

Blog claudecolson.com (images pixabay SharoE et Ylanite)
Je vais enfoncer une porte ouverte, « Bis repetita placent ». D’après ma « petite » expérience, l’intérêt pour la lecture s’est considérablement effondré depuis la première Covid, il y a six ans. Je le constate dans les rares salons du livre que je fréquente ou, même, dans les espaces culturels spécialisés : on attend, attend, attend l’éventuel lecteur intéressé. En ce débit d’après-mlidi, j’officie dans un tel lieu depuis 3h30 sur mon stand, seul auteur, et j’« ai dédicacé,,, 1 livre, Un peu par hasard à un étranger sympathique, parlant assez mal le français et devant faire usage de Google traduction à 50 %. je le pense surtout à la recherche de contacts en France, ce qui n’est en rien blâmable..
Avant 2020 j’aurais dédicacé au moins 4 ou 5 fois plus, Depuis cette date, mes ventes baissent graduellement, Je pense le phénomène assez général et c’est désolant pour la culture, le règne omniprésent de l’image facile ne remplacera jamais la réflexion, la projection (sic), la création personnelle qu’engendre la lecture avec son temps d’arrêt possible.
Il est à craindre que la population s’abêtisse, devenant la proie des manipulations des lobbies de toute sorte ; l’image passe vite, laisse peu de temps de pause pour l’analyse ; on en reste à la première impression,
Tout cela est dommageable pour le devenir de l’Humain, signe des temps, hélas !
PS : après 5 heures de présence, j’en suis au même point : 1 livre et après 7 heures, je termine à 2 ! Certes les 35° extérieur y sont aussi pour quelque chose ; les ventes de l’enseigne chutent drastiquement depuis 5 jours, la clientèle retraitée n’empruntant plus les voitures-fournaise, même si ici il y a la clim.
PS 2 : bémol positif du lendemain : je viens de regarder mes bilans de vente lors de mes visites dans ce même lieu depuis 3 ans : 9 livres, 3 livres (pluie diluvienne toute la journée), 8 livres et enfin ces 2, sous la canicule.
Peut-être que les enseignes genre Fnac, Cultura etc restent encoreun peu préservées, les jours « normaux »…Je pense néanmoins que la tendance est là, pernicieuse.