L’écriture, notamment la poésie, et moi

 

 

 

 

 

 

Illustration :pixabay,beastetrnchen

J’avais presque 46 ans quand elle m’a saisi et cela dure depuis 32 ans. Un chamboulement dans ma vie personnelle en a été l’occasion. J’ai d’abord rédigé 6 ou 7 feuillets en prose puis je suis presque aussitôt passé à la poésie, qui m’a semblé alors mieux correspondre à ce que je voulais exprimer. C’est un désordre de nature sentimentale qui m’a fait emprunter ce chemin.

Si j’écris aussi des nouvelles (peu), des novellas (romans courts), des récits vécus, on trouve toujours dans mon écriture cette prédilection pour la forme courte. Je n’ai jamais cessé d’écrire de la poésie, contemporaine, en vers libres avec juste rimes et rimes intérieures pour le rythme, et j’avoue que c’est ce que je préfère dans l’exercice de l’écrit. Cela doit mieux correspondre à ma « Weltanschauung », comme l’on dit Outre-Rhin, ma manière de voir le et d’être au monde. J’écris dans l’urgence du dire, serré, avec le plus souvent la spontanéité du premier jet, dans un souci de sincérité. Paradoxalement j’aime aussi faire de longues descriptions, précisés, riches, mais j’en use bizarrement fort peu dans le roman court (pour cause) ; peut-être de par cette volonté d’aller au fait, dans l’urgence. Je n’aime pas beaucoup retravailler mes textes, je le fais quand il y a obligation (dans le récit et le roman), mais bien souvent les variantes sont minces par rapport à la version 1. Toujours cette volonté d’aller à l’important à mes yeux ; également –  avouons le – une certaine propension à une légère paresse et à trop de confiance en moi, oups !  🙂

Revenons à la  poésie : je pense que la mienne se caractérise par description légère, émotion, sensation et réflexion. Quelqu’un a dit naguère que la sensualité était ma marque de fabrique ? Je vous laisse juges !

C’est d’abord un lac qui m’a inspiré, le lieu magique où j’allais confier mes secrets (cf mon livre 1, Saisons d’une passion, dont les deux éditions portent l’image du lac sur la couverture). Ensuite mon propos poétique tourna autour du train et de tout ce que l’on y vit lorsque moi je fus contrainte de l’emprunter pour raisons professionnelles. Il devint longtemps mon lieu et mon sujet d’écriture (voir mon livre Saisons poétiques en train). Parallèlement et en mineur, la vie et ses impederata fut aussi source d’écrit (mon recueil D’eau et de vie).

Enfin et jusqu’à présent la poésie se niche pour moi autour d’une minuscule Mare près de mon domicile, là où je vais me ressourcer en Nature, même si en ce lieu elle est non brute. Cette nature que j’aime tant et ne cesse de nourrir mes écrits. Je m’attache à cette mare depuis plus de 15  ans et elle m’a dicté aujourd’hui quelque 113 poèmes (presque en totalité dans mon dernier  recueil Murmures d’une Mare).

Voilà ici retracé une partie de mon parcours d’écriture dans son aspect « poétique ». Je ne sais trop si mes lecteurs s’en régalent ; en tout état de cause, à moi il apporte beaucoup. C’est même – parmi d’autres – une de mes raisons de vivre.

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