
émotion
Un mariage remarquable

Comme je le disais il y a peu, j’atteins l’âge respectable de la séniorité et, avec ma compagne, nous avons vécu récemment quelque chose d’inédit pour nous, autant qu’exaltant. Mon amie est nounou de la petite d’une famille recomposée comptant quatre enfants. Cette famille est de culture juive, probablement d’origine marocaine et/ou tunisienne, et nous avons été très surpris d’être invités au mariage des parents, moi encore plus qui n’avait croisé la mère de la petite qu’une fois brièvement, échangeant trois ou quatre mots, et le papa encore plus furtivement juste deux jours avant la cérémonie. Nous ne connaissions donc personne d’autre et nous nous demandions comment nous allions pouvoir apprécier la soirée. Je précise que nous sommes tous deux de culture chrétienne, bien que non-pratiquants.
La salle louée était toute magnificence, innombrables lustres de verrerie, vastes salles, Lire la suite « Un mariage remarquable »
Petit bonheur

Petit bonheur
17/04/2024
À trois mois de mes soixante-quinze ans, je vis un très bon moment du matin. J’écris ces lignes de ma chambre, face à la fenêtre et aux sommets légèrement couverts d’un peu de poudreuse. Il a neigé sur les hauteurs, cette nuit. Je discerne la brume qui lentement se dissipe avec le soleil pointant.
La Bourboule, Auvergne, département du Puy de Dôme, massif du Sancy, à 6 km du Mont Dore et à 900m d’altitude,
Je n’apprécie pas particulièrement le nom de cette petite ville, mais le lieu est idyllique, ou presque.
La haute Dordogne, près de sa source au Sancy, issue de la réunion de deux ruisseaux, la Dore et la Dogne, coule au pied de l’ancien hôtel qui abrite mon petit F2 superbement agencé et augmenté d’un débarras bien pratique.C’est une belle acquisition qui abritera mes futurs séjours : un immense parc à 50m, tous commerces guère plus loin, restaurants, fromageries, épiceries fines etc : tout pour charmer le gourmet (vins, fromages, produits locaux, salaisons…) et pas que ! J’en connais qui se délecteront à « faire les boutiques. » :)
Cette saison est étrange sur le plan du climat, Il y a deux jours, il faisait 27°, aujourd’hui, à 10h, il fait 2 ressentis -1.
Tout autour, la magnificence de la nature en moyenne montagne, chaumes d’altitude semblables aux alpages, herbe rase, grands espaces battus par les vents : tout ce que j’aime ! Sommets grandioses nous ramenant à notre petitesse d’humains souvent bouffis d’ego.
Merci à ma compagne d’avoir admirablement donné la touche finale à l’agencement de ce meublé ! Je regarde les arbres enneigés, blanc-poudrés sur les hauteurs et je me dis que cet endroit respire le bonheur. Merci la vie !
P,S, : je lève les yeux : il neigeote à nouveau, ce qui confère au lieu un autre charme, bien plaisant.
18/04
Même endroit, même heure : il neige cette fois à gros flocons ; la vue est totalement obstruée par un épais brouillard neigeux ; On ne distingue rien à 20 mètres ni, bien sûr, aucun sommet. Bientôt la ville sera totalement couverte d’un majestueux drapé blanc. Autre merveille !
Un vieux rêve personnel

Un vieux rêve personnel
L’une de mes passions est la nature : je me qualifie volontiers de rat des champs ; en général je déteste la ville, sauf les petites, à taille humaine : Salzburg, dont je fus amoureux, Bayonne etc.
J’apprécie en particulier la montagne, même moyenne, ainsi que la randonnée en ces lieux.
Cette année, j’ai pu acquérir un pied à terre dans le Massif central qui me permettra de me ressourcer à 950 m d’altitude et de là , je l’espère, étant donné mes 75 ans proches, de m’adonner encore à cette pratique de prédilection et d’y écrire de belles pages car c’est aussi l’une de mes sources d’inspiration en écriture.
Voilà, juste ce petit billet d’humeur pour vous dire mon bonheur présent. J’en souris et vous souhaite d’en vivre de semblables… ou d’autres, selon vous propres penchants !
Novembremare (poésie)

90 ième pièce poétique de ma collection « La Mare »
https://www.atramenta.net/collections/la-mare/1578-913
Incidemment, matin
À la mare suis passé.
La presque pénombre du jour sans joie
Rehaussait, de toi, l’étrange beauté.
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Tu n’étais qu’or, bronze et ambre
Au feuillage jonché
Recouvrant ton pourtour et ta face,
Égayant l’obscurité obligée.
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Aux cieux, les yeux soudain levés,
La lumière a jailli,
La trouée, l’éclaircie,
Me laissant un instant
Abasourdi, ébloui,
Conquis.
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Oh, ma mare, mille fois encore, grand merci !
Changer l’eau des fleurs- Valérie Perrin

Changer l’eau des fleurs, de Valérie Perrin
Je referme ce livre, le troisième d’affilée que je lis de l’auteure, et là je suis pratiquement « sonné ».
J’avais adoré « Les oubliés du_ dimanche » et aussi « Trois ».
Cette fois, je suis bluffé davantage encore. J’ai trouvé le livre époustouflant, remarquable. Je n’ai pas de mots.
L’auteure a tout simplement écrit LA VIE ! J’ai rarement lu un ouvrage d’une telle richesse et profondeur. Merci, Madame !
Le prochain que je lirai me paraître peut-être un peu fade.
Mi-septembre à la mare (poésie)

90 ième pièce poétique de ma collection « La mare »
Mare à nouveau par moi bien négligée
Tu es, ce jour, enfin en joie retrouvée.
Ta verte livrée un peu feuilles-jonchée
Leurre canes et canetons affamés.
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Ils criaillent, en quête de pitance,
Tournent, virent, comme sied à leur engeance.
À l’autre rive, toute proche, en déshérence le ponton
Démonté dresse encore ses piliers d’abandon.
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Naguère, jeunes mariés aimaient s’y faire photographier,
Dominant le plan, tout ceints de frondaisons.
Leurs silhouettes enlacées, virtuelles
Hantent ce lieu mémoriel
Pour m’adresser mine de salut fraternel.
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Voyez comme les amoureux de la place se lancent en confiance
D’invisibles signes de connivence.
Le soleil incendiaire des derniers jours a fui
Et c’est fraîcheur, plaisir, bonheur.
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On se plaît à ici jouir de la vie,
Retrouver la paix, l’équanimité, l’envie !
Deux impressions de lecture


Deux impressions de lecture
Cher Monsieur L’éditeur – Laurent Tournesac
Résumé (Babélio) :
Pourquoi envoyer son manuscrit à des éditeurs lorsqu’on connaît les innombrables bévues que ceux-ci ont commises dans l’histoire littéraire ?
Lolita de Vladimir Nabokov : 6 refus, Harry Potter de J. K. Rowling : 12 refus, Murphy de Samuel Beckett : 42 refus, L’Affaire Jane Eyre de Jasper Fforde : 76 refus, Le Boogie des rêves perdus de James Lee Burke : 111 refus… Et que dire des échecs essuyés par Marcel Proust, Julien Gracq, George Orwell, Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Jack Kerouac, John Kennedy Toole, Andreï Makine, Amélie Nothomb et tant d’autres ? L’expéditeur de cette lettre révèle à un éditeur, rencontré lors d’une soirée, pourquoi il n’enverra jamais ses manuscrits aux gens de sa profession. Il n’a aucune confiance en leur jugement !
Il rappelle dans ces pages combien l’histoire littéraire, parsemée d’embûches, recense de chefs-d’œuvre rejetés avant que la chance, le hasard ou la persévérance les sortent in extremis de l’ombre à laquelle ils semblaient condamnés.
Au-delà des anecdotes, ce correspondant tente de cerner les raisons de ces surprenantes méprises, les limites du métier d’éditeur, ses écueils… Au terme de sa réflexion, changera-t-il d’avis, fera-t-il lire ses textes malgré tout ? Ce qui est certain, c’est que cette lettre ouverte consolera tous ceux dont les tiroirs recèlent des manuscrits refusés. Peut-être est-il temps de les ressortir, de s’armer de patience, de détermination et de se battre pour eux ?
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Ma lecture :
Je vois trois autres avis su amazon, positifs
Bien que concernė par le thème (lettres de refus), j’ai lu ce livre sans plaisir. La langue est parfaite, admirable même. Pour moi, le livre se présente surtout comme un étude de cas très documentée, presque scientifique. Ce côté que j’ai ressenti comme « catalogue » ne m’a pas du tout emporté. J’ai eu de plus le sentiment que la rigueur des démonstrations se voulant implacables se faisait sur un ton un peu « bel esprit », qui m’a également déplu. Mais c’est d’une belle écriture.
Trois- Valérie Perrin
Résumé (Babelio) : « Je m’appelle Virginie. Aujourd’hui, de Nina, Adrien et Etienne, seul Adrien me parle encore.
Nina me méprise. Quant à Etienne, c’est moi qui ne veux plus de lui. Pourtant, ils me fascinent depuis l’enfance. Je ne me suis jamais attachée qu’à ces trois-là. »
1986. Adrien, Etienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.
2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi. Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?
Valérie Perrin a ce don de saisir la profondeur insoupçonnée des choses de la vie. Au fil d’une intrigue poignante et implacable, elle nous plonge au cœur de l’adolescence, du temps qui passe et nous sépare.
Ma lecture :
Moi qui ne lis quasiment jamais de « pavés », j’ai osé entamer la lecture de ces 765 pages et alors, là, j’ai été complètement séduit et j’ai foncé, foncé vers la fin, tant je voulais connaître l’issue . Je décerne un immense bravo à l’auteure car je pense que je n’avais pas eu un tel coup de cœur depuis « Réparer les vivants » de Maylis de Kérangal. Vers le milieu de l’ouvrage apparaît un personnage dont pendant près de deux cents pages je n’ai su déterminer qui c’était. Pour moi, un superbe livre J’ai déjà deux autres livres d’elle dans ma PAL.
Mon père – Grégoire Delacourt. ( Note de lecture )

Résumé (babelio):
« Mon Père c’est, d’une certaine manière, l’éternelle histoire du père et du fils et donc du bien et du mal. Souvenons-nous d’Abraham.
Je voulais depuis longtemps écrire le mal qu’on fait à un enfant, qui oblige le père à s’interroger sur sa propre éducation. Ainsi, lorsque Édouard découvre celui qui a violenté son fils et le retrouve, a-t-il le droit de franchir les frontières de cette justice qui fait peu de cas des enfants fracassés ? Et quand on sait que le violenteur est un prêtre et que nous sommes dans la tourmente de ces effroyables affaires, dans le silence coupable de l’Église, peut-on continuer de se taire ? Pardonner à un coupable peut-il réparer sa victime ?
Mon Père est un huis clos où s’affrontent un prêtre et un père. Lire la suite « Mon père – Grégoire Delacourt. ( Note de lecture ) »
Une promesse- Sorj Chalendon (note de lecture)

Résumé : « Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S’accomplit ainsi (un) serment …
Voici l’histoire d’un mystère et d’une fraternité. »
L’auteur : « Sorj Chalandon est un écrivain et journaliste français. Après avoir travaillé trente-quatre ans à Libération, il est aujourd’hui membre de la rédaction du Canard enchaîné. Lire la suite « Une promesse- Sorj Chalendon (note de lecture) »