Deux, Pair et manque, roman autobiographique

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Bonjour à vous tous, lectrices et lecteurs de ce blog.

Il est arrivé, né le 29 octobre 2015 ! Lui, c’est mon 9 ème livre, moitié fiction, moitié autobio,  pour autant qu’on puisse quantifier… (j’adore les genres mixtes).

Son pitch :

L’existence de Bertrand Duportet, jusqu’ici tranquille, va connaître quelques turbulences : son couple bat de l’aile, sa situation professionnelle est de plus en plus inconfortable, et une révélation à la fois bouleversante et inattendue sur les circonstances de sa naissance vient de lui être faite. Entre anxiété, questionnement et sentiment de solitude, Bertrand traverse une profonde crise existentielle.
Qui est l’auteur du petit mot trouvé dans les affaires d’Anne, son épouse ? Pourquoi celle-ci se montre-t-elle aussi distante envers lui ? Lire la suite « Deux, Pair et manque, roman autobiographique »

La neige (mini-nouvelle)

La neige tombait depuis trois jours et trois nuits. Elle étendait sur toute chose sa couverture à la fois légère et angoissante. Les bruits qui subsistaient s’en trouvaient filtrés : le crissement lent des pneus lorsque passait une rare voiture, le martèlement des coups s’élevant par intervalles de la forge voisine.

Le hameau, replié sur lui-même, était à présent injoignable par ses quatre routes d’accès. D’énormes congères barraient les chaussées et le courageux chasse-neige qui s’efforçait de passer une fois chaque jour voyait la mince voie qu’ils venait de dégager très vite à nouveau obstruée.

Le vent soufflait violemment et quiconque mettait le nez dehors était immédiatement giflé par les flocons gelés que la tempête propulsait vivement vers lui. Ils se transformaient en cristaux de givre sur les bonnets de laine ou s’accrochaient un instant aux sourcils où les premiers fondaient avant de se figer à nouveau, vite recouverts par la vague suivante. Lire la suite « La neige (mini-nouvelle) »

La face cachée de la lune- Anne ledru (note de lecture)

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Anne ledru

Anne Ledru est née en 1959. Graphiste et formatrice en alphabétisation pour adultes, elle vit depuis plus de vingt ans à Tournai (B).
La face cachée de la lune est son premier roman.

La quatrième de couverture : Que faire de sa vie quand on a 22 ans, un château et une mère à moitié folle ?
Que faire lorsque le grand amour de sa vie est chaque jour plus inaccessible ? Comment débrouiller les énigmes de son passé pour se construire un avenir ?
Qui suis-je, moi, Jehan de la Vallière ?

Je ne veux pas vous cacher que l’auteur est éditée chez Chloé des lys, comme moi-même pour 3 de mes 9 livres (le 9 e arrive) et que je l’ai rencontrée une fois ; je la connais donc un peu. Je sais qu’elle a travaillé 10 ans à l’écriture de ce premier livre.

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Nouvel extrait de « Aimez-Vous la danse ? novella polardo-sentimentale

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Existe en versions numérique et papier, éditions Hélène Jacob.

« « Aimez-vous la danse ? Même si les cœurs hésitent, emportés par une étrange valse de circonstances, même si les corps se heurtent à l’implacable tempo du destin, la danse se poursuivra…trépidante de vie » De l’amour, du polar, de l’élégance, entrez dans la danse de Claude Colson. »  une lectrice.

Les 15 premières pages sont sur youscribe ; sur ce blog, dans la rubrique « Plus sur mes livres » vous pouvez aussi trouver les chapitres 22 et 23.

Chapitre 21

 

 

Mercredi matin, huit heures quarante-cinq.

Jean-Pierre avait réfléchi toute la nuit, ses soucis étaient multiples. Il téléphona à Manuel Garcia, dit Manito le Réglo. C’était un truand niçois, depuis longtemps repenti ; les deux hommes s’appréciaient. Manito avait été un bandit à l’ancienne, une sorte de Robin des bois qui ne détroussait que les riches. Jamais il n’avait fait usage de son feu, sauf une fois, lors d’une poursuite difficile où l’un de ses coéquipiers avait voulu tirer précisément  sur… Jean-Pierre.

Manuel l’avait blessé légèrement pour l’en empêcher puis l’avait traîné dans sa voiture toute proche – pas question pour Manu de laisser un des siens sur le carreau  ;  ils avaient réussi à échapper aux poursuivants. Manito, comme tout homme du métier, était un chauffeur hors pair

Jean-Pierre lui en avait été reconnaissant à vie et eut même l’occasion de payer sa dette en le laissant une autre fois s’échapper d’une souricière tendue par René. Ce n’est d’ailleurs que grâce à la bienveillance de celui-ci qu’il avait échappé à l’I.G.S, sur ce coup-là.  Depuis, l’estime entre Manu et Delsault était réciproque. Garcia avait environ cinquante-cinq ans. Sur la fin de sa carrière il avait changé de terrain de jeu et fait quelques casses en Italie avec Julio Malese, un petit mafioso plus expéditif. Néanmoins les deux hommes s’étaient toujours bien entendus jusqu’à ce que Manu se range  des voitures. Il fut fort étonné lorsque son téléphone sonna et qu’il entendit :

  • Allô, le Réglo ?
  • Ah, c’est toi, le Chef, ou plutôt Broussard ; dans notre camp c’est plus souvent comme ça qu’on t’appelait. Je me demandais qui pouvait me téléphoner  si tôt. On est dans le sud ici, t’as oublié ?
  • Écoute, Manu, je ne rigole pas ; j’crois que j’vais avoir besoin d’toi.
  • Qu’est-ce qui t’arrive, mon grand ?
  • Ben, tu sais, le Tchèque, celui que j’ai mis au ballon il y a   près de cinq ans, juste avant de raccrocher, il est sorti et il est après moi.
  • Sérieux ?
  • Je pense ; il m’a envoyé le cadeau corse, tu vois ?
  • Merde, une tête brûlée, celui-là, toujours en marge et très capable de se mettre tout le milieu à dos. Tu sais que chez nous on n’aime pas les vagues ni  les tours de vis de chez vous quand on s’en prend à l’un des vôtres. Qu’attends-tu de moi ?
  • Je sais que t’es resté en contact avec la mafia du nord, en Italie, la branche mineure. Je voudrais que tu m’arranges un rancard avec l’un des leurs, j’ai dans l’idée de régler ce problème au plus vite.
  • Je ne peux rien t’refuser, Broussard. J’te mets en relation avec mon ex partenaire. Un peu chaud du cigare, mais tu peux lui faire confiance. Mes amis sont ses amis.
  • OK, merci, l’Réglo ! alors j’attends ton coup de fil.
  • Oui, ça ira vite, il faut juste que je m’arrange avec lui.

T’auras très bientôt de mes nouvelles, ça te va ? Mais il va monnayer ses services, tu t’doutes. T’as l’blé, j’suppose. Bon, d’ici là j’envoie un gars qui va t’surveiller d’loin, histoire d’veiller au grain. T’affoles pas quand tu le repèreras, il aura une foulard noir et ne te voudras que du bien.

  • Parfait, Manuel, à très vite alors !

Jean-Pierre raccrocha, satisfait.

Plus et commande éventuelle ici : http://www.editionshj-store.com/products/aimez-vous-la-danse-claude-colson?referer=https://s-static.ak.facebook.com/platform/page_proxy/hv09mZVdEP8.js&source_app=facebook-store&sfb_refer=true

 

Malle sanglante (historiette)

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(texte à contraintes : employer les termes gadoue, rectangle, buvard, cantique, coquille, olé, serpentin)

Pierre Truzimu marchait là, au beau milieu du champ, dans la gadoue qui çà et là giclait de dessous ses chaussures de ville pour venir atterrir mollement avec un petit

« slasschhh » sur ses bas de pantalon au pli impeccable.

 Olé, ça va barder ce soir, avec ma virago, merde ! Pourvu qu’elle soit d’humeur, sinon elle va me chanter un de ces cantiques !!

Pierre était un aficionado…

  Il atteignit enfin le tertre que Froissard, son associé, lui avait décrit et ne fut pas long à découvrir l’espèce de trou qui se trouvait là, au pied des trois chênes. Un morceau de métal vert y luisait d’un éclat mat au travers du rectangle minuscule de ce qui paraissait être l’ouverture d’une cachette très bien dissimulée.

Un frisson d’excitation mêlée de peur le parcourut quand il réussit à y introduire la main. Il palpa précautionneusement de droite et de gauche et finit par trouver, vers le bas, une sorte d’anneau. Doucement il le tira et cela libéra un panneau qu’il n’avait pas remarqué, au sol, parfaitement recouvert de mousses et de terre.

Au fond de la  planque, la malle dont Froisard lui avait parlé.

Il sentit la sueur lui descendre dans le dos.

Il tendit la main. La cantine n’était même pas cadenassée. Avec crainte il bascula le couvercle et ne trouva qu’un buvard. Un peu remis, il souleva le dessus. Dedans, une lettre cachetée à la cire.

 Voilà bien des mystères , se dit-il,  complètement rassuré à présent.

Froissard et lui étaient détectives associés et depuis un mois ils travaillaient pour le compte d’un homme qui leur avait demandé de filer sa femme dont le comportement lui semblait étrange.

Froissard l’avait vue, par une nuit claire de nouvelle lune, venir jusqu’à ce lieu et s’activer près de la cachette. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien tramer ?

Fébrile, il décacheta la lettre.

« Bande de pooucs (sûrement une coquille !) J’ai deviné votre manège depuis des semaines. Allez donc vous faire voir chez les grecs ! »

   À demi groggy, il se redressa lentement et s’éloigna d’un pas serpentin, tentant de se consoler d’un : Allez, mon Pierrot, tu en verras d’autres.

   Mais qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir dire à son client qu’il avait jour après jour tenu au courant des progrès de ses démarches ?

Novella légère et un peu grave pour l’été: « Aimez-vous la danse ? »(extrait)

Existe en versions numérique et papier.

« « Aimez-vous la danse ? Même si les cœurs hésitent, emportés par une étrange valse de circonstances, même si les corps se heurtent à l’implacable tempo du destin, la danse se poursuivra…trépidante de vie » De l’amour, du polar, de l’élégance, entrez dans la danse de Claude Colson. »

« Même si les cœurs hésitent, emportés par une étrange valse de circonstances, même si les corps se heurtent à l’implacable tempo du destin, la danse se poursuivra…trépignante de vie ». De l’amour, du polar. Aimez-vous la danse ? de…
editionshelenejacob.com

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Les lecteurs et « La petite boutique des sentiments » (novella)

boutique (Une page est également dédiée à ce livre sur ce blog)

Paru en 2012 sous le titre « Malgré tout », » La petite boutique des sentiments » a été réédité en 2014 (livre papier et numérique) par les éditions Clément) ; c’est un roman court, sentimental.

Les avis :

– JF C: « un roman court et un petit bijou. C’est un livre étonnant…A lire la quatrième couverture, le lecteur s’attend à une histoire d’amour un peu banale, écrite à la va vite. Mais très vite, dès les toutes premières pages, le lecteur se reprend : la rencontre entre cette femme et cet homme est une découverte pour l’un comme pour l’autre.

L’auteur possède une plume fine et alerte et maîtrise totalement le français, ce qui ne gâche pas l’ouvrage, bien évidemment. Sexagénaire et veuf, Michel ne cherche ni conquête, ni aventure jusqu’au jour où il rencontre Charline, de dix ans sa cadette.. L’attirance réciproque est immédiate mais rien n’est facile ni pour l’un, ni surtout pour l’autre qui vit en couple. Chacun est le produit de sa propre histoire, de sa filiation, de ses rencontres et aussi de ses déconvenues et la renaissance amoureuse n’est pas un long fleuve tranquille. Sans rien dévoiler du destin original de Charline et de cet amour fort naissant, « on » peut dire que ce livre aborde des questions d’actualité et s’éloigne des sentiers battus du paraître et du conformisme. ; Il n’est pas toujours facile d’être accepté (e), même dans cette France post soixante huitarde. Certaines personnes jugeaient comme des perversions, les relations hors mariage et comme l’écrit avec justesse l’auteur : «Les gens critiquaient du bout des lèvres la vie sexuelle d’autrui, et ce d’autant plus qu’ils vivaient eux-mêmes dans le plus total refoulement»…Le trait est dur mais malheureusement réaliste !

Ah ! j’oubliais : ne pensez pas lire ce roman par petits bouts, il n’y a pas de suspense proprement dit mais un fil invisible vous empêche de le refermer avant que l’histoire soit terminée.

Goûtez ce petit bijou.

– CG : « Une histoire d’amour c’est simple, c’est deux personnes, un et un qui font deux, mais dans la réalité, ça se complique. Claude Colson dans son livre décrit avec précision et une vraie sensibilité les maladresses et la fragilité d’un nouvel amour, quel que soit l’age, quelles que soient les expériences du passé. Ses personnages suivent un fil invisible prêt à ce casser à chaque instant. J’ai beaucoup aimé ce livre, lu d’une traite. On se plonge dans le passé des personnages pour mieux comprendre d’où viennent leurs hésitations, leurs pertubations à une histoire en devenir. »

– EC :  » Ce livre m’a étonné par sa maturité d’esprit. l’homme, torturé par les non-dits de la femme qu’il vient de rencontrer et dont il est tombé amoureux, dépasse ses peurs, ses à-priori, pour aimer enfin. belle preuve d’amour, ma foi. Ce que j’en ai retenu : une histoire dont le tempo est assez rapide, l’auteur connait les femmes sur le bout des doigts (lol). c’est fin et c’est peut être voulu que ça soit si court bien que j’aurai aimé qu’il développe un peu plus les relations diverses. »

-GR : « Malgré tout est un hymne, nous pas un péan guerrier ou agressif, une chanson d’amour douce comme une caresse, tendre comme un baiser. Toute la poésie de Claude Colson s’y retrouve, avec sa délicatesse accoutumée. Bravo! »

– DC  : « Vous m’avez perturbée par votre livre. Avant de commencer à lire , j’essaie d’imaginer l’histoire. Je me pose encore des questions sur la vie de cette jeune femme. Comment arrivez-vous à vous mettre dans le personnage de la femme. C’est vrai, qu’étant jeune, on se pose beaucoup de questions, la vie se charge de nous apporter les réponses, par forcèment celles que l’on attend. C’est très bien écrit, il a été lu en 2 h. »

-DT : « Malgré tout » c’est simplement la naissance d’une histoire d’Amour avec le grand A, celui qui frappe les coeurs, déroutant tout à la fois l’appétit et l’épiderme, qui crée le manque jusqu’à l’obsession ; celui du désir qui affole tous les sens, devant lequel on doit faire le choix de voir sa vie basculer irrémédiablement, selon que l’on choisisse l’Amour, ou à défaut, que l’on le laisse filer…

« Malgré tout »; c’est le quatrième livre de Claude Colson. C’est l’histoire d’un Amour qui se présente à un homme et une femme, une histoire à laquelle l’auteur a choisi d’associer une singularité toute particulière autour de laquelle les choix de ces deux êtres vont s’articuler.

Mais cette singularité n’est somme toute pas si particulière, finalement je crois que nous la portons tous en nous ; car ne sommes-nous pas tous égaux face à la passion amoureuse ? Se tenant là, devant elle, avec nos bagages, nos passés, nos routines, nos problèmes, nos familles, nos singularités, et ce, que l’on s’y présente au premier amour, au cours d’une relation, ou dans le souvenir d’une que l’on aurait perdue ? Je crois que lorsque nous nous trouvons face à la passion, à ce carrefour de nos vies, l’électrochoc que pressentent les corps est le point de départ à toute une série de mouvements qui, comme une onde, vony bouleverser les rapports à nos familles, à nos amis, à nos environnements professionnels, à nos routines… et ce, que l’on soit homme, femme, expérimenté ou novice.

« Malgré tout » peut laisser entrevoir une part de l’histoire qui est en chacun de nous, pour autant, c’est celle de Michel Précault, professeur de chimie à Meaux, veuf, père d’un grand garçon nommé Sébastien, et juillettiste en vacances au Cap d’Agde, qui va croiser la vie de Charline Levautre, avocate, domiciliée à Vichy, en couple depuis plus de vingt ans, venue entre autres choses, rendre visite à sa mère qui habite la région… »

– M :  « L’histoire:Michel et Charline se rencontrent au détour de vacances et c’est le coup de foudre. Il est veuf, mais elle est en couple avec une femme (çà va je ne tue pas trop le mystère on le comprend dès les premières pages). Cette rencontre va tout bouleverser dans leur vie, va remettre en cause leur conception de la vie et de l’amour.

Mon avis: une lecture très plaisante

Ce qui est bien dans ce livre, ce que j’ai aimé, c’est que pour une fois je lis une histoire d’amour entre des personnes en milieu de vie dirons-nous! Michel et Charline ont leur boulot, leur vie, leur passé et c’est pourquoi j’ai apprécié ces personnages car ils ont de la profondeur et un passé déjà bien fourni. De ce fait, on peut s’attacher aux personnages sans problème.

L’histoire m’a énormément plût. On sent venir le coup de foudre et le patatra que cela va causer, on suit les doutes et les incertitudes des deux personnages et cela donne un tout très réussi. Ce que j’ai moins aimé, c’est la vision de Michel sur la bisexualité de Charline que j’ai eut à la lecture… Je ne vous en dirais pas plus… Il faut faire attention car j’ai eut la chance d’en parler avec l’auteur et ma compréhension n’est pas ce qu’il a voulu faire passer! Si vous le lisez, j’aimerais en parler.

Enfin le style est entraînant, le livre se lit très facilement d’autant que les chapitres et le livre en lui même sont courts.

Bref, une lecture agréable. »

– AG : « Un peu court mais c’est normal vu le format ! Les personnages sont attachants, l’atmosphère particulière, très personnelle.Et la fin (ou conclusion !) moderne…Merci pour cette agréable lecture 🙂 »

– MP : « J’ai beaucoup aimé ce roman. Oui si bien décrit, surprenant aussi… J’ai beaucoup aimé l’écriture, la facilité de lire le livre et quel talent pour décrire cette vie avec trois personnages ! Je dis Bravo ! sincèrement, je ne regrette pas de le posséder en mode papier et de pouvoir le relire encore et encore. Merci à vous Claude Colson, merveilleux écrivain !

Un chef d œuvre ! Un vrai régal. Le style me plait beaucoup. Il est simple. Facile à lire. Je vais m abonner et lire vos autres livres. Il est génial ! J ai étais surprise de la tournure, agréablement car j ai connu un couple comme ça. De grands amis et le sujet et si bien décrit. J adore oui je L ai lu sans m arrêter. Bravo ! Quelle plume ! Merci de me l avoir proposé. Je suis ravie !

– PA G : « Tout à fait dans l’air du temps, puisque ce court roman traite de l’identité sexuelle, à travers l’histoire d’un trio Charline, Élisabeth et Michel. Charline et Élisabeth s’aimaient depuis longtemps, trop longtemps ? Michel s’ennuyait dans le veuvage. La rencontre de ce dernier avec Charline sur un lieu de villégiature va bouleverser la vie de ces trois quinquas. Écriture limpide. Trop de bons sentiments diront certains. Plein de délicatesse, en tous cas, et une tension subtile qui vous empêchera de refermer le livre avant la dernière page. »

– VH : « Pour commencer, j’ai été attirée par le titre et la quatrième de couverture : l’histoire d’une rencontre, une histoire d’amour. Ensuite, il faut rentrer dans l’écriture à l’os de Claude Colson , phrases courtes et simples. Puis, peu à peu on se laisse envoûter par cette petite musique. Les personnages principaux : Michel et Charline prennent chair au fil des pages. On découvre les sentiments, les troubles qu’engendrent les débuts d’une passion pour deux êtres qui n’y croyaient plus.  On a envie de connaître la suite, la fin de l’histoire. En toile de fond, c’est aussi un beau roman sur l’identité et les balbutiements d’un amour naissant. La scène de séparation provisoire comme la fin est très touchante . Après la lecture, l’émotion est là :  » L’amour fait vraiment des miracles   » .

– SF : « Comme quoi dans la vie, rien n’est jamais acquis ! Nous l’ oublions parfois ! l’histoire d’une femme et d’un homme, leur rencontre va chambouler toute leur vie… Une histoire courte, bien écrit, un joli vocabulaire qui correspond bien aux personnages.Un virage a 360 ° pour ces deux personnes qui ne s’y attendaient pas du tout !

– MS : « C’est une histoire assez courte mais l’auteur réussit cependant à bien installer son histoire, prend le temps de présenter correctement chacun des personnages. Le thème m’a plu, traité avec justesse. Je n’en dirais pas plus pour ne pas dévoiler l’essentiel du sujet. L’écriture est fluide, agréable à lire. De bonnes interrogations dans ce récit, une piste de réflexion, peut être…. Cependant, perso, je n’ai pas accroché à toutes ces questions que se posent ce couple, fort sympathique « malgré tout ». Cette histoire d’amour, même si elle survient au détour d’un chemin inhabituel, (pour l’un des personnages), n’est, à mon sens, ni si différente ni plus difficile qu’une autre… Aimer, c’est toujours prendre quelques risques, celui de décevoir ou celui d’être déçu, celui de voir une belle histoire prendre fin, celui de voir l’autre se détacher etc, cela depuis la nuit des temps, non ? Aimer, vivre, toujours…Malgré tout. Voilà la belle conclusion pour ce livre qui se lira d’une traite… »

– AP : « Bref. C’est un petit roman qui se lit très vite, non seulement parce qu’il est court, mais que le style s’y prête, alerte et sans ambages. Et puis, on s’attache à ces deux personnages, solitaires et désireux de changer de vie. L’histoire est simple, finalement, celle d’un coup de foudre qui balaie des quotidiens. Michel et Charline y font face avec plus ou moins de souplesse. J’aurais presque aimé que le texte soit plus long, que l’on passe plus de temps, en compagnie de ces amants. »

  • G : Que j’aimerais savoir si l’histoire d’amour entre Charlène et Michel va durer ! Ce bouquin m’a beaucoup plu, je l’ai « dévoré ». je l’ai préféré à …. Il raconte une histoire ! »

ACHETER : version papier 8,10 euros, numérique : 2,99  http://www.clement-ed.com/products-page/romans/la-petite-boutique-des-sentiments/#

Nouveau contrat d’édition

PETITE INFO : J’ai signé hier un contrat avec les éditions Langlois Cécile pour un nouveau roman court traitant d’un problème d’identité.

http://editionslangloiscecile.fr

Plus d’infos seront données, comme il se doit,aux abonnés à la lettre d’information du blog (ce qui est différent des abonnés simples, voir le pavé ci-contre « vous aimez mes écrits… »),

« J’écris pour vivre plus intensément », (interview par C. Brunet, 2010)

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Je vais parler ici de mon rapport à l’écriture.

Dans la série des interviews qui m’ont été demandées et que je vous présente à rebours en commençant par les plus anciennes, voici la deuxième, de novembre 2010 pour le blog aloys de Christine BRUNET (je la remercie une fois encore de m’avoir permis de préciser ma démarche).

« Lorsque vous dites à quelqu’un que vous écrivez, après l’inévitable surprise de la première seconde, vous obtenez invariablement la même question : « et ça t’est venu comme ça ? »

L’histoire de l’auteur avec cette « première fois » est toujours différente mais donne toujours la clé pour comprendre son univers… Il est parfois des évidences incontournables qui se construisent au fil du temps, d’autres abruptes qui flirtent avec la pulsion passionnelle de l’instant.

 C’est lors de cette première confrontation à la page vierge que l’auteur tisse son rapport à l’écriture. Douceur, patience, travail ou violence, urgence, besoin… Raison ou déraison ? Moi, je dirai fusion entre certains auteurs et leurs textes…

 C’est ainsi que j’appréhende l’univers créatif de Claude Colson … Pour m’en assurer, j’ai fait comme tout le monde en lui posant la sacro-sainte question : « comment, quand et pourquoi t’es-tu mis à écrire ? » « C.B.

Je suis venu à l’écriture brutalement, il y a 15 ans. Deux éléments ont été déterminants : un changement d’activité professionnelle m’avait amené à faire des trajets quotidiens en train (qui ont une certaine importance dans ma poésie). Cela m’a redonné le goût de la lecture qui se trouvait, alors, mis en veilleuse. J’ai donc lu, lu, lu dans ces trains et à présent j’y écris aussi, mais pas seulement là. Et puis, des aléas de ma vie sentimentale ont fait qu’à un moment j’ai eu besoin de l’exutoire de l’écrit.

« Mes premiers mots d’auteur (dans Saisons d’une passion, début du livre) : il souffrait, il décida d’écrire. » raconte Claude Colson.

Je suis donc venu à l’écriture par l’autofiction et ai trois livres de ce genre à mon actif.

Depuis je n’ai jamais cessé d’écrire ; plus ou moins selon les époques.

J’écris au stylo, pour l’indispensable sensualité de cet acte, et retranscris ensuite à l’ordi (même ce texte pour toi ;  je sais, c’est du boulot, mais je n’imagine pas d’écrire autrement).

                                                                                                                                          aloyst (363x139) (363x139)

 Comme je le comprends même si, aujourd’hui, pour moi, le clavier a remplacé ma plume… Il y a cette sensation spéciale du papier sous la main, du stylo qui court sur la surface blanche et comble le vide peu à peu…Tu mélanges les genres dans tes textes : que t’apporte chaque style ?

Ce qui me vient le plus facilement, c’est l’expression d’un ressenti personnel, et assez souvent c’est sous forme poétique, notamment les temps forts. J’ai coutume de dire que c’est par paresse : pas besoin de se décarcasser à trouver un sujet, il est en moi ! En écriture, la recherche d’un thème a toujours été ma plus grande difficulté. Dès que j’ai couché une ligne sur le papier le reste suit.

Le poème est aussi une forme en soi achevée et….courte (pour le paresseux que je suis).

Le journal permet aussi, plus simplement peut-être, l’écriture de soi, et le récit permet de relater l’événementiel ( je distingue schématiquement) : voilà peut-être pourquoi j’ai dans les trois livres mêlés les trois genres (cette décision est venue après-coup) qui s’éclairent mutuellement dans la narration d’un vécu qui n’a d’intérêt que s’il parvient à toucher à l’universel.

Alors, pourquoi j’écris ?

Pour vivre plus intensément. Je mêle sans cesse la vie réelle et son expression littéraire. Je trouve que l’écriture booste la vie, qu’elle lui donne aussi un contenu qui me paraît souvent plus important que les éléments du réel. Ce mélange a été qualifié par une de mes relations d’attitude proustienne (Je précise que j’ai lu Proust et que généralement il m’ennuie !!)

 Peut-on parler d’une évolution de ton écriture au fil des textes et du temps ?

Je crois qu’une écriture évolue nécessairement avec l’évolution de l’auteur, surtout les écritures comme les miennes, qui restent assez fortement déterminées par le vécu, notamment en poésie où j’écris pour DIRE une émotion ou une croyance, dire parfois le non-dit social.

On ne peut essayer de faire partager son dire, d’universaliser une expérience, qu’au prix d’une sincérité absolue (ou quasi)…

Une évolution dans tes recherches de forme ?

Je pense avoir épuisé mes recherches en écriture d’autofiction.

Dans mes trois livres, j’ai successivement fait parallèlement des recherches de forme (mais là aussi, c’est venu après le jaillissement premier de l’écriture) : Saisons d’une passion est un récit linéaire (une flèche),Léna, une rencontre, une spirale (reprise obsessionnelle du thème), et le dernier, Toi-Nous a une construction en dents de scie – avec mélange intégral et permanent des trois genres, contrairement aux deux autres livres où ces genres occupent des parties séparées – pour rendre compte d’une folle histoire d’amour fou avec vingt-quatre ruptures.

J’ai très longtemps pensé que j’avais un problème avec l’écriture de fiction, que je n’avais aucune imagination pour cela. Puis je me suis battu, j’ai commencé – assez récemment, enfin depuis quelques années quand même – par quelques exercices d’écriture sur un thème imposé. J’ai pu alors écrire quelques nouvelles (brèves) et, depuis 2007, j’ai tenté l’écriture romanesque de fiction. J’ai écrit deux textes , non encore publiés, un roman court environ 115 pages de livre et une novella d’environ 85 pages.

J’ai cependant encore l’impression que cette capacité à écrire de la fiction est fragile. (Depuis un peu plus d’un an d’ailleurs, je fais une pause dans cette activité, me contentant de textes très courts en prose ou plus souvent des poésies, car c’est impossible de cesser totalement d’écrire. Quand je vis des choses fortes, ma poésie est sensuelle, sensitive ; sinon elle est plus réflexive.)

Pour y parvenir je m’étais astreint à faire un plan, semi-précis, mais j’en ai eu assez vite assez et je me suis jeté assez tôt dans l’écriture du roman. Là j’ai eu la surprise de voir parfois l’histoire s’auto-créer, les personnages vivre leur vie et me faire ajouter des chapitres à ceux que j’avais prévus. Ces interactions entre mon projet et l’écrit sont exaltantes et créatrices.

 Peut-on dire qu’aujourd’hui, cette écriture-besoin est plus raisonnée ? qu’elle évolue en même temps que toi ?

Oui, l’écriture du besoin pur est plus raisonnée – mais j’ai toujours mêlé à elle la tentation de l’esthétique. Aujourd’hui l’écriture est plus nourrie de l’envie d’écrire elle-même, mais il y a encore cette volonté du DIRE dont je parlais. Le but étant d’atteindre, si possible, l’adéquation parfaite entre une chose à exprimer et son expression.

Plus de travail aujourd’hui ?

Oui, mais  le plus gros est effectué au moment de la création: aurais-je l’immodestie de dire que j’ai à ce moment-là une certaine facilité (une fois le thème trouvé, ce qui est mon calvaire) et que l’accouchement d’un poème est assez rapide. J’ai parfois essayé de retravailler après-coup mais j’ai abouti à un ensemble plus froid (en poésie, trop intellectualisé).

Je crois beaucoup à la force du jaillissement premier et de l’émotion. Chez moi, une ligne posée appelle d’elle-même la suivante
En fiction, bien sûr il y a un important travail préparatoire (recherches, plan etc.). Retouches à la relecture, aux relectures, mais ce ne sont que des retouches, généralement non essentielles.

Il va falloir que j’accentue cet aspect travail si je veux arriver à produire des textes plus longs (mon record 115 pages). Mais peut-être suis-je fait pour le texte court ??????

 Mais ne crois-tu pas que le travail efface le côté fusionnel de l’auteur avec son texte ?

J’ai commencé à écrire sous l’impulsion de la passion amoureuse. Je me suis « un peu » distancié de cette dernière et l’ai transposée, sans doute pour partie, sur la passion de l’écriture…

 Un transfert… Une évolution… Mais la passion est toujours là. Passion créatrice, voilà le titre de mon blog… Un titre qui en a fait sourire plus d’un… Pourtant… La passion est le moteur du processus de création. Elle est le lien étrange qui unit l’écrivain et son texte. Révélation tardive ou besoin précoce, elle est toujours le résultat d’un parcours personnel.

 Il y a autant de façon d’écrire qu’il y a d’auteurs. Quelques uns utilisent leur récit comme un laboratoire linguistique… Certains restent spectateurs de leur œuvre pour en maîtriser le courant, ou, au contraire, se laissent aller au fil des lignes et des événements qu’ils imaginent.

Il en est, enfin, qui ont un rapport fusionnel avec l’écriture qui devient alors le reflet d’un état d’âme, d’une tension personnelle… (23/11/2010).

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Voilà, vous en savez un tout petit peu plus sur mon écriture.

Ma venue à l’écriture

écriture

En ouvrant ce blog d’auteur, je me dois peut-être de vous en dire quelques mots.

Certes j’ai assez bien fréquenté les classiques lors de mes études secondaires, puis universitaires.

Comme professeur d’allemand, j’ai eu une formation littéraire. Longtemps j’ai ensuite  lu de la littérature contemporaine, pour en venir, au final, à délaisser ce loisir.

La vie…

Vers la quarantaine, un changement d’activité professionnelle m’a amené à faire 3 heures de trajet en train par jour ; c’est alors que j’ai repris la lecture, qui m’a peu à peu rendu le goût de l’écrit. Parallèlement, un trop plein de vécu m’a poussé à sortir de moi des choses dont je pouvais difficilement parler à beaucoup de personnes.

L’écrit s’est imposé et, à près de 46 ans, je l’ai fait dans un puis trois premiers livres (ed. Chloé des lys). Comme beaucoup d’auteurs, j’ai donc commencé par l’autofiction, l’écriture de soi et j’ai choisi le récit à la 3e personne. J’ai alors été influencé par l’écriture dite « blanche » de Marguerite Duras, qui m’a beaucoup marqué (récit froid, distancié, par un observateur impassible)…/ Lire la suite « Ma venue à l’écriture »