
Avec « La reine du découpage », c’est un opus magnifique qu’a écrit Odile Lecouteux pour son deuxième livre.
Le style simple, espiègle ou grave, inimitablement juste, fait renaître l’âme d’une enfant qui découvre le monde, Cécile.
Un récit attendrissant qui vous tirera d’abord le sourire par ses comparaisons imagées et bien senties, parfois même vous ne pourrez réprimer un petit éclat de rire. L’auteur a retrouvé le vocabulaire maladroitement sérieux de l’enfant pour faire renaître avec force les années 50 et 60, vues à hauteur d’une gamine : tout y est, les objets surannés avec leurs noms de marque, présences rassurantes, établies là pour l’éternité aux yeux de l’héroïne, comme de nous tous dans nos premières années ,les jeux primitifs des kermesses ou luna-parks d’autrefois etc.
Je suis avant tout frappé par la justesse des évocations, du langage qui les sert : « Moi, je veux juste aller à la fête foraine qui rend belle, avec toutes les lumières clignotantes »…
En un tour de phrase l’auteur recrée une ambiance : « … le camion Pomona vient livrer les cagettes de fruits et de légumes, je conserve leurs étiquettes colorées portant le nom de pays étrangers et les dessins de fruits exotiques. » …/






