recueil « Saisons poétiques en train » (suite)

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Bonjour à vous,

Mes « vacances » de retraité étant terminées, je reprends les publications sur ce blog avec un nouvel extrait de mon dernier livre (cf titre de cet article), éditions Hugues Facorat).

Cette fois c’est un poème de la troisième des cinq parties : voyages de printemps

(d’autres poèmes du livre peuvent être lus dans les commentaires de la page dédiée au livre ou dans ceux des articles de cette catégorie Nouveau livre)

LE DÉCOR

File, file, fonce ; fonce, fonce et file
Le train de nuit vers Paris,
Qui savamment le noir défonce.
Mars en guerre n’offre pourtant
Pas résistance bien longtemps.
Sur les coteaux, obscurs et loin
Une forêt de lumignons serrés veille.
Patiente, elle attend l’aube qui point.

Le voyageur dédaigne les bourgs
Encore ensuqués, de sommeil gourds.
Les gares sales et blafardes.
Il s’attache aux lointains que la nuit garde.
L’obscur cache la laideur,
Égalise tout en beauté,
Pour une fois bien partagée.

Pour peu encore : c’est bientôt l’heure
Où le jour cruel fera qui pauvre, qui riche,
Opposera l’homme à l’homme, en grâce chiche ;

Aime la nuit, dispensatrice !

Mais comme toute chose elle est biface,
Recèle aussi pièges et menaces,
Complots ourdis, gens agressés :
La nuit parfois est sans pitié.

Le jour, la nuit, tantôt ennemis, tantôt complices,
Sont le décor où tu te glisses
Pour comme chacun faire de ton mieux,
Mener ta barque où faire se peut.

NOUVELLE AUBE (poème)

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Voici un deuxième poème extrait de mon recueil « Saisons poétiques en train ; voyages au fil de la vie » (éditions Hugues Facorat – décembre 2014- 13 euros).

Celui-ci ouvre la deuxième des cinq parties : Voyages d’hiver.

(un premier poème peut être lu sur ce blog, dans les commentaires de la page dédiée au livre ou dans ceux dans la catégorie Plus sur mes livres)

NOUVELLE AUBE

Le jour poignant

S’accroche avec timidité

À la froideur des vitres gelées.

Matin blêmit le verre

Et sa chaleur-lumière s’en vient

Peu à peu contrecarrer

Les glacis de la nuit.

Balancier des heures

Devant l’œil qui les scrute,

Toutes de clarté aux parts obscures,

Tu figures des âmes les aspects variés,

Les chapes bien trop dures

Comme les flux de guipure

Des mouvements du cœur.

Saisons poétiques en train – poèmes et réflexions

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Ce dernier opus, paru le 23 décembre dernier (hfedition), est avant tout un recueil de poèmes (de train !). Il en recèle en effet quatre-vingts.

Pour couper le rythme, respirer un peu, j’y ai adjoint une vingtaine de petits textes en prose dont je vous livre ici le troisième (dans la section Voyages d’hiver) :

RÉFLEXIONS TOUT À TRAC

Ce matin, aux stations, le train s’arrête beaucoup plus longuement que d’ordinaire. D’interminables minutes. Et c’est l’anormal, le figé. Comme si la vie était sortie de son lit.
Chez les voyageurs on devine alors une sorte de sourd malaise. On se regarde furtivement ; après tout, on ne se connaît pas. On pense pourtant à peu près la même chose. Vite détourner les yeux. Comme si de rien.
Se réfugier dans la normalité de l’indifférence. Pourtant, l’extraordinaire nous amène aux bords de l’humanité. Il s’en faudrait de peu pour que.

   Ce malaise va au-delà de la crainte du patron, bientôt furieux du retard…/ Lire la suite « Saisons poétiques en train – poèmes et réflexions »

À propos de mes « Saisons poétiques en train » (ed. Hugues Facorat, déc.2014)

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Un auteur aime chacun de ses livres : il y a laissé une partie de lui-même, avant de les offrir à un lectorat potentiel.

J’ai cependant dit dans mon article du 9 janvier que deux de ceux-ci tenaient une place particulière dans ma bibliographie.

C’était à la fois vrai et faux.

Faux car c’était faire fi de mes trois premiers livre (ed. Chloé des Lys), où – au travers d’une expérience personnelle – j’essaie d’analyser le mécanisme de la passion amoureuse. L’amour est bien sûr une dimension fondamentale, peut-être la dimension première – de l’être humain. Mais la passion est éphémère…

(Ce propos me donne à penser – en coq à l’âne – que les œuvres d’auto-fiction engageraient peut-être davantage leur auteur que la fiction… C’est là un autre débat…).

C’est également vrai car l’importance à mes yeux de mon dernier livre de poésie est – comme celle de « Chemins croisés » dont je parlais récemment d’un autre ordre – quoiqu’encore différent.

Si les 3 premiers contenaient chacun un tiers de poésie, celui-là en recèle 80% et je pense pouvoir le qualifier de recueil de poèmes, un premier recueil en quelque sorte après vingt ans d’écriture.    …/

Lire la suite « À propos de mes « Saisons poétiques en train » (ed. Hugues Facorat, déc.2014) »

Mon 8 ème livre arrive…

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Hugues Facorat Edition a reçu cet après-midi mes « Saisons poétiques en train » et m’en poste 20 en urgence lundi 21 décembre.

« Saisons poétiques en train«  (voyages au fil de la vie), rédigées 7 ans durant, 80 poèmes, vingt textes courts en prose, ordonnés en voyages d’automne, d’hiver, de printemps, d’été et « fin de partie,derniers voyages en train » sont aussi disponibles chez l’éditeur Hugues Facorat avant Noël.

(ajout du 23 décembre : j’ai reçu 20 exemplaires !)

À 13 euros seulement.(21X15, 128 pages).
Je suis venu à l’écriture par la poésie il y a près de 20 ans et ce 8 e livre est mon premier « vrai » recueil de poésies, un retour aux sources.

La quatrième de couverture :

« Du mythique « Orient Express » au dernier des tortillards, le train est un lieu où se déroulent des vies, nos vies. Bien plus loin que nos destinations, il nous emporte au cœur de nos rêves.
Avec «Saisons poétiques en train», Claude COLSON raconte un voyage que beaucoup partagent quotidiennement.

Lire la suite « Mon 8 ème livre arrive… »