
Cinq lustres, vingt-cinq ans passés, que l’émotion m’a fait prendre la plume. Ce fut l’ouverture à une autre vie, largement dominée par l’écrit.
Je ne puis que me réjouir de ces premières amours interdites ; d’abord de par leur apport dans ma vie personnelle (ici l’anecdotique), ensuite et surtout par leur effet secondaire ou comment l’amour mena à l’amour de l’écriture (le principal).
C’est donc par une volonté de rompre le secret — une sorte de dialogue éclairant – aussi– avec moi-même — que naquit ce goût du partage littéraire. Chez moi il se focalisa d’abord sur le vécu, principalement sous une forme poétique, mais un vécu tendant également à se dire dans ce qu’il a d’humainement universel.
Puis un mûrissement personnel me conduisit à découvrir l’universel aussi dans la fiction. “Dans le roman, il y a tout”, comme on le dit parfois.
Dès lors, je pus mener de front alternativement fiction et non-fiction, romans courts, récits de vie et poésie. l’objectif principal étant toujours de rencontrer le bonheur personnel dans et par l’acte créatif du dire, de l’écrire plutôt, en visant le beau et/ou le bien dire.
C’est peut-être cette dernière nuance qui fait que d’auteur on devient écrivain.
Comme des amis écrivains l’ont récemment exposé, quand de surcroît vient la reconnaissance d’autrui, même très modeste, alors ce bonheur individuel devient complet : mélange étonnant du partagé et du personnel. Complexité du monde dans le microcosme qu’est l’Homme comme dans le macrocosme du non-soi.
PS : de 25 ans, on est passé à 31 ans… 🙂