La mare, en manteau de roi

99 ième poème consacré à cette mare (sur atramenta.net,  ma collection La Mare)

 

La mare en manteau de roi

À l’antépénultième jour d’octobre,

La mare est là, fascinante.

Elle étale sa splendeur, sans opprobre

Ni rien qui la rende indécente.

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Mon Sancy , 19 octobre 2024(journal)

Retrouvé, mon petit logis en montagne. Joie de revoir la Banne d’Ordanche, le Puy Gros et le Tenon, vassaux du Puy de Sancy (1886m) dans la lumière orangée de ce soir. À 18 heures, les pentes arborées et herbues déclinent à l’envi leur oratorio de roux, dégageant une impression de paix.
De ce 4 ième étage, la vue est imprenable.
À moins d’un mètre de moi, ma superbe vieille chatte tricolore étale, dans sa somnolence, ses accords blancs, noirs et roux en écho au spectacle qu’offre la nature à qui sait la regarder.
Ici « tout est ordre et beauté, luxe (immatériel), calme et volupté », comme l’écrivait Baudelaire, Charles, le Grand, dans son Invitation au voyage.
Dans mon cas, c’est un voyage immobile, une pensée volante, un bonheur rare. Quelques minutes plus tard la lumière a changé, l’or du soir n’illumine plus que deux des trois sommets, tandis que le dernier, couché en son ombre, invite ses deux collègues à aller, eux aussi, au repos.
Je lève les yeux : oh, l’un d’eux l’a déjà fait ! Le troisième résiste encore.
Pour peu de temps.
(Photo, mais le matin)

Contraste à la mare

Une petite quatre-vingt-dix-huitième pièce poétique pour ma collection « La Mare » sur atramenta.net, consacrée à ma minuscule mare du Carouge à Brétigny sur Orge ; encore un effort et on aura les cent ! 🙂 !
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3 octobre, la mare m’attendait.
Il était écrit que pour ce quatre-vingt-dix-huitième écrit,
Bon heur, mal heur, elle ne m’échapperait.
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Et comme à chaque fois, ici c’est la vie.
Une escouade de canards nageote vers la droite
Après qu’un congénère s’était dressé en verticale droite,
Battant des ailes vivement,
S’ébrouant pour mieux goûter l’instant.
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Plus haut, un groupe de marcheurs, tenace,
Tourne en rond, bâtons vifs découpant l’espace,
Bruit métallique, cliquetis des cannes
Frappant le sol, sans état d’âme.
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Au haut des arbres, après le vert tendre
On distingue déjà la douceur de l’ambre ;
Pour peu la paix se ferait,
N’était le grondement imparfait
D’une machine de la ville
Curant le fond ; bruit imbécile.
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Les premières feuilles doucement dérivent,
Jaunissent le vert de l’eau, là, près des rives.
Moi, je quitte l’endroit, misérable,
Le vacarme, ce jour, est insupportable.

Gaza etc.

Que voici un sujet clivant !

Néanmoins je n’ai pas envie de me taire plus longtemps, même si j’ai déjà laissé entendre ma position, toute personnelle, comme il se doit, sur les réseaux sociaux.

Le 7 octobre 2023, le Hamas a relancé les hostilités, pour les raisons qu’il est aisé d’imaginer, de son point de vue tout au moins.

À juste titre, la communauté internationale, quasi unanime, s’est indignée de ces massacres, quelque 1200 morts, de nombreux blessés, et a crié au terrorisme. Lire la suite « Gaza etc. »

Crépuscule d’août sur la mare (poésie)

Une 97 ième poésie dans ma collection La Mare, sur atramenta.net
(Irai-je jusqu’à lui consacrer au moins 100 textes ?)

Vacances finies, je retrouve ma mare

Quasi inchangée, mais sans crier gare,

Automne avance ses pions ;

C’est rosée sur l’herbe à son accès

Et aux arbres feuillage à foison.

Il n’est pas 9 h 30,

Nul trouble le lieu ne hante,

Calme absolu, hors sur l’eau cancanements,

Dans les airs pépiements.

Aux saules, les feuilles ont roussi

Et subrepticement l’on vieillit aussi.

Solitude complète, propice à la méditation

Sur la vie qui s’en va, comme à reculons.

Mais rien n’est triste,

C’est la loi, qui tous nous soumet,

Sans crainte ni regret

Calme, longtemps encore profiter

Car de cet endroit naît l’acceptation

Du sort à tous réservé, sans exception.

L’horloge a déjà passé sept tours et demi,

Il est toujours temps de songer au sens de la vie.

Une évidence – Agnès Martin-Lugand

L’auteure (wikipédia)  »

Agnès Martin-Lugand est une Française, romancière, née en 1979 en Ille-et-Vilaine. Elle quitte ses terres pour partir étudier à Paris. Mariée et mère de deux enfants, elle décide de revenir s’y installer avec toute sa famille.

Depuis son tout premier roman déjà best-seller en 2013, Les gens heureux lisent et boivent du café, elle fait partie du Top 10 des auteurs préférés des Français1. Traduits dans plus de trente-cinq langues, ses romans se sont vendus à près de 5 millions d’exemplaires en France et dans le monde. »

Le roman (Babelio) : Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.
Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats…
Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ?
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Les volets clos

30 juillet 2024

Depuis une semaine à La Bourboule, altitude 900 mètres. À nouveau dans cet havre de bien-être. Trois jours déjà que règne une canicule qui oblige à maintenir tous volets fermés. 31 ° à l’extérieur et quasiment 30 à ce quatrième étage, malgré les murs épais de ce bâtiment du début du XX ième. Les corps, à demi dénudés, sont tout le jour et même la nuit poisseux de transpiration.J’enrage d’écrire ceci sans pouvoir contempler « mes » montagnes, de ma table d’écriture : volets fermés, ai-je dit !Encore une journée à souffrir, demain, et viendra l’accalmie, les températures plus supportables, la montagne et ses randonnées retrouvées.J’ai hâte. Dans une heure, un orage annoncé – viendra-t-il ? – devrait nous faire gagner quelques degrés. C’est déjà ça : un début de vie plus normale.Encore 45 minutes à tenir… La bière bien fraîche donne un semblant de remède, un semblant seulement…

Changement à la mare (poésie)

Changement à la mare

(96 ième pièce poétique de ma collection la mare ; ici :toutes les œuvres

 

Le petit parc-nature où se niche ma mare

A pris des allures plus « civilisées »

La ville va, c’est sûr, y dérouler quelque festivité.

Une vingtaine de barnums blancs s’y égare.

 

Délaissée pour le moment,

La mare échappe encore au tintamarre Lire la suite « Changement à la mare (poésie) »

Et de 75 ! Hommage à ma mère.

Maman, 75 ans plus tard
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Il y a 75 ans , maman
Tu souffrais en me mettant au monde.
J’espère que le reste fut surtout joie,
Aussi gaieté, à l’image de toi
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Tu étais fière de mes études réussies,
Des marches de la condition sociale que j’ai gravies.
Parti de peu, de presque rien, j’arrivai à quelque chose de bien.
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Tu étais heureuse de mon mariage,
Des trois petits-enfants que nous t’avons donnés, mon épouse et moi.
Elle t’aimait beaucoup, plus que des gens proches d’elle par le lien
Et, somme toute, tu le valais bien.
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Aujourd’hui, maman, avec mes ans, légèrement pesants,
Je pense à toi dans l’au-delà,
Je sais qu’en devinant ces propos, là-bas, tu souriras.
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À toi, maman, tout ce que je te dois,
Amour, reconnaissance, comme de ce jour l’émoi.
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Un mariage remarquable

Comme je le disais il y a peu, j’atteins l’âge respectable de la séniorité et, avec ma compagne, nous avons vécu récemment quelque chose d’inédit pour nous, autant qu’exaltant. Mon amie est nounou de la petite d’une famille recomposée comptant quatre enfants. Cette famille est de culture juive, probablement d’origine marocaine et/ou tunisienne, et nous avons été très surpris d’être invités au mariage des parents, moi encore plus qui n’avait croisé la mère de la petite qu’une fois brièvement, échangeant trois ou quatre mots, et le papa encore plus furtivement juste deux jours avant la cérémonie. Nous ne connaissions donc personne d’autre et nous nous demandions comment nous allions pouvoir apprécier la soirée. Je précise que nous sommes tous deux de culture chrétienne, bien que non-pratiquants.

La salle louée était toute magnificence, innombrables lustres de verrerie, vastes salles, Lire la suite « Un mariage remarquable »