotion, vers la fin : le premier étant la rencontre d’Henri et Léna ; le second, je vous le laisse découvrir.
Pour moi , ce deuxième livre est un coup de maître et je voudrais saluer bien bas un vraie romancière.
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Le style ou l’histoire, pour tenter de séduire un éditeur ?

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Personnellement j’avais précédemment tendance à penser que c’était le premier qui comptait le plus, et de loin, et qu’avec une bonne manière d’écrire on pouvait faire passer à peu près n’importe quelle histoire. Or ce récent avis d’éditeur tend à me monter l’inverse :

« Cela dit, un roman bien écrit, sans trop de fautes et avec un style fluide a plus de chance de retenir mon attention… Or, c´était le cas de « … » mais c´est à l´histoire que je n´ai pas vraiment accroché… ».

En fait, tout dépend de ce que l’on vise.Si l’on veut être un écrivain qui ait une chance d’être reconnu par la postérité, je crois que le style se suffit à lui-même, mais il y a aussi de fortes probabilités que l’on reste un auteur confidentiel.

En revanche, si l’on veut être lu par une majorité de personnes, il faut se concentrer sur l’originalité et la force de captation de l’histoire, bien sûr dans le meilleur style possible, mais, chez les « grands » éditeurs au moins, il y a – dit-on – un travail éditorial approfondi qui peut faire en sorte que celui-là soit acceptable, si jamais il venait à faire un peu défaut. Et puis, l’offre chez les candidats à l’édition est telle que l’éditeur pourrait même se passer de ce travail, s’il devait être trop important. Au suivant !

Style ou histoire ? Il faut donc accorder de l’importance aux deux. Mais de nos jours, en ces temps où la culture générale pour le moins stagne, semble-t-il, je crois que l’histoire a pris le pas sur le style, pour toucher un plus large public .

Ma venue à l’écriture

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En ouvrant ce blog d’auteur, je me dois peut-être de vous en dire quelques mots.

Certes j’ai assez bien fréquenté les classiques lors de mes études secondaires, puis universitaires.

Comme professeur d’allemand, j’ai eu une formation littéraire. Longtemps j’ai ensuite  lu de la littérature contemporaine, pour en venir, au final, à délaisser ce loisir.

La vie…

Vers la quarantaine, un changement d’activité professionnelle m’a amené à faire 3 heures de trajet en train par jour ; c’est alors que j’ai repris la lecture, qui m’a peu à peu rendu le goût de l’écrit. Parallèlement, un trop plein de vécu m’a poussé à sortir de moi des choses dont je pouvais difficilement parler à beaucoup de personnes.

L’écrit s’est imposé et, à près de 46 ans, je l’ai fait dans un puis trois premiers livres (ed. Chloé des lys). Comme beaucoup d’auteurs, j’ai donc commencé par l’autofiction, l’écriture de soi et j’ai choisi le récit à la 3e personne. J’ai alors été influencé par l’écriture dite « blanche » de Marguerite Duras, qui m’a beaucoup marqué (récit froid, distancié, par un observateur impassible)…/ Lire la suite « Ma venue à l’écriture » →

Signature au Leclerc de Viry-Châtillon (91)


Excellent accueil, le 6 décembre,  par Bruno et son équipe . C’était la Saint-Nicolas et , pour votre gouverne, je vous indique que mon nom d’auteur, Colson, tout comme mon nom réel Collau (Jean Claude) sont des dérivés de Nicolas. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’était ma fête, mais… 😉

J’y proposais, outre mes 7 titres déjà édités ce jour-là, l’excellent récit de vie La reine du découpage d’Odile Lecouteux.

Comme toujours, des discussions intéressantes avec les lecteurs ou lecteurs potentiels. On en sort fatigué : eh oui, il n’y paraît pas, mais promouvoir se livres lorsque l’on est un auteur peu connu n’est pas de tout repos. Fatigué, mais heureux de ces échanges très variés. Au final, une journée positive et qui encourage à poursuivre l’activité d’écriture.

Je devrais retourner assez vite en dédicace dans cet hypermarché, que je remercie de son accueil.dédicace leclerc 2