La Mare, mi-décembre 2024

Centième texte poétique consacré à ma mare (collection La Mare, sur atramenta.net)

Ce 16 décembre est jour pluvieux.
Après la pluie, la mare dort.
Aucun remous ne trouble sa surface.
Figée, elle rêve, ceinte de feuilles d’or.
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Au banc, j’ai retrouvé ma place,
Constante, elle me rend heureux.
Je regarde ici le silence, l’immobilité,
Envahi du sentiment d’un lieu d’éternité.
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Deux canes lentement s’en viennent vers moi
Ou plutôt, que dis-je, un couple, ma foi !
Car le mâle arbore, fier, son irisé de roi.
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Mes montagnes

 

30 décembre 2024, 10 h 30

À nouveau la table d’écriture dans mon abri de vacances. De ma fenêtre du quatrième étage, je distingue nettement les pentes volcaniques aux terres brûlées, toute végétation roussie par le dernier automne, telles un tertre jauni, dominé comme toujours par les trois montagnes : la banne d’ Ordanche, le Tenon, le Puy Gros. Tout à leur sommet, se détachant sur l’azur, un trait blanc, continu, sur fond marronnė : une crête neigeuse, restes des chutes abondantes de la semaine dernière.
Au bas des pentes, inondée d’un soleil d’hiver vif et orangė, la ville, La Bourboule, la charmante, avec ses constructions néo-romanes en pierre beige pâle réfléchissant la lumière presque aveuglante, ses forêts de cheminées dentelées, rouges, sur le fond gris ardoise des toits du même matériau.
Tout cela a un charme légèrement désuet qui m’apaise l’âme.
Vous devriez venir découvrir ce trésor, mais – de grâce – pas trop nombreux, pas trop longtemps.
Laissons-le, pour bonne part, aux Initiés !

La mare, en manteau de roi

99 ième poème consacré à cette mare (sur atramenta.net,  ma collection La Mare)

 

La mare en manteau de roi

À l’antépénultième jour d’octobre,

La mare est là, fascinante.

Elle étale sa splendeur, sans opprobre

Ni rien qui la rende indécente.

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Mon Sancy , 19 octobre 2024(journal)

Retrouvé, mon petit logis en montagne. Joie de revoir la Banne d’Ordanche, le Puy Gros et le Tenon, vassaux du Puy de Sancy (1886m) dans la lumière orangée de ce soir. À 18 heures, les pentes arborées et herbues déclinent à l’envi leur oratorio de roux, dégageant une impression de paix.
De ce 4 ième étage, la vue est imprenable.
À moins d’un mètre de moi, ma superbe vieille chatte tricolore étale, dans sa somnolence, ses accords blancs, noirs et roux en écho au spectacle qu’offre la nature à qui sait la regarder.
Ici « tout est ordre et beauté, luxe (immatériel), calme et volupté », comme l’écrivait Baudelaire, Charles, le Grand, dans son Invitation au voyage.
Dans mon cas, c’est un voyage immobile, une pensée volante, un bonheur rare. Quelques minutes plus tard la lumière a changé, l’or du soir n’illumine plus que deux des trois sommets, tandis que le dernier, couché en son ombre, invite ses deux collègues à aller, eux aussi, au repos.
Je lève les yeux : oh, l’un d’eux l’a déjà fait ! Le troisième résiste encore.
Pour peu de temps.
(Photo, mais le matin)

Contraste à la mare

Une petite quatre-vingt-dix-huitième pièce poétique pour ma collection « La Mare » sur atramenta.net, consacrée à ma minuscule mare du Carouge à Brétigny sur Orge ; encore un effort et on aura les cent ! 🙂 !
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3 octobre, la mare m’attendait.
Il était écrit que pour ce quatre-vingt-dix-huitième écrit,
Bon heur, mal heur, elle ne m’échapperait.
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Et comme à chaque fois, ici c’est la vie.
Une escouade de canards nageote vers la droite
Après qu’un congénère s’était dressé en verticale droite,
Battant des ailes vivement,
S’ébrouant pour mieux goûter l’instant.
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Plus haut, un groupe de marcheurs, tenace,
Tourne en rond, bâtons vifs découpant l’espace,
Bruit métallique, cliquetis des cannes
Frappant le sol, sans état d’âme.
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Au haut des arbres, après le vert tendre
On distingue déjà la douceur de l’ambre ;
Pour peu la paix se ferait,
N’était le grondement imparfait
D’une machine de la ville
Curant le fond ; bruit imbécile.
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Les premières feuilles doucement dérivent,
Jaunissent le vert de l’eau, là, près des rives.
Moi, je quitte l’endroit, misérable,
Le vacarme, ce jour, est insupportable.

Crépuscule d’août sur la mare (poésie)

Une 97 ième poésie dans ma collection La Mare, sur atramenta.net
(Irai-je jusqu’à lui consacrer au moins 100 textes ?)

Vacances finies, je retrouve ma mare

Quasi inchangée, mais sans crier gare,

Automne avance ses pions ;

C’est rosée sur l’herbe à son accès

Et aux arbres feuillage à foison.

Il n’est pas 9 h 30,

Nul trouble le lieu ne hante,

Calme absolu, hors sur l’eau cancanements,

Dans les airs pépiements.

Aux saules, les feuilles ont roussi

Et subrepticement l’on vieillit aussi.

Solitude complète, propice à la méditation

Sur la vie qui s’en va, comme à reculons.

Mais rien n’est triste,

C’est la loi, qui tous nous soumet,

Sans crainte ni regret

Calme, longtemps encore profiter

Car de cet endroit naît l’acceptation

Du sort à tous réservé, sans exception.

L’horloge a déjà passé sept tours et demi,

Il est toujours temps de songer au sens de la vie.

Changement à la mare (poésie)

Changement à la mare

(96 ième pièce poétique de ma collection la mare ; ici :toutes les œuvres

 

Le petit parc-nature où se niche ma mare

A pris des allures plus « civilisées »

La ville va, c’est sûr, y dérouler quelque festivité.

Une vingtaine de barnums blancs s’y égare.

 

Délaissée pour le moment,

La mare échappe encore au tintamarre Lire la suite « Changement à la mare (poésie) »

Mare au 24 avril 2024 (poésie)

Peut être une image de étendue d’eau, herbe et arbre

Ma mare subit les assauts désordonnés

D’un climat en dents de scie.

Ce matin, c’est huit degrés, vent frisquet.

Il ne fait pas bon s’attarder ici.

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Ma plume, pressée, rêve la caresse

D’un soleil qui la délaisse,

L’univers, ici entièrement fait de verts

Diffuse une ambiance glauque dans l’air,

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Elle me pousse, moi l’amant du lieu

À le fuir au plus vite, dos glacé.

La lumière et les rimes, elles aussi, se sont un moment perdues.

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Les colverts s’agitent encore un peu,

Une pie également

Picore ce que peut.

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Ces volatiles, songent, c’est sûr,

À des jours plus heureux

Qui, c’est certain,

Vite redonneront à tous le nécessaire entrain.

 

(94 ième pièce poétique de ma collection « La Mare » sur atramenta.net)

Petit bonheur

Petit bonheur

17/04/2024

À trois mois de mes soixante-quinze ans, je vis un très bon moment du matin. J’écris ces lignes de ma chambre, face à la fenêtre et aux sommets légèrement couverts d’un peu de poudreuse. Il a neigé sur les hauteurs, cette nuit. Je discerne la brume qui lentement se dissipe avec le soleil pointant.

La Bourboule, Auvergne, département du Puy de Dôme, massif du Sancy, à 6 km du Mont Dore et à 900m d’altitude,

Je n’apprécie pas particulièrement le nom de cette petite ville, mais le lieu est idyllique, ou presque.

La haute Dordogne, près de sa source au Sancy, issue de la réunion de deux ruisseaux, la Dore et la Dogne, coule au pied de l’ancien hôtel qui abrite mon petit F2 superbement agencé et augmenté d’un débarras bien pratique.C’est une belle acquisition qui abritera mes futurs séjours : un immense parc à 50m, tous commerces guère plus loin, restaurants, fromageries, épiceries fines etc : tout pour charmer le gourmet (vins, fromages, produits locaux, salaisons…) et pas que ! J’en connais qui se délecteront à « faire les boutiques. »  :)

Cette saison est étrange sur le plan du climat, Il y a deux jours, il faisait 27°, aujourd’hui, à 10h, il fait 2 ressentis -1.

Tout autour, la magnificence de la nature en moyenne montagne, chaumes d’altitude semblables aux alpages, herbe rase, grands espaces battus par les vents : tout ce que j’aime ! Sommets grandioses nous ramenant à notre petitesse d’humains souvent bouffis d’ego.

Merci à ma compagne d’avoir admirablement donné la touche finale à l’agencement de ce meublé ! Je regarde les arbres enneigés, blanc-poudrés sur les hauteurs et je me dis que cet endroit respire le bonheur. Merci la vie !

P,S, : je lève les yeux : il neigeote à nouveau, ce qui confère au lieu un autre charme, bien plaisant.

18/04

Même endroit, même heure : il neige cette fois à gros flocons ; la vue est totalement obstruée par un épais brouillard neigeux ; On ne distingue rien à 20 mètres ni, bien sûr, aucun sommet. Bientôt la ville sera totalement couverte d’un majestueux drapé blanc. Autre merveille !

Un vieux rêve personnel

Un vieux rêve personnel

L’une de mes passions est la nature : je me qualifie volontiers de rat des champs ; en général je déteste la ville, sauf les petites, à taille humaine : Salzburg, dont je fus amoureux, Bayonne etc.

J’apprécie en particulier la montagne, même moyenne, ainsi que la randonnée en ces lieux.

Cette année, j’ai pu acquérir un pied à terre dans le Massif central qui me permettra de me ressourcer à 950 m d’altitude et de là , je l’espère, étant donné mes 75 ans proches, de m’adonner encore à cette pratique de prédilection et d’y écrire de belles pages car c’est aussi l’une de mes sources d’inspiration en écriture.

Voilà, juste ce petit billet d’humeur pour vous dire mon bonheur présent. J’en souris et vous souhaite d’en vivre de semblables… ou d’autres, selon vous propres penchants !