En attendant Bojangles- Olivier Bourdeaut – (note de lecture)

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Présentation de l’éditeur : 

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. Lire la suite « En attendant Bojangles- Olivier Bourdeaut – (note de lecture) »

La petite aux tournesols- Noëlle Châtelet ; note de lecture

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Résumé sur babelio :  

On peut être amoureux et connaître les délices et les souffrances de la passion à tout âge. Noëlle Chatelet l’a rappelé dans La femme coquelicot où elle évoque l’amour de Marthe pour Félix, un peintre octogénaire.

Mais s’il est difficile de faire admettre une histoire d’amour entre personnes âgées, il est encore plus délicat, pour un romancier, d’aborder les amours enfantines dont le vert paradis est, par définition, interdit aux adultes.

Noëlle Chatelet parvient à cet équilibre parfait qui n’est ni de la fausse naïveté ni le regard raisonnable d’une grande personne pour raconter la passion de Mathilde, la petite fille de Marthe, pour Rémi. Mathilde a six ans, elle passe ses vacances avec sa mère et des amies dans une maison provençale. Rémi a sept ans et leur passion est un éblouissement mutuel sous l’éclat solaire des tournesols.

Le récit de Noëlle Chatelet trouve les mots justes pour dire ce qui est peut-être le moment le plus important dans la vie de tout individu : le premier amour. –Gérard Meudal

 

L’auteur (source amazon) :
 Noëlle Châtelet poursuit à travers romans, nouvelles et essais une réflexion sur le corps, l’engendrement, les âges de la vie. Cet ouvrage pourrait être un complément de sa trilogie à succès parue chez Stock (La petite au tournesol, La dame en bleu, La femme coquelicot ), ou, si l’on préfère, un contrepoint de La dernière leçon, publié au Seuil en 2004 et vendu d’emblée à 130 000 exemplaires.
Ma lecture : 
Description très émouvantes des amours enfantines. 6 ans, 7 ans et ce sont les premiers émois du cœur, mais aussi du corps. On se prend à cette histoire délicate, propre à dessiller les yeux des adultes, trop souvent oublieux. Ce livre, qui dénote aussi l’ambiguïté des rapports mère-fille, est un  tourne-pages dont la moralité pourrait se formuler ainsi : on est très sérieux quand on a 6 ou 7 ans.
J’ai aimé ce texte, comme vous l’aurez compris.

Un bon fils-Pascal Bruckner (note de lecture)

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Résumé– sur Babelio- extrait :

« C’est l’histoire d’un enfant à la santé fragile, né après guerre et envoyé aussitôt dans un village d’Autriche pour soigner ses poumons. Sous la neige, il chante la gloire de Dieu et baragouine un patois allemand. Chaque soir, sous le regard aimant de sa mère, le chérubin prie le Seigneur pour qu’il provoque la mort de son père. « Rien de plus difficile que d’être père : héros, il écrase de sa gloire ; salaud, de son infamie ; ordinaire, de sa médiocrité » : le père est ici un mari violent et pervers qui bat sa femme et l’humilie, un obsessionnel antisémite et raciste, dont le fils va tout faire pour devenir le contre-modèle (« Je suis sa défaite »)… »

L’auteur :(Babelio, suite)

Il sera l’élève de Jankélévitch et de Barthes, le meilleur ami d’Alain Finkielkraut ; classé parmi les « intellectuels juifs » auxquels il s’identifie sans l’être[ ce sera sa fierté d’être pris pour l’un deux- ndlr], il aimera des femmes aux racines lointaines, sera un père aimant, un écrivain reconnu. Dans ce récit puissant, véritable « roman des origines », Pascal Bruckner raconte sa filiation personnelle et intellectuelle, nous offrant ainsi le sésame de son oeuvre entière….

Ma lecture : Lire la suite « Un bon fils-Pascal Bruckner (note de lecture) »

La galère !

Auto-édition : une solution alternative ; l’expérience de Manou.

(Manou Fuentes a, ENSUITE, créé un petit livre pour venir en aide aux intéressés : https://manoufuentes.wordpress.com/2016/04/07/createspace-pour-les-nuls/  )

 

Droit devant toi- roman de Henri Girard

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Biographie de l’auteur (amazon):

Après Jubilé, dans lequel il nous avait fait sourire de la solitude, Henri Girard explore les méandres de l’ivresse amoureuse, pour chercher à comprendre pourquoi aimer c’est, inéluctablement, détruire.

Sur son site :

Il ne faudrait pas grandir…

Une amitié entre deux adolescents, puis les désirs naissants pour ce mystère qu’est la Femme, forment le terreau d’un drame que l’on pressent, sans savoir ni où il plante ses racines, ni même s’il adviendra. L’émulation s’installe, sournoise. Entre les protagonistes devenus adultes, c’est même un jeu de pouvoir qui bientôt s’instaure. Mais la manipulation est une arme dangereuse et l’amour, le désir, la jalousie sont des détonateurs instables. Et lorsque l’explosion emporte tout, elle retourne aussi le roman comme un gant.

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Carte blanche à Anne Ledru (B)

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Anne est Belge et vit en Wallonie. J’ai déjà eu l’occasion de rédiger un article sur son roman « La face cachée de la lune » (ed. Chloé des Lys) ICI.

Elle est aussi une militante engagée dans diverses actions. Elle nous donne aujourd’hui un poème dédié à un jeune Palestinien qu’elle ne connaissait pas.

Pour Wi’am

 

L’histoire ne nous apprend rien,

L’histoire se répète sans fin. Lire la suite « Carte blanche à Anne Ledru (B) »

Rémoras, par M.I.A. (notule de lecture)

 

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E-book et livre papier

Présentation éditeur (sur amazon) :

Chacune des huit parties de cette nouvelle édition illustrée est enrichie d’une planche graphique inédite.
La version originale de ce roman – parue en février 2012 et également disponible sur Amazon – est restée présente plus de 220 jours dans le Top 100 Kindle français et une option d’adaptation télévisuelle aux États-Unis a été signée en juin 2013.
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« Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés ; les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique ». Marshall McLuhan
Trois anciens membres d’une cellule très spéciale des services de renseignement français décident de reprendre du service après une retraite de huit ans, afin d’échapper au « nettoyage » lancé par leurs anciens employeurs.
Dans leur sillage, ils entraîneront une série de cataclysmes qui les dépasse totalement et qui transformera le monde tel que vous le connaissez.
Qui sont vraiment ces trois « repentis » et peuvent-ils combattre le Cercle, ce groupe d’hommes discrets qui semble être aux commandes de la planète ?« Rémoras » concrétise la mise en commun de deux approches complémentaires du thriller de politique-fiction, la plume se mettant au service d’une histoire inspirée de faits réels qui flirte constamment avec l’actualité.
Saurez-vous même distinguer la réalité de la fiction ?
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Ce livre est le premier volet d’un ensemble composé de « Rémoras », « La Trappe » et de la trilogie « La Faille », à lire de préférence dans cet ordre pour une meilleure expérience de lecture.Préface de John Bastardi Daumont, auteur de « Décryptage du mensonge et de la manipulation » (Éditions La Martinière).Présentation détaillée de l’univers du roman et des auteurs sur leblogmia.com.

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Le blues de l’auteur

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Imaginez un auteur. Il essaie de faire son travail d’auteur : écrire des livres.

C’est déjà pas si simple ; ça dépend de l’auteur, parfois – pour certains d’entre eux – il met des mois et des mois ou même plus d’un an à trouver un sujet.
Quand il le tient enfin, il écrit le livre. C’est du travail, des corrections et encore du travail. Mais ce n’est peut-être pas le plus difficile;

Après commence la course à l’édition et c’est le pré-début : il envoie son texte aux éditeurs rigoureusement sélectionnés (dans le meilleur des cas). Lire la suite « Le blues de l’auteur »

Immortelle randonnée – Jean-Christophe Rufin

 

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Sur Babelio : 

Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le « Chemin du Nord » jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
« Chaque fois que l’on m’a posé la question : “Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ?”, j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout. »

Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Jean-Christophe Rufin, médecin, pionnier du mouvement humanitaire, a été ambassadeur de France au Sénégal de 2007 à 2010. Il est l’auteur de romans désormais classiques tels que L’Abyssin, Globalia, Rouge Brésil, prix Goncourt 2001.
Il est membre de l’Académie française depuis 2008.

Ma lecture :

Je crois avoir assez peu lu Rufin. Je me souviens que Rouge Brésil ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.
J’ai terminé il y a quelque temps  Immortelle randonnée et j’ai été séduit d’entrer ainsi sans effraction dans l’intimité des pensées du marcheur.
Anecdotes plaisantes, réflexions plus profondes rendent pour moi le livre plaisant, intéressant et instructif, sans oublier une langue que j’estime de belle eau, au point de me fendre d’un bref avis ici. J’ai découvert ensuite çà et là des avis très mitigés qui ne correspondent pas au mien.

Genèse d’un « peut-être livre »

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Ceux qui me connaissent, au moins un peu, savent que j’ai déjà 9 livres édités par de tout petits éditeurs. Je ne m’attarderai pas sur la difficulté de pénétrer le milieu de l’édition : tous ceux qui y aspirent (depuis quelque temps) sont au fait de cela .

Tous mes livres font moins de 26 500 mots : à tort ou à raison, je reste « spécialisé » dans le genre court, genre difficile à éditer en France. En fiction, ce sont des novellas.  Je dis toujours que  chez moi cela est dû à mes débuts, marqués par la poésie, jamais abandonnée. Est-ce vraiment la cause ?

Je dis aussi fréquemment que j’ai peu d’imagination : trouver un sujet m’est plus difficile que l’acte d’écriture lui-même. Après la fin de la rédaction de mon dernier livre  en septembre 2014(paru début novembre 2015), j’ai donc essayé de penser à un thème qui me motive suffisamment pour effectuer cet effort de rédaction d’un nouveau texte un peu long. J’avais un sujet qui me tenait à cœur : le sort réservé aux anciens sortis de vie active, dans notre société. Mais cela risquait d’être effroyablement triste et noir. Lire la suite « Genèse d’un « peut-être livre » »